Category Archives: Créateur

La signification d’« Atzmouto »

222Question : Que signifie « Atzmouto » (Son Essence) ?

Réponse : Nous ne parlons pas d’AtzmutoAtzmuto est quelque chose qui est au-dessus du désir qui nous est propre, qui dépasse toute relation avec nous. Tout ce qui existe avant Sa connexion avec les créations est appelé Atzmuto.

Tout ce qui commence à partir du point de connexion avec les créations est appelé le Créateur (Bore). Que signifie « Boré » ? Bo-Ré : viens et vois. C’est déjà l’atteinte, quelque chose qui peut être atteint, vu, obtenu.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la différence entre la Loi et le Jugement dans le travail ? » du 17/04/2026

« Qu’il prie toute la journée »

276.04Question : Comment atteindre un état où la prière n’est plus fausse ?

Réponse : Toutes nos prières sont fausses. Lorsqu’une personne atteint le point où elle ne peut plus prier, elle entre dans l’état de prière véritable. Avant cela, toutes ses prières sont fausses.

Il est écrit qu’il faut toujours rester en prière, comme il est dit : « Qu’il prie toute la journée. » Nous devons nous efforcer de prier avec le plus grand sérieux, libérés de toute pensée pesante. Une fois ces pensées apaisées vient le temps de la véritable prière.

Il faut bien comprendre une chose : tout ce que nous comprenons ne fonctionne pas du tout. Notre esprit est saturé. Imaginez que vous ressortiez de cette leçon satisfait, ayant tout compris, heureux d’avoir compris et d’être comblé. En réalité, vous ressentez exactement le contraire : tout est terne, obscur, et en général, vous ne savez pas comment suivre ce chemin.

Quelle est la différence entre ces deux états, hormis cette fausse impression intérieure ? Elle est trompeuse car vous ignorez pourquoi il vous est donné une telle sensation.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que le sérieux dans le travail ? » du 04/05/2026

L’inspiration est notre énergie

572.02Question : Est-il possible de conserver constamment l’inspiration qui provient d’en haut ?

Réponse : Il faut toujours se poser la question : « Pourquoi suis-je dans cet état particulier ? » Si l’on oublie et que l’on perd de vue cette question, alors de par sa nature, le désir de recevoir prend immédiatement le dessus et nous domine.

Question : Peut-on conserver cette inspiration constamment pour progresser, ou est-ce quelque chose que l’on conserve seulement après avoir terminé son travail ?

Réponse : Cette question ne correspond pas à la réalité. Tant que je n’ai pas terminé mon travail, comment puis-je conserver l’inspiration ? L’inspiration réside dans le travail lui-même. Puis-je faire ne serait-ce qu’un seul geste sans inspiration ? C’est mon énergie.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la différence entre la Loi et le Jugement dans le travail ? » du 17/04/2026

Les douze parties du travail sur le Kli commun

237Jusqu’à ce qu’elle atteigne la réparation finale (Gmar Tikoun), le chemin d’une personne repose entièrement sur la foi au-dessus de la raison, tant en Égypte que dans le désert. Sur ce chemin, on passe de Lo Lishma (pas en Son nom) à Lishma (en Son nom). Cette transition est opérée par le Créateur selon les efforts de chacun.

Le travail d’une personne se divise en deux catégories : 13 attributs et 12 qualités. Les 13 attributs représentent les définitions des propriétés de l’abondance descendant d’en haut et sont appelés Mazalot (fleuves de fortune, signes du Zodiaque). Cette abondance arrive progressivement ; la Lumière de Hochma (Ohr Hochma) ruisselle du Rosh (tête) de Arikh Anpin sous la forme des « treize corrections de la Dikna (barbe) ».

Lorsque l’être créé atteint son point le plus bas, il doit être corrigé afin de recevoir cette abondance dans ses propres récipients corrigés. Cela signifie qu’il subdivise ses niveaux de réception en parties distinctes, désignées comme les douze tribus, les douze parties spécifiques du travail accompli sur le récipient collectif (Kli).

Chacune de ces parties implique son propre travail spécifique, sa propre bannière unique, sa propre manière de « percer » sous la guidance de sa bannière. La nature de ce travail et de ces actions est complètement différente selon les uns et les autres, tout comme un campement spirituel diffère entièrement d’un autre.

Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont les bannières dans le travail ? » du 02/05/2026

MAN est toujours parfait

276.02Question : MAN (élever un manque, une prière, une demande) doit-il être complet, parfait ?

Réponse : MAN est toujours parfait. J’élève le Reshimo (gène spirituel) même si j’ignore ce que j’élève. De plus, selon mon développement, ma participation ne dépasse pas mes capacités. Si je ressens un manque, je crie et cela suffit.

À un niveau supérieur, outre la sensation de manque, j’ai besoin de savoir vers qui me tourner avec ce Hissaron (manque). À un niveau encore supérieur, j’ai besoin de savoir pourquoi je fais cela. Et plus haut encore, je dois savoir ce que cela m’apportera, et plus haut encore, ce que cela apportera à celui qui me donne sans réserve.

La connexion s’exprime par un cri ! Et il n’y a rien d’autre. De notre côté, la connexion réside uniquement dans le cri. De Son côté, cela s’exprime de mille manières que nous ignorons car elles sont pour la plupart dissimulées, mais qui pourraient être partiellement révélées.

Mais même dans ce qui est révélé, il reste encore beaucoup de choses cachées, même au stade de la réparation finale (Gmar Tikoun). Après tout, cette réparation finale n’est relative qu’à notre Kli (récipient) et non au système créé par le Créateur. Nous ne pouvons parler qu’en relation avec la création.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Moïse est parti » du 19/04/2026

« Le Bien qui fait le Bien » est simplement bon

294.2Question : En quoi le Créateur, désigné comme le « Bien qui fait le Bien », diffère-t-il de l’image du Créateur révélée lors de l’errance dans le désert ?

Réponse : « Le Bien qui fait le Bien » n’est pas le nom du Créateur ; c’est un concept primordial suprême. C’est une désignation.

Le « Bien qui fait le Bien » se subdivise ensuite en influences spécifiques, qui incluent les Taamim (goûts) et les noms.

Le « Bien qui fait le Bien » est le bien absolu ; on ne peut rien en dire. On ne peut le comprendre qu’une fois tous les autres concepts atteints, à chaque étape de l’ascension.

Le Créateur souhaite que nous Le connaissions comme étant le « Bien qui fait le Bien ». Pour parvenir à comprendre cela, il faut gravir toutes les étapes, et à chaque étape, on atteint comment Il se rapporte à nous, ce qui constitue une certaine facette du « Bien qui fait le Bien ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que représentent les bannières dans le travail ? » du 02/05/2026

« Ceux qui vont au séminaire »

600.01« Ceux qui vont au séminaire » sont ceux qui progressent vers la spiritualité, et non les gens « de la rue » qui se trouvent en dehors du chemin menant au but de la création, ceux qui observent les commandements machinalement ou qui ne les observent pas du tout.

Ceux qui vont au séminaire sont divisés en quatre catégories. Chacun d’eux se trouve également dans un état différent. Il peut s’agir de « marcher » (en mouvement), « se tenir debout », « s’asseoir » ou « se coucher », car le travail spirituel comporte de nombreux états. Mais en tout cas, tous sont appelés « ceux qui vont au séminaire ».

Celui qui va au séminaire est une personne qui aspire à la révélation du Créateur, car le but de la création est la révélation de la divinité à tous les êtres créés dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les quatre qualités de ceux qui vont au séminaire, dans le travail ? » du 11/04/2026

Les mondes reflètent l’attitude du Créateur

276.02Question : Comment les mondes, qui constituent notre partie extérieure, nous aident-ils à corriger nos Kelim intérieurs ?

Réponse : Les Kelim (récipients) des mondes purs et impurs représentent la gouvernance du Créateur sur moi, et plus précisément, s’Il apparaît comme le Bien qui fait le Bien ou son contraire, selon ma perception, influencée par le désir de donner sans réserve ou de recevoir. C’est ainsi que j’explore mon Kli.

C’est comparable à la façon dont mon attitude envers un ami dépend de son attitude, bonne ou mauvaise, envers moi.

Par la foi au-dessus de la raison, je le justifie, je corrige mes Kelim, et je comprends alors que ses actions apparemment mauvaises sont dirigées vers moi avec une bonne intention, et inversement.

En fin de compte, les mondes reflètent l’attitude du Créateur envers moi. Puisqu’Il se révèle Lui-même à travers deux choses opposées qui engendrent toujours la confusion, il est impossible de Le comprendre immédiatement. Par conséquent, cela m’aide à clarifier mes Kelim, mon attitude envers Lui comme étant « Un, Unique et Unifié », le « Bien qui fait le Bien ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La paix après une dispute est plus importante que l’absence totale de disputes » du 26/04/2026

Modifier les valeurs communément admises en soi-même

232.09Dans notre monde, le système de valeurs d’une personne détermine la nature spécifique de son égoïsme. Par exemple, un penchant pour les plaisirs animaux, tels que ceux que l’on trouve auprès du sexe opposé ou dans la vie familiale. Ou encore un penchant pour les plaisirs humains, comme l’argent ou les honneurs.

La proportion dans laquelle ces penchants se manifestent chez une personne dépend également de l’éducation, car celle-ci efface les limites naturelles. Soudain, une personne commence à désirer quelque chose qu’elle n’aurait jamais désiré par nature. C’est une faille de notre système éducatif.

En matière d’éducation spirituelle, nous ne semblons rien exiger de l’individu ; nous lui transmettons simplement la notion que la spiritualité est plus importante que la matérialité. Tout le reste, il doit le cultiver en lui-même car la Lumière, en influençant le Kli (récipient), nourrit tout en lui.

En fonction de ce que l’on a dès la naissance, de son éducation et du groupe auquel on appartient, une personne développe une attitude générale face à la vie. Elle choisit ensuite ce qui compte le plus pour elle ; elle a l’énergie nécessaire pour ce qui est important, mais pas pour ce qui l’est moins.

Lorsqu’une personne rejoint un groupe capable de modifier son système de valeurs ou qu’elle décide de son propre chef qu’il est judicieux d’agir d’une certaine manière, elle peut faire évoluer ses valeurs de façon indépendante.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Moïse est parti » du 19/04/2026

Le jeu sans peur

600.01À mesure que l’on gravit les échelons spirituels, les descentes deviennent plus profondes. Aucun renouveau spirituel, aucune révélation plus profonde, aucune ascension n’est possible sans chute préalable. Je me détache de mon état précédent et j’ai l’impression de n’avoir jamais connu d’élévation spirituelle et de ne jamais en connaître ; je ressens les ténèbres, l’impuissance et la peur.

Cette peur est déclenchée par des raisons triviales et imaginaires. Je suis effrayé non pas par les gens mêmes, mais par des ombres, comme un petit enfant ou un animal apeuré.

Cela se produit à tous les niveaux spirituels : plus on s’élève, plus il nous apparaît clairement que nous sommes inférieurs à tous les autres. Tout le monde autour de nous semble aller bien, tandis que nous souffrons de problèmes si insignifiants qu’il est même gênant d’en parler, et pourtant, ils sont terrifiants. C’est le sentiment d’un nourrisson terrifié qui cherche refuge dans les bras de sa mère.

Il faut valoriser ces états, comprendre leurs bienfaits et s’efforcer de travailler avec eux correctement. Alors, nous les surmonterons rapidement et retrouverons la certitude que « Il n’y a rien hormis Lui, le bien qui fait le bien », qu’Il est celui qui joue avec nous. Aussi nous nous unissons et Lui présentons notre unité comme réponse à ce problème, et ainsi nous nous élevons au-dessus de lui.

Puis le problème disparaît et un autre apparaît, plus petit et plus insignifiant encore, mais qui nous effraie davantage. Car plus l’ascension est haute, plus la descente est profonde. Ce processus se poursuit jusqu’à la correction finale ; grâce à lui, nous acquérons une clarté croissante quant à la véritable nature de nos états. Il n’y a pas d’autre moyen de comprendre notre nature.

Extrait de la Leçon Préparatoire au Congrès de Kabbale, le 26/04/2018