Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Changer l’état environnant

congrès, groupeLa correction de l’être créé est de se connecter aux autres, puisqu’il s’agit de la correction de la brisure qui a eu lieu à la suite du grand coup qui a brisé la créature, le seul désir qui a été créé, en de nombreuses parties.

Tout notre travail est de relier tous ces éléments. Bien sûr, nous n’avons pas le pouvoir de le faire, mais nous pouvons changer cet état tout autour. À un certain moment de notre adhésion nous sommes arrivés à la séparation et maintenant, en ressentant que nous sommes séparés, nous voulons retourner à l’état d’adhésion.

L’adhésion précédente est enregistrée dans nos « Reshimot » (mémoires), et si nous les retournons à l’envers, et au lieu de recevoir pour nous-mêmes en rejetant les autres nous nous rejetons nous-même et acceptons les autres, nous atteindrons l’adhésion.

Nous pouvons le faire grâce à notre existence dans ce monde où nous pouvons agir, même contre notre volonté. Dans ce monde, je peux étreindre quelqu’un sans ressentir de l’amour envers lui et même en le haïssant. C’est un mensonge, bien sûr, mais si je sais d’avance que je ne lui mens pas, mais plutôt à moi-même, cela ne sera pas un mensonge. Je sais que j’effectue des actions que mon désir déteste, mais je le fais dans le but d’atteindre un état dans lequel je le voudrais réellement. Alors à qui est-ce que je mens, à par à moi-même ?

Nous devons agir de cette manière afin de se connecter, même si au départ on ne veut pas se connecter et n’avons pas besoin l’un de l’autre. Plus nous essayons avec dureté, plus il sera clair pour nous dans quelle mesure c’est contraire à notre désir. Les élèves de Rabbi Shimon, les grands kabbalistes se sont réunis pour étudier le Zohar et ont découvert une haine brûlante, une vraie brisure dans la racine elle-même.

Mais si dans le même temps nous accomplissons des actions qui visent à la connexion, en comprenant et en essayant de s’élever au-dessus de notre nature, au-dessus de la brisure, et en faisant tout notre possible physiquement, alors c’est suffisant pour se rapprocher progressivement de l’unité.

Ces actions sont appelées « Lo Lishma » (pas en Son Nom). Notre intention est d’atteindre « Lishma » (en Son nom), le don sans réserve et la connexion. Nous comptons ne pas rester encore dans cet état  bien que nous essayons d’avancer de toutes les manières possibles.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 20/09/12, Écrits du Rabash

L’impulsion de la vie

Dr. Michael LaitmanLes montées et descentes sont un signe de vie. Le changement des saisons, la périodicité des changements dans la nature humaine, les réincarnations,les crises mondiales, les poussées économiques et les déclins sont une partie inséparable de la vie.

Il est impossible d’avancer dans un courant constant, puisque nous devons évoluer en permanence. La vie est un développement et ce développement n’est possible que grâce aux contractions et aux expansions. C’est ce qu’on appelle le secret de la vie.

C’est effectivement ce qui nous arrive maintenant. Le Créateur prend notre ego et ne nous laisse rien. En conséquence, il y a une contraction, une expiration. Ainsi, Il nous donne maintenant une chance de développer par nous-mêmes. Puis Il nous contracte à nouveau et nous devons expirer une fois de plus.

Par ces actions de contractions et d’expansions le processus de «respiration» a lieu, tel est le pouls de la vie.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, L’étude des dix Sefirot

Prier pour la résurrection des morts

Dr. Michael LaitmanUn congrès très fort vient de se terminer ; nous nous sentons fatigués, indifférents, endormis, comme si un nuage lourd nous embrassait et nous transformait en personnes âgées pessimistes.
Le Créateur a enlevé notre désir égoïste, le carburant qui nous pousse en avant. Précédemment nous brûlions de désir ; nous nous étions efforcés d’obtenir des récompenses spirituelles et étions prêts à nous battre pour atteindre la spiritualité. Chacun de nous se considérait comme un héros, bien que nous nous sentions comme « des surhommes » seulement parce que notre égoïsme était assez «brûlant » et nous poussait vers de nouvelles réalisations.

Le Créateur veut nous aider, ainsi, il nous retire notre égoïsme pour que nous le remplacions par un autre pouvoir. Maintenant, au lieu d’être poussés par derrière, nous sommes inspirés par la grandeur du but et sommes transportés en avant par cela.

Maintenant, nous avons vraiment l’occasion d’avancer, mais nous nous plaignons que nous n’avons plus d’énergie ni de désir. Vous souvenez-vous combien votre désir était « brûlant » et énorme? Cependant, ce n’était pas le vôtre ; il vous a été donné d’En Haut. Vous avez été tout simplement poussés d’En Haut, et par conséquent amenés vers le groupe de kabbalistes.

A ce moment là, votre désir a disparu et vous pensez que c’est mieux de quitter le groupe et de laisser tomber la Kabbale, car cela ne vous attire plus. Pensez-vous vraiment que si cela ne vous attire plus, cela signifie qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec la Kabbale? Chacun juge à la mesure de sa propre corruption. Il est évident que sans motivation on ne peut pas avancer. Même les machines ne peuvent pas fonctionner sans carburant.

Il faut se tourner vers le groupe, les livres et l’étude ; on doit leur demander de l’aide ! Prier pour le Créateur!

Si vous n’avez aucun pouvoir pour ce genre d’appel, cela signifie que vous expérimentez un déficit de la force générale, de la garantie mutuelle. Si il y a des amis à vous qui ont perdu leur « force vitale », vous devriez au moins pleurer pour eux ; c’est comme si vous étiez à leur enterrement; pleurer sur les merveilleux amis que vous avez perdus! Regardez les pierres tombales lourdes qui se trouvent sur leur poitrine, c’est à dire, les cœurs de pierre dont ils ne peuvent pas se débarrasser.

À un certain moment, ils brillaient d’un désir, mais maintenant, nous ne pouvons que pleurer pour eux. Bientôt, vous même descendrez dans la même fosse. Cependant, si nous sommes prêts à nous aider les uns les autres avant que cela n’arrive, nous serons en mesure de nous relever de n’importe quel type de chute. Non seulement nous serons en mesure de surmonter notre indifférence, nous allons faire face à la haine réelle devrait-elle se produire parmi nous.

Seule la puissance du groupe peut déclencher un désir d’« air léger». En ce moment, nous n’avons pas ce genre de désir, et il ne peut non plus sortir de nulle part. Cependant, il faut l’ «allumer» artificiellement, comme si nous commencions une nouvelle entreprise et faisions de la publicité pour nos nouveaux produits. Cela devrait devenir notre activité spirituelle commune; par conséquent, cela va déclencher un tel besoin fort en nous que nous allons tout simplement être « brûlant »de désir. En dessous de ce désir, il ne peut rien y avoir du tout!

Les gens attendent toute la nuit aux portes des magasins pour acheter un iPhone 5ème génération. Apprenez comment faire de la publicité pour vos «marchandises» en escaladant des besoins artificiels. Après tout, le but que nous poursuivons semble également «artificiel» à notre égoïsme.

De la 3èmepartie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, Etude des dix Sefirot

Quand il y a beaucoup de monde dans la tombe

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) »: En effet, sachez que pour cette raison, la Torah n’a pas été donnée à nos saints pères Abraham, Isaac et Jacob,- mais a été gardée jusqu’à la sortie d’Egypte, quand ils sont sortis et sont devenus tous ensemble une nation de six cent mille hommes de vingt ans ou plus. Car alors, chaque membre de la nation a été questionné pour savoir s’il était d’accord pour ce travail exalté. Et une fois que tous et chacun dans la nation a acquiescé dans le cœur et l’âme, et a dit: «Nous ferons et nous écouterons», il devient alors possible de garder l’ensemble de la Torah, et ​​ce qui était auparavant impossible est devenu possible.

Au début, tout le monde participe individuellement dans le groupe et pas de son plein gré, mais parce qu’il est obligé de le faire. Nous voyons que nous manquons de respect envers nos obligations pour nos amis ; nous ne respectons pas l’option d’être attentif à tout le monde et de suivre le chemin spirituel. Dans quelle mesure une personne comprend-elle que son avancement dépend totalement de sa coopération et de sa relation avec les autres, en s’élevant au-dessus de son ego, au-dessus de sa faiblesse et de sa paresse? Est-ce qu’elle a au moins regardé les pouvoirs de la coopération générale et des actions collectives ?

Si nous gardons ces conditions, c’est alors que d’une collection de gens ordinaires, nous devenons un groupe. Puis, comme dans l’exil en Egypte, nous expérimentons différentes périodes, bonnes et mauvaises, nous travaillons dur et nous devons transformer ce travail en œuvre sainte pour le Créateur . Ici, tout dépend de combien de gens peuvent identifier le lieu où ils peuvent accomplir le but .

Il ne peut pas y avoir un exode de l’Egypte à moins de trouver la carence en eux qui leur permettra de s’unir plus étroitement. C’est parce que la sortie de l’esclavage égoïste sont comme les douleurs de l’enfantement, quand je dois tout simplement atteindre le but, quand je suis mieux mort que vivant. Alors je comprends que je suis enterré dans mon désir, mon ego, comme dans une tombe. De là, je nais dans la Lumière, mais seulement si je me connecte avec les autres. C’est de cette seule façon que la naissance peut avoir lieu. Puis j’atteins le don de la Torah, ce qui signifie que j’atteins l’instruction, le guide, la connexion avec les autres.

Il ne peut y avoir d’autres types de travail et il ne peut pas y avoir un exode hors d’Egypte si je ne crie pas en pleurant que je veux servir le Créateur. C’est avec cette volonté que Moïse se tourne vers Pharaon: « Je veux travailler pour le Créateur, me connecter à la garantie mutuelle ». Par conséquent, je dois quitter l’ego, m’élever au-dessus, pour échapper à Pharaon. C’est une obligation, car le niveau suivant est si désirable, si nécessaire, que je suis comme un embryon en développement qui ne peut plus rester dans le ventre de sa mère et doit naître.

Le Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans l’article « Et c’est pour Juda »,estimant que la rédemption future est déjà révélée au niveau précédent, en exil. La différence entre l’exil ( Galout – גלות) et rachat ( Guéoula -גאולה) est la lettre « Aleph « (א), qui symbolise le Créateur, le champion du monde. Le Créateur ne peut être révélé en exil –Galout -car là il n’y a pas de récipient corrigé. C’est parce que vous êtes encore dans votre ego, mais quand vous vous élevez au-dessus de votre ego, c’est appelé l’exode d’Egypte, puis vous obtenez le premier récipient spirituel et alors vous pouvez révéler le Créateur.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale, 24/09/2012, « Matan Torah (Le don de la Torah) »

C’est maintenant ou jamais

Dr. Michael LaitmanImaginez que vous veniez à la leçon et que vous ayez mal au bras, vous penserez à la douleur tout le temps, bien sûr. Elle troublerait vos études et vous causerait un grand inconfort, vous ne sauriez pas comment vous débarrasser de cette douleur et vous ne pourriez pas l’oublier.

La question est de savoir comment devrions-nous ressentir la même douleur pour ne pas avoir encore atteint la réparation finale, pour ne pas avoir atteint notre but ultime ? Je ne veux pas attendre un seul jour de plus ! S’il était si important pour moi, je brûlerais d’impatience, comme un bébé, je le voudrais maintenant et tout de suite !

Le problème est que je ne veux pas ce qu’il me faudrait. D’où puis-je recevoir le désir correct ? C’est une raison de prier.

Je ne suis pas pressé de me connecter aux amis et d’atteindre l’amour des autres en vue de parvenir au but spirituel. Ce sont des problèmes au-dessus d’autres problèmes qui mettent de nombreux obstacles l’un après l’autre devant moi. Si je voulais vraiment atteindre l’objectif, j’aimerais mes amis, après tout, c’est impossible sans eux. Mais le fait est que je n’ai pas besoin de cet objectif : Est-ce que quelqu’un désire donner ? Ainsi, je n’ai pas besoin des amis et je ne veux pas payer pour l’objectif avec l’amour des autres. Tout cela semble très lointain, brumeux et peu réaliste. Je suis assis face au livre, lors de la leçon, en pensant : «Qu’est-ce que je fais ici de toute façon ? »

Alors, nous avons reçu un outil appelé la Torah dans lequel se trouve la force qui nous amènera à l’objectif. Pour nous, c’est le niveau supérieur, à partir duquel une force appelée Lumière vient et nous tire en avant. C’est ce à quoi nous devons penser au cours de la leçon, tout comme vous pensez au bras qui vous fait mal et que vous souhaitez guérir.

Ce que vous lisez en ce moment n’a pas d’importance, vous devez penser à votre « maladie » et rêver à la guérison. Si vous n’avez pas un manque pour cela, demandez pour qu’il vous soit donné, connectez-vous aux amis, vérifiez quels désirs ils ont.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, L’étude des dix Sefirot

Ne nous obligez pas à vous porter sur une civière !

Dr. Michael LaitmanSi vous ne faites pas l’action correcte au cours d’une descente, vous créez alors un double Makhsom (barrière) devant vous. Vous auriez dû surmonter une Makhsom lors de la révélation d’un nouveau vide, mais vous l’avez reporté en disant que cela n’était pas en votre pouvoir. Maintenant, vous devrez attendre que le Créateur se tourne vers vous à nouveau, ce qui signifie que les nouvelles conditions pour corriger ce phénomène vous seront à nouveau révélées, mais différemment. Le Créateur remplace un seul ange, une seule force, par un autre ange, une autre force et donne à la personne une autre chance de progresser.

Une personne coopère au sein de tout un système dans lequel il doit remplir sa part, qui ne dépend que de lui, afin d’assurer l’existence de l’ensemble du système et de le faire progresser vers le but. Ce mouvement a lieu dans l’ensemble du système, où chaque partie est stimulée et dépend des autres selon l’ordre de la correction de bas en haut dans la chaîne des Reshimot (gènes d’information).

Qu’arrivera-t-il à la personne, qui ne réalise pas ses Reshimot ? D’autres devront faire son travail. Ainsi, une personne crée des dommages sérieux à tout le monde, lorsqu’elle n’effectue pas les tâches qui lui sont révélées. Ce faisant, elle nuit à l’ensemble du système, l’ensemble du groupe. Elle ne permet pas de faire avancer le groupe et le fait travailler sur des corrections supplémentaires, complétant ce qu’elle n’a pas pu faire. Les amis du groupe doivent la porter sur leur dos, comme dans une bataille, quand vous devez transporter un soldat grièvement blessé sur une civière. C’est une situation très triste pour le groupe.

Puisque le système entier est entier, et que l’émergence des Reshimot déterminent qui doit agir en premier et qui doit agir plus tard, et comment nous sommes reliés les uns aux autres, alors toutes nos actions dépendent l’une de l’autre et se complètent. En n’effectuant pas vôtre tâche dans les temps, vous vous condamnez immédiatement et le monde entier, au lieu de vous juger et le monde selon l’échelle du mérite. Etant responsable du monde entier, lorsque vous êtes sur l’échelle, vous faites pencher les autres d’un côté ou de l’autre.

De la 1ère partie du quotidien de Kabbale 24/09/12, Écrits du Baal HaSoulam

La garantie mutuelle est la condition préalable à notre naissance spirituelle

congrès, groupeGrâce à la garantie mutuelle, une personne atteint un état dans lequel elle sent que tout le monde la soutient dans le but de lui fournir tout ce dont elle a besoin. Alors, elle peut penser aux autres. C’est seulement à cette condition qu’elle s’élève au-dessus de son ego.

Il n’y a pas d’autres forces. L’ego est la seule force qui nous domine et nous pouvons la neutraliser que dans un groupe.

Si le groupe ne neutralisait et n’annulait pas mon ego, je ne serais jamais capable de le faire moi-même. Je serais enterré à jamais et ne serait pas capable de naître, d’en sortir. La garantie mutuelle est pour moi la loi de la vie, c’est la condition sine qua non pour ma naissance spirituelle.

Si je ne reçois pas du groupe un sentiment sécurisant de protection et le sentiment qu’il me fournit tout ce dont j’ai besoin, je ne serais pas capable de m’élever au-dessus de moi-même. En fait, c’est la garantie mutuelle qui fait naître ce sentiment en moi, et cela ne dépend plus de moi. Si les amis m’influencent par leur garantie mutuelle, je n’arrêterais jamais de penser à eux. C’est ainsi que cela fonctionne.

C’est similaire à un bébé sentant qu’il n’a pas de problèmes, quand il est dans les bras de sa mère. Il se sent instinctivement en sécurité, et qu’on lui fournira tout ce dont il a besoin. Voilà comment je devrais me sentir, comme un bébé, pensant que tous ses ennuis, toutes ses pensées, ses angoisses et ses questions ont disparu, lorsqu’il se trouve dans les bras du groupe.

Je ne suis connecté à rien, c’est comme si je flottais dans l’air. A partir de ce moment-là, je peux commencer à penser aux autres.

Nous parlons de lois immuables, de forces qui agissent sur nous. Ce n’est ni mon imagination ni une hypothèse. Si la force de la garantie mutuelle opère sur moi, alors je me détache, et que je le veuille ou non ne fait aucune différence. Si les amis agissent sur moi avec cette force, je suis libéré de la domination de mon ego. A partir de ce moment-là, je peux penser aux autres.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, Écrits du Baal HaSoulam

L’amour n’est-pas ce que nous croyons

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, «Matan Torah (Le Don de la Torah)” : C’est parce que, en effet, à l’égard d’une personne qui est encore dans la nature de la Création, il n’y a pas de différence entre l’amour de Dieu et l’amour de son prochain. C’est ainsi, parce que tout ce qui n’est pas elle est irréel pour elle.

Je ne peux pas ressentir les autres. Je les ressens dans la mesure où je dépends d’eux. En d’autres termes, je ne ressens en fait pas les autres, mais je ressens ma dépendance à leur égard, combien je perdrais s’il leur arrivait quelque chose.

C’est la seule façon pour nous de tout calculer. Même une mère ressent combien elle perdrait si son bébé avait des problèmes. C’est l’échelle que nous appelons «amour».

«Je t’aime» signifie que je dépends de vous. Ainsi, il ne s’agit absolument pas d’amour spirituel, mais d’amour corporel. J’aime quelqu’un (=quelqu’un me donne du plaisir) et je crains que quelque chose puisse lui arriver, car je souffrirais. J’aime la personne avec laquelle je me sens bien. Cela peut être mon fils, qui me fait plaisir.

Cependant, nous parlons de quelque chose qui est totalement différent : comment parvenir à l’amour du Créateur, en partant de l’amour des êtres créés. Bien que nous utilisions l’exemple de l’amour d’une mère dans notre monde, nous ne savons pas réellement ce que signifie l’amour à un niveau «humain».

Nous devons développer un genre d’amour totalement nouveau. Le mot lui-même est trompeur, et nous devons être prudents de ne pas faire d’erreurs. Il s’agit d’une relation et d’un discernement totalement différent, parlant d’un don, partant de moi vers l’extérieur, envers quelqu’un se trouvant en dehors de mes sentiments.

Aujourd’hui, je ressens tout le monde. Je ressens ce qui se passe dans le monde, et c’est uniquement en fonction du gain ou de ma peur de perdre. Le désir de recevoir est à la recherche de sources de plaisir et reste loin de ce qui peut lui nuire.

Ce sont les seules choses qui me pénètrent, mais je ne ressens que mon plaisir ou ma souffrance. C’est parce que mon «organe sensoriel» est un désir de recevoir du plaisir. C’est le Massakh (écran) sur lequel les images de ma réalité se reflètent. Sur un tel écran, je ne peux voir que les choses qui sont dans mon intérêt, je ne peux voir que ce qui peut m’apporter un bénéfice ou une douleur et une souffrance.

Il y a des choses que je ne ressens pas, parce qu’elles ne provoquent en moi ni plaisir ni douleur, comme différents champs, des ondes, des rayons X, etc. Alors que nous nous développons, nous voyons plus de choses auxquelles nous devrions prêter attention car elles peuvent être bénéfiques ou nuisibles.

C’est la même chose quand il s’agit de l’amour des amis. Nous ne savons pas ce que cela signifie et nous ne le ressentons pas à travers nos sens. A quoi peut-on le comparer ? Est-ce mauvais d’être aimés ? Il ne s’agit pas de l’amour des amis à mon égard, mais de mon amour pour eux, lorsque je me suis totalement donné à eux, lorsque je prends soin d’eux, me soucie d’eux, lorsque je les aide, et leur donne sans réserve.

Qui a besoin d’un tel amour dans notre monde ? S’ils m’aimaient et me servaient, ce serait une autre question : «Je suis prêt à recevoir votre amour. Allez-y, qui veut commencer “ ?

Cependant, nous parlons d’une transition au niveau de l’amour du Créateur, de la garantie mutuelle. Le but de la création est d’aimer votre ami. Grâce à cela, nous aimons donner, mais seulement donner sans en recevoir un bénéfice. Nous donnons contre notre désir, en le surmontant.

Donc, nous devons prêter un peu plus attention à la véritable signification de notre travail dans le groupe. Il est impossible de l’interpréter en fonction des images de notre monde. La proximité, l’amour, et la connexion sont tous des concepts qui existent au-dessus du dépassement, au-dessus de la Machsom (barrière). Jusque-là, je ne surmonte rien, mais traverse tout simplement la période de préparation.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 24/09/12, «Matan Torah (Le don de la Torah) »

Une bonne place à l’étage supérieur

Dr. Michael LaitmanLe groupe est mon Créateur. Si nous sommes dans une connexion correcte, et que soudainement je tombe de cette connexion et que je me retrouve en dehors d’elle et seul, une différence est créée, un espace (Δ) entre moi-même et l’unité générale. Ainsi, pour moi, cette connexion est le niveau supérieur, le Créateur, mon sauveur. Ainsi, je me tourne vers Lui, prie et demande qu’il me reprenne. Je veux qu’Il m’intègre en Lui, adhérer à Lui.

Les kabbalistes nous disent qu’il y eut une descente des mondes du monde de Ein Sof (infini) jusqu’au niveau de ce monde, et que maintenant je dois y revenir progressivement en gravissant tous les échelons/. Mais je ne connais rien à ce sujet. Je ne sais qu’une chose, qu’il y a moi et mon supérieur. Quel est le supérieur ? Je ne le sais pas non plus. Pour moi, Il est sans limite. Je ne Le comprends pas ou ne Le ressens pas. Je sais seulement qu’il y a quelque chose de supérieur au-dessus de moi.

J’ai un seul moyen unique de pouvoir imaginer le supérieur, et c’est la forme du groupe. C’est ainsi, car le groupe est un système complet dans lequel tout le monde est relié l’un à l’ensemble (Σ). Il s’avère donc qu’il s’agit de mon niveau supérieur quant à ses propriétés et sa définition.

Ainsi vous demandez : «Et où est le Créateur, la force supérieure, la Lumière ? » En effet, dans ce système, le Créateur, la force supérieure se révèle. Je Le ressens là. Cette Lumière se découvre dans nos Kelim (désirs) comme une empreinte dans les attributs qu’ils ont acquis.

Quand nos désirs commencent à se connecter à toute sorte de connexions, les impressions que nous appelons Lumière apparaîtront en eux, bien que ce ne soit pas la Lumière elle-même, mais une sorte de vibrations dans l’âme qu’elle provoque Vous mesurez ces vibrations et les juger, comme étant la Lumière de Rouakh. Et d’autres vibrations seront déjà ressenties comme la Lumière de Neshama ou la Lumière de Haya.

Je n’atteints que moi-même, mais grâce aux actions du Créateur sur moi, je Le connaîtrai. Ce que je ressens à l’intérieur de la connexion, je lui donne un nom, la « Lumière » et le  » monde supérieur. » Ce que je ressens en dehors de la connexion est appelé « le monde d’en bas » et mon « moi ».

Le groupe n’est pas les visages que je vois en face de moi, mais son modèle interne, notre connexion qui est invisible à mes yeux existe pourtant. Il y a un groupe qui est dans l’unité et dans l’état de Gmar Tikoun (la correction finale) et il y a l’image que je vois, les êtres humains en tant que tels.

Ce que je vois dépend de moi. Mais en fait, le groupe existe sous une forme corrigée, il me faut le croire avec la foi au-dessus de la raison. Le Créateur dit : » Je vous ai fait une bonne place. Vous devez vous ajuster à elle, vous y connecter, incliner la tête devant eux. Je vous ai amené à l’ endroit exact où Je serai révélé, lorsque vous l’achèterez.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 16/09/12, L’étude des dix Sefirot

Vers le haut sur le ballon de la garantie mutuelle

Dr. Michael LaitmanNous ne sommes pas encore en mesure de nous fournir mutuellement la force constante de la garantie mutuelle, et parfois nous entrons dans cette condition, puis la quittons. Cependant, nous devons essayer de minimiser l’état de sortie, ces moments où nous sommes préoccupés par nos propores besoins et où nous nous noyons dans nos désirs de jouir. Essayez de sortir de cet état rapidement, et trouvez un soutien qui vous aidera à surmonter vos prores inquiétudes.

Se soucier de soi semble tout à fait juste et justifié pour nous. Nous avons le sentiment d’insécurité, incertain, et pas sûr de recevoir nos besoins. Cependant, au-dessus de ce sentiment, il devrait y avoir la force de la confiance appelée la force de la foi, la force du don.

Peut-être, une personne va se retrouver dans des situations très dangereuses, effrayantes. Elles ne doivent pas être passées sous silence. Au lieu de cela, il faut demander la force de les couvrir au-dessus de lui-même, le groupe et le Créateur pour qu’il y ait un vide qui doit être comblé avec les nécessités et les choses au-delà de la nécessité, et une personne construit cette couverture, l’écran, au-dessus de ce sentiment de manque et de vide.
Il faut essayer de le faire le plus rapidement possible dans ces situations, dans ces moments de la vie où la force de la garantie mutuelle, la protection, disparaît. Nous pouvons montrer notre attachement à l’objectif dans ces moments-là.

Nous ne  sommes pas responsables pour les moments de descente, et vous ne devriez pas regretter d’être tombé, d’avoir perdu la confiance et la foi en la garantie mutuelle et l’entraide. Le Créateur crée de nouveaux espaces vides en nous, car aucun moment unique n’est comme un autre.

Il faut remercier, désormais, au-dessus de vos sentiments d’insécurité, vous pouvez construire une connexion encore plus grande et demander de renforcer ces concepts afin qu’ils deviennent forts, des écrans protecteurs pour nous. La dernière correction est de remplir tous les moments de descente, tous les vides qui s’ouvrent en raison de la plus grande révélation de l’égoïsme, avec la force de la garantie mutuelle et la confiance provenant de l’état originel, d’adhésion

De la 1ère partie du cours quotidien Kabbale 24/09/12, Écrits du Baal HaSoulam