Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

« Femme » et « homme » sont deux forces conduisant au Créateur

Dr. Michael LaitmanIl n’y a rien dans l’univers hormis deux forces: le Créateur et la création. La force de don sans réserve est le Créateur, tandis que la force de réception est la création. Ces deux forces sont combinées à l’intérieur de la création afin de permettre à la création d’atteindre le degré du Créateur.
En d’autres termes, la création a un désir égoïste de se réaliser et un désir altruiste de donner sans réserve. La seule question est: Qu’est ce qui vient en premier, le désir de donner sans réserve afin de recevoir l’accomplissement de soi-même, ou le désir de recevoir du plaisir dans l’intérêt du don sans réserve ? Tout dépend de ce pour quoi nous utilisons la réception ou le don sans réserve.

Quand quelqu’un est au début de la trajectoire de sa correction, il est incapable d’entendre parler d’autre chose que comment gagner quelque chose pour lui. Jusqu’à ce qu’il passe la Makhsom, jusqu’à ce qu’il effectue une restriction (Tsimtsoum) sur ses désirs, il voit tout seulement comme une opportunité pour en extraire des avantages pour lui. Il ne peut tout simplement pas fonctionner autrement.
Par conséquent, tout son avancement se fait par le principe du « don sans réserve pour l’amour de la réception ». Il travaille dans le groupe, vient aux cours, travaille pour la diffusion , et il est sûr qu’il recevra le monde entier en récompense. Voilà comment progresse quelqu’un, et c’est ce qu’on appelle utiliser la force de la «femme» en lui.
Peu à peu, si quelqu’un met en pratique les conseils de l’enseignant, des changements internes ont lieu en lui sous l’influence de la Lumière qui corrige. Sa progression est accompagnée d’ascensions et de descentes en alternance, des états d’incertitude et de confusion.
C’est ainsi qu’il en vient progressivement à comprendre la valeur de la qualité du don sans réserve en soi, plutôt que pour en extraire un bénéfice. Pourtant, pour le moment cela se produit seulement de temps à autre. La Lumière Supérieure lui apporte la sensation que le don sans réserve est une grande qualité en soi.
Puis il commence à penser moins à lui-même lors de toutes ses actions et attribue une plus grande importance au groupe et au Créateur. Il pense plus à l’état du monde et change de l’état de se soucier de lui à  se souceir du bien commun. C’est ce qu’on appelle l’«homme» en lui, la force de surmonter (en hébreu «homme», « Guever », vient du mot « Hitgabrout », surmonter) s’élève au-dessus de la «femme » en lui.

Voilà comment une personne va progressivement à partir de Lo Lishma (actions pour lui-même) à Lishma (pour l’amour du don sans réserve). Cette révolution se produit de façon drastique et soudaine, mais le chemin d’accès est très lent et graduel.
Quand une personne remplace complètement la «femme» en elle par un «homme», qui détermine désormais le chemin de son développement spirituel, la progression vers le don sans réserve en vue du don sans réserve, puis à la réception en vue du don sans réserve , alors elle travaille déjà avec la force masculine.
Entre temps, la «femme» est à l’intérieur d’elle. Elle peut être soit son assistante ou un aide à son encontre. Tout dépend de son état. Ensuite, la bonne combinaison des forces mâles et femelles se produit en elle.

Du cours quotidien sur le 11/2/11 Écrits du Rabash

Envier le Créateur !

Dr. Michael LaitmanIl est écrit que «la jalousie, la luxure, et l’honneur» font sortir une personne hors de ce monde, ce qui signifie que nous devons utiliser ces qualités pour sortir vers le monde spirituel. Mais le problème est qu’une personne se disperse dans tous les sens et recherche toutes les désirs du monde matériel.
Si on employait toutes ses forces pour devenir un homme, s’élever au niveau spirituel, au degré humain, on réussirait. Mais au lieu de cela, on est à courir après l’argent, la célébrité et le pouvoir, et on ne jalouse pas les propriétés spirituelles qui nous permettraient de devenir un être humain.
Nous devons nous analyser et nous connecter à l’environnement qui nous moule de sorte que nous nous concentrions sur le désir le plus important de tous: devenir un être humain et réaliser les désirs de pouvoir, d’argent et de célébrité pour autant qu’il soit vital et nécessaire. Toutes ces propriétés ne doivent soutenir que notre aspiration à la bonne sorte d’envie: jalouser le Créateur et souhaiter être comme Lui! Et si je tombe et commencer à jalouser la fortune de quelqu’un, sa puissance, ou son honneur, je vais évidemment ne pas être réglé vers le haut, vers l’objectif.

Mais comment puis-je envier le Créateur si je ne Le vois pas ou ne Le ressens pas ? C’est pourquoi on nous donne le groupe : pour nous sensibiliser à l’importance des qualités spirituelles en nous. Vous ne saurez jamais qui est le Créateur avant d’atteindre son niveau. Et d’ailleurs, Ses propriétés sont opposées aux vôtres et vous rejettent. Ainsi, à ce point, seul le bon environnement où vous pouvez travailler peut vous aider. Seulement lui peut changer votre système de valeurs.
Mais le problème est que même après qu’une personne termine son développement préliminaire aux niveaux minéral, végétal, et animé et arrive à la Kabbale, au début du niveau humain et du libre arbitre, elle peut tout à coup sortir du chemin et errer dans d’autres directions pour plusieurs longues années, à la recherche de la richesse, de la puissance et de l’honneur. Et au moment où elle revient, sa vie est pratiquement terminée
De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale 17/02/2011 , «Introduction au livre, Panim Meirot ouMasbirot « 

Ce que les gens demandent quand ils descendent dans les rues

Dr. Michael LaitmanQuestion: Ces dernières semaines, nous avons vu comment les gens dans plusieurs pays sont sortis pour manifester contre leurs gouvernements comme si elles protestaient contre l’incapacité de prendre part au gouvernement de leur pays. Comment pouvons-nous leur tendre des idées kabbalistiques sur l’unité intégrale afin qu’elles sentent qu’elles peuvent offrir une solution?
Réponse: C’est une question très importante qui devient progressivement de plus en plus indispensable de nos jours. C’est une question d’unité que demandent essentiellement les gens. En d’autres termes, une personne demande: «Comment puis-je, en tant qu’homme ordinaire qui vit avec deux dollars par jour (comme, par exemple, le font les masses en Egypte), décider quelque chose dans cette vie?
Ils ne peuvent pas quitter les rues et rentrer à la maison parce que sinon, ils devraient retourner à cette vie d’extrême pauvreté, qui « vaut 2 dollars par jour. » Mais pour l’instant, comme ils protestent, ils ont un sentiment d’être capable de contrôler, de faire quelque chose. Ils estiment que le pouvoir est entre leurs mains, et non pas entre les mains du gouvernement.
Cette demande ne peut être satisfaite par l’ajout d’un dollar quotidien de plus à leurs besoins. Il est nécessaire de réfléchir quoi donner à ces millions de gens afin qu’ils ressentent qu’ils ont reçu le pouvoir de gouverner et de faire des changements. Et aujourd’hui, c’est un problème véritablement universel, mondial, qui commence à associer de plus en plus de masses de gens dans le monde.
Les gouvernements commencent à réfléchir: Que devraient-ils faire? Les dirigeants politiques sont prêts à démissionner de leurs fonctions et à faire divers changements, mais cela ne pourra jamais satisfaire leur peuple. Nous allons encore voir de nombreuses manifestations et des révoltes, jusqu’à ce que la décision arrive enfin à la surface: nous devons nous assurer que la toute dernière, la plus simple personne se sente, elle aussi, en charge, et qu’elle a l’honneur, la puissance, et le respect de soi.
Les humains ont grandi! Ils descendent dans la rue et ont le sentiment qu’ilsmaitrisent la situation. Quand ils se sentent de cette façon, il est impossible de les corrompre, même avec de l’argent parce que ce statut ne sera pas suffisant pour eux. Et ils continueront de se réveiller, de créer une situation très menaçante. Je ne vois pas comment les gouvernements seront en mesure de les contrôler.
Même si un gouvernement remplace l’autre et accepte les représentants du peuple, alors dès qu’ils auront le pouvoir, ils vont se mettre à dos le peuple. Dès qu’ils auront pris la main et commenceront à profiter de là, en haut, une personne qui vit dans son bidonville ou un village à distance ne les trouvera pas plus longtemps comme son représentant.
Nous allons encore voir cette tendance dans l’évolution politique dans un très proche avenir. En fin de compte, aucune autre option ne sera disponible. L’humanité entrera dans un état où elle sera confrontée à une question: Que pouvons-nous faire pour être égaux? En vérité, c’est seulement lorsque chacun se sent égal, qu’une personne peut sentir qu’il ou elle est le chef du gouvernement, prend les décisions, et est importante.
Cela ne signifie pas que l’on doit avoir un pouvoir direct sur les autres, mais on a besoin de se sentir comme ça à l’intérieur. Et c’est possible à réaliser, sauf et seulement par l’union des gens vers laquelle nous nous dirigeons.
Les sociologues ne sont pas encore familiers avec ce phénomène, et ils font des prévisions très prudentes et superficielles. Mais je pense que dans les pays où ce processus a déjà commencé, il ne peut pas être arrêté. Un gouvernement doit craindre d’un peuple qui a déjà goûté à sa capacité de changer quelque chose et de se prendre en charge. Jusqu’à ce que tout le monde ressente l’égalité avec tout le monde, ils ne trouveront pas la paix. Et c’est vers là que le monde est dirigé.

De la 4e partie du cours Quotidien de Kabbale 17/02/2011, «Introduction au livre, Panim Meirot ouMasbirot « 

Le degré de « virginité »

Dr. Michael LaitmanÉcrits du Rabash, Article 29, « Le mariage d’une vierge »: Chaque fois qu’un homme recevra une femme, il recevra une vierge qui n’a jamais eu de mari. En d’autres termes, il n’a jamais utilisé cette Malkhout et elle doit toujours être une nouvelle femme. Dans le travail spirituel Malkhout est appelée «le royaume des cieux » qu’une personne doit tous les jours reprendre sur elle. Elle doit imaginer qu’elle commence maintenant le travail spirituel et ne se soucie pas de tout ce qui est arrivé avant.


Le Créateur a créé la création et existe dans l’adhésion et l’unité avec elle. Nous appelons cela l’état premier ou le monde de l’Infini. Toutefois, la création ne se perçoit pas dans cet état. Elle a été tout simplement créée de cette façon, mais elle n’est pas imprégnée de tous les détails de la perception en plus d’une sensation. Par conséquent, c’est comme le degré minéral, une goutte de sperme, qui n’a aucune perception de soi.
La volonté du Créateur est d’amener la création à réaliser qui Il est, de telle sorte qu’elle devienne semblable et égale à Lui. Par conséquent le véritable état de la création est caché et elle commence à la place à se percevoir dans l’état opposé. Cette phase, à son tour, se divise en plusieurs: la création se perçoit comme existant aux niveaux du minéral, du végétal, de l’animal, et du parlant.
Vous et moi ressentons notre existence au degré humain de ce monde. Pourtant, nous ne sentons pas que nous nous sommes développés à partir du niveau minéral. Nous ne sentons pas nos cycles de vie passés sur le plan humain, mais simplement nous nous sentons comme existant, ici et maintenant.
Le fait est que toute analyse doit se faire par elle -même. Quelqu’un dans ce monde discerne l’adhésion, la connexion avec le Créateur, et se développe à un niveau où il commence à exprimer sa part dans la création, son attitude envers le Créateur.
Le Créateur l’amène à ceci, en lui donnant la sensation de vide dans sa vie, mais d’autre part en le motivant à se connecter à Lui, devenir semblables à Lui. Ainsi le Créateur réveille le désir de la personne dans le premier point spirituel. Si une personne réalise correctement ce désir au moyen de la méthode de la correction, c’est-à-dire la science de la Kabbale, si elle augmente son petit désir avec l’aide du groupe, en élevant l’importance de devenir semblable au Créateur et en s’unissant à Lui, si elle rend finalement son désir semblable au Créateur, alors elle acquière un nouveau degré. Le point de départ en lui grandit pour devenir Malkhout.
En hébreu Malkhout signifie royaume. C’est aussi appelé «le royaume des cieux», car une personne, le rend semblable à Bina, les cieux. C’est ainsi qu’est réalisée la première connexion entre Malkhout et Bina, entre la création et le Créateur.
Puis, afin de donner à une personne la possibilité de se développer plus, tout ce qu’elle avait avant s’efface et elle reçoit la partie suivante du désir égoïste qui doit être corrigé et rendu semblable au Créateur. Cette partie doit être apportée à l’adhésion de sorte qu’elle devienne une personne à un plus haut degré. Ensuite, plus une trace de l’état antérieur ne reste.
Ainsi, si une personne travaille correctement, alors elle reçoit en permanence « une vierge pour femme. » Puis encore une fois elle corrige son désir pour l’amour du don sans réserve, ce qui la rend similaire au Créateur et lui donne une plus grande équivalence et proximité avec Lui. Quand elle termine cette phase, l’adhésion disparaît à nouveau en elle et une personne reçoit encore un nouveau désir corrompu qu’elle a une fois de plus à travailler avec l’aide du groupe, soulignant l’importance de l’objectif, l’augmentation de son désir, et l’union avec d’autres âmes. Voilà comment une personne progresse.
Elle reçoit en permanence une nouvelle partie de Malkhout, une « nouvelle femme ». Si elle travaille pour le bien du don sans réserve, en souhaitant devenir semblable au Créateur, alors dans le tout nouvel état tout qui a eu lieu avant s’efface complètement et elle n’a plus rien pour s’appuyer sur des expériences passées. C’est en effet un nouveau degré, la «virginité».
De la 1ère partie du cours quotidien de kabbale 20/2/11, Écrits du Rabash

Un saut en vol

Dr. Michael LaitmanNous travaillons dans une forme « binaire » discrète, par le biais d’impulsions individuelles: oui ou non, avec connexion ou sans connexion, en montée ou en descente, à droite ou à gauche. De cette façon, peu à peu, nous ajoutons un pas après l’autre, et tout cela forme finalement un tout indissociable.Quand il est nécessaire de calculer la surface d’une certaine forme complexe, les scientifiques utilisent l’équation intégrale: ils remplissent cette forme complexe avec des carrés qui peuvent être mesurés et les rendent de plus en plus petits, et à la fin, ils les additionnent tous.

D’une part, la grille de connexion qui fonctionne entre les âmes dans laquelle nous résidons est distincte, avec des impulsions et des actions individuelles. Mais à la fin, comme résultat de notre atteinte, quand on y pénètre plus profondément, cela se transforme en un réseau intégré. En d’autres termes, il y a une telle quantité de liens et d’actions, qui dépendent tellement les uns des autres, que nous obtenons l’infini.

Ce n’est pas seulement une somme à l’échelon où je cumule toutes ces propriétés et actions, mais c’est aussi leur composant « résumé » qui a une autre essence, d’un degré spirituel supérieur. Inversement, à partir de la forme distincte nous nous dirigeons vers la forme intégrale. La « forme intégrale, » la somme de ces formes distinctes est le Créateur -l’Un, comme il est écrit: « . Lui et Son Nom sont Un  » Nous nous approchons de cette forme intégrale distincte, en accumulant cependant un peu plus à chaque fois, en ajoutant nos petites «briques», nous nous connectons à l’Un.

Nous, de nous-mêmes, ne pouvons jamais atteindre cet Un. Nous faisons tout notre possible à notre degré actuel, accumulons la somme nécessaire des efforts, et atteignons le degré égal à « 10 Sefirot.» Et enfin, le saut au degré suivant se produit.

Mais je ne peux pas sauter de moi-même, la Force Supérieure me donne une poussée. Cette force est le «facteur résumant » l’Un. Et alors, au lieu de « 10 », j’arrive à 1 (un), comme un compteur qui, au bout de 10 de mes clics saute au chiffre suivant.

C’est ainsi que nous continuons à accumuler tous nos corrections jusqu’à ce que la force de « Rav Paalim ou-Mekabtziel » arrive, et Gmar Tikkoun (La correction finale) se produit!

Valoriser les moyens autant que le but

Dr. Michael LaitmanL’homme par nature ne prendre seulement en considération que son propre désir égoïste. Partout où il peut le jeter, quelque soit la valeur qu’il peut apporter à ses yeux, il ne considère que ce qui est important pour son ego. Voilà comment une personne évolue.L’avancement par les ordres du désir de recevoir est menée à l’échelle du «doux ou amer. » Sans le savoir, une personne se tourne toujours dans la direction du déroulement de l’égoïsme. Elle exécute les ordres internes de l’égoïsme inconsciemment, n’ayant aucune idée d’où ils viennent. Voilà comment nous vivons notre vie, sans libre arbitre, obéissant à l’exhortation interne de nos Reshimot (Gènes d’information) égoïstes.

Si on présente à une personne la possibilité d’établir une connexion avec le Créateur et d’entreprendre un autre type d’analyse, à l’échelle du «vérité ou mensonge », alors pour l’exécuter, elle doit immédiatement organiser le soutien de cette analyse pour elle-même.

Le soutien est l’environnement. Sans lui, une personne restera toujours dans les expériences du « doux ou amer » et continuera certainement à choisir plutôt le doux que l’amer, sous diverses formes, selon le degré du développement de son égoïsme. Et elle aura toujours une illusion de progrès, même si en réalité, à chaque fois, elle choisit juste une douceur plus raffinée.

Si une personne veut vraiment se développer vers l’indépendance, elle ne peut le faire que si elle contre balance les sensations de «doux ou amer » avecl’analyse de la «vérité ou mensonge ». Cette analyse doit être effectuée selon les critères externes qui reposent hors de son l’égoïsme, qui ne peuvent être fournis que par l’environnement.

Dans ce cas, tout est dans les mains de la chance: est-ce qu’une personne entendra ce que l’indépendance implique en tant que chance de former et de mettre en œuvre? Si elle le fait, au moins dans à un petit degré, elle s’annule devant l’enseignant, les livres kabbalistiques, et le groupe (l’environnement).

Il met cela en face de lui, puis se rend compte que son avancement dépend uniquement de la prise de conscience de l’importance de la hauteur à laquelle il élève son point de vue sur l’importance de cet environnement par rapport à la douceur des désirs égoïstes.

Telle est la nature de notre travail. Un homme est-il en mesure d’employer la puissance de nos études, la prière, et l’analyse dans son intégralité et accepter l’avis de l’environnement correct ? Après tout, ce n’est pas quelque chose d’extérieur, et pas seulement les visages des amis. Il forme une image interne de l’environnement et est prêt à baisser la tête devant eux. Et puis, en vertu de l’environnement, l’homme reçoit une prise de conscience de la grandeur du Créateur.

Au départ, il n’y a que deux: un homme et le Créateur. Et maintenant, il commence à actualiser ce principe. Si l’environnement (les moyens) est aussi important pour lui que le But (le Créateur), il commence à travailler avec cet outil correctement.

Le travail d’une personne est de valoriser l’environnement aussi haut qu’il valorise le Créateur. Et cela nécessite un travail constant. Si une personne valorise l’environnement parce que cela l’amène à l’atteinte du Créateur, alors c’est dans cette mesure qu’elle avance.

Par conséquent, on peut se tester dans la pratique: qu’est-ce qui le motive à chaque instant? Est-ce une exhortation interne, telles que des sensations de «doux ou amer » ou des valeurs absorbée par l’environnement, telles que celles de la «vérité ou mensonge»? Et la «vérité» est la grandeur du Créateur. C’est ce pourquoi une personne travaille : la force intégrante de l’amour et du don sans réserve, à laquelle elle veut se connecter à jusqu’à ce qu’au point d’adhérence totale.

Par conséquent, l’avis de l’environnement doit être ferme et constant de sorte qu’il peut obliger chaque ami à se rappeler du but (l’atteinte de la grandeur du Créateur) et sur les moyens (l’atteinte de la grandeur du groupe. Si l’environnement pense à cela et place cette analyse comme étant obligatoire avant tous les amis à chaque instant, de ce fait, il fournit un grand soutien à tous.

Ici commence la garantie mutuelle, et une personne reçoit une chance de parvenir à la révélation du Créateur.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 14/02/2011, Écrits du Rabash

Grandir en jouant

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous abordez des questions très élevées quand vous parlez du travail avec l’environnement.

Réponse: Je ne parle pas du tout de questions élevées. Je parle de réalisation immédiate, sur ce qui doit se passer entre nous. Ce n’est pas au dessus de nous, mais au niveau de nos yeux, au niveau de nos cœurs.

Question: Mais est-ce que je ne travaille pas sur moi-même artificiellement?

Réponse: Bien sûr, artificiellement. Nous reconnaissons et admettons notre hypocrisie. Oui, nous jouons, nous « mentons » ouvertement.

Par exemple, en ce moment, mon petit-fils joue avec un jouet camion à ordures. Il cherche des ordures ménagères dans la maison pour les mettre dans son camion. Est-ce un jeu? S’il était en mesure de vous l’expliquer, vous comprendrez que c’est la vie. Cependant, vous, les adultes, jouez avec vos jouets. Il le voit de cette façon: nous le voyons dans le sens contraire. Il s’agit de deux niveaux, et il n’y a rien que vous puissiez faire à ce sujet.

Donc, je sais que je suis immergé dans le désir égoïste, que je hais autrui, et que je ne pense qu’à moi-même. Rien d’autre ne m’intéresse, et je suis venu au groupe pour recevoir encore plus parce que je ne recevais plus de satisfaction avec aucune des choses que j’avais auparavant.

Autrui sont satisfaits de leur position, et ils me regardent comme si j’étais fou : «Que veut-il dans la vie ?» Toutefois, cela ne me suffit pas, et c’est pourquoi je suis ici.

Jour après jour, je continue à découvrir de la haine et du mépris pour tout le monde. Je n’ai besoin de personne, et personne ne compte pour moi, sauf mon moi chéri. Je suis conscient de tout cela, mais en même temps, je sais que m’élever à un degré supérieur signifie sortir de l’intérieur de moi, de mon désir, de ma pensée, vers quelque chose de complètement différent. Je veux renaître à nouveau.

Ainsi, je joue à mon niveau dans mon égoïsme comme si j’étais déjà sur un degré plus élevé. Naturellement, tout cela c’est jouer à faire semblant. C’est un mensonge, mais c’est un mensonge utile. Je n’ai pas d’autre possibilité de me développer, sauf si je joue au jeu de quelque chose que je veux atteindre.

C’est ce que font les enfants, les plantes et les animaux. C’est la condition qui opère dans toute la nature. Chaque élément qui veut se développer dans la consommation et l’émission d’une certaine matière se transforme en une certaine image, un modèle de ce à quoi il aspire. Il doit s’efforcer d’atteindre sa forme future.

Ensuite, la Lumière Supérieure vient. Lorsque le développement est causé par la nature, il se transmet automatiquement. Les plantes et les animaux ne savent pas comment ils se développent, et pourtant la Lumière fonctionne également sur les niveaux du minéral, du végétal et de l’animé.

Il n’y a aucune autre force, mais nous devons évoquer cette Lumière avec nos forces, notre analyse, notre discernement, nos estimations, notre compréhension et notre rigueur. Non seulement avons-nous besoin d’être présents dans cette création, mais nous devons la contrôler.

C’est vraiment un jeu. Il est écrit que le Créateur joue avec le Léviathan. Il joue réellement. Toute modification qui se produit lorsque quelque chose ou quelqu’un passe d’un degré à l’autre est un jeu. Après tout, nous les évoquons en jouant un jeu de quelque chose que nous n’avons pas encore atteint ou acquis, quelque chose que nous n’avons pas encore transformé. C’est une chose très sérieuse.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 15/02/2011, Écrits de Rabash

Emousser l’illusion de la rupture

Dr. Michael LaitmanLa question qui vient ne sera pas réduite au silence et on doit y répondre par un « coup à la mâchoire», c’est la question de savoir qui est le plus important: moi ou le Créateur? Moi ou  autrui La force du don sans réserve ou la force de la réception?Si cette question est clairement devant moi et si je comprends que le fait que soit je progresse soit je me lance ans un fiasco dépende de mon obtention d’une réponse claire, alors la nécessité d’un soutien constant de l’environnement devient évidente pour moi. Mais d’autre part, qu’est-ce que l’environnement? Et quel type de soutien me donne-t-il ? En substance je reçois mes propres Kelim, désirs, dans la mesure où je veux les rapprocher de moi. Après tout, toute la réalité, c’est moi.

En travaillant avec l’environnement, je l’élève à mes yeux et j’y trouve l’importance du Créateur. En substance, j’ai eu la force de la brisure de sorte qu’elle puisse m’aider à travailler sur moi de cette façon.

Mon «moi», qui comprend toute la réalité, se divise en deux parties:

1. la partie que je ressens comme moi
2. La partie que je ressens comme le monde, les autres personnes, et tout ce qui est hors de moi.

Pourquoi le Créateur m’a-t-il cassé en deux? C’était dans le but me rendre plus facile la correction de la partie qui est en dehors de moi. J’élève son importance à mes yeux, en réveillant l’importance des amis et en les motivant à travailler sur moi comme s’ils avaient la liberté de choix ou plus d’indépendance que je leur attribue.

Nous devons comprendre que la force de la brisure agit pour notre propre bien. La partie appelée « le prochain», signifiant tout ce qui est en dehors de moi, devra être corrigée par moi si je la traite exactement comme le prochain. Je corrige ces désirs qui me semblent étrangers en me plaçant en face d’eux et en désirant m’unir à eux.

Mon «moi» n’est que le point dans le cœur, tandis que « autrui» est tout mon Kli, le récipient tout entier de l’âme. Si je n’étais pas divisé en ces deux parties, alors je n’aurais pas l’occasion de corriger les désirs «externes». Je ne serais jamais capable de les analyser, les vérifier, et de les classer, ou de demander aux forces de travailler avec eux.

Cependant, je suis situé en dehors d’eux et je corrige mon attitude envers eux. C’est l’illusion que je reçois – comme si je corrigeais mon attitude à l’égard d’autrui par le principe de « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Et je n’ai pas encore perçu, ni compris, ou ressenti que, en substance, ceci est mon âme. On m’a donné la force de la brisure, qui dépeint une image trompeuse des «autres» à mes yeux. Mais c’est exactement ainsi que je peux commencer à corriger mes Kelim, en travaillant contre la force de répulsion en le combattant au coup par coup.

Ainsi, il est possible d’imaginer notre travail de cette façon: une personne reçoit toute la création dans la capacité de son âme et comprend que toutes les forces de la désunion sont un fantasme destiné à le confondre. En réalité, la réalité n’est pas du tout coupée de lui. C’est pourquoi une personne combat en « se cassant les dents » à cette force de rupture, cette illusion Elle doit voir cela comme tout le travail qu’elle doit effectuer.

Et elle continue jusqu’à ce qu’elle frappe toutes les dents, arrache les mauvaises herbes de sorte que la rose pousse entre elles, afin Malkhout s’épanouisse dans sa forme véritable, pleine de force. Il s’agit de la Shekhina, l’âme commune.

C’est dans cette optique que je dois voir l’environnement, les amis, et le Créateur. Tout ce qui semble extérieur à moi est une partie inséparable de moi. La force qui me sépare de la pensée et du désir uniques, du Seul Un, c’est la force de la désunion que je dois casser.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 15/2/11, Écrits du Rabash

Une question sur la « Kabbale pratique »

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que pensez-vous de la « kabbale pratique, » une connexion avec les Sefirot?

Réponse: Je regrette de devoir vous décevoir, mais rien de tout cela n’a rien à voir avec le niveau de la véritable atteinte. Il n’y a pas de bracelets rouges, d’eau bénite, ou des actions rituelles dans la Kabbale.

Toute personne dans le monde avec le désir d’apprendre, quel que soit son sexe, sa religion ou sa nationalité, peut atteindre à travers l’étude adéquate et seulement par elle. C’est comme s’ils n’avaient pas de corps. En d’autres termes, les vêtements, les habitudes et les traditions n’ont pas d’importance. Toutes ces choses n’ont absolument rien à voir avec la Kabbale.

La Kabbale est une science, et quand nous l’étudions, nous commençons à percevoir ce monde comme un monde plus connecté, global. Cela nous donne une nouvelle perspective et une nouvelle vie. Nous nous élevons à un niveau où tout finit à l’intérieur de mon corps vers un niveau externe global où je flotte hors du temps.

Cela doit se ressentir. Je vous promets que si vous deviez commencer à étudier cette sagesse et y entrer, vous ressentiriez que c’est comme cela que ça fonctionne. Une personne de notre monde doit s’élever au degré de l’éternité.

Tout ce que la Kabbale a prédit s’est réalisé. Il y a deux mille ans, les kabbalistes ont écrit que le monde entrerait dans une nouvelle phase de développement lors de la révélation du Zohar, et nous devons commencer à travailler sur notre correction. Je ne croyais pas cela quand j’ai commencé à étudier la Kabbale dans le milieu des années soixante-dix, mais c’est ce qui s’est réellement passé vingt ans plus tard, au milieu des années quatre vingt dix.

Ce monde est un dictionnaire de termes spirituels

Dr. Michael LaitmanD’où viennent les mots de ce monde ? Pourquoi certains paysans qui ont vécu près de Jérusalem regardaient le Mont des Oliviers et l’ont appelé ainsi? C’est parce qu’il pensait que ce nom lui convenait. Ce désir surgit en soi de la nature, et la nature vient d’En Haut.Autrement dit, il n’y a rien d’accidentel dans les mots de notre monde; ils sont tous venus d’En Haut. C’est pourquoi les kabbalistes pouvaient les utiliser pour décrire les racines spirituelles, ce qui est appelé «la langue de branches. » Et quand on prend les noms de ce monde et qu’on explique ce qui se cache derrière eux, en fonction de leurs racines spirituelles, nous voyons la différence entre les mondes. C’est ainsi que nous découvrons ce qui se trouve entre nous et le monde spirituel.

Une pierre de ce monde et une pierre du monde spirituel, un arbre de ce monde et un arbre du monde spirituel, un homme, une femme, un enfant, le feu, l’eau, c’est ainsi que j’étudie la différence entre les mondes et la forme que je dois atteindre.

Cependant, la langue des branches n’est pas destinée à une personne ordinaire, mais pour les gens qui sentent le monde spirituel. Eux seuls peuvent comprendre ce qui se passe entre la branche et la racine, et ils passent à chaque autre connaissance en utilisant cette langue. Quand un kabbaliste décrit un certain lien entre les racines dans le monde spirituel et veut transmettre ce savoir à un autre, il se rapporte à la langue de branches.

Pour le moment, on ne parle pas cette langue, mais on utilise plutôt un texte parlé. Lorsque vous sentirez la spiritualité, puis en écoutant les paroles de votre professeur qui vous parle du monde spirituel, vous comprendrez ce qu’il veut dire. Ou encore, il va vous apprendre comme un petit enfant qui apprend des mots.

Imaginez que vous êtes au niveau spirituel avec votre professeur, et il signale un certain phénomène et raconte comment cela s’appelle. Voyant le phénomène spirituel et entendant son nom, vous pouvez les relier entre eux, joindre la parole de ce monde à l’objet spirituel. C’est ce qu’on appelle l’apprentissage de la langue des branches. Un nouveau-né dans le monde spirituel apprend la langue des branches un peu comme un nouveau-né dans ce monde apprend à parler une langue terrestre.