Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

La faille du désaccord

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “La paix dans le monde:”  Et donc, dans le sujet qui nous intéresse, le bénéfice de chaque individu à l’intérieur de son groupe est évalué non pas selon son propre gain, mais selon le service qu’il rend à la société. Et vice et versa, nous jugeons les mauvais attributs de chaque individu uniquement selon le tort qu’il inflige à la société en général et non pas selon sa propre valeur individuelle.

La vérité est que les gains en ces choses sont clairs comme l’eau de roche, car la société ne dispose uniquement que de ce qui appartient à l’individu. Le produit de la société correspond au profit de chacun des individus. Celui qui cause du tort à la société, récolte sa part de préjudice et celui qui apporte un bienfait, en récolte le fruit. Tout cela parce que les individus sont les parties du tout et que le tout ne vaut pas plus que la somme de ses parties.

L’égoïsme ne nous permet pas de comprendre et d’accepter cela, il déforme l’image. Cependant, en regardant les choses de manière impartiale, objective, nous devons accepter que tout est comme il est. Si vous suivez la logique normale simple, il est clair que c’est la façon dont cela devrait être. La nature est un mécanisme intégré unifié, et évidemment chaque partie, dépend de tout le monde, et le système dans son ensemble dépend de toutes ses parties. Dans ce cas, bien sûr, la prestation collective et individuelle est le même.

Question: Mais la roue dentée individuelle dans ce mécanisme n’a pas de liberté de choix. Alors quel est l’intérêt de dire si elle est bonne ou mauvaise?

Réponse: En effet, la roue dentée elle-même n’a pas de libre choix. Elle ne peut pas décider si elle doit ou ne doit pas tourner à l’avantage de la communauté. Chacun fait ce qu’il ou elle est prédestinée à faire d’en haut.

Cependant, ce système dispose d’un mécanisme semblable à un embrayage: la chose est la mesure dans laquelle je suis engagé à l’intérieur avec le « moteur » de tourner avec lui sans poser de questions.

Question: Ainsi avons-nous le libre choix?

Réponse: C’est de vouloir tourner ou de tourner à contrecœur. Ma liberté est d’accord. Mais je travaillerai en tout cas, que ce soit «sous la contrainte», sous la pression du « rouleau de développement», ou de mon propre gré, avec plaisir.

En général, le système est parfait et agit avec une efficacité absolue, mais je le sens et perçois en fonction de la mesure de mon consentement à son travail. En outre, d’autres le considèrent de la même façon, et ainsi à la fin, nous ressentons tous la faille personnelle ou collective de désaccord, de la personne ou du système.

Mais néanmoins, notre perception n’affecte pas le système lui-même.

Question: Comment pouvons-nous accélérer la correction?

Réponse: En voulant se mettre d’accord avec le fonctionnement du système, avec le mouvement de ses parties. Cela va tout changer dans mes sentiments. Je n’ajoute ni emporte rien dans la vraie réalité, la différence est seulement dans combien son image est déformée par le «miroir déformant» de mon égoïsme.

Toute ma vie se déroule sur cette toile comme je me «peins» moi-même par rapport au vrai système, en désaccord avec lui d’une manière ou d’une autre. Et j’appelle cette image « mon monde. » En substance, il s’agit d’une impression instantannée de mon désaccord avec la nature originelle, avec l’amour absolu. Tout mon être est la projection sur un certain « écran », décrivant cette «divergence d’opinion». Je ne vois pas le système réel, je ne vois rien, sauf mes propres défauts internes.

Question: Y a-t-il une telle chose qui est détachée de l’intégralité de la perception, mon « coin personnel »?

Réponse: Oui. Je peux sentir mes désirs dans la mesure de leur opposition au système. Ainsi, mon monde, comme la réalité spirituelle, se compose également de 613 parties, mais chacune d’entre elle me paraît opposée à l’ensemble.

Cette opposition est divisée en 125 degrés ou stades de l’équivalence ou de non-équivalence. Maintenant, je suis en quelque sorte au derrière des derniers, le 125e degré, dans le détachement complet, en manque absolu de compréhension. Alors au fur et à mesure que je m’élève à chaque degré, je vais découvrir la différence entre moi et le système dans une plus grande résolution, et en corrigeant ces failles, je me rapproche d’un accord, à « une foi complète », l’adhérence complète.

Ainsi, pour le moment, je vois et je me sens seulement moi-même par rapport à l’état  qu’ils veulent me montrer. Bien sûr, pour comparaison, on ne m’offre pas immédiatement le monde de l’Infini, le système idéal de la nature, du Créateur. C’est impossible, parce que maintenant je peux distinguer seulement un écart minuscule, comme un enfant, qui est encouragé à bien étudier en classe, et s’il réussit, il est salué comme un étudiant avec la note «20/20».

Dans le même temps, nous devons nous rappeler: Maintenant je ne vois que moi-même, et rien de plus.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 24/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam “La paix dans le monde”

Revivre en suivant le conseil des kabbalistes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que l’amour du Créateur? Quelle est la différence entre l’amour du Créateur et l’amour des amis?

Réponse: L’amour des amis est le travail qui est fait par la Lumière qui ramène vers le Bien afin de relier nos récipients. C’est comme s’ils étaient éloignés les uns des autres et que nous devions les réunir, mais dans la spiritualité il n’y a pas distances. En travaillant sur nos récipients, nous acquérons les attributs qui sont similaires aux attributs de la lumière, et ainsi nous pouvons découvrir ce qui est déjà en nous.

C’est comme une personne qui a perdu la vue et par certaines méthodes de guérison peut la réhabiliter. Cela signifie que les kabbalistes nous donnent des conseils sur la façon de revivre et nous réhabiliter dans notre état actuel.

Cela signifie que vous restez au même niveau et rien ne change, sauf votre capacité à ressentir. Ce niveau de sensibilité est appelé l’échelle spirituelle, les niveaux d’atteinte, la révélation.

De la 1ère partie du  Cours quotidien de Kabbale du 19/06/13, Les écrits du Rabash

Pouvons-nous acheter l’amour?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi dit-on que l’amour est acheté par des actions? Qu’en est-il de l’intention ou est-ce seulement en ce qui concerne l’amour corporel et non l’amour spirituel?

Réponse: Tant l’amour spirituel que l’amour corporel sont achetés par des actions, notre monde est celui des actions. Si nous accomplissons des actions, même si nous n’avons pas la bonne l’intention ni le bon sentiment, ces actions attirent la Lumière qui ramène vers le bien que change notre sentiment et notre compréhension.

Il n’y a pas d’autres moyens! Si notre matière, notre désir et notre intention se concentrent uniquement sur nous-mêmes, nous ne pouvons pas faire tout ce qui est à l’opposé. L’inverse se fait par le même moyen que l’on appelle «ce monde» dans lequel nous pouvons effectuer des actions. Bien que ces actions découlent de notre désir de recevoir et de l’intention de recevoir pour nous-mêmes, au niveau de ce monde, c’est comme donner sans réserve, ce qui signifie que je donne à l’autre.

Je souhaite recevoir pour moi et je donnerai aussi à l’autre parce que je veux recevoir pour moi, mais si j’arrange et organise le don en fonction de l’avis des kabbalistes, alors les dons fonctionnent! Il est dit que les sages du Talmud ont une certaine préparation qui nous permet d’utiliser les moyens de la Lumière qui ramène vers le Bien au lieu de nous torturer physiquement, au lieu de travailler directement contre notre volonté et notre intention.

Cette lumière agit sur nous si nous accomplissons des actions conformément à l’avis des kabbalistes: aspirer à l’amour de ses amis, donner des cadeaux aux amis, en essayant de se connecter entre nous, et étudier ensemble les sources kabbalistiques.

De la 1ère partie du  Cours quotidien de Kabbale du 19/06/13, Les écrits du Rabash

Grandir tout en sentant la pensée

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si l’amour est acheté par des présents, alors quel genre de cadeau une personne peut donner au Créateur?

Réponse: Nous sommes dans un système de lois fixes qui relie la matière (le désir de recevoir) et la lumière (l’attribut du don). Ils sont deux opposés par nature. Le désir de recevoir typiquement jouit de la lumière de la séparation et hait la lumière de l’adhésion.

Donc la question est: Que devons-nous faire avec ces deux contraires? Lequel faut-il préférer? Comment devrions-nous devenir plus forts le long d’un chemin qui est haï et si désagréable à un point tel que nous ne pouvons pas le suivre et nous le repoussons inconsciemment?

C’est sur cela ce que tout notre travail devrait être afin de s’élever au-dessus du sentiment actuel au niveau de la pensée. « Tout se clarifie en pensée », nous devons d’abord nous soutenir dans la pensée et ne pas ressentir. La pensée doit constamment examiner et étudier le sentiment de sorte que nous finirons par comprendre quel sentiment nous devons atteindre.

De la 1ère partie du  Cours quotidien de Kabbale du 19/06/13, Les écrits du Rabash

La douleur comme un levier d’ascension

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le Créateur a basé toute notre vie sur la souffrance? Il est dit que seuls les héros qui ont eu la patience, ce qui signifie qui ont tenu, ont finalement découvrert le Créateur. Il s’avère qu’une personne souffre encore, même après être venue étudier.

Réponse: Une personne ne souffre pas moins dans la vie ordinaire quand elle doit travailler. Chaque matin, je vois mon voisin, qui est un professionnel et non un homme pauvre, prendre son enfant à la maternelle, à six heures du matin et alors il part travailler. Il rentre tard le soir et puis sort de nouveau, donc passe toute la journée à l’extérieur de son domicile. Combien de temps faut-il pour vivre? Après tout, il doit dormir, manger et prendre une douche, combien restent-ils d’heures ? N’est-ce pas une vie de souffrance?

Mais puisque ce genre de vie est la norme, il ne ressent aucune douleur, il est même fier de lui et sent qu’il réussit. Il paie si cher cette vie dure, mais dans l’ensemble qu’est-ce qu’il obtient? Il travaille toute sa vie pour souffrir moins, et il a sa descendance qui mènera également la même vie, si ce n’est pire, alors quel est le sens d’une telle vie?

Une personne qui commence à étudier la sagesse de la Kabbale ne souffre pas. Elle sait qu’elle corrige son âme. Dans sa vie ordinaire, elle a travaillé pour un certain patron sans même savoir pourquoi. Elle vivait puisque qu’elle avait peur de mourir et sorte qu’ielle a payé avec de la douleur afin de rester en vie. En étudiant la sagesse de la Kabbale, une personne ne paie pas avec de la douleur mais ressent une douleur tout en corrigeant son âme. Cette douleur est le sentiment de la maladie à l’intérieur de son âme qui lui montre exactement où elle doit se corriger. Donc, c’est une bonne douleur, car elle révèle l’endroit de la corruption.

Je dois être content de cette douleur, comme le Baal HaSoulam dit: «Je suis heureux du méchant qui se révèle » puisque maintenant je sais enfin ce qui doit être corrigé. Les gens paient beaucoup d’argent pour obtenir le bon diagnostic de leur maladie: Ils vont chez des experts et sont examinés avec un équipement spécial puisque la chose la plus importante est de savoir de quoi ils souffrent. Parfois, quand vous ne ressentez pas la douleur, c’est encore pire.

Ici cependant, on me montre la raison de mes souffrances! En médecine le bon diagnostic est considéré comme 90% de la réussite du traitement, alors que dans notre cas, il est à 100% car je sais exactement ce que mon mal est et trouve immédiatement un remède.

Dans notre monde vous ne savez pas si vous pouvez trouver le bon remède après un diagnostic, mais dans le monde spirituel, le diagnostic est une garantie immédiate d’un remède. Le même serpent qui se révèle devient à son tour la cure, «l’ange de la mort» devient le «saint ange».

Au moment où nous découvrons la douleur, on trouve le remède pour elle dans la douleur elle-même. Il est dit: «J’ai créé le mauvais penchant, j’ai créé la Torah comme une épice puisque la Lumière qui est en elle ramène vers le bien. » La même Lumière qui révèle le serpent le transforme en un «saint ange ».

Donc, pour nous, la douleur est un signe de maladie, nous voulons que la douleur se révèle afin que ce soit un levier pour monter, un saut au niveau spirituel.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 06/06/13, Les écrits du Rabash

Le conducteur de mon “âne”

Dr. Michael LaitmanLe Créateur conduit notre « âne » (Hamorחמור), ce qui signifie qu’il gère notre matière (homerחומר) (qui a la même racine en hébreu), notre désir, par la Lumière qui ramène vers le Bien.

Depuis le début de la création, Il développe le désir de recevoir comme quelque chose à partir de rien à travers les quatre phases de la lumière directe (la structure du premier HaVaYaH) et ainsi de suite. La Lumière fonctionne toujours partout, comme il est dit, «Je suis le premier», et en même temps, «la fin de l’acte est dans la pensée initiale, » ainsi l’objectif de notre développement est prédéterminé pour rendre la créature indépendante.

Le Créateur a accompli le premier acte, qui est en fait le seul acte appelé « création ». Il a pris quelque chose de lui-même. C’est pourquoi il est appelé Bryia, la création en hébreu, qui signifie Bar – le moi extérieur de quelqu’un. D’autre part, il a apporté le désir de perfection et cela a été fait immédiatement.

Dans la perception de l’être créé, il y a tout un processus qu’il doit découvrir par lui-même: qui il est, ce qu’il est, à l’égard de qui il existe, et pourquoi cela arrive de cette façon. Il doit l’accepter basé sur sa nature.

La chose principale est que, en raison de tous les sentiments et les clarifications qu’il traverse, il atteint un état appelé adhésion; cette adhésion est le résultat de la connaissance, comme il est dit: « Connais ton Seigneur. » Ainsi, la créature atteint le point du milieu, le Séfira de Keter ou la Sefira de la connaissance, qui est l’esprit du Supérieur.

Ainsi, nous effectuons différentes actions afin de découvrir où nous sommes réellement et dans quel état. Les états que nous traversons sont divisés en niveaux des mondes: ce monde, le monde de Assiya, Yetsira, Bryia, Atsilout, et le monde d’Ein Sof (Infini). C’est ce que nous appelons les états qui nous ont été préparés à l’avance lors de la descente de haut en bas jusqu’au moment où nous sentons que nous existons et nous commençons à nous poser la question: «Que faisons-nous maintenant, que pouvons-nous faire? Comment pouvons-nous le réaliser? Quelles sont les attentes? Comment sommes-nous gérés et comment pouvons-nous nous gérer nous-mêmes ».

Là arrive un moment où je me pose la question: «Qui suis-je? » Je vois une sorte de réalité devant moi et mon sentiment est divisé en deux:

  • L’intériorité, qui est le sentiment du moi, mon corps, mon désir, etc.
  • En dehors de moi-même, ce qui est la nature minérale, végétale et animale et parlante, le monde entier et les différents sentiments des autres mondes dont les kabbalistes parlent, qui sont tous à l’intérieur de moi, dans mon récipient spirituel, que j’ai à unir.

Alors, quelle est cette force supérieure? Qui est le pilote « de l’âne »?

Nous ne pouvons pas bien sûr parler abstraitement au sujet du Créateur, à propos de la Lumière supérieure. Nous devons L’«habiller» dans une certaine forme révélée que nous comprenons, et donc dans le Livre du Zohar dans l’article « Le meneur d’ânes (point 74), » Rabbi Shimon veut nous transmettre les points par lesquels nous pouvons percevoir la force supérieure qui guide et gère la matière. Cependant, nous devons essayer de sentir cela autant que possible, à la fois dans notre cœur et notre esprit, autant que nous en expérimentons le besoin.

De  la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/06/13, Le Livre du  Zohar — Introduction, “L’ânier”

Condamné à cause d’un ego vicieux

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi est-il dit que si un mensonge est petit, nous ne pouvons pas voir notre condition réelle?

Réponse: Supposons que j’étudie un acte criminel et je dois prouver que la personne assise devant moi est une menteuse et tout dépend de la preuve que j’ai contre elle.

Si la preuve n’est pas claire et c’est douteux et je ne suis pas sûr que cette personne est coupable, elle peut tout nier. Le tribunal ne peut rendre une décision quand une affaire est tellement vague. Mais si nous apportons une longue liste des infractions commises par une personne avec des preuves et des témoignages de témoins oculaires devant eux, alors il ne fait aucun doute qu’elle est coupable, elle ne peut plus le nier.

C’est l’état que nous devrions atteindre lorsque nous avons la preuve irréfutable de notre ego. Nous devons découvrir que nos attributs sont tellement mauvais que leur crime et les résultats sont évidents, non seulement pour nous, mais pour le monde entier.

Nous devons avoir la preuve irréfutable de notre mensonge et ce ne serait pas juste des cris tels que « vous mentez! » que je pourrais nier en comptant sur ma nature. Tous mes crimes doivent être effectivement révélés, comme il est dit: «Un juge ne dispose que de ce que ses yeux peuvent voir. »

Je dois atteindre un tel niveau de la révélation du mensonge que j’aurais vraiment envie de quitter les mensonges. Il sera très clair pour moi que l’ego me ment, c’est ce qu’on appelle un vrai témoignage d’un témoin, je dois voir réellement tous ses crimes au niveau le plus profond de Dalet de Dalet (quatrième de la quatrième).

Alors je n’aurai plus d’arguments, et ne serai plus capable de le nier. Je n’aurai pas le pouvoir de rester dans cet état. Je vais lui échapper comme vous échappez à un sentiment de grande honte.

Imaginez qu’une certaine électrode est connectée à votre oreille et tout le monde peut voir vos pensées et vos sentiments. Vous souhaiteriez plutôt mourir que de sentir une telle honte et c’est vrai pour chacun d’entre nous. Donc, nous devons être impressionnés par notre travail de cette façon afin de réellement avoir envie de mourir de honte à cause de mon ego. C’est seulement alors que nous arrivons à la vérité et accepterons de changer. Rester dans l’ego sera pire pour nous que la honte, car nos pensées « criminelles » seront révélées au monde entier.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 11/06/13, Les écrits du Rabash

Il n’y a pas de repas gratuits

Dr. Michael LaitmanComme nos sages ont dit, « … Tout est en dépôt, et un filet s’étend sur toute la vie. Le magasin est ouvert et le commerçant vend par paiement différé, le livre est ouvert et la main écrit. Et tous ceux qui souhaitent emprunter peuvent venir emprunter, et les collecteurs revenir régulièrement, de jour en jour, et recueillir auprès d’une personne sciemment et inconsciemment. Et ils ont sur quoi s’appuyer… « .

Question: Sui sont les “collecteurs?”

Réponse: Ils sont les forces qui me poussent vers l’avant, mais ils exigent toujours mon effort personnel car sinon je n’aurai aucun désir pour cela. Tout tourne autour du désir: savoir s’il existe ou non. En conséquence, je reçois des pouvoirs et un remplissage. Les forces enflamment le désir en moi et le remplissage l’éteint. Ainsi, les collecteurs peuvent travailler dans les deux directions.

Question: Pourquoi a-t-on donné ce nom à ces forces? Je l’imagine comme un collecteur d’impôt sur le revenu …

Réponse: C’est même pire que cela. Supposons que j’entre dans un magasin et je reçois un panier de produits que le propriétaire enregistre sur mon compte. Le temps passe et je ne reviens pas, je ne réponds pas au téléphone, alors le propriétaire envoie des gens vers moi pour recouvrer la dette.

Les collecteurs me servent en fait, mais sous certaines conditions. En fait, c’est le même propriétaire qui me demande constamment de payer la dette. En d’autres termes, je dois m’exercer et faire un effort pour ce que j’ai reçu. Après tout, j’ai demandé de payer par carte de crédit pour ces produits: «Donnez-moi le pouvoir, donnez-moi la santé, donnez-moi de l’énergie, et alors je vais travailler et payer pour tout. Je vais prendre part aux leçons, aux activités du groupe, je vais me connecter à des amis, je ferai tout, juste donnez-moi les pouvoirs pour le faire et puis je vais payer par l’intention d’ « afin de donner ».

Question: Donc, il semble seulement que le propriétaire n’est pas dans le magasin.

Réponse: Bien sûr. Il y a des gens «chanceux» qui ne vivent que sur leurs revenus immédiats et sont exempts de tout soucis sur le monde corporel. De grosses sommes entrent sur leur compte chaque mois et ils ne font rien. Leur vie est simple, la richesse ne les  «rend pas fous», et ils ne sentent pas qu’ils ont besoin de quelque chose. C’est tout simplement «Le Ciel», et vous pouvez obtenir ce que vous voulez. Quand je regarde ces personnes, je vois qu’elles n’ont aucune idée de ce que sont des vacances, puisque toute leur vie est des vacances et elles «flottent» au-dessus du sol.

Donc, il semble seulement qu’elles prennent des marchandises du magasin sans aucun compte. En fait, il y a une très grande dette en construction derrière elles, une dette que je ne me souhaite pas. Car alors, la correction de l’âme sera très …

Question: Pourtant, à l’extérieur, il semble que tout aille bien pour eux.

Réponse: Imaginez qu’un voleur parvient à voler plusieurs millions de dollars et il les dépense négligemment, mais en même temps, les policiers sont en train de resserrer la corde autour de lui, comment tout cela finira? C’est la raison pour laquelle nous apportons l’éducation intégrale au monde et nous essayons d’expliquer aux gens que l’humanité est en fait en train de voler de la terre. Nous ne devons pas  épuiser toutes ses ressources naturelles et faire tout ce que nous avons envie. La nature est « ronde » et indissociable, et il ne faut pas y pénétrer sans connaître ses lois. Finalement, nous aurons à payer la dette. Aujourd’hui, c’est très clair, nous voyons que le temps de payer la dette est venu et dans différents domaines, à différents niveaux, et le coût sera le sang …

En attendant, les menaces augmentent rapidement et c’est l’éducation intégrale qui nous aidera à prévenir les catastrophes. Elle va expliquer aux gens que leur dette augmente et qu’ils peuvent récupérer comme les gens de Ninive lorsque Jonas, le prophète a été envoyé. Il leur expliqua que le Créateur leur présentera bientôt le compte et exigera le paiement, et alors ils se sont corrigés.

Tout d’abord, n’ayant pas le choix, les gens comprennent qu’ils doivent changer les relations entre eux et plus tard leurs actions forcées attireront la Lumière qui ramène vers le Bien. Ensuite, ils auront le sentiment que cela vaut la peine même sans la Lumière et sans excuses.

Si nous parvenons à la diffusion de la méthode de correction intégrale, de la garantie mutuelle, la nouvelle perception de l’éducation, alors tout sera différent. Si nous ne réussissons pas, alors ça ne le sera pas. D’une façon ou l’autre, le monde entier se réunira en un tout et nous serons en son centre, ou plus exactement au centre de la «bombe» qui peut s’éteindre. Si nous ne réussissons pas tout le monde va s’unir pour nous éliminer.

Question: Alors, que pouvons-nous faire si nous ne pouvons pas compter sur un miracle?

Réponse: Rien, sauf pour la diffusion et la prière. Nous éveillons les gens, ils se joignent à nous, et ensemble nous finissons tout le travail. Si vous manquez de pouvoirs, tournez-vous vers le Créateur pour demander de l’aide, après tout, vous ne demandez plus pour vous-même, mais pour les autres.

Question: Alors, de quoi est-ce que notre succès dépend-il?

Réponse: Seulement sur la reconnaissance de l’importance de la mission qui nous est soumise. Si, selon ma nature, je ne peux pas être un enseignant, je vais arranger et préparer les salles de classe. Si je ne suis pas éloquent, je vais diffuser des documents dans la rue. Il y a toujours quelque chose à faire et son importance détermine tout.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 07/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam

Les joyeux invités, reconnaissants envers l’hôte

Dr. Michael LaitmanRabash, « la question de Yenika et Ibour: » … ce qui signifie qu’il ne doit pas voir qu’il aura le bonheur comme fruit de ses travaux, mais ce qu’il doit voir, c’est qu’il doit se préparer à savoir pour qui il travaille et quelle est son importance, et la joie est le résultat de ceci, ce qui revient à  dire que s’il n’a pas de joie dans le travail, il n’a aucune idée de l’importance du Créateur, et alors il doit se corriger dans la foi.

Les forces sont prises à partir de la reconnaissance de l’importance et de la grandeur du Créateur, l’objectif, la compréhension de pour qui nous travaillons, de qui nous nous approchons et à qui devenons-nous semblables. Devenir plus proche n’est possible que grâce à l’équivalence de forme, mais d’où pouvons nous prendre des forces qui nous permettent de travailler contre notre nature? C’est seulement à partir de l’environnement. C’est pourquoi la grandeur du supérieur ne dépend que de l’environnement, et nous devons travailler sur cela.

Si c’est un désir égoïste habituel alors nous créons la religion. La religion est construite sur la grandeur et l’importance d’un objet vénéré parmi les masses, malgré le fait qu’il ne leur est pas familier, n’a pas été révélé ou compris. Au contraire, simplement parce qu’il n’est pas compris et pas révélé et ce n’est même pas un objectif, on l’appelle la foi, qui est aveugle et ne mène pas à la réalisation. C’est pourquoi plus une personne est simple, plus elle est considérée élevée et  juste dans la foi, parce qu’elle est prête à être fidèle sans aucune connaissance.

Cependant, la Kabbale établit un nouveau but pour nous: «Apprenez à connaître votre Créateur et à travailler pour Lui! » Autrement dit, nous avons besoin de savoir, de Le révéler. C’est précisément le but de la création: de sorte que nous soyons heureux et profitions de la sensation de proximité avec notre Roi, au point de la pleine adhésion. Adhésion signifie complète réalisation de toute la hauteur de la création qui a atteint une similitude avec le Créateur. Ils deviennent égaux les uns aux autres.

Donc, ici nous avons besoin d’un travail complètement différent. Atteindre la grandeur du supérieur se fait en deux étapes. Dans la première étape, on parle de la grandeur de l’objectif, le Créateur, que nous voulons révéler, au sujet de la force supérieure à côté de laquelle il n’y a rien d’autre, et à la deuxième, s’impressionner les uns les autres. Nous devenons inspirés par le rapprochement de la révélation de cette plus haute qualité qui existe entre nous, cachée, pour le moment, mais sera révélée bientôt.

Ce n’est pas une simple source d’inspiration comme dans l’extase religieuse, mais elle attire la lumière environnante pour nous. C’est une énorme différence. Nous sommes impressionnés par la grandeur du Créateur et nous nous rapprochons de Lui selon notre désir de devenir semblable à Lui, c’est-à-dire, pour se débarrasser de la puissance du mauvais penchant en nous et passer sous la puissance de la bonne nature du don sans réserve . Comme il est écrit: « Je souhaite qu’ils M’aient abandonné mais gardent ma Torah, car en s’occupant par eux-mêmes de celle-ci, la Lumière qu’elle contient les ramènerait dans le droit chemin. »

Nous ne voulons pas juste révéler le Créateur, la force du don et de l’amour en nous, mais nous voulons vraiment changer en raison de Sa Lumière et de Sa force. C’est pourquoi nous créons artificiellement en nous-mêmes l’opinion de Sa grandeur, ce que par essence est une imposture parce que nous ne Le sentons pas. Cependant, nous savons que nous sommes plongés dans notre égoïsme, le désir de jouir, et c’est pourquoi nous n’avons pas d’autre façon de grandir si ce n’est qu’en travaillant à l’encontre de l’état actuel. Nous faisons tout cela tout à fait délibérément et sous notre contrôle.

C’est pourquoi dans la compréhension habituelle, la foi signifie fermer les yeux et de ne pas chercher à connaître et à atteindre quoi que ce soit. Une personne obtient la force de son égoïsme, de l’environnement égoïste qui lui permet d’agir avec l’espoir d’une grande récompense. L’environnement lui promet le Jardin d’Eden, et toutes sortes de récompenses dans cette vie et dans les vies futures.

La sagesse de la Kabbale enseigne le contraire parce que, comme il est écrit: «L’opinion de la Torah est opposée à l’opinion des masses égoïstes. » Nous ne cherchons pas des valeurs banales, mais nous voulons la force du don et de l’amour pour que les autres gouvernent en nous. C’est pourquoi la foi pour nous est appelée la force du don. « Croire en le Créateur» signifie Lui donner sans réserve en tant qu’invités reconnaissants envers l’hôte. Ainsi, nous devenons égaux à Lui.

De même, à chaque fois qu’on s’élève, nous avons encore besoin de l’environnement pour étayer l’opinion que le Créateur est grand. Cependant, cela ne nous est pas du tout clair. Cela est nécessaire uniquement dans le but d’attirer la Lumière environnante vers nous, ce qui va nous donner la propriété du don sans réserve et nous permettre de nous élever au-dessus de notre égoïsme, de sentir l’autre. La propriété du don sans réserve, la propriété de Bina, est appelée la foi.

Vous pouvez vérifier votre joie de ce point de vue: Est-ce le résultat de bonnes actions comme il se doit, c’est-à-dire l’action du don sans réserve, de la foi au-dessus de la raison? Cela signifie que le don doit être au-dessus de la réception, au-dessus de notre désir égoïste, ou ressentons-nous de la joie parce que nous éprouvons du plaisir dans notre égoïsme? Alors, c’est de la joie égoïste, la joie de l’égoïsme au pouvoir. Tout dépend de ce que règne en nous. C’est ce qui doit être vérifié.

De la préparation au Cours quotidien de Kabbale du 10/06/13

Si vous mangez votre propre chair…

Dr. Michael LaitmanSi vous souffrez, cela signifie que vous êtes dans un état appelé: «un imbécile assis sans rien faire, mange sa chair. » Si vous avez un environnement solide qui veut vous aider et vous n’avez pas honte de vous annuler et être totalement intégré en lui, vous êtes très chanceux. Ensuite, vous ne souffrirez pas, mais allez découvrir tout de suite les moyens de transformer tout cet état de souffrance pour le mieux.
Si vous mangez votre propre chair, cela signifie que vous ne pouvez pas déterminer avec certitude d’où vient la douleur, pour quelle raison, de qui et dans quel but. Vous avez oublié qu’ « Il est le premier et Il est le dernier! » Et c’est comme si vous vous attribuiez la douleur, comme si vous l’aviez causé de vous-même et vous en êtes responsable. Ainsi vous vous torturez et vous rongez le sang.
Toutefois, si vous attribuez tout au Créateur et non pas comme le caprice d’un destin aveugle, vous arrêterez de vous rongez les sangs et vous transformez immédiatement le mauvais sentiment en un moyen d’ascension, de connexion au Créateur qui vous a envoyé cet état pour  que vous vous connectiez à Lui.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 06/06/13, Écrits du Rabash