Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Briser le mur de protection de l’indifférence

Dr. Michael LaitmanNotre récipient spirituel n’a pas la capacité, car nous avons peur des deux états opposés: la haine et l’amour. Nous évitons la haine et ne voulons pas la sentir. Le mécanisme de défense de l’organisme ne nous autorise même pas de vraiment détester.

Et en général, nous avons peur de la haine. En effet, il est écrit que nous devons aimer les amis, et pourtant nous découvrons soudain que nous les haïssons. Nous ne voulons même pas y penser ! Par conséquent, nous bloquons ces questions qui surgissent en nous.

Et l’amour, pour quoi faire en avons-nous besoin? Je ne ressens pas le besoin de les aimer. Je peux m’en passer. Je ne me laisse pas atteindre par ces deux émotions extrêmes. Et il est possible de les atteindre seulement après avoir investi beaucoup d’efforts.

Si je n’investis pas dans un enfant, il se développe par lui-même quelque part dans la cour, et je me dis: « . Eh bien, il sera ce qu’il sera » Et puis après, quand ils l’ont mis en prison, je marmonne en moi-même: «Eh bien, qu’est ce qu’on peut faire? »

Mais si j’investis des efforts en lui, jour après jour, lui imposant des exigences et m’inquiétant du fond de mon cœur de tout ce qui lui arrive, alors je suis rempli à la fois d’amour et de haine. Elles ont toutes deux la capacité de créer en moi une grande inquiétude. Tout dépend de mon investissement.

Donc ce qu’il faudrait faire si nous voulons arriver à l’approche du congrès avec un grand et large récipient? Une fois nous étions allés  allé en excursion à la montagne dans le nord du pays, et il était presque impossible d’escalader la montagne sans l’aide de l’autre. C’est un très bon exercice. Même les jeux de ce genre qui semblent «enfantins» de nous aider à ressentir la convivialité entre nous. Mais maintenant, avant le congrès, chacun doit chercher la manière d’investir ses forces autant que possible dans ce que le groupe fait.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du  22/11/2011, TES

A propos de la valeur de l’amour envers les amis

Dr. Michael LaitmanNotre attitude envers autrui, envers l’environnement dans le monde où nous sommes nés, dans lequel nous nous sentons à l’intérieur de notre égoïsme, est appelée la période de préparation. Quand nous allons de l’amour pour l’environnement ou de l’amour pour ses amis vers l’amour pour le Créateur, c’est déjà le temps du travail réel, quand on acquiert les qualités du don sans réserve.

En raison de l’acquisition de ces qualités altruistes et en passant par le degré du don sans réserve dans l’intention du don sans réserve, nous atteignons finalement l’amour. Mais puisque ce chemin mène à la réalisation de l’amour pour le Créateur, c’est ainsi que l’intégralité du chemin est appelé.

Et même si aujourd’hui nous travaillons dans notre royaume, dans notre monde, avec des qualités égoïstes, cela est encore considéré comme un travail sur l’amour pour ses amis, pour autrui, même si tout cela est très loin de l’amour véritable.

L’amour pour le Créateur, l’amour pour les créatures, et l’amour pour les amis sont la même chose car il est directement opposé à l’amour de soi. C’est pourquoi il faut tant de changements qualitatifs à l’intérieur d’une personne. Mais la valeur de l’amour pour ses amis est très élevée car elle nous permet d’acquérir des désirs et des sensations supplémentaires, pour révéler la vraie réalité dans laquelle nous sommes dans, ce qui signifie le Créateur.

Dans la mesure où une personne estime le Créateur et l’objectif final, c’est à quel point il considère les moyens qui y conduisent, comme les exercices dans le groupe, avec les amis, et les études, car sans ces moyens, elle ne pourrait jamais atteindre l’objectif.

D’une part, tout ce monde est imaginaire et il n’y a personne autour de moi: pas davantage que les niveaux végétal, animal ou de personnes. Tous ces éléments sont mes propres désirs, qui divisent en partie et me présente donc la Lumière Supérieure de cette façon.

C’est aussi la manière dont je dois traiter le groupe – comme si rien n’existe en dehors de moi. Et tout le monde je le sens autour de moi: l’environnement, le groupe, l’enseignant, et même le Créateur, sont à l’intérieur de moi, dans ma sensation. J’ai reçu cette illusion que tout est à l’extérieur afin que je puisse apprendre ce que la sensation d’autrui signifie: si je pouvais le sentir, avoir des relations avec lui, et atteindre le don sans réserve et l’amour.

Si une personne perçoit toute la réalité de cette façon, alors elle ne se trompe pas. De toute évidence, elle doit toujours discerner de nouveaux détails sans cesse et compléter le tableau commun avec eux, mais elle est déjà sur la bonne voie.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 29/11/11, Écrits du Rabash

Le charabia de l’univers supérieur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si notre objectif tout entier est de devenir comme un, alors pourquoi voit-on le système supérieur séparé en un nombre infini de parties?

Réponse: Tout est fait pour nous amener à être un. Après tout, ce système provient de l’Unité et se termine en Unité, mais pour couvrir cet intervalle, il faut passer par nous, travailler avec nous pour donner à notre désir de recevoir du plaisir la forme du don sans réserve.

C’est pourquoi le système supérieur se ramifie et se sépare dans le temps, dans le mouvement et dans l’espace sous une variété de combinaisons d’états afin d’effectuer cette action finale. Toute cette séparation et ces imperfections, et tous les défauts que le système revêt, n’existe que par rapport à nous. Les jeux d’une mère avec son enfant n’apparaissent-ils pas ridicules et déraisonnables, si vous ne comprenez pas pour qui elle agit de cette façon? Une femme adulte commence soudainement à parler comme un bébé, est-ce vraiment la réalité?

Mais nous comprenons qu’elle le fait pour l’enfant. Et naturellement, il s’agit d’une faille car cela n’est pas adapté à son âge et sa position.

La même chose peut être dite au sujet du système supérieur: Il n’agit pas pour son propre bien. Le système d’en haut est le monde de l’Infini. En général, il n’y a pas de monde sans la créature. Le moment où la créature apparaît dans l’état précis où elle se réveille dans la direction du monde de l’Infini, à l’instant même le système de dissimulations, de connexions faibles, suivent toujours les degrés de corruption, de formes entre la créature et l’Infini.

Celle du haut est parfaite, mais elle doit s’abaisser au niveau de celle du bas afin de prendre soin d’elle. Mais ce n’est pas comme dans notre monde, quand une mère prend soin de son enfant. Le système supérieur commence seulement à prendre soin de nous à partir de notre requête préliminaire.

Ou il peut nous éveiller secrètement, comme s’il agissait dans les coulisses. Mais la Kabbale n’étudie pas des processus qui se produisent naturellement, « en son temps (Beito), » puisque nous allons développer ce chemin de toute façon. La seule chose qui nous intéresse est «d’accélérer le temps (Akhishéna). « C’est pourquoi nous étudions le système que nous éveille nous-mêmes.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/11/2011, TES

Le cœur dans lequel nous nous fondons tous

Dr. Michael LaitmanOn sait qu’à partir de la sagesse de la Kabbale, le seul moyen qui peut changer quoi que ce soit est la Lumière qui ramène vers le bien. Elle soutient notre vie, Elle donne vie à tout, et Elle exécute toutes les modifications. En conformité avec les qualités de la Lumière, le désir et le chemin complet de la création du début à la fin est insufflé dans la nature de la Lumière comment changer ce fait, le désir de recevoir, afin de l’amener à l’équivalence de forme avec la Lumière elle-même.

Nous laissons cette affaire dans les mains du Créateur, la Lumière, et nous pouvons nous réveiller et intensifier son influence sur nous-mêmes et, ce faisant, accélérer notre développement. Plus nous accélérons notre développement par nous-mêmes, par en le voulant et en révélant notre désir, plus la Lumière influence notre évolution et exécute un acte davantage significatif sur nous. Ainsi nous sentons notre avancement comme quelque chose de bon et salutaire. En effet, nous ajoutons aux processus d’évolution qui coule « en son temps » (Beito) notre part, l’ajout appelé « temps de d’accélérer» (Achishena) puisque nous aspirons à ce même endroit et vers la forme à laquelle la Lumière veut nous amener.

D’où savons-nous cela? C’est grâce aux efforts que nous faisons en essayant de nous voir nous comme reliés entre nous, comme un seul homme dans un seul cœur, afin que nos désirs fusionnent en un seul. Et puis, dans la mesure où nous essayons d’éveiller nos cœurs de se connecter, d’effectuer diverses actions afin qu’ils se connectent en un seul cœur, sans aucune différence entre eux, c’est dans cette mesure que nous éveillons la Lumière qui donnera sans réserve à nos efforts pour se connecter avec une intensité encore plus grande que quand Elle fonctionne conformément à son plan évolutif habituel appelée «en son temps. » De cette façon, nous accélérons le temps.

Afin d’éveiller l’influence de la Lumière sur le désir, nous nous devons d’imaginer que nous essayons de relier les cœurs et adopter la forme de la Lumière, l’attribut de don sans réserve. Nous devons envisager cela dans la mesure où chacun de nous perd son propre sentiment d’existence, et nous tous ensemble acquérons l’unité qui inclut tout le monde en son sein: le groupe, l’âme, composés des cœurs individuels. Et puis la Lumière nous donne sans réserve et parachève l’acte.
De la 2ème partie du cours quotidiende Kabbale 14/11/2011, Le Zohar

La force de la garantie mutuelle pour le congrès

The Arava ConventionActuellement, nous sommes au seuil de la grande union: le congrès de décembre. Pour le préparer, nous devons constamment nous préoccuper de notre connexion,  de la révélation d’un désir commun entre nous. Dans la mesure où ce désir sera vraiment commun, nous serons en mesure de ressentir en lui la force spirituelle. Après tout, l’unanimité des désirs crée la condition, le soi-disant «récipient », la Lumière Réfléchie, l’écran, parce que nous nous connectons ensemble contre notre ego.

Plus nous sommes égoïstes dans les relations entre nous, plus chacun met la pression sur lui  en dépit de son ego et plus il demande à la Lumière de l’influencer et de l’aider à se connecter aux autres, plus fort est l’écran et plus grande est la force de surmonter que nous activons pour nous élever au-dessus de l’ego qui nous sépare et nous écarte les uns des autres en nous repoussant.

Cette force commune de surmonter, appelée la force de la garantie mutuelle, devient notre force commune. Le Créateur a créé les forces de rejet entre nous, à dessein, comme il est écrit: «J’ai créé le mauvais penchant », et nous ressentons combien  nous nous repoussons. Mais nous essayons de surmonter ces forces de rejet par nos actions communes et notre étude afin d’attirer la Lumière qui ramène vers le bien,  alors que nous souhaitons nous connecter malgré les forces qui ne cessent de nous éloigner les uns des autres comme des petits démons entre nous. Nous devons l’emporter sur ces forces du mal et nous connecter.

Dans la mesure où nous essayons d’être ensemble aussi forts que nous pouvons afin d’éliminer toutes les différences entre nos désirs, nos pensées et nos  actions et pour être vraiment comme un seul homme dans un cœur,  c’est dans cette mesure que nous révélons que nous pouvons seulement nous aider les uns les autres à acquérir cette aspiration commune à la connexion, comme il est écrit: «L’homme va aider son prochain».

Puis dans cette aspiration commune, nous découvrons que nous ne sommes pas en mesure de nous  connecter. Mais nous avons déjà découvert  notre volonté commune de nous unir, au lieu de désirs individuels séparés pour nous connecter avec les autres. Cette volonté commune est appelée la prière de beaucoup, une prière commune. Et puis notre demande pour la Lumière, le Créateur, s’élève spécifiquement hors de cette prière commune. Et l’aide d’En-Haut vient seulement en réponse à ces efforts mutuels, ce qui signifie qu’elle  provient de l’intérieur, de l’unité au-dessus de notre degré. C’est ce qu’on appelle MAD, la Lumière qui corrige qui crée un lien entre nous, malgré les forces de rejet.

Ces forces de rejet  sont appelées « Aviout » (l’épaisseur du désir), et les forces de liaison sont appelés  « écran ». Ces deux forces ensemble, que nous formons pour donner sans réserve à un degré supérieur, le Créateur, sont appelés la Lumière Réfléchie car nous voulons être exactement comme la Lumière qui nous a corrigés, c’est-à-dire que nous souhaitons donner sans réserve. Et puis nous réalisons la condition sous laquelle le Créateur, Celui qui donne, se révèle en nous.

Nous complétons toutes ces étapes seulement avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le bien. Cette lumière peut briller sur nous même quand nous ne lui demandons rien, comme un enfant qui ne sait pas pourquoi il crie, mais qui  est pris en charge. Alternativement, nous pouvons commencer à distinguer exactement ce dont nous avons besoin, et puis notre prière devient plus dirigée et réfléchie. Ou bien nous élevons vraiment consciemment notre demande dans la bonne direction, en sachant clairement que nous exigeons la capacité de donner sans réserve au degré supérieur.

Mais tout est fait par la Lumière qui ramène vers le bien. Pour vous dire la vérité, quoi de mieux que de constamment  lire le  Zohar et de faire toutes ces actions … C’est la situation idéale. Mais la réalité est telle que l’homme doit aller travailler, aller à ses affaires quotidiennes, puis venir pour quelques heures et élever sa prière. Au début, il recueille les différents problèmes, les désirs, les aspirations et les espoirs en lui, et ensuite il s’agit du Zohar. Et puis nous nous  connectons ensemble et  nous élevons  notre prière commune  à travers l’étude ensemble. 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23/11/2011, Le Zohar

La machine dans les mains habiles de l’homme

Dr. Michael LaitmanAprès notre correction, la machine, qui ne fonctionne que pour recevoir, demeure. Mais elle ne peut faire qu’une chose sur deux : elle peut soit cesser de recevoir, s’arrêter elle-même, ce qui demande également de grands efforts, la personne alors devient neutre envers les autres comme un juste, qui, vivant dans la forêt, n’a besoin de rien, pas même d’une chemise. Ou elle (la machine) peut commencer à travailler à l’intérieur d’elle-même, afin de recevoir dans l’intention de donner.

C’est encore recevoir. Si quelqu’un l’observe de l’extérieur, il verra une personne normale qui mange, boit, célèbre, et qui s’inquiète sur sa santé et sa famille ; il n’y a rien d’exceptionnel à son sujet. La seule différence réside dans ses actions internes, dans son intention. Ainsi, sur le plan spirituel, elle donne, et quiconque étant au même niveau spirituel qu’elle, sentira qu’elle effectue des actions spirituelles. Tous ceux qui n’y sont pas, ne comprendront rien.

C’est comme l’exemple bien connu de l’hôte et de l’invité : Nous voyons comment l’invité avale les mets délicieux, prenant la nourriture des plats, comment il mange, boit, et montre à tous combien il aime la nourriture. Qui sait quelles sont ses intentions?

En fin de compte, tout ce que nous ajoutons à notre désir de recevoir du plaisir est l’intention, que nous voulons recevoir de la force du Créateur et joindre à nos actions. Les actions elles-mêmes restent les mêmes. Je peux m’empêcher de recevoir par peur, et donc ne rien recevoir et ne nuire à personne. Je peux aussi agir pour l’idée supérieure de vouloir ressembler au Créateur, de me rapprocher de Lui.

Je peux donner aux autres tout ce que j’ai, recevoir d’eux afin de donner, ou même prendre quelque chose de certaines personnes afin de la transmettre à d’autres grâce à mon amour naturel, tout comme dans notre monde. Ou je peux faire la même chose pour l’amour de la grandeur du Créateur.

Il n’y a aucune autre raison à la spiritualité, à part la grandeur du Créateur. Toutes les autres raisons de donner sont corporelles, comme on l’accepte dans notre monde.

De la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 21/11/2011, Le Zohar

Un tremplin vers le monde supérieur

Dr. Michael LaitmanSelon notre attitude envers l’environnement, nous pouvons voir comment effectivement nous travaillons à accroître à nos yeux l’importance des amis. Nous devons comprendre que nous ne pouvons pas estimer leur taille réelle, mais seulement la hauteur que nous leur attribuons. Mon estimation de l’environnement est totalement subjective et dépend de moi seul.

Nous avons besoin de former une image du groupe devant nous afin de progresser. Ils ne peuvent pas m’interrompre d’aucune façon, tout dépend de moi. Puis nous commençons à voir que ce n’est pas un environnement externe, mais le récipient  interne qui a été construit par mes efforts. J’utilise ce récipient et l’amène à la forme désirée, en concevant et élaborant ce récipient comme de la pâte. Tout mon avancement spirituel en dépend.

Plus élevé, plus large et plus important se trouve  le récipient dans ma raison, plus grand est mon avancement. Je pense que ce récipient est le mien parce que je l’ai construit et façonné moi-même. J’aurais pu le construire d’une autre façon, en sous-estimant et en humiliant les amis, mais à la place j’ai construit un groupe puissant, où chaque membre est le plus grand de sa génération. Et maintenant,  tout ce récipient spirituel m’appartient.

Je ressens tout cela dans ma raison, car je fais tout moi-même. Par ailleurs, je suis constamment en train de développer cette attitude envers l’environnement, car il y a toujours des pensées étrangères et des désirs qui me détournent : l’envie, la luxure, et l’ambition  qui «prennent une personne hors de ce monde», qui signifie hors de l’état où elle se trouve. Il s’agit d’une invitation pour moi à développer l’importance de l’environneent et à élever le degré suivant. C’est de cette façon que nous avançons.

Si une personne sait que l’environnement extérieur lui-même n’existe pas, mais est seulement une image créée de son propre monde qu’il a construite, il reçoit ce récipient afin de travailler avec lui à l’intérieur de  la raison. Dans son attitude envers le Créateur, il doit être au-dessus de la raison.

Mais l’environnement a seulement la forme qu’une personne lui donne. L’environnement est comme un tremplin, des moyens  pour avancer, et en fonction de la hauteur à laquelle une personne élève l’importance de l’environnement, elle s’élève. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 22/11/2011, Ecrits du Rabash

Entre ciel et terre

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « L’Arvout (Garantie mutuelle), » (version abrégée): Le but de la Création repose sur les épaules de l’ensemble de la race humaine. Mais à cause de la descente de la nature humaine au plus bas degré, qui est l’amour de soi et qui règne sans restriction sur l’ensemble de l’humanité, il n’y avait pas moyen de négocier avec eux et de les persuader d’accepter de prendre sur eux-mêmes, de quitter de leur monde étroit pour les grands espaces de l’amour des autres.
 
La nation israélienne faisait exception, car ils ont été réduits à l’esclavage dans le royaume sauvage de l’Egypte. Comme indiqué par ces deux préfaces, ils en étaient qualifiés, comme il est écrit, «et Israël campa là, devant la montagne», comme «un homme dans un seul coeur». Car que chaque personne de la nation se détacha complètement de l’amour de soi, et ne désira agir plus que pour le bénéfice de son prochain, unique raison pour être qualifiés pour recevoir la Lumière qui corrige.
 
La correction du monde se fait progressivement. Elle ne peut pas avoir lieu en une seule personne, mais doit être répartie entre de nombreuses âmes. Elle ne peut être réalisée en une fois, en une génération, mais plutôt au travers d’une suite de générations. La correction ne peut avoir lieu si tout le monde est identique. Au contraire, il doit y avoir différents types de personnes. Toutes ces conditions sont destinées à faciliter la voie.

La correction se fait toujours par le biais de deux forces: La force de la souffrance qui nous pousse par derrière, et la force de la lumière qui nous tire vers l’avant. Le genre de personnes impliquées n’y change rien. Nous pouvons par conséquence comprendre pourquoi les âmes ne sont pas les mêmes. Certaines commencent la correction en premier, elles sont appelées Israël, ce qui signifie, celles qui aspirent « droit au Créateur» (Yashar-El). Elles se corrigent avant que toutes les autres âmes se joignent au processus.
 
Les gens qui appartiennent à la catégorie d’Israël sentent le mal de leur égoïsme croissant, qui est appelé  «l’esclavage égyptien. » Ils veulent acquérir le monde spirituel, mais rencontrent une résistance: Ils sont rejetés, et des poids sont attachés à leurs pieds les empêchant de s’élever. C’est donc Israël qui subit de nombreuses obstacles sur leur cheminement spirituel.

En conséquence, ils ont reçu une étincelle d’un désir spirituel brûlant. Finalement, ils se retrouvent entre deux forces opposées qui les tirent vers l’avant et vers l’arrière jusqu’à pratiquement les déchirer en deux. D’une part, ils sentent une élévation vers le haut et de l’autre l’exil égyptien.
 
Ce contraste est accompagné par des conditions difficiles dans un processus historique difficile, dans les relations hostiles de la part du monde et plus encore. Cependant, tout cela nous aide à complèter la correction plus rapidement que les autres et à les aider ensuite. Si ce n’était pour l’objectif final, effectuer les actions du Créateur dans notre monde, on ne pourrait que prendre pitié de nous. Nous ne pouvons justifier ce cheminement que si nous comprenons la mission qui nous a été donnée.

Il y a des forces qui nous poussent en avant, et il ya d’autres forces qui nous empêchent d’avancer. Nous faisons l’expérience d’un développement très désagréable, « entre le marteau et l’enclume », mais nous devons comprendre que nous sommes en fait au centre de la correction, et tout dépend de nous. L’humanité a déjà besoin de nous.
 
Extrait de la 4ème partie du cours journalier de Kabbale 21.11.2011, « L’Arvout (Garantie Mutuelle) »

Tout parle de sentiments

Dr. Michael LaitmanEssentiellement, nous n’avons plus rien à apprendre à l’exception du concept d’Arvout (garantie mutuelle ). Notre vie entière et tout ce qui pourrait nous aider sur le chemin d’une autre vie, à une autre existence, tout est atteint dans le récipient  appelé  » Arvout .  »

Le Créateur nous a créés avec un désir égoïste de recevoir. Ce désir se ressent lui-même, car nous sommes, après tout, des récipients de sensations.

Avant d’arriver au  Rabash , j’avais étudié les sources kabbalistiques pendant quelques années. J’avais employé des méthodes régulières, rationalistes et essayé de comprendre la matière à travers l’intellect comme il est de coutume dans les autres sciences. Après tout, la sagesse de la Kabbale est une science. Mais  le Rabash m’a dit que dans la Kabbale, c’est une question de sentiments.

Pour moi, les  «émotions» étaient quelque chose qui manquait d’importance: aujourd’hui, je sens de cette façon, et demain je me sens différent. Je peux boire un verre de vin et puis la vie sera plus gaie, et je peux écouter quelque chose de triste et devenir triste moi-même. Les émotions sont une chose non réelle, elles changent, en fonction de l’environnement,  des rumeurs, et de nombreux autres facteurs.

J’ai continué à étudier avec le  Rabash et maintenu l’approche scientifique: j’ai utilisé mon intelligence, mais je l’ai utilisé sur les émotions. La sagesse de la Kabbale étudie la Lumière, la  bonté et le plaisir, la paix et le mouvement,  surmonter, et se rapprocher ou se distancier …. Et tout cela nous raconte ce qui se passe dans le désir. Bien que notre travail soit calibré en fonction de différents paramètres, c’est uniquement dans le but de saisir et de ressentir quelque chose dans le désir. Tout notre développement a une nature émotionnelle et est déterminé uniquement en fonction de la mesure où nous pénétrons au sein de nos sensations.

Bien sûr, les sentiments sont accompagnés par la raison, car nous avons besoin de nous développer intellectuellement, consciemment. Quand nous nous sentons quelque chose, nous avons besoin de savoir comment mesurer ce sentiment, d’être au courant de quel genre de sensation il s’agit : le percevons-nous comme externe ou interne, est-il imaginaire, comment est-il possible de l’examiner, et comment allons-nous passer de valeurs et de normes actuelles à d’autres, à des valeurs plus réelles?

J’ai besoin de comparer objectivement l’un avec l’autre, en dehors de mes sentiments subjectifs courants et de la compréhension, qui est appelé « au-dessus de la raison ». Je commence à comprendre que la « raison »  est un récipient de l’émotion, rempli de la Lumière de Hassadim (la  miséricorde)  et la Lumière de Hokhma (la sagesse). Lorsque la Lumière de Hokhma remplit mes récipients, mes émotions, Elle  me donne les faits, et la Lumière de la foi me permet d’élargir ce «matériel factuel » en moi. Mais de cette façon ou de l’autre, ils sont perçus au sein de la sensation.

Si une personne pénètre un peu plus profondément dans l’essence de sa perception de son monde, elle comprend que tout ne dépend que des sentiments. Nous sommes des systèmes analogiques, pas numériques.

Quand j’ai servi dans l’armée, j’ai découvert à ma grande surprise que dans les jets F15, les tableaux de bord sont remplis de cadrans indicateurs, bien que pour les équipements à terre un panneau de commande numérique a été utilisé. Les experts comprennent que l’homme est un système analogique. Il peut identifier rapidement les situations, mais pas les chiffres. Quand il regarde rapidement le « panneau de contrôle», il saisit immédiatement leur image générale. Quand il s’agit de la valeur des nombres, il doit les traduire en lui-même dans une certaine sensation, tandis que le cadran à l’échelle automatique instille en lui ce sentiment.

Ainsi, nous sommes des créatures sensuelles, et toutes nos vies sont construites sur le sentiment. Même si nous mesurons notre vie en fonction de l’argent , le pouvoir ou le contrôle, à la fin, tout cela n’est que pour parvenir à une conclusion correcte: nous devons développer nos récipients réels, nos récipients de sensations.

Les politiciens, bureaucrates, technocrates qui utilisent l’approche scientifique, rationnelle, «numérique», nous semblent tout à fait respectables. C’est comme si cela n’était  pas digne d’eux de développer des sentiments. Toutefois, les technocrates sont très limités. Ils n’ont toujours pas bougé de leur vie personnelle, des calculs simples, comme «deux multiplié par deux »  à l’essence des calculs. En expérimentant une autre  petite crise, ils vont comprendre ce dont ils manquent. C’est la façon dont les enfants grandissent. Mais en général, il est souhaitable que l’intellect et les sentiments se développent réciproquement dans une personne, dans l’harmonie.

 Du cours quotidien de Kabbale e du 20/11/2011, «L’Arvout (Garantie mutuelle) »

Aimez-vous voir les autres supérieurs à vous?

Dr. Michael LaitmanSi j’ai un jeune enfant que je suis sur le point d’envoyer à l’école maternelle, parce que rester à la maison ne suffit plus pour son développement, je chercherai à le placer dans un groupe d’enfants légèrement plus âgés, plutôt que plus jeunes, afin qu’il puisse apprendre des enfants plus âgés. En d’autres termes, plus mon environnement est élevé, plus j’ai de chance de progresser avec lui. Et inversement, si j’entre en contact avec des personnes primitives, elles me relégueront au niveau de leurs valeurs. Tout dépend de l’environnement.

Nous suivons ce principe quand nous faisons des choix dans nos vies, voyant que « votre environnement actuel est ce que vous deviendrez demain». Il est important pour une personne intéressée à grandir, de se trouver parmi des gens formidables. Toutefois, elle doit réaliser qu’elle est venue là pour se développer. Si elle vient simplement siéger parmi les gens qui ne sont pas de son niveau, alors plus ils sont grands, plus elle sera ennuyée par cela. Elle veut les abaisser.

Cependant, si elle vient, dans l’environnement de ces individus, avec l’objectif de grandir, plus ceux-ci seront, plus elle sera heureuse. Ses seuls manques sont  la haine et un feu brûlant interne, issus du sentiment d’être tellement plus bas que ce qu’ils sont. Mais elle est heureuse d’avoir de tels sentiments, parce qu’ils la stimulent et l’exhortent à aller de l’avant.

Ainsi, tout dépend de l’intention d’une personne, de ce qu’elle veut de son environnement. Une personne ne peut évaluer une société externe par les valeurs et les intérêts de celle-ci, comme si elles aimaient la musique et l’art, ou si ils étaient des individus instruits et intelligents. Il existe des critères avec lesquels on peut tester la société.

Mais il n’y a pas de critères pour de tels tests dans un environnement kabbalistique. Les seules personnes qui s’y réunissent, sont ceux, dont le point dans le cœur fut éveillé et qui veulent tout simplement le développer. Chacune d’entre elles traversent constamment des hauts et de bas. Personne ne sait sur quel degré elle se trouve vraiment, sans parler du degré de son ami.

Tout dépend uniquement de la manière dont une personne perçoit le groupe, comme le rabbin Yossi Ben Kisma qui valorisait ses élèves petits et simples à tel point qu’il n’était pas capable d’avancer sans eux.

Ainsi, il est très important de comprendre que le groupe, l’environnement, est quelque chose que la personne perçoit en son for intérieur en valorisant les amis que lui offre le Créateur, Qui leur a donné le même désir envers la spiritualité. Maintenant, je peux créer un environnement pour moi en fonction de la hauteur et de la valeur qui sont nécessaires à mon avancement, en fonction de comment et où je veux progresser.
En dehors de cela, maintenant, je peux m’étudier. Le fait que j’aime beaucoup les considérer comme grand, est le signe de mon véritable désir de progresser. Après tout, il est possible d’avancer seulement à cause de mon environnement. Mon désir de les percevoir comme inférieurs signifie que je suis à la recherche d’un moyen de satisfaire ma propre fierté, et non pas de progresser.

Grâce à notre attitude envers notre environnement, nous pouvons mesurer avec précision notre état spirituel. Est-ce que j’aspire vers l’objectif de la création, ou suis-je à la recherche d’un sentiment agréable, remplissant mon égoïsme avec un sentiment d’importance ma personne ?

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 22/11/2011, Ecrits du Rabash