Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

La « foule » commune de l’humanité

Dr. Michael LaitmanNous sommes tous très différents et avons différents niveaux de désirs, mais chacun a son individualité propre, un rôle unique, même si cela peut sembler limité. Il n’y a aucune obligation à «atteindre les étoiles » ou tendre vers quelque chose de noble. Personne n’est meilleur ou pire que les autres.

Lorsque nous atteindrons une connexion intégrale entre nous, chacun de nous va recevoir la connaissance complète et la prise de conscience absolue de l’univers. Chacun de nous va devenir «un oiseau libre » connecté avec les autres. Pourtant, personne ne nous dominera à  l’exception de la volonté générale, le but, et le plan.

En d’autres termes, nous nous connectons aux autres et en même temps, restons absolument libres. Nous ressentons une pensée commune comme un oiseau dans une bande. Un oiseau ne ressent ni lui-même ni autrui. Il ne ressent que la pensée commune: vers où se tourner, comment voler, et ce qu’il faut faire ensuite. Cette communauté devient son atout personnel.

En faisant partie d’un système général, nous prenons des décisions ensemble avec d’autres, puis nous mettons en œuvre nos décisions et obtenons  des résultats. La prochaine décision arrive simultanément dans le monde, avec sa mise en œuvre et son résultat.

En d’autres termes, nous devenons un seul corps commun. Chaque personne gère simultanément les autres et lui-même. En d’autres termes, nous atteignons le niveau de la force supérieure qui régit l’humanité, et nous sommes à l’intérieur de cette humanité.

Dans une émission de télévision «Le monde intégral » du  16/10/2011

Travaillez et la terre portera ses fruits

Dr. Michael LaitmanNous recevons tous un certain sens initial de l’importance du fruit amer du don sans réserve, mais nous ne pouvons supporter son goût terriblement amer. Cependant, si nous disons constamment à l’autre combien c’est important, alors tout le monde sera imprégné de cette importance. D’autre part, une personne ressentira plus clairement combien cela la répugne, contre sa nature tout entière. Elle aura le sens que cette chose est extrêmement précieuse, mais est au-delà d’elle-même.

Si une personne est dans l’environnement qui lui dit qu’elle n’a pas le choix car ce fruit est vital pour elle, et c’est toute sa vie, alors elle accepte de changer sa nature. Elle  commence à découvrir qu’il y a un remède pour cela, et exige la force qui va la changer: la Lumière qui ramène vers le bien.

Ainsi, progressivement, elle découvre un nouveau goût. Elle commence à trouver la douceur de cette amertume en ajoutant encore plus d’amertume!

Le Talmud donne un exemple en  interdisant de saupoudrer un citron ou un pamplemousse avec du sel, car il adoucit l’amertume naturelle et la transforme en douceur. Comme il est dit: «Le sel adoucit la viande ».

Aux fruits amers, nous ajoutons un composant encore plus amère, – l’écran  anti-égoïste et alors il devient doux! Ainsi, une personne obtient un remède appelé la force du don sans réserve.

Et puis l’amertume, qu’elle ressentait avant dans ses désirs égoïstes, devient douce à cause de l’écran. Autrement dit, elle obtient une connexion avec le don sans réserve, car le don sans réserve la change en plaisir pour elle. Et le donneur, qui est le Créateur, devient proche d’elle à un point tel qu’une personne ressent le désir de donner au Créateur.

Elle développe ensuite ce goût pour le don sans réserve, comme dans notre vie, nous développons un goût pour une nouvelle nourriture, et elle devient un plaisir pour nous. Un enfant ne boira  pas du vin parce qu’il est aigre ou amer, il  préférera plutôt un jus de fruit. Il refuse de manger des aliments très épicés et aigres que nous mangeons. Nos goûts normaux se développent également pendant notre vie, et nous pouvons développer une nouvelle attitude envers des choses qu’auparavant, nous ne pouvions pas tolérer.

La même chose arrive dans notre travail intérieur. Le don sans réserve est un fruit très amer. Il n’y a rien de séduisant en lui, c’est l’inverse tout ce qu’il y a en lui nous repousse. Toutefois, si une personne se soucie de l’importance du don sans réserve, cette importance se transforme en ligne droite pour elle, et l’amertume en ligne de gauche. Et puis elle construit une nouvelle ligne médiane, un moyen de goûter la douceur de l’amertume.

Il est tout à fait comme le Megillat Esther (Livre d’Esther), ce qui signifie la divulgation (Megillaha ) de la dissimulation (Esther). La douceur est ressentie dans l’amertume, et « l’obscurité va briller comme la lumière. » Et donc tout ce que nous nous sentions tellement amer devient doux à cause d’une nouvelle attitude.

Mais «la terre ne portera pas ses fruits jusqu’à ce que l’homme soit créé ». Les fruits existent déjà, et la terre est prête à les porter, c’est juste qu’une personne doit naître pour sentir qu’il y a un sol fertile, portant des fruits, et qu’ils sont  doux sinon, ce ne sont pas des fruits. Autrement dit, ce sont les fruits qui sont révélés à la suite du travail de l’homme, et sans cela, il ne récoltera  pas les fruits.

Dans la mesure où il a construit la ligne médiane, une nouvelle attitude face à ce qu’il ressentait comme amer, il va révéler qu’il s’agit d’un fruit sucré. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/11/2011, Ecrits du Rabash

Le voleur qui n’a pas volé une pièce de monnaie

Dr. Michael LaitmanLe fait que nos désirs soient brisés et distanciés des autres est une grande aide. Grâce à cela, nous sommes dans une situation similaire à celle décrite dans la parabole où le roi voulait transférer son trésor entier d’un endroit à un autre, mais avait peur de mettre tout ça dans les mains d’une seule personne puisque toutes étaient des voleurs.

Alors il divisa son trésor et a donné à tous une pièce de monnaie afin que chacun puisse résister à la tentation de la voler, afin de l’apporter à l’entrepôt. De cette façon, le roi a transféré son trésor entier vers le nouvel emplacement.

C’est exactement ce qui nous arrive. Nos Kli (désirs) sont brisés, de sorte que chaque personne a son propre désir de petite taille à porter. Cependant, si elle se connecte à d’autres, elle ne prend pas le mauvais désir brisé en eux, mais prend de la force pour surmonter son propre désir.

Cela nous donne des avantages. D’abord, tout ce que j’ai besoin de restreindre est mon désir de petite taille. Deuxièmement, autour de moi il y a une grande société avec des forces immenses, et donc peut m’influencer avec ses valeurs.

Après tout, bien que nos désirs soient brisés, ils sont connectés à un seul système. Autrement dit, nous ne sommes pas connectés les uns aux autres par notre propre désir, mais contre notre volonté, et non pas de notre côté, mais du côté de la nature. Si je suis sous l’influence des ces désirs qui sont si loin de moi, je peux alors les utiliser comme un instrument étranger, au lieu du Créateur.

Il s’avère que, grâce à la brisure, je reçois « l’aide à son encontre » : je peux utiliser une partie de mon désir qui a été séparée de moi par mon égoïsme. Il me semble que ces désirs sont en face de moi, loin de moi, et rejetés et détestés par moi. Ainsi je peux les utiliser comme des forces de soutien.

Cela signifie que la brisure nous est d’une grande utilité. D’une part, je ne suis pas obligé de corriger tout à la fois, tout le désir et résister ainsi aux trésors du roi. Il suffit de surmonter la tentation d’une pièce de monnaie placée en face de moi.

D’autre part, je reçois de tout le monde les forces qui me permettent de ne pas voler. Tout le monde me convainc de la grandeur du roi. Si je peux en quelque sorte me connecter à mon désir brisé, lui céder un peu, même de façon égoïste dans mon propre intérêt, ce qui est appelé « Lo Lishma , alors c’est bien. Et à travers eux je reçois la Lumière qui corrige mes désirs.

Après tout, la lumière intérieure ne peut pas briller en moi, mais la lumière environnante, si!  

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 31/10/2011, TES

L’amour conscient pour un fruit amer

Dr. Michael LaitmanImaginez votre état qui est le même lorsque vous souhaitez donner à votre enfant quelque chose d’horrible, mais qui a bon goût pour eux. Ils ne le comprennent pas du tout et ne sont pas disposés à l’accepter. De même, nous devons consommer un fruit extrêmement amer et en tirer du plaisir en même temps. Mais comment puis-je aimer une telle amertume?  Comme un citron dans ma bouche, je crispe juste en le regardant.

Il y a la nourriture que nous mangeons juste pour accentuer sa douceur : l’aigre, le salé ou l’amer. Nous ajoutons des ingrédients afin de diluer un peu le goût, puis le sentons à travers le contraste des goûts opposés, comme « l’avantage de la lumière sur les ténèbres ». La Lumière est la douceur de notre désir de recevoir du plaisir.

Mais ici nous parlons de la transition vers l’amour désintéressé, le fruit amer. Je le rejette, par nature, et je suis incapable de sentir en lui son ultime grandeur. J’ai besoin de développer un désir pour lui alors j’augmente constamment et développe mon aspiration vers ce fruit amer, douloureux et désagréable, avec un désir de douceur qui ne fera que croître. Est-ce vraiment possible ?

Toutefois, cette mesure est nécessaire pour nous sortir du degré animal, où nous nous développons sous l’influence de notre ego, à la poursuite du plaisir. En réalité, les animaux ne recherchent pas vraiment du plaisir; ils opérèrent simplement selon leurs instincts.

Mais l’homme commence à s’élever au-dessus du degré animal et acquiert les désirs humains, alors il invente des plaisirs supplémentaires. Son désir de recevoir du plaisir croit beaucoup plus que le désir d’un animal régulier qui passe sa vie sans se développer, comme il est écrit : « Un veau d’un jour ancien est déjà considéré comme un taureau ».

Mais alors que nous nous développons dans ce monde, nous cherchons de plus grands plaisirs. Notre égo est toujours croissant et continue de créer de nouvelles sources de plaisir pour soi. De cette façon, nous poussons l’animal et le transformons en bête énorme.

Dès lors nous passons à un tout autre degré humain. Et la première chose qui se passe ici est notre perte d’entraînement pour l’accomplissement de l’égo. Nous commençons à sentir que cette vie ne nous est plus satisfaisante : elle devient fade et sans saveur. Une personne devient déprimée et commence à penser à la signification de sa vie.

Beaucoup de gens l’ont déjà senti aujourd’hui. Le degré de développement égoïste touche à sa fin, et nous ne voulons plus imaginer son fruit de plus en plus savoureux et séduisant. Nous nous interrogeons sur le but! Et cela est le degré suivant.

Et ici, nous pensons que le but est amer. Nous découvrons que si nous voulons voir le but et vraiment le révéler, nous pouvons le faire que sur le degré suivant, qui est opposé à celui où je suis maintenant. J’ai besoin de développer le désir pour un fruit très amer.

Après toutes les douceurs que j’ai eues, la crème glacée, les bonbons et les pâtisseries, je dois désirer quelque chose qui provoque des douleurs, une faiblesse, l’amertume et la douleur dans ma bouche. Ce fruit est si répugnant que ma nature ne me permet même pas de l’approcher de ma bouche.

La seule chose qui puisse être faite ici est de se sensibiliser à son importance. Tout le monde a besoin de me dire ses avantages, même si je suis repoussé par elle. Cette importance peut être développée par l’environnement, qui va me convaincre de la valeur de ce fruit amer; il me dégoûte tellement que je ne peux même pas la regarder. 

De la 1re partie du cours quotidien de Kabbale, Écrits du Rabash

Le congrès:pour la garantie mutuelle- Arvout

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous satisfaire la première étape de l’objectif du groupe au prochain congrès?

Réponse: Tout d’abord, nous devons nous préparer afin que nous comprenions que c’est seulement grâce à notre connexion, à la garantie mutuelle (qui est aussi le nom du congrès), que nous éveillons la Lumière. La lumière agit sur ​​nous, car elle est tirée par notre désir. Nous voulons La faire apparaître et qu’Elle nous change afin que nous nous placions sous son influence et La laissions faire ce qu’Elle veut avec nous.

Le monde entier va nous suivre parce que nous nous y attachons et transmettons la même influence que la Lumière, grâce à notre désir et le matériel que nous publions. Si nous essayons d’éveiller la Lumière et de La recevoir, Elle  passe par nous pour le monde via le même « tuyau » par lequel nous sommes connectés. Nous voyons combien bénéfique est notre don mutuel sans réserve.

Le groupe ne doit pas être trop gros pour faire passer au monde l’influence de la Lumière qui ramène vers le bien. Bien sûr, il pourrait être grand, mais ce qui est important est qu’il devrait éveiller la Lumière, et que la Lumière soit aussi forte que possible. Si le groupe est rempli de Lumière, Elle « coulera » du groupe vers  le reste du monde.

Après tout, nous sommes remplis par la Lumière grâce à des désirs que nous recevons du monde, comme s’ils étaient notre propre désir de recevoir, notre AHP. Ainsi  nous recevons la Lumière seulement pour nous permettre d’exister et d’exercer et de développer la méthode de la correction. Tout le reste va couler vers le monde.

Ainsi, le groupe va atteindre un état ​​de grandeur (Gadlout) dans la spiritualité. Le groupe n’a pas besoin d’être grand. Nous n’avons pas besoin de millions de gens pour cela. Il ne s’agit pas d’un pour cent de l’humanité, mais de beaucoup moins. Je ne sais pas le nombre exact, mais ce qui est important c’est d’éveiller la Lumière. En ce qui concerne cela, la qualité du groupe est plus importante.

Ainsi lors du congrès nous devons nous concentrer sur la qualité, sur le lien entre nous, et ainsi nous allons avancer. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 30/10/2011, Ecrits du Rabash

Le remède à l’incapacité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si je lis les Psaumes ou d’autres textes kabbalistiques, je peux être ému aux larmes. Ces mots sont très proches de mon cœur.Je comprends qu’il s’agit de  ​moi et de mes sentiments, et je peux m’identifier avec le texte. Par ailleurs, je comprends ces textes. Ils pénètrent mon cœur et m’apportent les larmes aux yeux.

Le Livre du Zohar, cependant, est quelque chose de pas clair, mort, incolore et insipide, et je ne peux pas m’en émouvoir. Alors pourquoi  le Livre du Zohar  est-il considérée comme la source la plus élevée par lequel la force supérieure nous touche? Il est impossible de ressentir cela.

Réponse: Il est en effet ainsi. Nous devons comprendre le principe de base ici. C’est quand j’atteins un état ​​de sentiment totalement impuissants pour atteindre le but spirituel, que je comprends que tous mes prières, les pleurs, et la mendicité n’ont pas aidé pour commencer à trouver les pouvoirs cachés dans le Zohar et que je comprends pourquoi il a été écrit tel qu’il l’a été.

Si certaines sources kabbalistiques m’émeuvent, ces émotions sont au niveau bestial non pas au niveau de l’homme qui est similaire au Créateur. Ce sont des sentiments typiquement corporels tels que «Je me sens mal», «Je veux vraiment, mais je ne peux pas l’atteindre», et ainsi de suite. Ce sont des sentiments humains ordinaires qui sont très loin de la spiritualité.

Si j’aspire vraiment au don sans réserve, la connexion, l’unité et l’amour, qui sont contraires à toutes mes forces, motivations et désirs, c’est parce que je ne peux pas les réveiller en lisant un texte ou en étant impressionné par des images imaginaires ou ma compréhension de ce qui est écrit, alors ensuite je commence à sentir que le Livre du Zohar est la source du pouvoir qui existe notamment dans la dimension supérieure, au-delà de mes sentiments, motifs et sensations ordinaires. 

 De la 2ème partie de la  du cours quotidien de Kabbale du 27/10/2011, Le Zohar

Comment transcender les limites de l’univers

Dr. Michael LaitmanAfin de nous permettre d’atteindre l’objectif spirituel, nous sommes amenés à un endroit spécial avec des livres spéciaux et un environnement spécial. C’est parce que le sens de la vie ne peut être atteint que lorsqu’une personne transcende ses limites.

Ainsi, nous avons à découvrir les forces, les capacités, les attributs et les émotions qui sont au-delà des frontières de notre vie, au-delà des frontières de l’univers. Ce sont des attributs totalement différents qui ne peuvent être atteints que grâce à un environnement particulier dans lequel tout le monde veut aussi transcender la sensation de cette vie corporelle.

Il a d’abord été donné à une personne très peu d’énergie, un désir très faible. Afin de transcender les limites de cette vie et de s’élever au-dessus, elle a besoin de grands pouvoirs. Ces pouvoirs ne sont pas égoïstes, mais plutôt ce sont les pouvoirs du don sans réserve qui sont contraires à tout ce qui est en elle.

Ainsi, une personne est amenée à un environnement particulier dans lequel elle construit une relation privilégiée et découvre son désir de donner sans réserve. Bien que le don sans réserve ne semble pas attrayant au premier abord, avec le temps, elle obtient les impressions correctes et comprend que, avec l’aide de la puissance du don sans réserve, elle peut accomplir son désir de sentir la vie en dehors du corps.

Afin de réaliser son rêve, une personne a besoin d’avoir un grand pouvoir de don sans réserve .C’est pourquoi il lui  est donné une chance: «S’il vous plaît, agissez! Vous êtes parmi les autres gens, vous ne voulez pas avoir à faire avec eux, et vous ne voulez pas leur donner sans réserve. Cela est clair. Donc, vous devriez regretter de ne pouvoir le faire parce que sans cela, vous n’aurez pas de contrôle de votre propre vie. »

Ainsi, une personne commence à réfléchir si c’est une bonne affaire ou pas. Parfois, elle accepte parce qu’elle voit que c’est la seule manière possible, et, n’ayant pas d’autre choix, elle est obligée de l’accepter. Elle est prête à atteindre le don sans réserve, ne serait-ce que pour s’élever au-dessus de cette vie.

Finalement, cependant, elle commence à comprendre que la puissance du don sans réserve qu’elle  reçoit de l’environnement est l’essence de sa vie spirituelle. Il ne s’agit pas d’acompte qu’elle est prête à faire afin de recevoir par la suite la vie spirituelle dans son désir égoïste. Non, c’est la puissance du don sans réserve lui-même qui lui donne la vie supérieure, spirituelle et des sensations nouvelles.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/10/2011, Ecrits du Rabash

Naissance spirituelle dans la lumière de AB-SAG

Dr. Michael LaitmanLa première phase de la Lumière directe (Behina Aleph) dans le monde de l’Infini est le désir de recevoir du plaisir, qui a été créé à partir d’En-Haut et a été rempli de la Lumière de Hochma (la Sagesse). Après cela, la créature découvre que c’est un récepteur, qui ne souhaite pas recevoir, mais au contraire, veut donner. Ainsi la seconde phase, Bina, apparaît.

Ceci est une réaction naturelle au sein de la créature, créée par le Créateur. D’où il s’en suit que la forme naturelle de la volonté de recevoir, c’est qu’elle s’efforce de donner sans réserve quand elle est remplie de Lumière! Et c’est ce qui nous manque. Si la Lumière allait combler mon désir de recevoir du plaisir maintenant, je souhaiterais immédiatement devenir comme la Lumière: un donneur. C’est ce qu’on appelle la «Lumière qui ramène vers le bien ».

Mais pourquoi  y a-t-il toutes les corrections effectuées par la Lumière d’AB-SAG qui nous aide à naître dans le monde spirituel? Le Partsouf AB est le désir de recevoir avec un écran, qui opère dans la réception en faveur du don sans réserve. Il a la force d’être près de la table, en face de l’Hôte, et dit «Je suis en mesure de recevoir  ceci et de profiter de façon à vous apporter du contentement. Je me réjouis, vous vous réjouissez aussi, et nous sommes unis et connectés en raison des traitements ou des plaisirs qui existent entre nous. Mais le plaisir que je reçois ne provient pas de la nourriture dans mon assiette, mais de l’adhésion avec Vous. »

Le Partsouf SAG a un écran plus petit, et il n’est pas en mesure de recevoir en vue du don sans réserve, mais ne peut que donner. Il peut donner à  la créature ce qu’il a: le désir de donner sans réserve, la Lumière de Hassadim (miséricorde). Alors le Partsouf AB peut donner son pouvoir, le désir de recevoir pour l’amour du don sans réserve  à l’inférieur. L’accouplement (Zivoug) d’AB – SAG, qui produit la lumière de la correction, c’est comme le père et la mère, les parties masculine et féminine ensemble, et pas seulement un simple Partsouf.

On aurait pu penser, pourquoi AB ne fut-il pas en mesure de corriger de lui-même la créature ; après tout, il est plus fort que  le Partsouf SAG SAG est seulement capable de donner sans réserve, alors qu’AB est capable de recevoir pour le bien du don sans réserve. Mais SAG ajoute quelque chose de spécial en raison de leur lien l’un avec l’autre, leur position.

Afin de clarifier ce point, il est très important de comprendre la différence entre la réception en vue du don sans réserve et le don sans réserve en vue du don sans réserve. Donner en vue du don sans réserve c’est l’intention. Il ne s’agit pas d’une action encore, je ne veux que Lui donner sans réserve, mais je ne fais rien dans la pratique. Alors que lorsque je reçois pour le bien du don sans réserve, je travaille déjà avec ma matière.

La créature qui fait l’évaluation a réellement besoin de posséder ces deux notions afin de comprendre ce que signifie être dans l’intention de donner sans réserve en comparaison à une opportunité réelle de donner sans réserve. Après tout, tous les problèmes se produisent lorsque nous nous déplaçons de notre belle intention  vers la possibilité réelle de donner sans réserve, ce qui est exactement ce qui s’est passé lors de la brisure des mondes. L’intention était merveilleuse et correcte, mais regardez ce qui s’est passé à la fin quand on en est venu à la réception réelle.

C’est pourquoi pour la correction ni la lumière de AB ni la Lumière de la SAG ne suffisent, il nous faut les deux: la Lumière AB-SAG .Quand elles se  manifestent dans la partie inférieure ensemble, elles lui font comprendre qu’il pourrait y avoir des intentions merveilleuse dans sa tête, mais toutes ces intentions peuvent s’effondrer dans le corps, quand il s’agit de vrais désirs. Après tout, ce n’est pas la même chose.

Mais dans notre cas, avant que nous acquérions une tête et un corps spirituels, comme ceux du Partsouf, cela se manifeste sous la forme d’ascensions et de descentes. Quand nous sommes dans un état ​​d’ascension, nous devenons  euphoriques et prêts à tout parce que nous pensons qu’il est très facile de donner sans réserve. Mais dès qu’un peu de désir de recevoir du plaisir est ajouté, nous y tombons immédiatement, ne voulant plus rien, et devenons de simples animaux. Voilà comment se manifeste la différence entre la façon dont nous agissons en raison de la Lumière de SAG et à cause du manque de la puissance de la force d’AB.

La descente nous montre tout ce nous manque encore. Les intentions étaient merveilleuses, mais qu’en est-il sorti ? Et puis nous devons élever une prière, MAN, en réponse à laquelle la Lumière AB-SAG vient et fait place à cette correspondance entre l’intention et l’action.

Toutes les corrections doivent être effectuées par la Lumière d’AB-SAG, la Lumière de Hokhma et la Lumière de Hassadim, qui se connectent ensemble. Quand elles viennent à la créature, elles enseignent «l’éthique du père et l’enseignement de la mère. » En d’autres termes, les deux forces sont ici nécessaires, chacune agissant  d’elle-même. Plus tard, nous verrons le travail réciproque de ces forces partout. Tout cela c’est pour que la créature puisse comprendre la différence entre l’état désiré et le réel. 

 De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 25/10/2011, TES

La liberté est une dépendance volontaire

Dr. Michael LaitmanLes kabbalistes mirent beaucoup d’accent sur le groupe, et toute la question de l’atteinte spirituelle est liée à cette notion. Le groupe est une méthode, un instrument pour l’atteinte de la Lumière. Il est le bien, la source de la lumière dans notre monde.

La lumière est la seule chose qui fonctionne. Elle fait tout, réveillant tous les désirs. Ainsi, si nous voulons changer la réalité, nous avons besoin de la lumière qui brille dans son sens habituel, et nous devons ajouter nos propres efforts afin d’accélérer notre développement, en le rendant souhaitable et bon.

Si nous voulons être des maîtres dans l’art spirituel, la lumière doit devenir la méthode, l’instrument dans nos mains qui fait ces changements. Nous pouvons seulement attirer la lumière qui ramène vers le bien dans le groupe. C’est pourquoi l’objectif du groupe, l’environnement, est de révéler la lumière qu’il contient et la laisser agir sur nous-mêmes et le monde entier. La Lumière se révèle dans notre monde à travers le groupe.

La direction de l’influence de la lumière dépend de nous. Nous ne pouvons pas changer son influence du tout ; nous pouvons qu’accélérer notre développement, faire briller la lumière plus fortement plutôt que la laisser faire naturellement. En d’autres termes, nous pouvons augmenter la vitesse.

Cependant, changer la vitesse signifie être d’accord avec ses actions et de changer nos sensations de développement. Ensuite, le développement va cesser d’être forcé et indésirable, il n’arrivera plus sous le rouleau compresseur de l’évolution. Au lieu de cela, nous allons nous développer selon notre désir et notre aspiration à avancer.

De cette façon, le travail en groupe devient le principal travail pour la révélation de la Lumière, le Créateur, dont notre vitesse de développement dépend. Ce n’est pas important de savoir dans quelle direction nous nous développons et ce que nous devons demander. Après tout, une fois que la lumière deviendra manifeste, elle expliquera et éclairera tout pour nous, clarifiera nos pensées et nos désirs, et nous tournera dans la bonne direction.

Nous dépendons complètement de la Lumière. C’est pourquoi nous comptons sur la construction d’un environnement, d’un groupe. En réalité, c’est la seule chose sur laquelle nous avons le pouvoir d’agir.

Dans la vie ordinaire, nous nous développons par la voie obligée, et personne ne nous demande où, comment et pourquoi devraient-ils changer de direction. Nous tournons simplement comme il se doit, sans même nous en rendre compte. La lumière change notre direction d’une manière dissimulée dans notre monde ou ouvertement dans le monde spirituel. La seule différence est que nous le comprenons.

Dans le monde spirituel, nous agissons parce que nous sommes d’accord pour agir, et nous voulons que la lumière opère et fasse tout le travail avec nous. Laissez-la faire ce qu’elle veut avec nous. Nous sommes prêts pour cela, et nous nous annulons avant ses actions.

Dans notre monde, chaque personne s’annule avant les actions de la Lumière, même s’ils ne comprennent pas ni ne le réalisent, comme un petit enfant qui joue et pense qu’il lui est donné toute la liberté dans ce monde.

Je n’ai pas la liberté dans le monde spirituel, mais je sais déjà que je ne suis pas libre, et je suis d’accord avec elle. Cependant, on nous donne la liberté de choix dans le milieu, entre ce monde et notre monde, dans ce qu’on appelle le tiers médian de Tifféret, pour que nous choisissions consciemment en voulant être sous l’influence de la Lumière.

En d’autres termes, ici, je suis toujours resté indépendant, bien que nous ne pensions pas que c’est la condition de notre indépendance, soit prendre la décision de nous mettre sous l’influence de la Lumière qui réforme. Nous ne comprenons pas ce qu’est notre point de  liberté.  En sonséquence, nous ne sentons pas et ne comprenons pas ce qu’est être libre. Nous existons dans l’obscurité absolue et sommes contrôlés du haut.

Dans le monde spirituel, nous existons également dans la lumière qui nous contrôle, mais ici, dans Klipat Noga, au milieu des forces de sainteté et d’impureté, nous construisons notre chemin par tous nos états, les points de liberté qui, l’un après l’autre, s’ajoutent jusqu’à faire une ligne. Nous la suivons de façon absolument indépendante et en même temps par une adhésion et une similarité absolue avec le Créateur.  Aujourd’hui, il nous est difficile de le comprendre.

Tout ceci est analysé et compris dans le groupe, dans la société. [59196]

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale , Écrits du Rabash

Créer le modèle d’un nouveau monde

Dr. Michael LaitmanQuestion : Au congrès de décembre, nous voulons célébrer la naissance d’un nouveau monde. Sur quoi doit-on se concentrer ?

Réponse : Nous devons nous unir pour le bien des valeurs que nous voulons mettre en évidence lors du congrès. Jour après jour, nous devrions faire des efforts afin de nous sentir bien vivant dans un Nouveau Monde. Nous avons besoin de jouer, de nous imaginer les relations entre nous, dans toutes nos pensées et nos actions.

Comme Baal HaSoulam écrit, nous devons créer un modèle de la nouvelle société, qui formera la base du Nouveau Monde et permettra à chacun d’apprendre de notre exemple. Alors, laissez-nous d’abord découvrir ce Nouveau Monde entre nous. Ensuite, nous verrons comment les opportunités auxquelles nous n’avons jamais rêvé s’ouvriront pour nous dans la vie communautaire, l’industrie, le commerce, l’éducation, etc..

Nous ne comprenons pas vraiment ces étapes, alors laissons-les à la lumière. Si vous faites ce que vous pouvez, tout le reste va s’arranger. Notre travail consiste à fournir un effort, et les possibilités s’offriront à nous. Tous nos efforts doivent être dirigés vers le Nouveau Monde, de nouvelles relations, une nouvelle société. Ce travail devrait prendre chaque instant de notre vie, donnant le ton et créant une ambiance favorable dans la diffusion, la préparation du congrès, et dans les relations entre les groupes afin que nous nous sentions comme un groupe, de plus en plus …

Chaque jour, nous devrions voir grossir la culture de l’unité pour combler le fossé entre la réalité souhaitée et actuelle. Si nous voyons encore des phénomènes négatifs dans le monde, cela signifie que nous n’avons pas atteint la correction entre nous. C’est la seule raison.

Après tout, l’humanité se développe selon ce qui a été préparé pour elle, alors que nous avons la liberté de choix et la capacité à attirer la Lumière, qui se déverse ensuite sur le monde entier et établit l’ordre en elle. Ainsi, la convention est proche, et tout est très sérieux. 

De la 5e partie du cours quotidien de Kabbale 30/10/2011 , « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés»