Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Plusieurs détails sur l’image du monde spirituel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pouvez-vous décrire en quelques mots à quoi l’on doit s’attendre dans le monde spirituel?

Réponse: Il est impossible de décrire avec des mots le sentiment du monde spirituel. Comment le sentiment de l’infini, l’ascension au-dessus du temps- lorsque deux pôles opposés se connectent et que le passé, le présent et l’avenir se fondent en un seul point-peuvent-ils être transmis à une personne qui ne perçoit le monde que par ses sens corporels habituels ?

Si vous modifiez d’un millimètre l’angle de votre vision dans cet espace, vous verrez un monde totalement différent. Si vous le changez d’un autre millimètre, vous verrez un autre nouveau monde. Tout dépend de votre position en ce qui concerne le monde de l’Ein Sof (infini). Vous choisissez l’angle de vision par vous-même, puis une autre section d’une réalité infinie se révèle immédiatement à vous.

Cependant, il est impossible d’expliquer cela, car ces images ne comprennent pas les images visuelles auxquelles nous sommes habitués. Il est possible d’enseigner à une personne la mécanique spirituelle, pour expliquer comment se produit le passage d’un état à un autre et comment effectuer différentes actions, mais il est impossible de transmettre ce qu’elle ressentira alors. Pour ce faire, elle doit être prête pour une sensation spirituelle.

A chaque niveau spirituel, il y a l’expansion de l’esprit et un sentiment exceptionnel qui ne peut être comparé à rien dans ce monde. Il n’existe aucun moyen d’exprimer cela, même pas en musique ou en couleurs.

Peu importe comment les artistes ont essayé d’aborder ceci dans les phases récentes de l’histoire de la peinture, de l’impressionnisme, tout ce flux fut arrêté, après avoir atteint une impasse. Une personne n’a pas d’autres moyens plus grands pour exprimer son monde intérieur.

D’une conversation sur la diffusion, le 07/09/12

N’oubliez pas d’acheter du pain pour l’âme

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que puis-je faire si rien ne peut me réveiller et que nous sommes totalement encerclés par l’indifférence ?

Réponse : Il faut comprendre ceci : si je ne peux même pas me réveiller de l’intérieur, je peux encore agir à l’extérieur, et ainsi je réveille l’intériorité des amis. Si on parle de la grandeur du Créateur, nous allons être activés et nous éveiller nous-mêmes. C’est la manière de faire dans chaque action. Il suffirait d’embaucher des acteurs étrangers pour qu’ils jouent devant nous, montrant leur crainte et excitation en ce qui concerne l’objectif spirituel, afin que nous puissions être impressionné par cela.

Il y a une histoire au sujet d’un kabbaliste qui a vécu dans un village isolé en Europe. Il avait l’habitude d’inviter des Klezmorim (musiciens juifs ashkénazes de la rue, ndt) à jouer pour lui. Sa femme ne cessait de lui crier dessus car il leur donnait les derniers sous, sans quoi ils n’auraient pas assez de nourriture. Le mari répondait qu’il devait le faire pour raviver son âme.

La femme se demandait comment il pouvait être impressionné par eux. Après tout, il était un grand homme, un rabbin respecté, et eux n’étaient juste que des vagabonds ivres dépensant de l’argent pour acheter de la vodka et se soûler. Mais il a répondu que cela n’avait pas d’importance. Ils ont joué contre de l’argent car ils voulaient boire et lui a écouté car il voulait être poussé vers le travail spirituel.
Donc, vous aussi devez trouver des amis qui vont jouer devant vous, même si c’est pour leur propre bénéfice, aussi longtemps que vous serez impressionné.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 14/09/12, Écrits du Rabash

Nous avons besoin de gens corrigés au lieu d’anges

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce possible pour quelqu’un né dans le péché de ne pas pécher?

Réponse: Bien sûr que non. Chacun d’entre nous est né dans le péché et nous ne pouvons pas éviter de pécher. Personne ne s’attend à ce que nous soyons des anges. Ce qu’on attend de nous, c’est que nous nous en rendions compte et de comprendre ce qu’est véritablement un péché.

Un péché est un désir dirigé contre la connexion avec les autres, contre la correction de la brisure .L’âme commune s’est brisée et maintenant tout le monde existe dans un système brisé, seul avec son égoïsme. Je veux utiliser cet égoïsme en quelque sorte pour utiliser les autres, mais ce n’est pas mauvais, c’est un désir naturel.

L’égoïsme véritable, dont nous avons besoin pour résister et contre lequel nous devons travailler, ne se manifeste que lorsque j’essaye vraiment de me connecter aux autres, et une résistance surgit en moi, un manque de désir d’être connecté à eux. Des gens ordinaires, qui opèrent dans ce monde d’une manière habituelle, ne sont pas appelés des égoïstes. Ils n’essaient pas de s’unir en un seul système.

L’égoïsme ne se manifeste qu’à condition qu’une personne ait l’intention de se connecter avec l’intention de corriger la brisure, ce qui signifie s’unir dans le but de révéler le Créateur. Et il est possible que je ne veuille même pas cela. Mais si je fais encore un effort alors le mal en moi ou la puissance de la brisure se révèle à moi. C’est l’égoïsme véritable.

Mais une personne ordinaire, qui ne travaille pas avec cela, n’a pas d’égoïsme ! Tout d’abord, la puissance de la brisure qui opère entre nous a besoin d’être découverte. Ensuite, nous serons en mesure de la corriger et de la transformer en puissance de l’unité . Ce sera la reconnaissance du mal, la prière naîtra de cela et la correction, la bonté, viendra.

Tout ce processus se produit seulement pour ceux qui essaient de se connecter au but de corriger la brisure et de révéler le Créateur pour l’amour de Lui plaire en agissant ainsi. Il doit être absolument clair pour nous que tout cela se produit uniquement avec cette intention. Ensuite, nous nous connectons à la chaîne d’actions qui nous aident à révéler le mal, nous demandons de l’aide et nous recevons la force d’accomplir la correction, et nous arrivons à la révélation.

De la 1ere partie du cours quotidien de Kabbale 9/14 / 12 , Écrits du Rabash

Ne vous inquiétez pas: Tout se déroule selon le plan de la Création

Dr. Michael LaitmanDe la lettre (n ° 52) du Baal HaSoulam,: Invoquez-Le, bien qu’il soit proche. Sachez que le fait que vous priez le Créateur veut dire qu’Il est proche. Cela signifie que vous avez maintenant une opportunité, si vous y prêtez attention, vous aurez l’impression que le Créateur est près de vous, et c’est le signe de la proximité du Créateur.
Si le désir surgit en une personne, cela signifie que le Créateur est passé dans ce désir vers la personne. Les désirs peuvent être ressentis comme de la gratitude, des demandes, des plaintes ou des insatisfactions. Quoique ressente la personne, il s’agit toujours du Créateur. On doit se rendre compte qu’une personne ne génère pas ses désirs de son propre chef. Les mots qu’une personne utilise pour s’adresser au Créateur à l’intérieur de son cœur lui sont également envoyés par le Créateur. On ne réalise aucune action indépendante. La Lumière provoque des désirs et définit pleinement leur réaction envers Elle.

On pense que le Créateur répond à la prière; pourtant c’est seulement une réaction de la Lumière vers une volonté nouvellement faite avec laquelle on travaille afin de déclencher la réaction de la Lumière. Donc, cela va étape par étape, selon le plan de la Création, c’est un processus que nous devons tous passer.

La seule chose qu’une personne doit faire au-dessus de tout ce qui lui arrive est de réaliser et d’admettre qu’il a été impliqué dans le travail du Créateur, dans un processus que la Lumière effectue sur lui et sur son récipient / désir. Le rôle d’une personne dans le processus est de comprendre que c’est le Créateur qui réalise ces actions sur elle. L’homme doit accepter tout ce qui lui arrive, se réconcilier avec elle, et commencer à vouloir être impliqués dans le processus dans la mesure où il se prépare à tout ce qui va lui arriver. Alors, cela signifie qu’il est en cohésion avec le Créateur.

D’une leçon du 23/08/12, Les Écrits du Baal HaSoulam

Une chance donnée d’en haut

Dr. Michael LaitmanLes meilleurs états de tous sont quand une personne a besoin d’une connexion avec le Créateur. Une connexion ne peut se produire que quand elle a besoin de l’aide du Créateur. Et elle devrait vouloir cette aide non pas pour elle-même, sinon, cela serait un désir égoïste. Mais c’est précisément au-dessus de son désir, l’aspiration à faire le bien, qu’elle peut construire des relations avec les autres et commencer à prendre soin d’eux, les aider à être corrigés, agir dans leur direction.

Ainsi, une personne va changer : de prendre soin d’elle à prendre soin des autres à tel point qu’elle va demander au Créateur de l’aider à réaliser cette attention, afin de corriger ses amis et ainsi faire plaisir au Créateur.

Il s’agit de la construction de l’ensemble du système de relation à l’intérieur d’une personne envers l’autre, dans la direction du Créateur. Cela n’existe pas naturellement, et cela ne viendra jamais chez une personne par elle-même. Une personne doit le construire au-dessus du désir égoïste qui est révélé avant elle.

Ce travail est appelé l’œuvre d’Israël, d’une personne qui s’efforce directement vers le Créateur, qui commence à travailler sur la base du premier désir révélé en elle, et qui transforme peu à peu tous ses désirs vers le Créateur. C’est l’œuvre de Moïse qui se tourne vers le Pharaon exigeant qu’il libère Israël de l’esclavage et le travail du Pharaon sur le peuple d’Israël et Moïse afin qu’ils ressentent combien ils ont besoin de l’aide du Créateur.

Une personne devrait savoir que le principal travail dans son cœur concernant le Créateur et le Pharaon a pour but d’amener les gens hors de l’esclavage, c’est ainsi – purifier tous les désirs, le monde entier. Le monde entier est des parties de l’âme humaine, et le devoir d’une personne est de libérer ce monde de la puissance du pharaon égoïste.

Grâce à l’étude, le groupe, et de nombreuses clarifications, elle doit changer son désir égoïste personnel pour atteindre le travail spirituel, pour révéler le Créateur dans le désir juste de donner sans réserve. Si elle obtient un éveil à chaque fois, c’est le signe que le Créateur veut d’elle et son devoir est d’accomplir ce désir !

Si une personne n’utilise pas l’éveil reçu une première fois, une deuxième fois puis la troisième fois, alors elle est laissée seule pendant un certain temps, peut-être jusqu’à la fin de cette vie ou même pour plusieurs cycles de vie, jusqu’à ce que finalement, on lui donne une chance d’en haut pour s’éveiller.

C’est pourquoi nous devons être très vigilants de la perte ne serait- ce qu’ un moment, un désir, un cadeau du ciel, parce que personne ne sait quand cela se manifestera à nouveau. Le problème est que 99% des personnes qui reçoivent un éveil d’en haut ne font tout simplement pas attention à lui et ne s’en rendent pas compte. Ils traitent cette chance unique offerte d’en haut comme quelque chose de normal dans ce monde qui ne va pas disparaître et peut attendre jusqu’à demain, quelques heures ou quelques jours, une autre fois.

Ils ne regardent pas de leur côté afin d’établir un rapport avec cette prise de conscience d’une manière spirituelle et non pas dans une manière matérielle, et sans commencer à travailler sur l’ensemble du récipient commun, la connexion avec les autres, la diffusion de ces connaissances, et la correction du monde. Autrement dit, ils ne commencent pas à agir afin de révéler le Créateur, la seule chose qui nous manque en ce monde, la panacée de tous nos problèmes.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 14/09/12, Les Écrits du Rabash

Une nouvelle année, un nouveau départ

Dr. Michael LaitmanA la différence d’avec notre monde corporel, il n’y a pas de temps, ni de lieu ni de mouvement dans le monde spirituel, mais seulement des ascensions et des descentes dans les attributs de la réception ou du don sans réserve. C’est l’échelle sur laquelle nous avançons tout le temps. Nos états sont mesurés uniquement en ce qui concerne les « mondes » spirituels, les Partsoufim et les Sefirot qui continuent de haut en bas à travers 125 degrés .

Sauf pour nos montées et nos descentes, il y a aussi le mouvement des degrés eux-mêmes qui peuvent se déplacer en même temps que nous. Si je suis dans un certain monde, par exemple, dans une certaine perception de la réalité et qu’il y a soudainement une « mise à niveau »: je pense que cela devient plus clair, que c’est plus éclairant, je reçois plus de pouvoirs, de compréhension et de discernements. Tout cela n’est pas considéré comme mon fait, mais c’est une sorte d’ « exercice »que je dois traverser afin qu’il me montre quelque chose.

C’est comme un petit enfant qui est pris dans les bras et ressent tout à coup qu’il est grand: de nouveaux horizons s’ouvrent devant lui, il peut atteindre des choses qu’il ne pouvait atteindre auparavant. Puis il commence à diriger la personne qui le porte là où il veut être porté et vers quelles portes ouvrir. Des comportements similaires viennent d’En Haut et se révèlent dans notre monde. Par conséquent, il y a différentes ascensions:

  • · Soit nous gravissons les échelons grâce à nos efforts
  • · Ou bien l’échelle se déplace vers le haut et vers le bas.

Ces mouvements sont représentés à nous comme des moments particuliers ou des états particuliers. Dans l’ensemble, chaque état ​​est particulier et ne se répète pas, il n’y a pas un moment qui soit semblable au suivant. Il faut dire que ce n’est pas par hasard si le peuple a divisé le temps comme ça. Manifestement, les jours et les nuits correspondent au cadran solaire et le mois est déterminé par le calendrier lunaire. Mais comment a-t-on décidé de la division du jour en 12 heures pour le jour et 12 heures pour la nuit? La sagesse de la Kabbale explique ce cycle de 24 heures réparties en minutes et en secondes comme le résultat des relations mutuelles entre Zeir Anpin et Malkhout.

Dans l’ensemble, il s’agit d’une multiplicité d’influences différentes sur l’être créé, ce qui signifie sur Malkhout, d’En Haut. C’est de là que proviennent les idées d’une année de jachère et du Yovel (le Jubilé, la 50e année). En plus il y a des états spéciaux appelés «temps» ou «fêtes». Ils ne sont pas reliés à des phénomènes au niveau minéral, mais sont contrôlés par un programme spécial. Le fait est qu’il y a des racines spéciales qui doivent être révélées et réalisées spécialement pour nous et pas seulement dans le monde ou par certaines coutumes. Ces états nous «éclairent » en nous préparant de telle sorte que dans le futur nous allons véritablement les recevoir et les accomplir.

Aujourd’hui, nous recevons de leur part des illuminations faibles, mais en fait ce sont les degrés. Dans le monde spirituel une personne monte les degrés de « Dimanche », « Lundi », « Mardi », « Mercredi », « Jeudi », « Vendredi », et « le jour du Shabbat. » Elle doit sentir ces états séquentiels, l’un après l’autre. Une journée spirituelle peut durer quelques secondes ou elle peut persister pendant plusieurs semaines. Cela ne fait aucune différence car le temps corporel n’a rien à voir avec le temps spirituel.

Ainsi, les « fêtes » sont les états, les «exemples», les niveaux auxquels une personne s’élève. Dans l’ensemble, elles sont dans l’ascension et sont comblées par un éveil d’En Haut par un certain éclairage qui ajoute quelque chose à une personne qui a une perception spirituelle. Ces ajouts sont appelés«Rosh Hashana» (la nouvelle année), «Yom Kippour», etc.

Pour chaque ascension reçue d’En Haut, un type particulier de travail est bien sûr requis en-dessous, par la créature. C’est parce qu’elle veut utiliser cette ascension dans le but de se corriger et de réaliser l’apport supplémentaire qui l’a touchée à un nouveau niveau. C’est la même chose le jour du Shabbat quand un éveil d’En Haut nécessite un travail particulier de notre part. Ce n’est pas un moment de repos, mais plutôt toute une journée bien remplie dans laquelle il y a plus de prières et d’autres coutumes. Lorsque le Supérieur invite l’être créé à monter à un niveau supérieur, le travail lors de l’ascension oblige l’inférieur à effectuer de nombreuses actions.

La première fête est Rosh Hashana, qui symbolise un nouveau départ. Je veux être un être humain, Adam, pour ressembler au Créateur. C’est la raison du processus spirituel par lequel je veux passer. Ainsi, Rosh Hashana est appelé le jour de la Création de l’homme, c’est le jour où l’homme a été créé.

Dans la mqtérialité ceci est également reflété d’une manière spéciale: il y a 5773 ans vivait un homme appelé Adam et ce jour-là il a découvert la spiritualité, il a découvert le Créateur. Pour la première fois dans l’histoire, l’une des créatures à deux pattes a découvert qu’il existait un monde spirituel et la force supérieure. Il fut le premier à ressembler au Créateur et nous l’appelons le «premier homme».

Dans l’article « L’enseignement de la Kabbale et de son essence », le Baal HaSoulam dit, Adam HaRishon a été le premier à recevoir une séquence de connaissances suffisantes lui permettant de comprendre et de réussir à optimiser tout ce qu’il a vu et atteint par ses propres yeux. Et cette compréhension est appelée la « sagesse de la vérité ».

Depuis ce jour-là, quand l’homme s’est identifié avec le Créateur et accomplit son nom, ce qui lui a été donné « par hasard » par ses parents, nous comptons nos années. Cela signifie que même notre calendrier est d’abord basé sur la révélation du Créateur à la créature.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale ,14/09/12 , les coutumes de Rosh Hashana

Les jours de crainte avant la nouvelle année

Dr. Michael LaitmanUne fois qu’une personne est éveillée à la spiritualité, le reste de son ascension dépend du manque. C’est la seule chose qu’elle est tenue de faire- avoir un manque appelé la prière, MAN.

Cela n’est possible que quand une personne est reconnaissante d’avoir reçu un tel désir. Alors elle augmente l’importance de l’objectif par elle-même, l’importance du prochain niveau. En outre, il est possible, si au-dessus de tout cela, elle développe également un autre manque en elle, ne pas s’élever pour son propre intérêt, mais dans le but d’apporter le contentement au Créateur. C’est comme le fameux exemple de l’invité qui veut faire plaisir à l’hôte.

Ainsi, elle se prépare à recevoir de l’aide d’en haut qui fera de son désir, le désir juste. Même si une personne ne comprend pas à quel point notre considération est bien égoïste, elle ne fait aucune différence et pour le moment, c’est suffisant. Plus tard, elle verra que sa considération n’est pas pure. C’est pourquoi le temps de préparation est appelé Lo Lishma (pas en Son nom).

Il s’agit d’une considération naturelle égoïste et il est impossible de passer au-dessus de notre ego d’un seul coup. Il s’ouvre progressivement dans la mesure où nous pouvons faire un effort et travailler contre lui-contre des choses que nous trouvons agréables, par rapport à nos habitudes, et dans la mesure où nous sommes prêts à passer sur notre orgueil, afin de communiquer avec les autres.

Tout cela n’est pas simple, mais si une personne fait toujours attention à cela, elle avance. Notre problème est que tout le monde essaie de s’échapper et de se cacher dans son coin, de se cacher derrière l’étudiant, derrière le désir de connaître ce qui est écrit, ce qui n’a rien à voir avec le progrès spirituel et la correction intérieure. Une personne remplit son esprit de faits taris et néglige le travail dans le cœur.

Le travail dans le cœur fonctionne contre le cœur, afin de transformer le «cœur de pierre» en «cœur de chair. » Mais nous oublions où notre effort principal doit être. Tout le monde trouve une place confortable et pense qu’il a trouvé le chemin. De cette façon, il descend encore plus de Lo Lishma, puisque Lo Lishma, est quand en dépit d’être dans mon ego je continue à faire des efforts pour m’élever au-dessus.

Où est le travail quotidien de se connecter avec les autres, de reconnaître, de passer au-dessus de moi, d’annuler mon «moi», d’accepter l’importance de l’avis du groupe, de devenir l’esclave de la mission? Puis-je m’examiner moi-même et voir dans quel état je suis? C’est ce qu’on appelle Lo Lishma.

Tout le travail de Moïse en Égypte est un exemple de travailler dans Lo Lishma. Il veut échapper à l’esclavage, mais il a peur parce qu’il comprend qu’il est sous la domination de Pharaon, de son ego, et il ne sait pas comment lui parler. Il atteint un état tel, que le Créateur Lui-même le prend et l’amène à Pharaon et l’aide dans tout ce qu’il fait.

Le Créateur Lui-même se bat contre le Pharaon. Il dit: «Venez au Pharaon! » Mais dans l’intervalle, une personne a peur. Elle sait que l’ego la contrôle totalement et comme elle est faible quand elle le confronte. Elle est dans un dilemme constant: D’une part, elle est prête, et d’autre part elle ne l’est pas. Si elle pouvait au moins demander au Créateur de passer avant elle, juste pour se cacher derrière Lui et donc debout devant le Pharaon, mais elle ne veut pas y aller et elle n’a pas le courage de transformer non seulement son ego, mais aussi à ses propres attributs, appelés «la nation d’Israël. »

Mais en étant dans un système qui la lie à Pharaon, au Créateur, et à la nation, elle doit clarifier toutes ces connexions. Elle ne peut pas se cacher derrière une théorie ou un travail qui n’est qu’un moyen. Il est très important de clarifier ce que signifie Lo Lishma.

Quand une personne entre dans l’état de Lishma (en son Nom), les choses deviennent plus claires et plus décisives. Nous ne pouvons pas dire que cela devient plus facile, mais on profite de l’expérience. Dans l’intervalle, cependant, pendant le temps de préparation, une personne s’échappe dans un coin, prête à rester là jusqu’à son dernier jour. C’est un grand problème si le groupe ne l’encourage pas et ne la guide pas. Elle doit sentir qu’elle est inférieure à eux afin d’entendre ce qu’ils disent.

Le sentiment d’impuissance, d’une part, et la nécessité d’avancer d’autre part est un état appelé Yamim Norai’im (les Jours terribles). Une personne est dans un état d’angoisse car elle a peur de ne pas être en mesure de répondre au désir du Créateur, de ne pas être en mesure de Lui permettre de se révéler à tous les êtres créés, de ne pas être en mesure de se sacrifier pour l’union du Créateur vers les créatures.

Tout cela évoque la peur en elle. Elle veut vraiment accomplir ce stade, dans la pratique, de sorte que cela sera appelé le début d’une nouvelle année pour elle.
De la préparation au cours quotidien de Kabbale 14/09/12

La transformation de Pharaon en un ange bénit

Dr. Michael LaitmanLa force de l’amour du Créateur qui dès le début ne se trouve pas dans l’être créé, lui est transférée en chemin inverse. C’est ce qu’on appelle le mauvais penchant. Selon la mesure de l’amour avec laquelle le Créateur établit un rapport avec nous, nous pénètre d’une manière inversée et engendre en nous la force de la haine, un degré de séparation. Si nous voulons maintenant l’inverser, il faut la changer en amour.

Le Créateur crée le désir de recevoir et lui transfère toute Sa force d’Amour. Le désir lui-même est juste un petit point, mais maintenant il est dans l’environnement de cette force de l’amour qu’il se ressent comme un monde de haine.

Nous devons transformer de nouveau cette haine en amour. C’est tout! C’est ce qu’on appelle la «montagne de la haine » qui se transforme en « montagne de la sainteté. »

Nous travaillons uniquement sur ​​notre intention. Nous ne considérons pas le désir, comme il nous a été donné par la nature. Tout ne dépend que de l’endroit où nos pensées sont dirigées. Ainsi, ce n’est pas important ce que sont les désirs d’une personne. Ils ne dépendent pas de lui. Dès le début, il y a Taryag (613) désirs, et ils sont tous dans le but de la réception. L’homme veut profiter du Créateur et, par conséquent, il est appelé Pharaon. Et tout notre travail est de transformer ce Pharaon en un ange bénit.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/09/12, Le Zohar

Les magnats attaqués

Dr. Michael LaitmanJusqu’à présent, tout le monde a grandit et s’est développé dans ses propres désirs individuels depuis la phase racine jusqu’à la phase quatre. Mais ce processus est terminé et désormais il n’y a plus d’endroit où se développer individuellement. Aujourd’hui, le développementne  peut continuer que dans la connexion entre nous.

Cette connexion est également divisée en phase racine, un, deux, trois, et quatre en fonction de son épaisseur. C’est en fait la question qui se pose aujourd’hui : comment pouvons-nous tisser la connexion entre nous correctement ?

Il n’y a rien que nous puissions faire à l’intérieur de nous, nous avons épuisé notre ego individuel. Ainsi, sans la bonne connexion, chacune d’elle s’effondrera.

En particulier, cela s’applique aux magnats puisque toutes les connexions majeurs dans la société dépendent d’eux. Par conséquent, tous les grands de ce monde s’effondreront. D’autre part, une personne ordinaire ne sentira qu’un écho de cet effondrement. Les magnats sont si étroitement connectés avec le monde qu’ils sont beaucoup plus épais et encore plus dépendants; ils sentiront donc le coup beaucoup plus fortement s’ils ne commencent pas à créer les bonnes connexions.

Cela peut se produire de différentes façons, comme les faillites et les catastrophes, mais l’essence ne change pas : ils auront le sentiment que quelque chose a mal tourné et ne fonctionne pas. C’est parce que l’industrie moderne et le commerce dépendent entièrement des liens mutuels, et les liens réciproques ne fonctionneront pas de nos jours si le système global général n’est pas pris en compte.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 11/09/12, « La paix dans le monde »

À propos du Créateur, avec des mots très simples

Dr. Michael LaitmanLa façon dont tous les êtres créés se comportent avec moi s’appelle le Créateur ? Où puis-je Le révéler? Par mon attitude envers eux!

Quand vais-je Le révéler? Quand je me conduits avec eux avec amour et le don sans réserve.

Que dois-je savoir à leur sujet?-Que ce sont mes parties inséparables qui me sont utiles et dont j’ai besoin. Il n’y en a aucun au monde qui me ferait du tort et serait mon ennemi.

Cela signifie que je révèle que toutes les créatures se rapportent à moi soit par le don sans réserve pour l’amour du don sans réserve, qui est appelé «Ne faites pas à autrui ce que vvous n’aimeriez pas qu’on vous fasse», soit en recevant pour l’amour du don sans réserve, ce qui signifie en aimant l’autre comme soi-même. Pour l’essentiel, c’est la manifestation de l’attitude du Créateur envers moi comme s’Il généralisait simplement toutes ces attitudes comme leur plus haut degré.

De la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, 08/08/12 , Etude des dix Sefirot