Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Un lieu sacré qui ouvre l’âme

Dr. Michael LaitmanNous serons ensemble pendant 24 heures, et ce  sont de longues heures si vous ajoutez en elles la puissance de la pensée et de l’intention. Nous pouvons réaliser beaucoup de choses pendant ce temps- nous allons essayer de le faire.

Nous allons également penser à l’avenir afin que nous puissions mener à bien de telles actions régulièrement. Bien sûr, cela ne devrait pas devenir une habitude ou une routine, et nous devons y travailler à chaque fois. Mais vraiment, ce lieu ouvre l’âme. Merci pour la préparation pour nous de ce beau lieu sacré. 

De la conférence  pendant le repas avant  la Convention au désert d’Arava, 18/11/2011

Le sculpteur de sa propre âme

Dr. Michael LaitmanNotre attitude envers l’objectif ultime, l’état souhaité, est influencée par deux facteurs. Le premier est un sentiment de la grandeur et de l’importance du Créateur, la propriété du don sans réserve. Le second est la grandeur et l’importance de la créature qui est capable d’atteindre cette propriété. De ces deux facteurs, les perturbations viennent, que nous ressentons sur la voie de la réalisation de l’objectif.

Parfois, mon désir égoïste dit: «Qui est ce Créateur que je devrais écouter»,  en me montrant qu’il n’y a aucune valeur dans ce but, la propriété du don sans réserve. Ainsi, il m’aide à prendre pied sur le chemin parce que je serai en mesure d’exiger la Lumière pour m’aider et m’influencer. Après tout, tout le développement à la mesure humaine survient à cause de notre demande faite  à la Lumière de nous affecter.

Ainsi, nous construisons notre propre forme spirituelle. En effet, toutes les formes antérieures: l’inanimé, le végétal, et l’animé n’appartiennent pas à l’homme spirituel. Ces forces appelées anges, esprits,  et démons sont conçus pour nous aider. Comme dans le monde physique qui nous entoure, il y a des forces de la nature qui assurent notre existence. De même, dans le monde spirituel, il y a des forces qui contribuent à l’existence de notre âme.

La première perturbation est dirigée contre la grandeur du Créateur, contre son attribut de don sans réserve, et la seconde est dirigée contre ma  forme du don sans réserve. Parfois, il me semble que le Créateur n’est pas important, mais d’autres fois, il me semble que je ne le suis pas.

Minimiser le Créateur est la tâche de Pharaon qui le dépeint comme étant sans valeur pour nous et crie: «Je me gouverne moi-même! Pourquoi devrais-je l’écouter? »Ainsi, Pharaon diminue la grandeur du but, la grandeur de l’adhésion aux yeux de l’homme.

Il y a du travail contre les autres perturbations où il me semble que le Créateur est grand et important, mais que je ne peux rien faire. Le Créateur est le juste, et je suis un pécheur. A cette époque, Pharaon quitte la scène, et sa place est prise par d’autres dirigeants vivant hors d’Egypte qui vont à la guerre contre l’homme.

Il y a aussi les forces supérieures, les anges, dans les mains du Créateur, comme Pharaon. Toutefois, ils parlent de la grandeur de l’objectif et dans le même temps, de la faiblesse de la personne. Ils sont comme les éclaireurs qui ont été envoyés pour vérifier la terre d’Israël et reviennent en disant que l’objectif est grand, la terre est belle, et que des fruits incroyables y poussent, mais qui êtes-vous pour les conquérir? Reprenez  vos sens, ce n’est pas pour vous!

Une personne commence à se ronger parce que ces forces lui montrent combien il est faible et insignifiant, et combien de crimes il a commis. Puis, soit il s’enfonce dans son passé et commence à creuser en lui, ou bien  il demeure dans le présent et perd toute sa force, incapable de bouger un doigt. Il ne peut pas se forcer à venir au groupe et participer d’aucune façon. C’est ainsi que travaillent ces perturbations.

Nous devons comprendre que ces limitations modèlent hors de nous la forme humaine, un donneur. C’est comme une statue, où un maître prend un morceau de marbre et en sculpte une sculpture, et toutes les autres coupures inutiles de cette pièce  sont jetées jusqu’à ce que  la forme souhaitée reste.

De même, nous devrions regarder des deux côtés. D’un côté, nous devrions examiner la forme complète, et de l’autre, nous devons apprendre ce qui manque. Parfois, nous devons travailler avec la Lumière intérieure et à d’autres moments, avec la Lumière  environnante, ou avec les désirs intérieurs et extérieurs. Ainsi, une personne «sculpte» elle-même, sa forme, qui est semblable au Créateur. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 16/11/2011, Ecrits du  Rabash

Une erreur pré-programmée

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment la brisure dans le monde de Nekoudim a-t-elle pu arriver ? Comment une telle erreur a-t-elle pu avoir lieu ?

Réponse: Il se trouve qu’au sein de l’opposition entre la Lumière et le désir il y a un élément qui est apparu venant « de l’absence ». C’est pourquoi il n’est pas apte à prendre en compte tout ce qui se trouve dans « l’existence de l’existence » qui est la Lumière.

Je regarde la Lumière et il me semble que je fais tout comme Lui. Je suis comme un petit enfant qui frappe avec un marteau en plastique imitant son père. Il ne comprend pas ce que son père fait et pense qu’il fait exactement la même chose. Il ne voit pas que ses actions ne sont pas réelles ! La raison est que dans son état de petitesse et de son petit intellect, ses actions sont absolument équivalentes à celles de son père.

Et dans le monde de Nekudim, lorsqu’ un calcul est opéré dans les désirs, certaines données qu’ils sont incapables de percevoir y disparaissent. Et alors la brisure les aide à révéler la différence entre le désiré et l’actuel, comme ils découvrent leur erreur et la raison de la brisure.

 Soudainement ils voient que « Lev Ha Even » (le coeur de pierre), des désirs non pris en considération y étaient également présents. Je n’aurai jamais cru que pareille chose puisse exister en moi ! A présent ces désirs se révèlent en moi et je peux me corriger.

 La brisure ne signifie pas ruines mais correction, la révélation de désirs dissimulés. Pour cette raison, durant notre ascension sur l’échelle spirituelle, nous révélons constamment des désirs qui sont de plus en plus brisés, comme il est écrit: « Plus élevée est une personne, plus grand est son égoïsme ».

 La brisure fut définitive car ils ont tout misé, toute la Lumière de l’Infini, dans l’intention de la corriger dans tous les désirs. Et c’est pourquoi toute la profondeur du désir à été révélée.

 Ce n’est pas par accident que le Partsouf d’Atik est créé selon les conditions du Tsimtsoum Aleph (la Première Restriction). Dans Atik et même dans Arich Anpin, il existe une multitude de tels systèmes (« Krouma de Ovira », diviseurs dans le cerveau, et « Mokha Stima » , l’esprit caché, et ainsi de suite), avec Malkhout du monde de l’Infini présente en eux, avec toute la Lumière de l’infini se tenant opposée à elle.

 Ces deux forces, « l’existence issue de l’existence » (Yesh Mi Yesh) et « l’existence issue de l’absence » (Yesh Mi Ein), sont présentes dans la tête (Rosh) du monde d’Atsilout. Et les fragments de la brisure se trouvent sous ces forces. Puis elles s’analysent l’une par rapport à l’autre selon un triangle à l’envers : au-dessus, d’un coté, il y a la Lumière de l’Infini, et d’un autre côté, il y a le désir infini tout entier et la brisure se trouvant en dessous. L’ordre et les degrés de correction se clarifient dans cette tête en comparant ces trois composants: le Créateur, la créature et la différence réelle entre eux. Gmar Tikoun, l’état complètement corrigé est à l’intérieur de Arich Anpin, mais à l’extérieur il est couvert par des Partsoufim spéciaux appelés « cheveux » qui le dissimulent des inférieurs. Le mot « cheveux »(Searot) vient du mot « tempête »(Seara), une restriction . Car à chaque fois il restreint son désir et se manifeste sous une certaine forme atténuée afin de se présenter face à l’inférieur et lui donner une opportunité de se corriger.

 La correction de l’inférieur est de devenir similaire au supérieur. Lorsqu’une maman joue avec son enfant elle fait semblant d’être petite et ainsi lui donne un exemple de comment il devrait se conduire avec elle. Ainsi elle l’élève de plus en plus haut.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 07/11/2011 , TES

La mission d’Israël

Dr. Michael LaitmanLa mission de la nation d’Israël se divise en plusieurs étapes. D’abord nous nous élevons nous-mêmes jusqu’au degré de la fin de la correction. C’est pourquoi nous sommes sortis de l’état de Babylone puis tombés dans l’état de l’Egypte, et 400 ans plus tard, avons reçu la méthode de la correction, debout « sous le mont Sinaï ». Ensuite, nous avons progressé au niveau du Premier Temple, qui est essentiellement la fin de la correction particulière de ce groupe.

Toutefois, ce n’est pas encore la fin du développement du monde, c’est pourquoi nous sommes descendus dans l’exil et avons ensuite atteint le niveau du Second Temple, et enfin, nous sommes entrés dans le dernier exil au niveau de toutes les nations du monde. Au total, en considérant les phases intermédiaires, ce fut notre quatrième exil.

Toutes les phases de ce parcours sont restées dans nos Reshimot, et donc, aujourd’hui, nous devons enfin nous corriger. Nous allons donc nous élever à un niveau encore plus élevé qu’auparavant, puisque nous nous sommes mélangés avec les nations du monde, qui se joindront à nous dans le processus de cette ascension finale. C’est ainsi que nous nous hissons au niveau de la correction d’Israël et au niveau de la correction générale.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 17/11/11 «L’Arvout (La garantie mutuelle) »

Le soutien des femmes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Une convention dans le désert d’Arava aura lieu ce week-end, à laquelle vont assister plusieurs centaines d’hommes en provenance d’Israël pour  s’unir, cristalliser la force intérieure de la garantie mutuelle entre nous, et devenir le noyau d’uniion de la convention de décembre. Comment pouvons-nous faire cela?

Réponse: En effet, il doit y avoir un noyau intérieur spécial dans lequel tous les points vont se réunir en un seul. Ce point est entouré par une partie plus passive- les femmes de Bnei Baruch, et ​​le plus large cercle est le monde extérieur.

À l’intérieur, tous nos amis du monde entier se confondent. Pourquoi les hommes? Parce que c’est la nature de la création: ce sont ceux qui ont besoin de correction pour atteindre l’amour et l’unité, tandis que les femmes l’atteignent différemment. Puis, lorsque nous atteignons l’état désiré, nous serons en mesure de le transmettre à d’autres.

Question: Comment les femmes devraient soutenir les hommes à cette convention?

Réponse: Elles doivent penser à notre succès. Nous avons besoin de ce soutien car sans elles, nous aurons un moment très difficile. C’est exactement la même chose que la manière dont «les fils d’Israël étaient sortis d’Egypte grâce aux  femmes vertueuse. »

Les femmes sont une partie très puissante du système commun et leur soutien est tout simplement indispensable. Quand une femme s’inquiète au sujet d’un homme, cela lui donne de grandes forces, un grand élan pour réaliser son désir. Sans le soutien des femmes, nous ne réussirons pas. 

De la 4e partie du cours quotidien de  Kabbale du  16/11/11 , «L’Arvout (La garantie mutuelle) »

Le cœur de pierre au lieu de l’amour

Dr. Michael LaitmanLa situation de chacun de nous était une relation étroite avec quelqu’un, mais tout d’un coup on a eu une dispute. Lorsque cela est arrivé, nous nous sommes mis en colère et on a tenté de se venger; nous nous sommes efforcés de montrer ce que la scission occasionnait pour les autres personnes, et qu’il ou elle aurait à  payer un prix pour ses actions. En d’autres termes, nous voulions montrer que les relations gâchées et la séparation allaient  déclencher des conséquences de souffrance et d’amertume.

Auparavant, nous ne sentions pas que nous étions capables de nous  traiter les uns les autres si mal et  de réellement  prendre plaisir aux souffrances d’autrui. C’est ainsi que le «cœur de pierre» (Lev Ha Even ) s’est révélé. Lorsque nous nous séparons d’une autre personne, nous voulons transformer notre amour d’avant et la connexion en haine et en mal par rapport à une autre personne afin que nous profitions, même plus que de l’amour, de notre haine et du mal.

La haine unit deux désirs, le mien et celui de l’autre personne, sa souffrance et mon plaisir égoïste que je reçois parce que je cause de la douleur à quelqu’un. Ainsi, nous doublons notre récipient, la perception.

C’est ainsi que le cœur de pierre se révèle. Sans lui, nous serions incapables de révéler la haine cachée en nous et, par conséquent, ne reconnaîtrions pas l’amour non plus. Initialement, nous avions de bonnes relations. Maintenant, nous traversons la folie qui n’est même pas  capable de nous rappeler à distance notre relation antérieure. La différence est énorme, c’est comme l’écart entre des fleurs qui poussent les unes à côté des autres ou bien des chatons mignons qui jouent ensemble et deux égoïstes brutaux qui  se haïssent mortellement l’un l’autre.

Nous ne pouvons même pas imaginer cette différence. C’est une naissance d’un nouveau désir (Kli). Il a toujours existé dans l’être créé, mais secrètement.

Le désir de recevoir du plaisir a été créé par la Lumière, la Lumière est primaire, alors que le désir est secondaire, il est une conséquence de la Lumière. Si ce n’est pas pour ça, la différence entre « Yesh Mi Yesh » (l’existence de l’existence) et « Yesh Mi Ain» (l’existence de l’absence) serait clarifiée. Cependant, cela n’a jamais été découvert car  la Lumière a agi à l’origine sur la créature, l’a «édulcorée» et soutenue par son amour.

L’être créé a grandi sous l’influence de l’amour et n’avait aucune chance de faire la différence entre lui-même  et la Lumière. La Lumière a statué et a supprimé l’être créé par son amour et ne lui a pas permis d’envisager ou de ressentir ses propres besoins. Les besoins étaient complètement satisfaits, et c’est la raison pour laquelle la différence entre le Créateur et la créature n’a jamais été révélée.

C’est devenu évident à la suite de l’éclatement. Maintenant nous commençons à découvrir encore plus notre égoïsme , dans la mesure où nous profitons de tout le monde pour notre plaisir.

L’égoïsme n’est pas aussi terrifiant dans le monde corporel comme il l’est dans la spiritualité. Là, dans le système des forces impures (Klipot) des relations épouvantables se révèlent.

Aujourd’hui, dans notre monde chaque autre couple passe par une scission similaire dans sa relation. Ceci est un exemple que dans ce monde, à notre petit niveau égoïste terrestre, nous avons déjà atteint la révélation complète du cœur de pierre.

Le cœur de pierre existe à chaque niveau à partir de ce monde et jusqu’au  monde de l’Infini. Il  se manifeste en fonction de la hauteur du degré, mais c’est seulement au sommet que la toute la véritable haine est révélée.

C’est ce que les «espions» nous disent: «La vie est magnifique dans le pays où coulent le lait et le miel; de merveilleux fruits poussent là-bas! Dans le même temps, des gens forts et cruels peuplent cette terre, et personne ne peut prévaloir contre eux! » .C’est ainsi que le« cœur de pierre »se révèle.

C’est pourquoi les fils d’Israël ont crié dans le désert: «Pourquoi devons-nous aller de l’avant, retournons  en Egypte! Nous avons eu beaucoup de viande et de l’ail là-bas  … De quoi donc avons-nous besoin ? » Ceci est la révélation du« cœur de pierre »; Il n’y a pas d’autre mal sauf lui.

 De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 8/11/2011, TES

Ivre de lumière

Dr. Michael LaitmanNotre travail consiste à atteindre l’ensemble de l similitude avec les qualités de la Lumière. En ce qui nous concerne, la Lumière se divise en 613 Lumières (Taryag) et construit 613 désirs en nous. Toutefois, à la fin, c’est un désir et la Lumière.

Notre travail consiste à prêter à la volonté de plaisir,  la même forme que le désir de la Lumière de donner sans réserve. Naturellement, nous ne pouvons pas changer le désir de recevoir du plaisir en désir de donner sans réserve. Tout d’abord, le désir de recevoir du plaisir reste, mais nous révélons sa forme: on distingue le désir de recevoir du plaisir de l’eau, du pain, et ainsi de suite. Toutes ces choses sont des formes là où on souhaite recevoir l’accomplissement.

Par exemple, la réalisation expérimentée dans une certaine forme de désir est appelé «pain». L’accomplissement expérimenté dans une autre forme de désir est appelée «eau». L’accomplissement expérimenté dans d’autres formes du désir sont appelés «viande», «poisson», «sucré», «aigre», «amer», et ainsi de suite. Tout dépend de la forme du désir de recevoir du plaisir. C’est la même chose avec tout, même la technologie, les fréquences et les spectres lumineux. Toutes ces choses sont des formes du désir de recevoir du plaisir. Le matériel est le désir, et tout est déterminé par la forme qu’il prend.

Nous devons donner des formes propres à notre désir de recevoir du plaisir. Cela ne signifie pas qu’il serait plus approprié de désirer  de la « viande » quand je désire du  «pain». La forme correcte est la façon dont je souhaite recevoir l’accomplissement appelé «pain», «viande», et ainsi de suite. C’est la façon dont je distingue que c’est toujours interdit pour moi d’utiliser ces désirs à cause de diverses raisons, car je ne serai pas en mesure de donner sans réserve dans cette forme et être similaire à la Lumière.

Il y a deux composantes ici. La première est le désir de recevoir du plaisir, ce qui suppose une certaine forme parce que sinon, ce n’est rien de plus que du matériel informe, comme il est écrit: « Tout vient de la poussière» .Cette poussière doit assumer une certaine forme, car elle n’a aucun goût en propre. Et je dois goûter la saveur dans le désir de recevoir du plaisir. Mon plaisir dépend de la grandeur de la volonté et de la variété des formes dans lesquelles il peut recevoir du plaisir, comme la nourriture, le sexe, la famille, l’argent, le respect, la puissance et la connaissance, selon l’échelle des valeurs acceptées dans notre monde.

Par ailleurs, il ya une  forme supplémentaire, spéciale qui se revêt dans cette affaire: l’intention soit « en vue de recevoir »  soit « en vue de donner sans réserve » ou ce qu’on appelle l’œuvre du Créateur. Dans cette forme, il y a une différence entre la créature et le Créateur.

Tout le monde ne peut pas détecter cette différence intérieure. En règle générale, les gens ne distinguent que la forme ordinaire que leur désir de recevoir du plaisir suppose: quoi et combien ils veulent en comparaison à d’autres. Toute leur analyse s’arrête là. En d’autres termes, ils ne parlent pas de la qualité du désir en relation avec le Créateur.

Afin d’avoir une perception spirituelle et vive à l’égard de Créateur, l’homme doit avoir un autre élément spécial dans son désir, où il va distinguer s’il est proche ou loin du don sans réserve, plus proche de la vérité ou de la fausseté. Cet élément s’éveille en lui sous la forme de ce qu’on appelle le point dans le cœur et ne lui permet pas de simplement être d’accord avec les formes qui sont seulement pratiques pour le désir de recevoir du plaisir.

Il doit développer sa propre attitude envers la Lumière qui brille sur lui de loin de telle façon qu’il ne La connaît pas ni ne La comprend. Cependant, cette lumière réveille le besoin de l’homme d’atteindre la similitude des qualités avec Elle.

Puis, une personne monte progressivement au-dessus de son désir de recevoir du plaisir sous toutes ses formes et commence à se soucier de l’intention dans laquelle elle existe, que ce soit pour des raisons de réception ou de don sans réserve, et elle se teste par rapport à cette forme. La Lumière continue à la réveiller et l’amène au groupe, à travers lequel Elle l’influence. En d’autres termes, la Lumière l’affecte à travers les désirs (Kelim).

En fin de compte, une personne se trouve dans un état tellement inconfortable et mauvais que soit elle essaie d’échapper à l’influence de la Lumière qui ramène vers le bien , la Lumière environnante, en refusant d’accepter de nouvelles formes, car cela arrive toujours sous la pression, comme si elle était modelée comme de l’argile, ou bien elle  comprend et est d’accord  qu’elle doit accepter la nouvelle forme hors du désespoir, comme résultat des études et de l’influence du groupe.

Puis, elle travaille dans le groupe, exigeant de la Lumière de nouvelles formes pour son désir. Dans un premier temps, elle  s’attend à ce que la Lumière lui apporte de bonnes choses, désireuse de tirer, à partir des nouvelles formes de  la Lumière, certains avantages pour sa substance, le désir de recevoir du plaisir. C’est ce qu’on appelle « le don sans réserve pour le bien de la réception. »

Progressivement, grâce à un désir désespéré d’atteindre ce qu’elle veut et l’influence de la Lumière environnante qui la touche à travers le groupe, elle atteint un état où elle ne se soucie plus d’aucune  condition. C’est ce qu’on appelle travailler sans conditions où la seule chose qui compte pour quelqu’un est d’accepter la forme de la Lumière, les formes du don sans réserve.

Il n’est pas en mesure de comprendre précisément ce qui lui arrive et pourquoi il connaît ces états, mais la nature des formes qui vont à travers lui le rendre d’accord et lui faire commencer à souhaiter que cela se produise. Il commence à recevoir la puissance au-dessus de sa raison, comme s’il était ivre de Lumière. Il souhaite vraiment accepter de nouvelles formes et, surtout, de savoir que l’avancement vers la Lumière est garanti pour lui. Il se le garantit lui-même en participant dans le groupe.

Quand il se prépare correctement, étant dans un groupe, en essayant de s’annuler devant lui, et d’accepter la Lumière qui  ramène vers le bien à travers ce récipient commun sans aucune condition, mais seulement désireux de s’annuler lui-même afin que la lumière puisse l’influencer, alors les deux types des efforts qu’il fait pendant l’étude et le travail dans le groupe  lui apportent  le succès.

Sinon, il se trouve dans un état ​​sur ​​lequel il est écrit: « Un idiot s’assied avec les mains croisées et mange sa propre chair » Il peut « se dévorer » lui-même pendant une décennie sans avancer 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 13/11/2011, Le Zohar

Le travail dans le désert aride

Dr. Michael LaitmanLe travail commence par la question «quel est le sens de notre vie? » Ce point contient déjà le désir d’atteindre l’objectif de la création, dont la signification est l’adhésion au Créateur. C’est le point final.

Nous n’avons aucune idée de ce que cette adhésion signifie, quel genre de compréhension et de sensation elle procure. Mais il est écrit que nous avons à nous attacher à Ses qualités. Il y a des qualités du Créateur, qu’Il  nous révèle peu à peu, et nous devons nous élever à leur similitude.

Toutes les qualités du Créateur sont essentiellement juste la qualité unique du don sans réserve, le «bien absolu ». C’est la qualité que la personne doit adopter,  le «bien qui fait du bien ». Dans la mesure où le Créateur révèle Sa bonté pour elle, c’est ce à quoi devrait ressembler une personne.

Cette bonté s’exprime par rapport à son prochain, afin de nous permettre d’atteindre le véritable don sans réserve et de ne pas donner sans réserve pour nous-mêmes, égoïstement. Par conséquent, nous avons à passer par un chemin préliminaire assez long, avancer progressivement, étape par étape le long de la chaîne des états de cause à effet.

Nous commençons par l’état qui est diamétralement opposé au Créateur et nous nous  déplaçons avec l’aide de la force supérieure, avec l’aide de la Lumière qui agit imperceptiblement en nous. C’est ce qu’on appelle l’éclairage ambiant, la Lumière environnante dissimulée qui nous fait retourner à sa source.

En attirant à nous cette illumination, nous nous corrigeons et avançons. Et cela  ne peut être attiré que par l’équivalence de forme. Tout comme le Créateur Lui-même se dissimule à nous  pour l’instant, nous permettant d’effectuer la correction et d’atteindre la véritable qualité du don sans réserve, nous devons donc accepter de travailler dans la dissimulation. Dans ce cas, nous pouvons aspirer à Sa qualité du don sans réserve plutôt qu’à l’accomplissement agréable qu’il  nous donne.

Pourtant, la correction finale, l’objectif de la création est pour le plaisir des créatures, où la délectation est au-dessus de notre qualité égoïste de la réception.

Par conséquent, ce travail prend place dans le «désert», sur des terres arides, ce qui signifie que nous ne sentons aucun  résultat agréable de nos efforts. Cela a été fait délibérément, de sorte qu’une personne recherche des possibilités de travailler sans récompense, au-dessus de la récompense. Il faut être d’accord avec cela et ne désirer que cela, car on aspire à la vérité, à la qualité du don sans réserve, plutôt que d’essayer d’atteindre de cette façon une sensation agréable.

Cette préparation est entièrement appelée la correction préliminaire, avant d’entrer dans la Terre d’Israël. D’abord nous recevons la force de la correction, la qualité de la foi et du don sans réserve, qui est appelé «40 ans d’errance dans le désert ». Et après cela, nous commençons à travailler avec le désir de plaisir, et même ce désir fonctionne dans le sens du don sans réserve. C’est ce qu’on appelle travailler en  Terre d’Israël.

Les travaux sur la correction de notre désir et  l’élévation de la qualité du don sans réserve au- dessus de la volonté de plaisir est appelé le travail dans le désert, la phase de préparation. Il est décrit par le commandement: «Ne fais pas à autrui ce que tu te détestes ». C’est un travail avec les désirs du don sans réserve  (Galgalta Eynaim), le petit état (Katnout).

Mais travailler en Terre d’Israël c’est déjà travailler avec les désirs actuels : non pas au-dessus d’eux, mais directement à l’intérieur d’eux. C’est ce qu’on appelle «le travail en trois lignes ». Ce travail est fait avec la volonté réelle de réception, qui est appelé AHP, dans le grand état ou l’état adulte de l’âme (Gadlout).

Lorsque nous travaillons avec le désir de réception pour le bien du don sans réserve, sur ses 4 degrés, nous révélons les noms du Créateur. Autrement dit, nous sommes déjà en mesure d’exprimer des qualités à l’intérieur de nous qui sont égales à Sa qualité et d’imprimer Son nom à l’intérieur de nous. Le désir commence à se comporter comme la Lumière, et voilà comment une personne atteint la  similitude, l’union et l’adhésion avec la Lumière supérieure, jusqu’à ce qu’elle  passe par tous les niveaux de maturation de l’âme et atteint au total une adhésion  équivalente et absolue, qui est l’objectif de la création.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 15/11/11, Écrits du Rabash

Le temps des petits-fils est maintenant

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, la « Garantie mutuelle » (version abrégée): Le mérite des ancêtres, c’est que du haut de leurs âmes, ils ont réalisé le principe de l’amour du prochain sans actions préliminaires, qu’ils étaient  incapables de réaliser. Ainsi, seule la nation d’Israël est entrée dans la garantie mutuelle.

Le Créateur a créé un désir de recevoir, composé de quatre «couches» – quatre niveaux de profondeur ou Aviout. Nous commençons à discerner les couches de l’égoïsme de la plus légère à la plus lourde. Les âmes qui ont déjà terminé l’analyse et la correction aident ensuite à effectuer les travaux sur les couches suivantes plus grossières du désir de l’âme brisée, commune et unique.

D’abord les âmes appartenant au niveau de nos ancêtres sont corrigées. Nous les appelons également la  « maison d’Abraham ». C’est parler des milliers de personnes qui ont atteint le monde spirituel sous sa direction. Leur Aviout était très petite et donc ils n’ont pas  eu besoin d’attirer la Lumière qui ramène vers le bien pendant l’étude. C’était assez pour eux de s’unir un peu avec l’autre car il n’y avait pas de répulsion entre eux, car ils ne tombaient pas dans l’égoïsme encore sur l’ensemble de ses quatre niveaux.

La chute est arrivée plus tard, dans l’exil égyptien, et c’est alors seulement qu’Israël commença à avoir besoin de la Lumière qui ramène vers le bien , c’est-à-dire de la méthode reçue sur le mont Sinaï. 

Après tout, une personne ne corrige que ce qui fait surface en elle. La Torah, la méthode de la correction, est destinée à travailler avec le mauvais penchant. Quand il s’est révélé en Egypte, la force de la Lumière capable de le corriger s’est révélée.

Cependant, au niveau de nos ancêtres, il n’y en avait pas encore besoin . C’est le degré le plus «transparent», le plus pur du niveau zéro de Aviout, comparable à l’état de conception. A ce stade, la Torah et la Lumière qui ramène vers le bien  ne sont pas nécessaires pour la correction car il n’y a rien à corriger encore.

Ensuite vient le niveau des fils, avec l’Aviout du  premier niveau et une partie du second niveau. Et puis vient notre tour, les deuxième, troisième et quatrième  degrés d’Aviout, appartenant à la «période du Messie ». Chaque génération de cette lignée corrige sa propre couche du désir commun, de l’âme commune.

Ainsi, les ancêtres n’avaient pas besoin de l’étude qui évoque la Lumière, étant dans les états du « désert ». C’était assez pour eux d’être dans la situation qui a fait surface dans l’ancienne Babylone. Chacun d’eux a  un peu révélé son mal, ce que la Torah décrit métaphoriquement en parlant de comment Abraham et Sarah  sont descendus en terre de Canaan, comment Isaac a résolu des problèmes avec Esaü, et d’autres questions.

Ensuite, Jacob et ses fils descendirent en Égypte et y moururent, dans ce grand désir de recevoir. Puis les fils d’Israël ont traversé l’accablement du cœur et l’envie de travailler ensemble sur l’union  pour s’élever au-dessus de la haine. Cependant, d’abord ils sont descendus encore plus bas dans leur Aviout, qui est appelé «visitant les villes de Pitom et Ramsès ». Autrement dit, en tentant de s’unir les uns aux autres, ils n’ont pas construit l’unité merveilleuse, mais plutôt créé quelque chose de petit, sordide, et dangereux.

Voilà comment ils ont atteint le besoin de fuir l’égoïsme et ensuite ils ont traversé les « dix plaies », signifiant des tentatives infructueuses pour s’échapper. Chaque fois ils ont demandé à Pharaon de les «laisser aller», on leur a refusé, jusqu’à ce que la douleur soit devenue insupportable. C’est seulement alors, dans l’état d’obscurité totale, qu’une personne fuit son égoïsme, prête à s’élever au-dessus à tout prix, «mieux vaut la mort que ce genre de vie ». Une personne atteint  la décision finale, vraiment désireuse  de s’unir avec d’autres, comme un seul homme dans un seul  cœur  dans la  garantie mutuelle, et ensuite elle reçoit la méthode de la correction.

Cette méthode la conduit le long des étapes du chemin spirituel: chaque fois, elle découvre la destruction à l’intérieur d’elle et elle la corrige avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le bien.  En conséquence, elle révèle et corrige tout son énorme égoïsme.

Ce processus ne se produit pas dans l’humanité toute entière, mais dans un petit groupe de descendants d’Abraham. Sur le chemin, elle passe par des ruptures, par analogie avec le monde spirituel, et tombe. Et  c’est seulement plus tard, de nos jours, que le vrai travail de correction de l’âme commune commence.

Ainsi, même si depuis le temps du péché de l’âme d’Adam HaRishon, les patriarches et leurs fils ont terminé leur travail et ont atteint leur fin de correction au  niveau du premier Temple, néanmoins  des descentes ont suivi après, correspondant aux ruptures spirituelles. Les deux temples ont été détruits, semblable aux deux Partsoufim dans le monde de Nekoudim.

Maintenant, après des millénaires de brassage, nous atteignons l’analyse et la correction – l’autoréalisation. C’est précisément maintenant, après toutes « introductions » nécessaires, que le véritable travail commence. La préparation est terminée, et tout ce qui reste à faire est de nous corriger. 

 De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du  15/11/11 , «Arvout (Garantie mutuelle) »

Notre problème n’est pas l’économie

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comme l’écrit le Baal HaSoulam  dans son article  la «Garantie Mutuelle », je dois prendre soin de tous les besoins d’un autre comme si c’étaient les miens. Je ne peux même pas satisfaire mes propres besoins. Comment puis-je m’y prendre avec quelqu’un d’autre?

Réponse: En commençant à nous soucier vraiment  l’un de l’autre, nous allons naturellement laisser aller des « excès » .Après tout, si j’aspire à donner sans réserve à l’autre, combien ai-je besoin pour moi-même? J’ai juste besoin d’assez pour être en mesure d’agir pour le don sans réserve. Les nécessités de base sont suffisantes pour moi, alors j’ai une source d’énergie inépuisable. La Lumière, non pas sa petite étincelle, me soutient, et donc toutes sortes de problèmes disparaissent.

La Lumière donne tout dans le système corrigé. Nous pensons à la façon de construire de nouvelles relations, la façon de calculer les besoins de chacun, comment guérir l’économie angoissante, et ainsi de suite. Et en réalité, nous avons d’abord  besoin de la correction. Selon le Baal HaSoulam, une nouvelle société devrait être composée essentiellement de personnes corrigées.

Si vous êtes dans une telle société, si vous continuez ce parcours, si la Lumière supérieure, vous élève d’un degré à un autre, alors vous savez comment tout arranger. Par ailleurs, tout est arrangé de soi-même. Vous n’aurez pas à porter le monde sur vos épaules: la Lumière supérieure fera tout le nécessaire. Elle le fait encore aujourd’hui, seulement c’est à votre insu, contre vous. Il n’y a aucune autre force que la Lumière. Il suffit d’ouvrir la porte, et tout sera réglé. 

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 13/11/2011, «Arvout (La garantie mutuelle »)