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Le jour où l’Homme a été créé

Dr. Michael LaitmanVous devez vérifier si vous détestez vos ennemis et vos adversaires ou comprendre qu’ils sont contrôlés par le Créateur; qui vous protège de cette façon en ne laissant pas vos opinions coïncider avec les gens ordinaires et le monde matériel, et vous aide juste à suivre les sources primaires.  Voici comment vous devez vous purifier, vérifiez tout ce qui vous arrive.  Ne regrettez pas ou ne soyez pas inquiet des autres choses qui arrivent plus que la pureté de la voie, afin que le but de votre vie privée et l’objectif de la création soient réunis en un seul but.

 Ce n’est pas grave si vous voyez que jusqu’à maintenant, vous avez été déconcertés par différents calculs égoïstes.  Vous devez toujours savoir que tout ce que vous avez vécu jusqu’à maintenant s’élève à «Il n’y a rien hormis Lui. » Toutefois, vous devez savoir qu’à partir de ce moment, « Personne ne va m’aider sauf moi. »  Si vous êtes entre ces deux conditions, alors vous pouvez vraiment dire que vous avez atteint le début de la nouvelle année, un nouveau commencement.

 Toutefois, l’objectif final qui se situe aussi loin que le plan initial doit être la réalisation de l’amour pour son prochain.  Si vous avez des problèmes avec quelqu’un, vous n’allez plus dans la bonne direction. Si vous souhaitez vous élever au-dessus des autres, acquérir des connaissances et vous épanouir, ou même si vous voulez donner, vous devez également vérifier si oui ou non, ce don est égoïste.

De cette façon, vos calculs seront de plus en plus purs, jusqu’à ce que vous atteigniez enfin le premier jour de la nouvelle année, quand l’homme a été créé. Tout commence avec sa propre création.

 Cela se produira à chaque fois: il y a quatre nouvelles années, chacune ayant son propre calcul et un nouveau commencement, jusqu’à ce qu’une personne effectue toutes ses corrections.

 La vérification consiste à voir dans quelle mesure votre juge intérieur n’est pas corrompu, comment il est honnête et fort, comme un brave guerrier, prêt à s’élever au-dessus de tous ses calculs personnels.  Agir ainsi n’est pas facile.  Cela nécessite un calcul après l’autre, jusqu’à atteindre la pleine profondeur qu’une personne est autorisée à analyser.

 Cependant, tout cela n’est pas destiné à vous harceler, au contraire, d’aspirer « de voir la Lumière dans la Lumière du Créateur. »  Il faut essayer de tout voir dans la lumière de l’amour du prochain, et se vérifier par rapport à cette norme. Et ne faites pas attention à tous vos conflits avec les autres parce que ceux-ci pourraient être le moyen du Créateur de vous tromper en vous faisant voir les autres de cette manière, ou encore les confondre en les plaçant contre vous.  Il est écrit: «Ne jugez pas une autre personne tant que vous n’êtes pas à sa place  »  L’autre personne est peut-être tellement élevée que vous n’êtes tout simplement pas assez mature pour la comprendre.

 Soyez juste loyal envers le Créateur en tout temps, et avancez avec cela.

Par conséquent, si nous avons l’enseignement du Rabash, ses articles qui expliquent comment se réunir dans un groupe, ainsi que les articles du Baal HaSoulam et d’autres kabbalistes, nous montrant le chemin en contenant la Lumière qui nous ramène vers le bien, plus nous nous vérifions selon ces sources primaires, plus nous avancerons correctement.  Et la chose la plus importante est de ne pas avoir peur de rien!

Nous ne devrions pas avoir peur que le chemin soit si difficile, accablé de doutes, que notre ego éveille en nous avec ses calculs constants.  Nous ne devons pas le regarder, mais essayer d’atteindre la repentance aussi vite que possible, ce qui est un calcul spirituel, et de nous élever au commencement de la nouvelle année, le nouveau niveau.  Le but est atteint par celui qui abandonne tout le reste pour elle, la nouvelle année et son commencement. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/09/11 , Écrits du Rabash

Des personnes âgées dans un nouveau monde

Dr. Michael LaitmanTout le problème est dans l’approche. Si je suis en train de corriger cette crise avec mes anciens moyens, en recherchant des solutions et en essayant  de réparer les systèmes économiques que j’ai construit, c’est ce qu’on appelle Amalek (la plus grande, la plus féroce volonté de recevoir en nous), notre principal ennemi.

Mais je dois réaliser que cette révélation me vient de la nature. Il n’y a rien qui puisse être fait en utilisant les anciennes méthodes car ce changement se passe dans la nature humaine. Ce changement n’est pas en chacun de nous individuellement, mais dans nos relations, dans les connexions entre les gens. Je ne voulais pas que cela se produise, mais cela s’est produit.

Nous devons commencer à voir cela et comprendre que chacun de nous est un égoïste et restera un égoïste. Dans le même temps, le lien entre nous s’est renforcé et est différent d’avant. Je ne serai pas en mesure d’établir cette connexion selon les exigences de mon ego.

Pour le moment, nous sommes tous comme des billes à l’intérieur d’un système, et chaque bille est un égoïste. Cependant, les connexions entre nous ne sont plus égoïstes. Elles ne sont pas à la façon dont nous les avons construites dans l’ancien système économique, qui a été une empreinte directe de notre ego ancien, une démonstration précise de la relation égoïste.

Mais  de nos jours, un autre type de connexion  se révèle de lui-même, et c’est pourquoi nous sommes incapables de contrôler le réseau que nous avons construit. C’est ce qu’on appelle la révélation du Créateur, et nous ne la traitons pas de manière appropriée. Nous ne comprenons pas que nous devons nous inclure dans la nouvelle nature.

Nous sommes égoïstes, mais les liens entre nous ne sont pas égoïstes, ils sont en évolution. Nous devons être plus sensibles à ces changements et toujours nous adapter à eux, être d’accord avec cette nouvelle connexion. En faisant cela, nous allons «oblitérer la mémoire d’Amalek » notre pire ennemi.

De cette façon, nous effaçons notre indifférence, le mépris et l’insouciance. Nous surmontons notre attitude négligente envers les changements et commençons  à examiner ce qui se passe ici. Ensuite, nous aurons besoin de la sagesse de la Kabbale, car autrement, nous pouvons jeter tous les pouvoirs que nous avons, tous les scientifiques, et tous les moyens dans le monde pour l’analyser et sans en tirer pourtant une seule conclusion correcte.

C’est parce que nous resterions comme des billes impénétrables, tout le monde à l’intérieur de son vieil égoïsme. Maintenant, nous avons à recevoir l’instruction (le mot «Torah» vient du mot « Oraa » ou manuel d’instruction) qui va nous apprendre comment agir correctement pour effectuer de telles actions  ici-bas, et cela va donner lieu à des changements en haut.

Le Créateur révèle le nouveau réseau, la nouvelle liaison entre nous tous. Pour nous, cependant, cela signifie une crise parce que nous avons construit un certain système et Il en imprime un autre par dessus.

Il n’y a rien que nous puissions faire avec ce nouveau système. Tout ce que nous pouvons faire est de nous changer en fonction de ce nouveau système révélé, d’ajuster nos billes à cette nouvelle connexion entre nous. Cela signifie que je dois élever une prière, c’est-à-dire que je dois demander un changement en moi, pour demander quelque chose qui me manque, qui m’empêche de me connecter avec ce nouveau réseau correctement.

Ce nouveau réseau va continuer à se révéler de plus en plus; ce nuage continuera à venir de plus en plus bas. Notre travail est d’essayer de reconnaître ce réseau et de désirer nous y adapter par nos actions concrètes. Ainsi, nous invoquerons l’influence d’En-Haut  qui va réaliser ceci en nous.

Le changement ne sera pas dans le système, mais en nous. Nous allons changer en accord avec lui. 

Du cours quotidien de Kabbale du 02/09/2011, article du Rabash

La solidité de la chaîne spirituelle dépend de sa résistance

Dr. Michael LaitmanIl n’y a pas de division entre l’individu et le groupe ou le travail collectif, tout cela est une œuvre où je peux voir des parties de mon âme comme étrangères à moi et odieuses. Et je dois surmonter toute cette brume et ce brouillard qui me trompent, me les imaginant comme mes ennemis haineux ou tout au moins, mes esclaves.

Ce n’est pas un travail simple car je travaille sur mon récipient spirituel jusqu’à ce que je rassemble tout cela et le joigne à moi-même. Ceci n’est possible que par la puissance de l’amour, en m’élevant au-dessus de toute la haine et de la résistance que je ressens envers eux.

Toute cette opposition reste comme la résistance générée par opposition à un courant électrique. Ensemble, le courant électrique et la résistance font le travail pour faire tourner le moteur. En conséquence à partir de cette action, la Lumière, le monde spirituel, est révélé.

Cependant, maintenant, nous sommes complètement séparés les uns des autres comme une chaîne brisée. Ce n’est même pas une connexion de genre opposé. Je n’aime pas ou même haïs les autres- simplement  je ne me soucie pas d’eux. Cependant, lorsque nous commençons à travailler afin de nous rapprocher les uns des autres, nous ressentirons ensuite combien la haine, l’opposition sont révélées.

Seulement après le dur travail de l’esclavage égyptien de notre propre égoïsme, nous venons du niveau de Jacob (à partir de l’état de petite taille) vers le mont Sinaï (la montagne de la haine). De cette montagne de haine, il est possible de recevoir la Lumière qui corrige, qui est appelée la Torah. Maintenant, nous avons déjà quelque chose sur quoi travailler.

Cependant, celui qui n’a pas commencé à s’unir, qui est toujours sous le contrôle des sentiments de ce monde et essaie d’utiliser ses amis d’une façon mesquine comme dans tout autre lieu, cette personne n’a pas encore commencé son travail. Peut-être qu’elle n’essaie pas de les utiliser car elle peut avoir un  gentil caractère  et veut être amie avec tout le monde, mais cela ne fait rien pour son développement.

Comme il est écrit: «Elle amène son pain [la foi] de loin», à savoir à partir de la distance et du rejet. Il n’y a pas de travaux personnels ou de groupe ici. Vous devez joindre à l’intérieur de vous toutes les pièces en apparence étrangères de la réalité, jusqu’à ce que vous révéliez dans la connexion  de ces pièces que l’univers entier est à l’intérieur de vous. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 29/08/2011, Shamati # 121

Le ressort continue de se détendre

Dr. Michael LaitmanToutes les lois de notre existence, tout ce qui arrive dans des milliers de situations différentes se produit uniquement dans le but d’atteindre la similitude avec la nature, qui suit un processus graduel conduisant une personne au but par une chaîne de causes à effets. Il n’y a rien de plus que cela, car dès le début, tout cela vint de la décision supérieure, que le désir de recevoir du plaisir doit atteindre la forme du don « en partant de l’absence. »
Ainsi, lorsque vous arrivez à correspondre à cette loi, cela signifie que vous finirez dans le meilleur état possible. Et dans la mesure où vous ne lui correspondez pas, vous souffrirez, selon le niveau de votre développement. Une personne peu développée ne souffre pas beaucoup. Mais si elle se développe sans observer la loi d’équivalence de forme avec les qualités de son niveau, sa souffrance augmentera. La nature nous punit en fonction de cela, comme un juge qui voit tout.

La nature est le Créateur même, la même loi d’équivalence, qui se tient devant nous. Il n’y a pas d’autre Créateur, un désir plus élevé, ou d’autre plan. Tout cela existait déjà dans le point même de la création, où la décision fut prise, et qui depuis ne fait que de se révéler. C’est comme si ces deux principales forces opposées, le don et la réception, ont fini par se retrouver, et commencent à se détendre, en se rapprochant l’une de l’autre.

Le changement se produit parce que l’homme lui-même change et commence à voir le monde différemment. Après tout, en réalité, nous vivons dans le monde de l’Infini. Mais il y a une loi de la nature qui veut que, dans la mesure où je corresponds à cette loi, je perçois tout comme plus parfait, parce que  moi-même je suis devenu plus parfait. Toute la nature se révèle en moi et nulle part ailleurs. Il n’est pas possible d’avancer vers l’équilibre, la connexion, et la similitude des attributs et de se sentir mal intérieurement. Cela n’arrive pas !

Mais si je ne fais pas ce pas en avant, alors que le mécanisme continue de fonctionner, le ressort continuera de se détendre, et le compteur se déplacera d’un cran supplémentaire. C’est-à-dire que mon retard continuera à augmenter, et que naturellement je me sentirai encore plus mal. Il n’y a pas d’échappatoires ici, c’est une loi absolue. Quand vous êtes plus proche de l’observer, vous gagnez plus, et quand vous vous en éloignez, vous perdez plus.

Pourquoi est-ce que je prends les bonnes mesures et me sens mal ? Je me sentirai intérieurement mal seulement à la pensée que je ne donne pas assez, que je n’ai pas encore atteint une plus grande connexion. C’est ce qu’on appelle la souffrance de l’amour. En ce sens, nous continuerons vraiment à souffrir davantage : plus nous avançons, plus nous sentirons la perfection, et plus nous sentirons le manque de perfection. Comme un scientifique qui cherche une micro particule perdue et est incapable de se détendre jusqu’à ce qu’il résolve une divergence qu’il considère comme un problème mondial, alors que dans le même temps, une autre personne vit paisiblement, sans se soucier du tout de l’existence de cette particule. Chaque personne perçoit selon son degré.

C’est pourquoi l’avancement nous fera sentir les bons changements à la fois dans le monde corporel et dans tous les autres aspects. Nous n’aurons pas besoin de nous sentir mal, parce que la nature n’aura pas besoin de nous pousser par le biais de la souffrance. Nous ne ressentirons que : « Pourquoi n’ai-je pas encore atteint une plus grande connexion », la souffrance de l’amour, qui nous fait avancer. C’est est la souffrance intérieure, qui vient avec la sensation de notre bonne progression-la Lumière.

Du cours quotidien de la Kabbale 02/09/2011, l’article du Rabash

Passer à l’économie du futur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quel concept économique offre l’idée de la garantie mutuelle ?

Réponse : Il est difficile de parler de la période de transition actuelle. Nous devons travailler de concert avec des spécialistes. Il y a l’économie qui fonctionna jusqu’à maintenant, et il y a l’économie de la phase suivante, construite sur une répartition équitable et sur la satisfaction des besoins fondamentaux. Une personne travaillera pour se procurer les biens nécessaires pour vivre selon le sens communément admis, tout en investissant le reste de ses efforts dans son développement intérieur, parce que là, elle ressent de la satisfaction, qui deviendra éventuellement infinie.

Ensemble, nous décidons comment nous procurer nos besoins vitaux, et tout en avançant, nous verrons comment les réduire à des besoins basiques.

Mais pour le moment, le monde doit vivre normalement. Une personne a besoin d’une maison, d’une machine à laver, d’un réfrigérateur, d’un aspirateur, d’un lit, de meubles, d’une école pour ses enfants, d’une retraite, de vacances, de l’assurance maladie, etc. Cependant, tout cela est nécessaire uniquement dans la mesure nécessaire à l’existence, considérant que l’ensemble de nos intentions aspire à la garantie mutuelle. C’est la meilleure garantie en soi : Quand je suis sûr que tout le monde prend soin de moi, je me débarrasse de mes soucis égoïstes. Nous devons aider chaque personne, de sorte qu’elle puisse ne plus penser à elle-même.

Pour cela nous avons besoin d’une économie, de banques, de commerce et de calculs mutuels – tout ce qui est nécessaire pour approvisioner sept milliards de personnes, pour résoudre les problèmes et pour compenser les (accidents) imprévus et les erreurs. En bref, nous avons besoin de systèmes à grande échelle, mais qui fonctionnent sur le principe de complémentarité, plutôt que sur celui de la concurrence.

En conséquence, nous abandonnerons les excès. Disons que nous ne pourrons pas échanger nos voitures contre des nouvelles aussi souvent, si les anciennes sont encore utilisables. Ou nous annulerons d’onéreux projets scientifiques inutiles.

Le problème est la transition, qui n’est possible qu’à la condition que nous travaillions ensemble, montrant aux économistes, aux sociologues et aux politologues le prochain état du monde. Alors ils comprendront qu’il n’y a pas d’autre choix que de passer de l’opposition à l’union, et pas d’autre choix que de discuter des façons de sortir de la crise, pour se sauver de la menace d’annihilation planant sur le monde. Ils doivent prendre conscience de ce problème, et ils pourront alors monter un programme thérapeutique mutuel.

De notre côté, nous devons influencer le monde autant que possible, pour que la phase de transition ne soit pas si douloureuse. Cela dépend principalement de nous. Après tout, tous les autres agissent de façon automatique, selon les ordres de l’égoïsme, qui ne peut être changé que par les problèmes et dans une certaine mesure, par notre influence. Et nous ne nous adressons pas à l’esprit des gens, mais apportons notre union à la société humaine, qui deviendra un terrain favorable.

Alors, les personnes sentiront soudainement, «Il y a quelque chose ici, qu’il vaille la peine d’écouter. » Même si elles ne savaient rien auparavant, elles admettront dans leur for intérieur, que nous avons raison.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 25.09.11, « La Nation »

Le choix des masses

Dr. Michael LaitmanQuestion : Est-ce que les masses possèdent la liberté de choix à joindre le don sans réserve?

 Réponse : Ni AHP, ni Galgalta ve Eynaim ne possèdent la liberté de choix.  Ils ont découvert trois choix au tiers médian de Tifferet seulement en s’unissant. 

 Bien sûr, le choix de AHP n’est pas le même que Galgalta ve Eynaim.  Le choix des masses s’exprime en réalisant qu’elles doivent effectuer le travail d’uniion le plus vite possible – non pas par le chemin de la souffrance, mais par le biais de la conscience et une connexion volontaire aux dirigeants spirituels. 

 Nous ne devons pas mépriser AHP pour le fait qu’il se retrouve dirigé par un berger.  Galgalta ve Eynaim suit aussi le Créateur, la force du don sans réserve, le programme de la création, comme un troupeau. Ce n’est pas ce qui nous rend spéciaux.  Nous sommes spéciaux parce que nous accélérons le temps en regardant les opportunités à s’incliner de nous-mêmes.  Ceci est notre liberté de choix.

 Cependant,  AHP n’est pas moins important que Galgalta ve Eynaim.  Au contraire, il est plus important. 

Du cours quotidien de Kabbale du 25/9/11 La Nation

Priez pour la force intérieure du don sans réserve

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que signifie demander au Créateur ? Dois-je acquérir Ses attributs pour cela?

Réponse: Demander c’est rechercher, exiger, et même demander ma propre transformation. Après tout, je dois exprimer mon propre désir pour cela. Je me condamne (c’est le sens de «prier» ou « Lehitpalel » en hébreu), je recherche quels sont les attributs qui me manquent et comment je peux atteindre la force du don sans réserve.

Cette force existe à l’intérieur de la société. Par conséquent, si j’entre dans la société, et développe un désir de m’«habiller» dans mes amis de tout mon cœur et de toute âme, et de communiquer avec eux en interne, afin de me dissoudre totalement dans ce contexte, alors je vais y trouver la force du don sans réserve. C’est exactement pour quoi je prie.

Je prie pour atteindre un tel état ​​dans lequel je verrai que tout le monde est parfait et connecté. Cette situation est appelée Shekhina (Divinité), la réunion générale des âmes (la Knesset d’Israël). Je veux être là, et je prie pour la connexion qui rassemble toutes les aspirations des âmes pour que «Yashar-El » (droit à Dieu) soit réalisé en moi.

Je ne me tourne pas vers une puissance extérieure ou vers un désir qui existe indépendamment, ou à une figure imaginaire. Toutes les prières sont destinées à Malkhout (du monde d’Atsilout ou le monde de l’Infini), à la connexion entre nous, dans laquelle nous découvrons le don sans réserve mutuel. Je veux que cet état ​ me soit révélé, et c’est ce qui est demandé.

C’est un point très délicat, et nous devons faire attention à ne pas commencer à imaginer une statue ou une figure, mais seulement l’état dans lequel nous sommes connectés et incorporés dans l’autre, liés ensemble dans le don sans réserve complet. Plus exactement, cela devrait être appelé un attribut et non une force parce qu’une force peut sembler comme une chose lointaine, tandis que l’attribut est ce que j’ai l’intention de me procurer. Ce sont de très légères différences, mais elles déterminent la pureté de mon attitude, et c’est pourquoi ils sont si cruciaux.

Il est dit: «Il n’y a rien hormis Lui», cependant, nous avons à imaginer ceci comme notre état ​​dans un système parfait. Ensuite, nous pouvons être sûrs que nous ne serons pas trompés.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 22/09/2011, Shamati  # 240

Les cris ne vont pas aider

Dr. Michael LaitmanNotre problème est que nous crions de la douleur que notre égoïsme nous a causée. Mais le Créateur est sourd et peu réceptif à ce genre de cri. Nous pouvons pleurer autant que nous voulons. Nous avons assisté à de terribles souffrances à travers l’histoire, mais la force supérieure ne semble pas y prêter attention.

C’est parce que le but de la création, la Pensée de la Création , et tout son système est construit de manière à amener le désir égoïste de la correction, vers l’intention de donner sans réserve. Si l’on ne pleure pas, afin d’acquérir l’attribut du don dans réserve, mais au contraire, si nous exigeons du bien pour notre égoïsme, nous obtenons le résultat inverse et ne faisons qu’empirer notre situation. Nous invitons un effet négatif beaucoup plus marqué, à partir duquel nous allons apprendre à crier correctement.

C’est le problème de l’humanité, qui ne comprend pas la gouvernance supérieure. Toutes les lourdeurs que nous ressentons, toutes les difficultés, et notre désaccord avec le Créateur tiennent au fait que nous ne comprenons pas son plan et attendons qu’Il nous change et qu’Il fasse quelque chose pour nous. Mais il ne fera rien! Il ya un plan pour la correction de l’éclatement , et j’ai besoin de l’utiliser. C’est tout.

Si je ne fais pas ça, je peux pleurer comme tout le monde l’a fait pendant des siècles, et qui cela a-t-il aidé ? Par nos larmes, nos prières, et en tentant de remplir notre ego, nous augmentons seulement notre désir de recevoir et nous recevons des coups plus durs jusqu’à atteindre le désespoir total, que nous commençons à sentir maintenant. Il en est ainsi pour que nous comprenions enfin  que le salut ne viendra que de notre correction et non d’exigences égoïstes. Il n’y a personne à qui demander !

Il est seulement possible de se tourner vers un système de correction, qui est un niveau au-dessus de moi et que je perçois comme une obscurité totale, car il s’agit d’un système de don sans réserve. Si je veux m’y adapter et être comme lui, je peux demander. C’est ce que je recevrai, si je demande vraiment cela.

Ma demande sera accomplie si je demande le don sans réserve pour être celui qui donne sans réserve, et non pas pour me sentir mieux.  

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale  du 22/09/2011, Shamati  # 240

L’adaptateur entre moi et le nouveau monde

Dr. Michael LaitmanNous avons déjà compris que nous sommes tous reliés par un lien étroit mutuel et que cette connexion fonctionne dans le monde différemment que par le passé. Une nouvelle condition, un nouveau coefficient, a été ajouté à notre interconnexion, ce que nous ne pouvons pas prendre en compte encore à cause de notre nature. Nous ne sommes pas familiers avec le système dans lequel nous avons été jetés et donc nous ne pouvons rien y faire.

Par conséquent, les kabbalistes disent: nous devrions d’abord apprendre ce qu’est le système et comprendre la situation. Alors  nous saurons  comment organiser notre vie.

Nous ne pouvons pas continuer à avancer de nos propres forces. Si nous refusons d’apprendre, nous allons apprendre par des coups terribles qui vont nous montrer combien nous sommes têtus et ignorants. Dans tous les cas, nous  devrons «retourner à l’école» et étudier la science de la Kabbale . Elle ne nous a pas été donnée sans raison – elle concerne le système de la réalité en face de nous, et le monde supérieur.

Nous ne devons pas nous leurrer: en étudiant ce système, nous ne serons pas en mesure de corriger le système financier ou de trouver de nouvelles méthodes de gestion d’entreprise dans les nouvelles conditions. Avec l’étude de la science de la Kabbale, nous réalisons seulement que nous devons demander le pouvoir de la correction.

La méthode de la Kabbale ne nous permettra pas de continuer à «améliorer» le monde par notre égoïsme impitoyable. Elle nous permettra seulement d’acquérir une nouvelle puissance, le pouvoir du don sans réserve, en plus de notre puissance de réception. Ce n’est que lorsque la puissance du don sans réserve dominera  que nous saurons quoi faire avec nous-mêmes et avec le monde.

La sagesse de la Kabbale n’est pas un manuel pratique pour résoudre tous les problèmes en utilisant l’approche habituelle égoïste. L’étude nous montre seulement comment demander un changement intérieur. C’est seulement après avoir changé intérieurement que nous allons comprendre quoi faire avec le monde.

C’est pourquoi la méthode de la Kabbale a dû être révélée extérieurement, artificiellement. Elle ne pousse pas en nous naturellement de l’intérieur. Elle nous est donnée de l’extérieur afin que nous fassions des efforts et demandions à nous corriger.

Ici on nous donne le libre arbitre : je suis face à un nouveau système, une nouvelle méthode, et maintenant je dois développer la volonté de changer en moi. Je suis dans mon ego face à un nouveau système, un nouveau monde. La science de la Kabbale est ce qui m’adapte à ce nouveau monde. Elle m’aide à atteindre un état ​​dans lequel je demande la correction. Puis je vais changer: en plus de mon égoïsme , je vais aussi avoir l’attribut du don sans réserve, et je vais comprendre comment approcher correctement du nouveau monde.

 

 
De la 5ème partie du  cours quotidien de Kabbale du 22.09.2011, « La Nation »

La vague qui nous porte vers le haut

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je atteindre la demande pour le Créateur si je sens que je ne suis rien comparé à lui?

Réponse: Notre travail est de ne pas s’engager dans l’introspection, mais de se concentrer sur notre environnement. Il n’y a rien de plus à travailler, sauf notre attitude, notre rapprochement et la connexion avec d’autres, qui découle de l’éclatement des récipients.

Le Créateur est ce qui est révélé dans nos récipients corrigés. Nous devrions nous inquiéter des récipients parce que la Lumière supérieure est au repos absolu. Plus les récipients deviennent égaux à la Lumière, l’attribut du don sans réserve, plus ils révèlent cet attribut, et c’est ce qu’on appelle la révélation du Créateur pour les êtres créés.

Comment une radio peut-elle recevoir et transmettre des signaux? Après tout, ces sons n’existent pas dans l’air? C’est parce que nous « éveillons » dans la radio la même onde que celle qui existe à l’extérieur.  Selon l’équivalence de forme, ces deux vagues s’unissent et commencent à résonner. Ainsi, elles produisent le résultat de leur unité dans la radio, que l’on entend comme un son.

De toute évidence, nous ne pouvons pas entendre les ondes radio; notre oreille ne détecte pas de telles fréquences. Cependant, cette vague  principale, « transporteuse »  a un élément supplémentaire, l’harmonie. Et si nous parvenons à l’équivalence avec l’onde principale, nous commençons à entendre cet élément supplémentaire, la voix intérieure cachée.

Tous nos sens fonctionnent selon ce principe, et c’est ainsi que nous avons à nous ajuster à la connexion avec le Créateur. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 22/09/ 2011, Shamati  # 240