Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

L’amour au-delà de l’infini

Dr. Michael LaitmanQuestion : Avons-nous besoin d’ajouter de nous-mêmes plus d’amour à chaque degré spirituel, et si oui, comment cela se réalise-t-il ?

Réponse : Ces degrés sont encore loin de nous, mais au début nous recevons les désirs (les outils) pour cette grâce de notre élévation au-dessus de notre ego et pour essayer de se connecter au groupe, les amis, et pour atteindre la garantie mutuelle et l’adhésion.

Ainsi nous construisons des récipients qui peuvent transcender notre calcul privé. J’essaie d’effectuer un calcul général, en essayant de ressentir comment une autre personne peut être plus importante pour moi que moi-même. Ce sont déjà les premiers pas vers l’amour.

Grâce à ces étapes, nous construisons d’abord en nous une capacité d’aimer, en commençant par le désir de tout simplement ressentir l’autre. Ensuite, nous voulons ressentir l’autre comme nous-mêmes, puis le sentir plus que soi-même, commencer à vivre en lui, vouloir le combler. Nous arrivons ainsi à un état ​​où la Lumière de Hassidim (Miséricorde) remplit tout notre Kli, et donc nous arrivons à l’amour.

Nous commençons à recevoir les désirs de l’autre (AHP) et à travailler avec eux afin que le remplissage de l’autre devienne notre seule préoccupation. De cette manière, nous arrivons à la dévotion totale et à l’amour absolu.

Lorsque nous sommes dans l’amour absolu, nous recherchons constamment quoi d’autre peut être ajouté. Quand nous atteignons un certain degré, le Créateur nous révèle des espaces de plus en plus vides, c’est-à-dire, des degrés de plus en plus hauts. Mais quand nous arrivons à l’amour complet dans le monde de l’Infini, il nous semble que, faisant suite à l’amour mutuel complet et à l’absence de manque, une nouvelle dimension s’ouvre pour nous au-delà du niveau du monde de l’Infini. C’est déjà la transition au-delà des limites de l’amour.

En effet, selon notre entendement et notre raison, l’amour absolu ne peut pas exister. S’il n’y a seulement que le  blanc ou le noir, la créature perd ses sensations. C’est ce qui arrive à un fils qui ressent l’amour absolu de son père. Il n’a rien à atteindre, rien sur quoi travailler, il n’y a pas d’espace vide qu’il doive remplir s’il estime qu’aucune action de sa part, même la pire ou la meilleur, puisse changer l’attitude de son père envers lui.

C’est le problème. Après tout, à chaque fois il doit ressentir une certaine réponse. Dans cette interaction du don et de la réception, il se perçoit. Sinon, il ne sentirait rien. Son père, par son amour infini, annule le fils. C’est pourquoi le Créateur se dissimule Lui-même.

Et comment il en sera à la fin de la correction, nous ne pouvons pas le dire aujourd’hui. De toute évidence, un nouvel espace sera découvert, dans lequel la créature s’élèvera vers une certaine forme d’existence supérieure. Cela va se passer après l’adhésion au Créateur et à l’amour absolu, après avoir senti le Créateur pleinement.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 13/02/2012, Écrits du Baal HaSoulam

Le plus important est notre connexion

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment puis-je vérifier que je renforcer ma connexion avec les amis pendant le cours ?

Réponse : Tout d’abord, c’est le plus important. Notre gain spirituel augmente, lorsque l’on ne cesse de renforcer davantage le lien, atteint lors du dernier congrès d’Arava. Vous devez ajouter de nouveaux efforts à ce que vous avez ressenti là-bas. La Lumière qui corrige vient, quand pendant les leçons, nous écoutons le récit sur ​​le système spirituel dans son ensemble et sur ​​sa structure. Cependant, l’inspiration émotionnelle est plus élevée pendant les actions réciproques d’union. C’est pourquoi nous devons nous connecter les uns avec les autres.
Dans tous les cas, nous devons nous sentir comme si nous étions ensemble à la leçon. Même si nous nous haïssons les uns des autres, comme les amis du groupe de Rabbi Shimon, nous ressentons néanmoins l’état de notre interconnexion.

Question : Une certaine image peut apparaître en moi, mais comment puis-je la transformer en un bien commun et en récompense ?

Réponse : Le groupe, le système, et mon attitude envers mes amis, tout doit fusionner en un seul, tout doit devenir une seule image, en dehors de laquelle rien d’autre n’existe. Jusqu’à ce que vous vous concentriez sur elle, la cible ne sera pas dans votre viseur. Cependant, vous devez travailler à renforcer l’interconnexion, même au détriment de la compréhension du sujet. C’est la différence entre avoir de la sagesse et agir intelligemment.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 28/2/2012, Questions et réponses

Une tête dans une fière solitude

Dr. Michael LaitmanQuestion : En quoi l’importance de notre unité influence le reste du monde ? Pourquoi l’intention correcte ne suffit-elle pas ? Pourquoi avons-nous aussi besoin de diffuser physiquement ? Quel mécanisme réveille les gens à qui nous nous adressons ?

Réponse : Nous sommes dans un système commun composé de cinq « couches » d’Aviout (l’épaisseur du désir).

Dans l’ensemble, notre monde appartient au degré zéro ou racine de l’Aviout, plus précisément, sa partie rudimentaire. Dans le langage de la Kabbale c’est ce qu’on appelle la racine de la racine de la racine, ou Malkhout à l’intérieur de Malkhout à l’intérieur de Malkhout du monde d’Assiya. Son désir est perçu sous forme de matière, qui existe en dessous de la vitesse de la lumière.

Le phénomène électromagnétique, la gravité, la physique et la chimie, la biologie et la zoologie, et la matière que nous percevons et reconnaissons, tout cela est essentiellement un désir du plus bas degré, séparé de la Lumière qui le régit. Du point de vue de la personne qui atteint, il n’y a pas de Lumière dans ce désir.

C’est pourquoi je travaille avec la matière. Après tout, une personne faire avec ce qu’elle voit devant elle. Et devant moi, il y a une nature minérale, végétale, animale et humaine du monde matériel, accessible à mes cinq sens. C’est de là que nous commençons : pas seulement de loin ou d’un point neutre, mais à partir d’une place opposée.

La matière du désir descend jusqu’à Malkhout du monde d’Assiya et poursuit son voyage vers le bas, dans la zone égoïste du spectre. Les 125 degrés de descente ne sont apparemment pas suffisants, nous descendons même plus loin dans les cinq couches de l’égoïsme.

Et le plus bas n’est pas n’importe qui, c’est Israël. Il était à la hauteur du don, et c’est pourquoi il est tombé au fin fond. D’un côté, Israël est « la plus petite des nations », mais de l’autre, il a «la nuque raide», c’est-à-dire le plus égoïste. Par conséquent, il éprouve le plus de maux, il est le plus loin, mais en même temps il est capable d’utiliser ce monde mieux que les autres.

Puis, la Lumière provoque des « vibrations » et influence fortement Israël, et ce dernier commence alors à se réveiller. Mais revenir n’est pas moins facile, surtout compte tenu du brassage qui a eu lieu au cours des milliers d’années et qui doit également être pris en considération.

« Pourquoi avons-nous besoin de nous soucier des autres ? » On me demande. « Pourquoi avons-nous besoin de ce lien avec le monde? Ne serait-il pas mieux nous soucier de nous-mêmes ?  »
Où avez-vous vu une tête dans une fière solitude? Pourquoi en avez-vous besoin, si ce n’est pas dans l’intérêt du corps ? Il est écrit qu’Israël a besoin de devenir «un royaume de prêtres» pour les autres nations. Celles-ci ne sont pas en mesure de recevoir la méthode de correction de leur propre chef, mais elles pourront le faire à travers Israël, en étant connecté à lui, à travers la brisure et le mélange.

Ainsi, « Israël » est essentiellement une vocation l’obligeant à établir une connexion avec les autres. Et cela n’est possible que par le contact au niveau matériel de notre monde, le degré du désir le plus bas, que nous percevons sous cette forme aujourd’hui.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 28/02/2012, Questions et réponses

Donner une solution au monde

Dr. Michael LaitmanEn créant un réseau d’interconnexions, nous guidons le monde, nous devenons le monde le « centre du don sans réserve » du monde. L’humanité souffre, mais elle n’est pas en mesure découvrir la raison cachée de sa souffrance et c’est pourquoi elle ne sait pas comment s’en débarrasser. Cela est déjà visible et se fera sentir de plus en plus. C’est pourquoi nous devons dès que possible expliquer et dire aux gens quelle est la raison qui se cache derrière la crise, quelle est sa nature, et comment en sortir.

Sans cela, nous ne pouvons pas dire que nous donnons sans réserve au-dessus du monde. Nous avons besoin de participer aux malheurs des gens de toutes nos forces, sentir leur douleur et ce qui exige davantage de notre part. C’est notre principal objectif. C’est ce pourquoi nous existons. C’est pourquoi il est nécessaire dans les plus brefs délais d’aller dans le monde avec l’explication de ce qui s’y passe. Le monde ne sera pas en mesure de discerner la solution par lui-même. Ceci nous oblige à créer des réseaux pour la préparation des éducateurs, la création de contenu, et ainsi de suite.

C’est notre travail. Merci à lui, nous irons de l’avant par nous-mêmes, que dans la diffusion et dans l’attention pour l’autre.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 28/02/12  Questions et Réponses « 

Prêt à aimer

Dr. Michael Laitman«Commandement» dans la langue de la Kabbale signifie la correction du désir créé par le Créateur. Le désir se développe avec l’aide de la Lumière qui l’influence pendant les quatre phases de développement de la Lumière. A la fin, le désir «se gonfle» en une taille énorme et obtient tout ce que la Lumière est prêt à lui donner: l’amour, la réalisation, et l’abondance.

Au début, le désir était aussi minuscule qu’une goutte de sperme. Puis, avec l’aide de l’amour, il a « explosé » en une énorme boule. Donc, à un moment donné, quand les sens désirent l’amour, il se met soudain à se rendre compte que sa propre nature est opposée à lui. C’est ensuite immédiatement « dégonflé » et il est retourné à son point de départ.

Qu’advient-il de l’amour ressenti par le désir? Il se transforme en inquiétude et en peur, c’est ainsi, dans son monde propre limité. Le désir ne peut pas faire face à ce qu’il a reçu de la racine à travers les quatre phases de développement de la Lumière et ainsi il se limite lui-même.

Il fait un effort pour gérer la situation, obtenir la similitude, et fusionner avec la sensation précédente. Après tout, cette sensation est en fait la réalisation et la révélation du Créateur et de Son Essence. Ainsi, le désir cherche à « se gonfler » de nouveau et devenir de plus en plus semblable à Lui. Dans un premier temps, il effectue la correction dans les cinq Partsoufim dans le monde d’Adam Kadmon (AK); plus tard, il procède à NHY de AK en vue d’obtenir la Lumière de Hassadim (Miséricorde) dans le monde de Nekoudim, l’endroit du monde d’Atsilout.

Il devient alors incapable de poursuivre ce processus, et l’éclatement se produit: Le désir commence à réaliser que ses propriétés ne lui permettront pas d’atteindre l’amour parfait. Cependant, d’autre part, le désir acquiert une certaine sensation et une certaine compréhension, et il construit les mondes d’Atsilout (A) et de BYA.

Ainsi, nous atteignons la relation que nous avons l’habitude d’avoir dans le monde de l’Infini, en d’autres termes, nous atteignons l’amour. C’est ce que nous nous efforçons constamment de vérifier et de mesurer le niveau de l’amour que nous avons réussi à atteindre.

C’est pourquoi le Créateur a fait le groupe: j’ai des amis, j’ai quelqu’un à aimer. « Pratiquer avec vos amis et vérifier les résultats que vous avez reçus, » dit-Il. « Lorsque vous réalisez l’interconnexion correcte entre vous, je Me révélerai en vous. »

Le Créateur a brisé le récipient collectif, et aujourd’hui nous sommes un groupe brisé. Ce faisant, Il nous a donné une chance de ressentir et de Le révéler grâce à la correction que nous effectuons entre nous. De notre côté, notre volonté d’aimer est appelé le «récipient», et de Son côté, Sa Volonté d’aime est appelée « La Lumière ». A la fin  ils se rencontrent: Notre récipient corrigé est la «Shekhina divine», l’ « assemblée d’Israël, »et le Créateur s’installe en elle.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 09/02/2012, « Introduction au TES »

Faire d’une fantaisie une réalité

Dr. Michael LaitmanLes auteurs du Zohar ont atteint les degrés spirituels et les décrivent pour nous, les arrangeant de sorte que le flux de l’impact de la Lumière à partir de la description de notre état, nous soit bénéfique autant que possible et nous aide à réaliser l’état dans lequel nous nous trouvons.

Ils sont dans le système appelé le monde de l’Infini, un système de travail corrigé. Cependant, il nous est caché, et nous ne savons pas où nous en sommes. Nous sommes comme des bébés qui ne savent pas dans quel état ils se trouvent, dans ce monde, ce qui se passe, qui prend soin d’eux et comment. C’est comme si tout ce qu’ils recevaient, était déjà fait, mais ils ne savent pas d’où cela vient. Ils ont un monde propre à eux, qu’ils peuvent ressentir, et dans lequel ils vivent à l’intérieur.

Nous aussi, nous sommes encore détachés de la réalité actuelle, nous sommes dans une sorte de brouillard, de dissimulation, comme dans un rêve. Si nous pouvons imaginer l’état spirituel dans une certaine mesure, peu importe le degré de précision, et peut être, essayer d’être en lui, nous attirons la Lumière qui corrige à partir de cet État.

Mais il ne suffit pas d’imaginer un état spirituel, même si ce point de vue est plus authentique: que l’humanité est unie ensemble, dans le désir de donner sans réserve les uns aux autres, sous la garantie mutuelle, sous différentes formes correctes de connexion, et même dans le désir d’atteindre la propriété complète du don sans réserve, le Créateur. Ce n’est pas suffisant, car toutes les descriptions que nous essayons d’imaginer, ne sont rien de plus que notre imagination, elles ne sont pas différentes de nos fantasmes terrestres.

Si nous voulons que ces images soient réalisées et prennent une forme plus réaliste, et plus sensée, nous avons besoin d’une force qui va influer sur ce tableau imaginaire du degré supérieur et faire de la fantaisie une réalité spirituelle réelle, une force qui va la réaliser dans la pratique. Cette force est appelée la « Lumière qui corrige. »

C’est pourquoi nous lisons le Livre du Zohar, car à partir de sa lecture, nous appelons nous-mêmes la Lumière qui corrige de la manière la plus bénéfique et la plus forte. Ce que nous lisons n’a pas d’importance. Ce qui est important est dans quelle mesure nous voulons être dans ce sentiment, dans cette intention, dans cet état, comme les auteurs du Zohar qui nous parlent de ce sujet dans des mots qui sont au-delà de notre compréhension. Mais si nous voulons être dans le même cercle avec eux, ça marche, cela nous influence. C’est ainsi que nous atteignons le pouvoir de nous développer.

Dans notre monde, un enfant qui fait des efforts appelle la force de développement à partir de la nature  qui est arrangé pour lui par le système. Qu’il s’agisse d’un jeune chiot ou d’un enfant-la même loi s’applique à tout le monde. Ils sont tous les deux de petites bêtes, des animaux.

Dans le monde spirituel, cependant, tout suit l’intention. Il nous faut faire de grands efforts pour attirer la Lumière que corrige. C’est ce qu’on appelle «s’engager dans la Torah. » Nous commençons la lecture du Livre du Zohar par notre libre choix, avec l’aide des amis, du groupe, et d’un grand travail de préparation intérieure, souhaitant attirer la Lumière qui corrige.

De la 2ème partie du cours quotidien de  Kabbale 27/02/2012, Le Zohar

La dernière porte

Dr. Michael LaitmanNous voyons que, dans leurs explications les kabbalistes reviennent toujours aux mêmes principes. Il n’y a pas beaucoup de règles dans la spiritualité. Un seul et même état d’ascensions et de descentes, ainsi que leurs raisons, nous reviennent de différentes manières, mais c’est essentiellement toujours le même principe. Nous ne recevons pas de nouvelle force tant que l’on n’atteint pas une carence vraie.

Un serviteur du Créateur est une personne qui cherche constamment de nouvelles façons de se rapprocher de Lui. Ce rapprochement implique l’acquisition d’un nouveau récipient, le désir de donner, qui va à l’encontre de notre désir.

Une personne qui commence à étudier ne comprend pas vraiment encore ce que «pour» ou «contre» le désir signifie. Cela perdure jusqu’à ce qu’elle commence à voir qu’acquérir la spiritualité est en fait à la fois facile et difficile. Beaucoup de temps passe jusqu’à ce qu’elle commence à comprendre de quoi il s’agit.

C’est une sorte de période intérieure, qui transparaît secrètement à l’intérieur, par laquelle une personne participe à un travail spirituel plutôt passivement. Elle imagine encore la spiritualité comme quelque chose d’agréable à son égoïsme, une acquisition qui va lui donner des connaissances, une plus grande puissance sur les autres, et qui lui permettra de satisfaire ses désirs. En fait, une personne vient à la spiritualité pour cela, après avoir perdu l’espoir d’être satisfaite dans ce monde. C’est pourquoi elle décide de recevoir une satisfaction spirituelle.

Tout le monde pense de cette façon. Sinon, pourquoi étudier ? C’est ainsi que l’En-haut, la nature, fait les choses pour attirer une personne. Et même si vous dites à une personne quelque chose d’autre, elle ne vous entendra pas. Mais ce mensonge bénéfique retient une personne, au cours de cette période, dans le sentiment qu’elle est sur le point d’acquérir de plus en plus dans son désir de recevoir, dans son ego. Elle n’a pas vraiment comprit ce qu’on lui a dit, et bien qu’elle répète les mots « les désirs de donner», «la foi au-dessus de la raison, » elle n’a pas vraiment conscience de ce que c’est.

Elle attribue à ces notions sa propre interprétation intérieure, et est incapable de percevoir autrement. Il en est ainsi jusqu’à ce que finalement, grâce à l’étude de la sagesse de la Kabbale et de quelques légers coups ici et là, elle commence à comprendre en quelque sorte le vrai sens des concepts, tels que le désir de donner, l’amour de l’autre, et commence à s’élever au-dessus des buts égoïstes.

Elle commence à écouter davantage et est prête à rejoindre l’attribut du don. Tout d’abord, il s’agit d’un accord général, théorique, quelque chose d’abstrait : désirer donner au monde entier, à l’humanité, au Créateur … Ces concepts sont plutôt vagues, éloignés de la personne elle-même, de son entourage, et d’une réalisation effective.

C’est pourquoi elle est prête à « donner du contentement à son Créateur. » Mais quand il s’agit de mesures concrètes et qu’elle doit « aimer l’autre », les amis, elle n’est pas prête à faire cela. Encore une fois, cela demande beaucoup de travail.

Puis à nouveau, la Lumière Supérieure agit sur elle, en changeant ses récipients, jusqu’à ce qu’elle commence réellement à entendre que le désir de donner se réalise au sein du groupe. Le Créateur exige que nous réalisions en fait l’amour des autres, autant que nous le pouvons.

C’est bien sûr un mensonge, mais c’est un début.  Ainsi une personne devient le serviteur du Créateur – si elle fait effectivement des actions, qui aboutissent au désir de donner. Bien sûr, une personne ne crée pas elle-même ce désir de donner, ce n’est pas une conséquence directe de ses actions. Elle agit, comme si elle plantait les graines et voyait que rien ne germe. Et alors, elle recommence sans avoir encore obtenu de résultat, ce qui génère en elle beaucoup de déceptions.

En même temps, elle voit parfois un certain succès partiel : un peu plus de compréhension et de sensation. Finalement, cependant, elle arrive vers «ceux qui versent des larmes» et voit que son travail n’a servit à rien, si ce n’est à une demande, une requête, une prière adressée au Créateur. Quand elle arrive à cet état, appelé « la prière du plus grand nombre», et ouvrant la porte du ciel. Toutes les portes sont fermées, seule la porte des larmes s’ouvre. C’est ce qu’une personne découvre.

« Les Portes » (« Shéarim» en hébreu, vient de la même racine que le mot « supposé » – « Meshouar« ) et indique la façon dont une personne imagine la récompense attendue. Elle veut recevoir quelque chose derrière toutes ces portes, m’importe quoi sauf le désir de donner, et concernant le don, elle pleure seulement parce qu’elle voit clairement qu’elle ne peut pas l’atteindre par elle-même. Elle n’a pas non plus vraiment envie de l’atteindre jusqu’à ce qu’elle comprenne son importance.

Ainsi, une personne verse effectivement beaucoup de larmes, jusqu’à ce qu’elle crée la porte des larmes, jusqu’à ce que finalement elle termine sa construction en désirant l’attribut du don et en étant pas capable de l’atteindre. C’est pourquoi, elle est forcée de se tourner vers le Créateur. Jusque là, elle n’avait pas besoin de lui, mais maintenant elle voit que le Créateur est nécessaire.

Donc, par conséquent, elle veut le désir de donner et elle ne peut le recevoir que du Créateur. Elle parvient à tout cela dans le groupe, parce que c’est impossible autrement, et puis elle « récolte les fruits. » La Lumière qui corrige vient et le connecte avec les amis, et en leur sein le Créateur se révèle. Alors, une personne  » profite » du fruit de son travail spirituel. Tel est le chemin du serviteur du Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/02/2012, Écrits du Rabash

Il n’existe aucun congrès de second ordre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous avons atteint une certaine puissance à la convention d’Arava. Comment pouvons-nous l’utiliser pour aider chacun de nous à élever sa barre intérieure? Comment pouvons-nous garder cet esprit pour que nous puissions avancer et que tout le monde fasse un effort intérieur ?

Réponse: Il  ya trois congrès devant nous: en Lituanie, au Brésil et aux  États-Unis. Nous parlons des événements adjacents, qui auront lieu dans un délai de deux mois et se concentreront sur un sujet: notre unité et la diffusion de masse, qui en provient. En d’autres termes: la garantie mutuelle interne et externe.

A partir de maintenant, nous devons aider à la bonne organisation de ces congrès, afin de ne pas les transformer en «événements d’importance locale», car nous sommes en train de renforcer le lien avec le degré que nous avons réalisé à Arava. Une approche régionale ne suffit pas; tout congrès doit être universel: tout le monde s’assoit en face de l’écran, tout le monde participe dans les conventions et avance. Ensuite, ces conventions nous aideront à nous élever tous ensemble à un nouveau degré.

Cela ne peut pas être fait à tour de rôle, nous ne pouvons pas nous permettre de prendre des tours pour  jouer avec un jouet, comme des enfants. Cela nous fera mal. Tous les groupes étaient connectés à nous lors de la convention de l’Arava: nous devons continuer dans cette voie.

Le programme de tout congrès se rapporte à tout le monde sans exception, et pour cette raison, tous nos groupes, tous nos amis de partout dans le monde, doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que toutes les congrès soient aussi puissants que possible. Cela concerne les formes extérieures, et principalement l’essence intérieure et la préparation à l’action. Une personne doit entrer dans le congrès à cent pour cent préparée, si pleine qu’ajouter une goutte devient impossible. Cela se rapporte à tous les participants, peu importe d’où ils sont.

Tout le monde doit recevoir le contenu et le programme du congrès avec le matériel de préparation à l’avance avant chaque convention. Une personne doit s’efforcer et aspirer vers elle; nous n’avons pas d’autres méthodes d’avancement.

Le programme du congrès doit être bien planifié pour éviter d’écouter la même chose dans plusieurs cours de suite. Vous devez entendre des choses nouvelles, et j’ai encore des choses à vous raconter, mais en réalité la seule façon que vous entendiez quelque chose de nouveau c’est de savoir si vous y serez prêts. C’est alors seulement que je serai en mesure de révéler  de plus en plus, en raison de votre union  et de votre nouveau désir.

J’espère vraiment que vous allez devenir sérieux à ce sujet. Il s’agit de travail en commun, la responsabilité ne se limite pas aux organisateurs et aux participants physiques. Il y avait des centaines de milliers de personnes avec nous à Arava; il s’agit d’une grande puissance.

Donc, cette semaine nous allons rediffuser les cours de la Convention  d’Arava, et ensuite nous allons passer à une préparation très rapide et intensive au congrès de Lituanie. En outre, nous avons besoin de préparer un programme complet dès le début du congrès en Lituanie jusqu’à la fin du congrès de New York, y compris mes rencontres avec les groupes de Colombie et du Chili, ainsi que le congrès au Brésil.

Il y aura besoin d’une énorme quantité d’heures, qui sont une opportunité incroyable pour aller de l’avant. Tout dépend de la préparation. 

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 27/02/2012, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Le vide intérieur est l’embryon du récipient spirituel

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « Introduction à l’étude des dix Sefirot, » point 100: … Le Zohar nous dit que nous ne devrions même pas considérer que le Créateur souhaite rester dans la face cachée de dissimulation vis à vis de Ses créations. Au contraire, c’est comme une personne qui, délibérément, se cache, pour que son ami le cherche et le trouver. De même, lorsque le Créateur se comporte dans la dissimulation avec Ses créations, c’est seulement parce qu’Il veut que les créatures cherchent la révélation de son visage et le trouvent. …

Nous ne parlons que de ceux qui reçoivent, c’est ainsi, les êtres créés qui ont des sentiments envers le Créateur. Il y a un être créé: un corps, une tête, des bras et des jambes, tout est à sa place. Mais est-il automatiquement appelé un « être créé? » Non.

La créature est le désir de recevoir qui ressent le Créateur, ou qui sent une manque en elle. Par ce manque, je peux être appelé un « être créé » par rapport à celui qui est le «Créateur» pour moi. Si je ne ressens pas ce manque pour le Créateur, alors je ne peux pas être appelé un être créé parce que je ne ressent pas que je suis une partie de quelque chose ou de quelqu’un, et je reste au niveau de développement  «bestial».

L’être créé, un homme, commence la recherche de sa source, pour le Créateur. C’est alors seulement que nait un récipient spirituel en lui, le manque et la nécessité de révéler le Créateur. Jusque-là, il va à travers les étapes de la préparation temps qu’ il n’a pas atteint la quatrième phase de son désir pour le moment.

Dans l’ensemble, il ne s’agit que de l’intensité du désir de recevoir, sur sa «grossièreté» et sur le nouvel attribut qui guide une personne dans sa recherche de la source. Lorsque ce nouveau désir est né dans une personne, elle commence à sentir qu’elle est dans la dissimulation. Ainsi, la dissimulation est aussi une étape de la révélation: je découvre qu’à l’intérieur de moi quelque chose est caché de moi, et ce n’est pas trivial. Si un tel «appétit» est évoqué en nous, une certaine carence, si la vacuité est révélé à l’intérieur de moi, un manque en quelque chose, elle est déjà un embryon, un début du futur récipient. Son développement dépend de mes efforts, mais son début, la fin de la chaîne, est placé dans mes mains.

Par conséquent, nous devons aimer et respecter la dissimulation et nous ne devons pas refuser ou manquer de respect, mais plutôt nous devrions savoir comment travailler avec elle. C’est notre métier, parce que la dissimulation nous conduit à la révélation. En outre, la révélation viendra également à une personne d’une manière cachée, si le Créateur crée un voile pour elle, puis la personne qui le construit par elle-même et découvre le Créateur en elle.

Le Créateur lui montre qu’il est caché d’elle: Il place une « partition », Il fait tomber un «rideau», entre eux, de sorte qu’une personne sente sa présence dans la dissimulation. Dans ce cas une personne doit faire des calculs: Cela arrive parce que je suis dans mon désir égoïste. Si je crée ce rideau maintenant, pas sur ma reconnaissance, mais seulement sur mon ego, je serai en mesure de m’élever au-dessus du «rideau» en partie, au-dessus du Massakh (l’écran), et là, je vais découvrir le Créateur. Seulement mon ego restera dans la partie inférieure qui est en dessous du Massakh, le désir de recevoir afin de recevoir. Quand je construis un tel Massakh, un tel rideau au-dessus mon ego, je dévoile le rideau qui cache le Créateur.

Par conséquent, nous travaillons dans la dissimulation et nous ne devons pas l’annuler immédiatement. Tout les Masachim (écrans) sont dissimulations: je vérifie ce que je dois couvrir et ce que je dois révéler et dans quelle mesure et de quelle manière. C’est tout mon travail.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 22/02/12, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Utiliser au maximum ce qui nous est donné d’En haut

Dr. Michael LaitmanDe l’étude des dix Sefirot, partie 6, «réflexion intérieure, « Chapitre 7: L’amincissement de l’écran n’affecte pas les désirs, ni ne crée des changements en eux. Les désirs gardent la même profondeur qu’ils avaient avant l’affaiblissement de l’écran.

Par conséquent, nous n’essayons jamais de corriger le désir lui-même : sa profondeur (Aviout) ne change pas, seul l’écran change. Nos qualités intrinsèques ne changeront jamais. Les qualités avec lesquelles vous êtes nés, à la fois bonnes et mauvaises, resteront avec vous pour toujours.

La personnalité que vous aviez enfant restera inchangée jusqu’à la vieillesse. Une personne ne fait qu’apprendre tout au long de sa vie quelles qualités mettre en œuvre et à quel degré. Toutefois, l’ensemble de ses qualités intrinsèques sont à jamais intégrées en elle.

Nous ne faisons que corriger la mise en œuvre de nos qualités, de nos désirs et penchants. Nous devons amener chaque qualité dans son utilisation maximale tout en préservant un équilibre naturel entre l’ensemble de nos qualités et nos désirs. Après tout, il n’y a « pas de contrainte en spiritualité. » La seule chose est que nous devons utiliser toutes ces qualités pour donner à notre camarade et, ainsi pour donner au Créateur.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 16/02/12, «Étude des dix Sefirot »