Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

De l’infinie complexité à la simplicité absolue

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous mesurer nos progrès spirituels?

Réponse: Le progrès spirituel est indiqué dans la mesure où une personne ressent qu’elle ne peut atteindre l’état spirituel que dans l’unité. Cela signifie qu’elle commence à imaginer le monde spirituel correctement et comprendre que la spiritualité est la qualité du don sans réserve, que nous l’atteignons seulement en pratique à travers l’union dans le groupe, jusqu’à ce que nous nous perdions totalement.

Cela arrive par la volonté propre d’un homme, que la Lumière l’aide à réaliser. Il s’évalue lui-même par le nombre de perturbations qu’il reçoit tout en faisant cela et en l’acceptant de façon correcte, comme une aide du côté opposé.

Il perçoit l’ensemble de ces perturbations et résistances comme des éléments constitutifs d’un même système de connexion. Et quand chaque perturbation se connecte correctement pour soutenir cette connexion, elle opère exactement pour la renforcer.

Rien n’a été créé en vain. Toute la force de résistance ou la force de contradiction dans le système commun doit occuper sa place et aider à l’unité. Les forces peuvent être «pour» ou «contre» dans toutes les formes et orientations  possibles, mais le système est construit de sorte que chacun s’unit dans cette construction  complexe, présentant de multiples facettes. Chaque élément agit dans sa propre direction, mais ils se complètent tous les uns les autres, et le système existe précisément en vertu de cela.

Si nous prenons n’importe quel motif géométrique ou construction  complexe, nous allons y voir de nombreuses lignes qui s’étendent dans des directions différentes, ainsi que des unifications de toutes sortes de genres et de formes. Et c’est justement la taille, la puissance, et la diversité de ces liens qui créent un système riche.

S’il y a plusieurs systèmes qui sont opposés l’un à l’autre et se complètent, ils créent un juste équilibre, qui est Malkhout du monde de l’Infini. C’est le système le plus flexible, le plus fortement organisé. Et la flexibilité est atteinte grâce à la multitude et à la diversité des forces. Plus la polarité de ces forces est importante,  plus puissante est leur réussite.

Plus les connexions sont différente entre les éléments, plus complexes et plus sensible est le système, et plus il s’ouvre et est capable d’accepter et de traiter toute la Lumière supérieure avec son infinie diversité de formes.

Toute la diversité de nos qualités et de nos désirs a été créée par la Lumière, par ses 613 lumières. Par conséquent, rien de ce qui existe n’est étranger. Nous devons seulement placer au bon endroit chaque qualité, pensée, et désir qui ne lui correspond pas, ce que la Lumière avait initialement prévu à cet effet.

Ensuite, nous allons révéler un système extraordinairement riche, souple, et très organisé qui comprend par exemple un grand nombre de connexions qui fait disparaître les connexions séparées et les transforme en une seule connexion toute entière reliée à l’infini.

Cette connexion mutuelle devient si serrée et multidimensionnelle qu’elle se transforme de discrète à analogique. Les trois lignes, Sefirot HaBaD-HaGaT-NeHY existantes dans le système,  fusionnent toutes les trois en une seule ligne.

Ces formes séparées, discrètes de l’union  se transforment en un tout monolithique, qui ne se divise pas en deux parties et n’est pas constitué d’éléments, mais devient une Lumière, une, simple, et  infinie. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 14/11/2011, Shamati

Attaquons Pharaon tous ensemble

Dr. Michael LaitmanQuestion: Lors du congrès, est-il possible de faire un bond énorme dans les mondes intérieurs?

Réponse: Nous ne faisons pas un saut au congrès, mais nous allons avec notre état le plus bas, qui n’a même pas de nom et n’appartient pas à l’échelle spirituelle, au premier degré sur celle-ci. Ce n’est pas un saut.

Nous devons comprendre la différence entre notre travail préliminaire, qui a lieu avant que nous montions sur l’échelle des degrés spirituels, et le travail sur ces degrés. Le travail préliminaire est très axé sur le groupe. Je m’inclus dans d’autres, ils m’influencent et je les influence. Je n’ai pas ma propre individualité spirituelle encore. Je n’existe pas  encore en tant qu’individu spirituel.

Par conséquent, si je m’inclus dans des milliers de gens qui sont autour de moi, je reçois leurs opinions, leurs désirs et leurs forces, et comme dans notre monde, j’utilise les capacités que la société possède, ce qui me permet de  diminuer de beaucoup mon chemin. C’est comparable au fait de prendre une personne sans instruction dans la jungle et de lui apprendre à être un prince, semblable au film My Fair Lady.

Nous pouvons tous recevoir le soutien du cerveau et du  cœur communs, à partir de notre inclusion dans l’autre. Quand je serai inclus dans le domaine général que d’autres créent, et dans lequel tous les kabbalistes des générations passées prennent part, toutes les âmes, toute l’âme commune, alors je recevrai  les forces qui me permettent de faire le saut.

Il s’avère que d’autres ont travaillé pendant 20 ans pour atteindre le niveau spirituel où je suis arrivé juste après 2 ans (ou peut-être 3 ou 4 ans, puisque chaque personne a besoin d’une période de temps minimale), mais tout dépend de mon désir. Je peux devenir inclus dans cette unité commune et monter avec tout le monde.

Il y a un dicton qui dit, « Demandez et je rendrai», ce qui signifie que nous pouvons recevoir l’état spirituel à l’avance et payer pour cela plus tard. C’est possible.

Mais quand une personne commence déjà à s’élever sur les plans spirituels, un développement plus individuel s’y produit. Même si elle présuppose aussi l’inclusion mutuelle avec d’autres, c’est là qu’une personne commence à travailler consciemment avec les désirs de la Lumière et du discernement.

Par conséquent, ceux qui n’ont pas encore l’atteinte spirituelle peuvent adhérer à la société à la manière  dont un petit enfant s’accroche à un adulte. Tout dépend des efforts d’une personne: elle a la possibilité de participer au congrès et d’entrer dans la spiritualité en vertu de l’ensemble du système.

Pareillement, nous ne répétons pas non plus  les corrections que les grands des générations passées ont achevées. Nous sommes comme des petits enfants qu’ils soulèvent dans leurs bras, ce qui nous permet de nous élever encore plus haut. Nous sommes debout sur la plate-forme qu’ils ont créée.

Et la même chose se produira avec les débutants qui nous rejoignent au congrès: ils vont recevoir le même type de soutien de notre part, de leur « générations précédentes » 

 De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 13/11/2011, Talmud Esser Sefirot

L’histoire est-elle réelle ou pas?

Dr. Michael LaitmanNotre perception est très limitée. Nous ne pouvons pas comprendre ce qu’est notre histoire  et ce que la Torah nous dit quand elle  décrit l’esclavage en Egypte et l’Exode.

Mais quelle est l’histoire? Maintenant je sens que j’existe dans une certaine réalité, et je divise cette réalité dans le présent et en relation avec lui, le passé et l’avenir. La perception du passé, le présent et l’avenir est mon sentiment du moment. Maintenant, alors que je vis et que je sens que j’existe quelque part dans l’espace, les impressions se révèlent  en moi, que je divise en fonction du temps, du lieu et du  mouvement.

Dans ce cas, quelle est l’histoire? Sont-ce des souvenirs, des dossiers d’information des états précédents, ou une certaine perception de la  véritable réalité, appelée « le passé? » Il est très difficile d’expliquer cela à une personne. Alors je ne cesse de retenir certaines informations, comme dans une conversation avec les enfants qui posent des questions intelligentes et sérieuses, mais  qui ne peuvent  pas comprendre la réponse pour l’instant.

Je ne veux pas que cela ressemble au  mysticisme, mais il n’y a pas d’ « l’histoire », il n’y a pas de passé. Notre perception se produit uniquement  grâce à des dossiers d’information (Reshimot). Et il n’y a pas de  passé dans le Reshimo, mais seulement le présent. Tous les Partsoufim qui semblent venir de façon séquentielle, les uns après les autres, comme le «développement historique» du monde qui a  eu lieu « avant que nous ayons été créés » ne sont rien d’autre que nos sensations par rapport à nous-mêmes. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 09/11/2011, Ecrits du  Rabash

Le petit « moi » et le grand « moi »

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi l’état de petitesse (Katnout) ne disparaîtra-t-il  pas contrairement à l’état de  grandeur (Gadlout) qui  restera à jamais?

Réponse: L’état de petitesse ne disparaît pas parce qu’il est le fondement du degré, indépendant et non relié à l’état de grandeur. Il existe en soi.

Si nous regardons notre monde, le «petit état» est comme une personne qui est seule au monde. Elle n’a besoin de rien, sauf  les nécessités de base. Mais depuis qu’elle  est entourée par d’autres qui insufflent en elle des désirs différents, au-delà de la nécessité dans le petit état, elle commence à vouloir tout! Ce ne sont pas ses désirs, et donc ils peuvent disparaître.

Et, là encore la société fait pression sur  la personne, elle adopte ses nouvelles idées et encore une fois entre dans l’état de grandeur. Le «grand état» se réfère à un excédent.

Dans la spiritualité, l’état de  grandeur (Gadlout) est vraiment un surplus dans le degré actuel. Il est impossible d’être dans cet état ​​si je n’ai pas trouvé quelqu’un à qui je peux donner sans réserve, selon mon pouvoir et ma capacité et le désir de l’autre personne.

Par conséquent, l’état de grandeur disparaît. Si la partie inférieure ne désire plus recevoir de moi, je ne peux pas lui accorder sans réserve, et si une autre  personne plus basse développe un désir de recevoir de moi, je commence à lui accorder sans réserve. Ce sont des choses qui ne dépendent pas de moi.

Dans notre monde, la grandeur ou l’âge adulte signifie qu’une personne grandit et devient une partie de la société, commence à travailler, et donne et reçoit de la société. Un adulte est quelqu’un qui a commencé sa vie indépendante et est incorporée dans l’œuvre générale. Par conséquent, ses désirs ne sont pas ses désirs et ses actions ne sont pas destinées à lui-même. C’est ce qu’on appelle un état de grandeur, l’âge adulte.

Nous pouvons le voir clairement à partir d’exemples dans ce monde. Après tout, nous sommes dans un monde dans lequel nous nous donnons sans réserve les uns aux autres. Il semble que pour nous que chacun travaille simplement juste  pour lui-même. C’est une fausse perception, arrangé pour nous d’En Haut et  qui nous confond.

Dans la spiritualité, la partie supérieure  du Partsouf fusionne avec la Lumière seulement à la demande de l’inférieur. Par conséquent, il nous faut comprendre la différence entre l’état de petitesse et l’état de grandeur: L’état de petitesse (Katnout) est « moi » moi-même. L’état de grandeur (Gadlout) n’est pas moi du tout. Les désirs ne sont pas les miens, mais plutôt ce sont les désirs de ceux inférieurs. Les pouvoirs qui me permettent de satisfaire ces désirs ne sont pas les miens, mais viennent d’en haut, et le remplissage n’est pas le mien non plus, mais  il est transmis vers le bas. Et je suis dans le milieu, entre le supérieur et l’inférieur, dans le tiers médian de Tiferet.

Il y a une énorme différence entre l’état de la grandeur et l’état de petitesse. Le petit « moi », c’est moi, et le grand «moi», ce sont  les autres, c’est «nous». 

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 08/11/2011, TES

Comment pouvons-nous nous protéger de la nature?

Dr. Michael LaitmanNous avons quelque chose à dire aux gens qui veulent entendre des explications. Jetons nos cartes sur la table et évaluons de façon réaliste la situation. Premièrement, nous sommes guidés par la nature et existons dans son système. Vous pouvez voir par vous-mêmes que malgré toutes nos tentatives vaines, nous ne contrôlons pas le monde. Il  est entraîné par un certain programme qui fonctionne selon certaines forces. En fin de compte, nous sommes sous son contrôle.

Deuxièmement, en nous  déplaçant de cette manière, nous ne savons pas où nous finirons. Alors, comment pouvons-nous déchiffrer le programme de notre développement? Comment peut-on le contrôler? Peut-être l’adoucir un peu? Par exemple, aujourd’hui les dirigeants européens sont incapables d’adoucir la pilule amère prescrite pour la zone euro. Ils sont déjà enclins à considérer ce marché commun  dans son ensemble comme une erreur. Cependant, de quelle erreur peut-on parler si elle fait partie du programme? Ce qui est arrivé, est arrivé, et rien ne peut être fait à ce sujet. Il est insensé de regretter le passé.

L’homme est créé de telle manière que, avant qu’il puisse réellement se joindre à une force opérationnelle, il est incapable de comprendre que, plutôt que de représenter la fonction, il représente le résultat, l’action. Ainsi, l’humanité est en train de découvrir son impuissance à cause de problèmes réels. Mais le véritable effondrement n’a pas encore commencé. La crise a de multiples couches, et sa caractéristique principale n’est ni la dette non recouvrable, ni le chômage.

Dans un futur proche (éventuellement un ou deux ans à partir de maintenant, si le processus s’accélère), nous allons voir que le monde ne peut pas continuer à exister. Les catastrophes climatiques, les problèmes économiques et industriels vont  nous conduire au bord du gouffre. Les nations ne seront pas en mesure de gérer le nombre énorme de chômeurs. Nous n’avons tout simplement pas un système qui soit capable de résister à quelque chose de ce genre. Et puis les catastrophes vont forcer les gens à nous écouter.

Troisièmement, nous devons vous demander pourquoi  l’évolution nous réserve-t-elle des chocs si puissants? Dans nos conditions actuelles, les différents types de niveaux végétatifs et animés de la nature sont tout simplement en voie d’extinction comme les dinosaures. Alors peut-être nous aussi disparaîtrons de la surface de la terre sous la lame de cette guillotine?

Dans ce cas, nous n’avons pas d’autre solution que de trouver une troisième puissance qui va à l’encontre de la nature, en d’autres termes, contre le Créateur. Ce n’est pas grave comment nous l’appelons. Des films d’Hollywood  illustrent les menaces mondiales aussi, mais sous la forme d’un astéroïde volant vers la Terre prêts à nous détruire en quelques secondes.

En règle générale, les protagonistes du film parviennent à sauver l’humanité. Nous aussi avons besoin de nous tourner vers l’humanité avec une demande de protection. Nous devons trouver la force de protection pour résister à la nature, qui nous conduit à la mort. Nous faisons partie de son programme, et si «la nature aveugle» a prévu de nous achever avec un certain nombre de cataclysmes, alors comment pouvons-nous trouver une énergie alternative pour le développement ultérieur? Comment pouvons-nous changer le programme?

Tout d’abord, nous devons passer à un nouveau degré, acquérir la sagesse, et comprendre ce que le programme commun entraîne. Ceci nous mène à la quatrième étape, quand nous devons finalement réaliser que notre essence, le désir égoïste, est la source de toutes les catastrophes. Si ce n’est pas pour l’ego, nous ne serions pas  en train de détruire la société humaine, l’institution familiale, le système éducatif, les relations entre les gens, les pays et les religions, nous ne créerions pas des diviseurs artificiels qui nous séparent et à la fin ne conduisent qu’à la destruction mutuelle.

Une fois que nous nous rendons compte du mal, nous allons réfléchir à ce que nous appelons le bien. Et puis nous allons apprendre de la nature, dans laquelle fonctionne le mécanisme intégré de l’unité et de la réciprocité. Nous sommes capables d’imaginer cela et de l’observer de nos propres yeux. Alors qu’est-ce qui nous manque? Seule la capacité de nous élever au-dessus de notre essence.

Serons-nous capables de changer le cours de notre développement si nous nous élevons au-dessus de nous-mêmes, ou bien la nature est-elle encore plus forte que nous? Non, elle n’est pas plus forte. Pourquoi pas? C’est parce que la nature nous contrôle par le biais de notre égoïsme, mais si nous soutenons et nous renforçons mutuellement les uns les autres, si nous construisons un système commun et veulent s’unir, peu importe sur quoi, les forces de la nature développeront pour nous  le bon chemin.

En fait, notre égoïsme ne veut plus continuer de croître parce que la croissance ne provoque que plus de problèmes. Nous pouvons finalement acquérir la possibilité de la contrôler et d’ailleurs, nous en servir pour avancer de la bonne façon, mais seulement si nous apprenons à l’utiliser pour l’unité. L’essence de tous les maux, c’est que nous nous développons en nous blessant l’un l’autre, tandis que l’essence de la bonté est de  nous développer en  nous unissant les uns aux autres.

Poussé par la nécessité, l’humanité  doit changer complètement son attitude envers la vie, l’environnement, la société, comment élever les enfants, et l’éducation. Nous devons construire toute chose autour de nous d’une façon qui nous permettra d’être entourés de chaleur, comme des enfants. Nous essayons de placer les enfants dans une société exemplaire, afin qu’ils apprennent à bien se comporter, à prendre soin d’eux et des autres, et ainsi de suite. Je voudrais placer mon enfant dans la  meilleure garderie, lui apprendre la réciprocité, les langues, et qu’il soit un bon garçon ou une bonne fille.

L’évolution a elle-même implanté l’attitude parentale en nous, qui nous permet de comprendre comment traiter les autres. Ce n’est pas par hasard que nous avons été divisés en genres masculin et féminin, qui ensemble créent la postérité, le degré suivant. Cela nous permet de voir comment construire un bon environnement pour nous-mêmes. Nos soins naturels pour les enfants et petits-enfants nous poussent vers la même chose. Et c’est pourquoi aujourd’hui, nous devons créer une garderie universelle  pour tous. Celui qui veut être enseignant est bienvenu.

En règle générale, le seul problème de l’humanité est l’éducation. Et pour être plus précis, le problème est de comprendre que c’est le principal problème. C’est pourquoi nous expliquons au monde que la puissance qui doit être éveillée est déjà à l’intérieur de nous, elle est dans l’unité entre nous.

La science confirme que lorsque les gens se rassemblent et s’unissent, ils génèrent une nouvelle puissance spéciale, intégrée, qui existe en soi. Par exemple, cette puissance qui unit une nation par le maintien d’une approche commune, le caractère et le potentiel des personnes. La puissance unificatrice qui apparaît à travers des années de vie mutuelle et d’interaction ne vient pas du ciel, mais elle existe entre les gens en fonction de la forme spécifique de leur unité.

De même, lorsque nous nous unissons aujourd’hui, nous allons engendrer cette nouvelle puissance intégrée de l’unité mondiale, qui va devenir notre protection, plus puissante que la nature, le climat, l’écologie, ou autre chose. Après tout, ce pouvoir est le moyen le plus élevé; ce qui a trait au degré humain, et l’homme est au sommet de la pyramide des autres degrés  de la nature. Et pour cette raison, ce pouvoir va certainement nous aider à adoucir notre développement au lieu de trembler comme des lapins qui sont amenés vers un lieu inconnu. Nous allons contrôler le processus en action

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale  du 07/11/2011, « Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Cela doit se produire ici et maintenant

Dr. Michael LaitmanAu moment où  nous entrons dans la salle des congrès, nous devrions immédiatement nous connecter à la grande volonté collective, être prêts pour la connexion, et nous attendre à ce que cela va se produire ici et maintenant! Nous devons penser que cela va nécessairement se produire ici et maintenant (comme il est dit  sur l’attente quotidienne de l’arrivée du Messie). Cela suscite l’action, et elle arrive vraiment.

Il ne suffit pas simplement de venir au congrès nous devons nous préparer pour cela. C’est une bonne idée d’étudier le matériel pour le congrès car vous surprendre avec de nouvelles idées ne fait pas partie de mon plan. Inversement, plus vous serez familiers avec le matériel et plus je vais parler de choses apparemment connues, en réponse à notre désir dirigé vers ce que vous avez lu, entendu et étudié, et plus je serai en mesure d’apporter réellement de nouvelles explications.

Je voudrais voir des gens au congrès qui comprennent, sentent le matériel, et savent à l’avance ce que je vais dire. Les sujets des leçons et les sources sur lesquelles elles sont basées peuvent être trouvés dans le matériel de préparation de congrès. Nous devons l’étudier, car il ne devrait pas y avoir de surprises. Tous nos progrès devraient avoir lieu en interne, en se connectant et  en révélant de nouveaux états.

C’est ce qu’on appelle l’avancement. Les mots de la matière peut être le même, mais l’impression qu’ils laissent, la profondeur qu’ils révèlent seront nouveaux. Nous allons les ressentir d’une manière nouvelle et à un nouveau niveau.

Par conséquent, nous devrions étudier le matériel et les chansons par cœur afin qu’ils soient familiers à chacun d’entre nous. Ceci est très important. Si après avoir goûté quelque chose nous le goûtons ensuite à  nouveau, elle  semble agréable et nouvelle. Mais quand nous goûtons quelque chose pour la première fois, nous en ressentons à peine le goût.

La même chose est dite à propos du péché: la première transgression n’est pas considérée comme un péché parce que la personne ne savait pas ce qui allait se passer et a tout simplement essayé. Mais dès que l’on a « goûté » et que l’on souhaite continuer, comme Adam qui a dit au sujet du fruit de l’Arbre de la Connaissance: «J’ai mangé et en mangerai encore ! »,  alors c’est déjà un problème.

Par conséquent, nous devrions «goûter» les matériaux du congrès à l’avance afin que lors du congrès lui-même, nous allons « continuer à manger » et découvrir le vrai goût. Il ne suffit pas de lire une demi-page et de penser que nous sommes prêts. Nous devons construire des récipients, nos outils de perception, et les préparer comme pétrir la pâte et la réchauffer. Voilà comment nous devons nous réchauffer. La préparation générale détermine si nous ressentirons quelque chose ou non.

Plus nous sommes préparés, plus vite nous serons en mesure d’atteindre, à la fois dans le cœur et l’esprit. Si les deux fonctionnent correctement, nous allons atteindre la révélation. 

 De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 02/11/2011, « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés»

Le riche et le pauvre

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) » (version abrégée) : L’homme riche qui veut tout donner à son pauvre ami ne peut pas lui enlever sa honteLe pauvre homme lui-même, par ses efforts, corrige la honte et devient comme son riche ami.
Pour devenir semblables, ils ont besoin de couvrir l’abîme qui les sépare. Et si l’un d’eux est parfait, le clivage doit être corrigé par l’autre. Si le pauvre homme ne le faisait pas par lui-même, il ne sentirait pas avoir gagné quelque chose.

C’est pourquoi la honte est indispensable, et elle doit être aussi grande que l’écart entre la créature et le Créateur. Nous devons corriger la honte dans son intégralité. Ainsi la créature devient semblable au Créateur, c’est-à-dire, adhère à Lui, et ainsi les deux se transforment en un.

Le pauvre homme reçoit tout uniquement pour le bien de son ami riche, car c’est seulement de cette manière qu’il peut lui donner du plaisir. Sinon, l’homme riche sera triste et souffrira. C’est ce qu’on appelle «la douleur de la Shekhina (Divinité) ». Le Créateur sent nos peines beaucoup plus que nous les ressentons nous-mêmes, puisque chacun de nous est déconnectée des autres. Alors que dans le monde de l’Infini, il est possible de sentir comment tout le monde gâche/abîme l’unité, et cela rend la Shekhina très triste.

Ainsi, si une personne ressent, au moins légèrement, la douleur de la Shekhina, elle commence à comprendre qu’elle souffre à cause de cela. Alors, elle voit qu’il est possible d’utiliser l’amour de la Shekhina pour agir. Comme le pauvre utilise son amour, il peut utiliser correctement la relation de la personne riche. Après tout, la souffrance de l’homme riche est vraiment grande.

Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans le premier article de Shamati, «Il n’y a rien hormis Lui» : «Certes, la sensation d’un seul organe ne peut pas ressembler à la sensation de la personne toute entière, où la plupart de la douleur est ressentie. De même est la douleur que ressent une personne quand elle est éloignée du Créateur. Puisque l’homme n’est qu’un simple organe de la Sainte Shekhina, car la Sainte Shekhina est l’âme commune d’Israël, par conséquent, la sensation d’un seul organe ne ressemble pas à la sensation de la douleur générale.

L’homme utilise l’amour du Créateur et Sa tristesse pour lui dans le bon sens. Il reçoit tout du Créateur et ainsi donne au Créateur et Le remplit de plaisir. La personne ensuite découvre le même amour envers le Créateur que le Créateur a pour elle. C’est le but de la création – l’amour pour le Créateur, et grâce à celui-ci, nous atteignons l’équivalence de forme, comme le font l’homme riche et le pauvre.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 06/11/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Etre traîné ou tiré ?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pendant le congrès règne une merveilleuse atmosphère d’unité, qui nous enveloppe avec chaleur. Si nous nous abandonnons à ce sentiment, n’allons-nous pas nous endormir ? Ne perdrons-nous pas notre ardeur ?

Réponse : Nous ne faisons que hâter notre développement et rien de plus. On ne peut rien faire d’autre dans ce monde.

Jusqu’à maintenant, je me suis développé sous la pression de la souffrance qui m’a poussé par derrière et m’a forcé à m’élever au-dessus d’elle. C’était un développement égoïste : j’ai développé différents moyens pour soulager ma douleur. Cela dura jusqu’en 1995.

Puis on m’a donné un choix, et maintenant je peux évoquer sur moi la force qui apporte un autre développement, la force de la Lumière qui vient du groupe, des études, etc. Je sentirai toujours la pression et la souffrance, mais c’est la souffrance de l’amour qui me tire vers l’avant.

Contrairement aux autres problèmes, les souffrances de l’amour sont douces, et tout le monde les aime. C’est comme la « souffrance » que nous ressentons avant un rendez-vous avec un être cher ou avant d’avoir l’occasion de faire quelque chose que nous aimons. Ainsi, au lieu de souffrir à travers un long chemin, je dois évoquer sur moi le désir de quelque chose de bien supérieur à moi.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 06/11/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Le ridicule orgueil d’un fou

Dr. Michael LaitmanSi vous vous sentez mal, tout d’abord, vous devez comprendre pourquoi. La cause du mal est la brisure, qui eut lieu dans notre désir de recevoir du plaisir, après laquelle ce désir commença à travailler pour son propre bien.

Je dois apprendre tout cela. Si je travaille dans le groupe et le faire de manière correcte, je révélerai qu’il n’existe en réalité aucune autre force hostile, à part mon propre ego qui entrave tout ce que je fais et ne me laisse pas profiter de la vie.

C’est, actuellement, ce que l’humanité est en train de révéler progressivement. Il n’y a pas de mal en dehors de l’ego. Il est la cause de la souffrance dans le monde.

Je révèle tout cela, à la condition que j’essaie de me connecter aux autres et que je vois que je ne le souhaite pas. Alors, je découvre que «le Créateur a créé le mauvais penchant» et je réalise : «Ah, c’est le Créateur qui a fait tout cela» ….

En d’autres termes, je dois tout connecter au Créateur, et ce n’est pas facile. Je dois réaliser qu’Il a délibérément arrangé tout le mal pour moi et il l’a fait aussi cruellement et habilement afin de me révéler que je dépends complètement de Lui. C’est comme si Il me disait : «Tu devrais venir et t’incliner devant moi, et si tu demandes gentiment, je corrigerai ce mal pour toi. Mais si tu ne le fais pas, tu le recevras, portion après portion, à chaque fois de plus en plus fort, jusqu’à ce que tu n’ais plus d’autre choix que de t’incliner.  »

Nous devons réaliser que notre désir égoïste est plus grand que notre ego, plus grand que notre fierté. N’eut été l’inverse, nous nous battrions à mort, mais ne serions pas capable de nous incliner. Le salut est dans notre désir égoïste qui grandit à travers les niveaux minéral, végétal, et animal. Sous les coups, il s’amenuise qualitativement.

 

Je monte jusqu’au sommet de mes désirs et soudainement, je reçois un coup. Après cela, je ne vise plus aussi haut et deviens plus modeste. Puis, je reçois un autre coup et je m’incline encore d’avantage. Ainsi, coup après coup, je deviens plus intelligent et commence à chercher : Qui me frappe tout le temps, qui est au-dessus de moi ?

En conséquence, je réduis mes désirs au point de me sentir comme un misérable animal, dépendant et intimidé. Le désir de recevoir du plaisir est la substance de la création. Tout le reste est juste un supplément, qui découle de l’équivalence de forme ou du manque d’équivalence avec le Créateur.

Ainsi, notre fierté disparaît sous les coups, pour ne laisser que le désir animal. Quand j’atteins un tel état, je suis prêt à incliner ma tête, je suis prêt à supplier. Mon orgueil insensé a disparu.

La question reste maintenant à savoir si je suis assez intelligent pour réaliser que je suis vraiment un animal et que toute mon auto suffisant orgueil est une tromperie. Je dois y renoncer à l’avance, m’abaisser, et demander au Créateur de me corriger. La correction réside dans le fait que le Créateur prend, à ma demande, le pouvoir sur moi. Si je parviens à une telle demande, c’est ma prière. Il n’y a aucune autre prière.

Cela exige beaucoup de force et de soutien des amis. Après tout, si vous parvenez à vous abaissez devant eux, ils vous donneront la force, multipliée de nombreuses fois, de vous incliner devant le Créateur. En cela, vous accélérez le temps, vous réduisez les coups, et à leurs places, vous faites avancer votre esprit.

Si vous vous abaissez un peu devant le groupe, ou comme Rabash écrit, si vous faites un zéro (0) de vous-même et faites du group un (1) et que vous le mettez face à vous, vous transformerez le 0 en « 10. « Si vous faites deux zéros de vous-même, vous les transformer en » 100 « , c’est-à-dire que vous recevrez 100 fois plus de force.

Voilà l’amplitude de la force que vous recevez de l’environnement, si vous vous abaissez devant lui même un peu. Plus vous vous ferez petit, plus vous obtiendrez de force de l’environnement pour avancer vers le Créateur. C’est une relation inverse.

Grâce à cela, vous économiserez beaucoup de temps et vous vous épargnerez des cycles de vie pleine de souffrances, des guerres et de graves problèmes. Voilà de quoi traite tout notre travail.

Nous avons besoin d’un nouveau carburant

Dr. Michael Laitman Nous avons besoin de recevoir d’en Haut la puissance de la foi appelée «art». Naturellement, nous, nous ne l’avons pas. Et sur ce chemin une personne voit à quel point elle est faible. Il est écrit que le travail intérieur « affaiblit la personne», car elle commence à sentir qu’elle n’a rien d’autre qu’un désir égoïste.

Et si, par hypothèse, elle parvient à surmonter son égoïsme, cela signifie simplement qu’un plus grand désir égoïste a vaincu un désir plus petit. De cette façon, au lieu d’avancer dans le sens de la spiritualité, il se déplace dans la direction opposée, en utilisant un égoïsme encore plus grande.

Parfois, les gens réussissent très bien dans leurs études, ils travaillent et étudient beaucoup, et on pourrait penser qu’une grande force de don les dirige. Mais ce n’est pas le cas. C’est tout simplement la grande force de l’égoïsme, parce qu’ils voient un plus grand avantage devant eux.
Nous avançons toujours en partant de «Lo Lishma » (pour soi-même) vers « Lishma » (pour l’amour du don) et nous agissons naturellement avec l’aide de notre ego. Pourtant, notre responsabilité est toujours d’évaluer notre véritable position et les intentions qui nous animent.

Peu à peu, en exerçant un effort dans l’étude, la dissémination et principalement dans le travail au sein du groupe, une personne révèle à quel point elle n’est capable de rien. L’homme réalise son véritable état, quand il voit que, malgré tous les efforts qu’il fait pour essayer de surmonter son ego, il reste incapable de faire quoi que ce soit avec lui-même.

Bien qu’une personne ait passé tout son temps à travailler pour l’importance du but, elle finit par perdre sa force et par révéler son mal. Elle comprend qu’elle n’a rien d’autre que son ego et que chacun de ses mouvements est entraîné par un but égoïste. En conséquence, elle atteint un état profond de désespoir, décrit de la façon suivante : «Il n’y a un moment plus heureux dans la vie d’une personne que celui où elle devient complètement déçue de ses pouvoirs, se sent absolument impuissante, et devient ainsi prête pour une prière complète.  »

Une prière complète est une demande pour obtenir le pouvoir de la foi. Alors, la puissance de la grandeur de la foi, la grandeur du Créateur l’habille, et ainsi une personne continue à travailler, mais avec un autre type de «carburant».

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 08/11/2011, Ecrits du Rabash