Category Archives: Créateur

De Lo Lishma à Lishma

963.5Question : On dit que la période préparatoire est un temps d’éveil venant d’en haut. Qu’est-ce que cela signifie ?

Réponse : Durant la période préparatoire, l’individu œuvre selon un désir reçu du Créateur.

Nous devons intégrer cette aspiration qui est en nous afin qu’elle se transforme finalement en un désir appelé Lo Lishma (Pas en Son Nom), par lequel nous atteignons Lishma (En Son Nom).

Naturellement, nous agissons, travaillons et recevons des impressions grâce à un éveil d’en haut. Mais progressivement, nous devons le transformer en un éveil d’en bas. C’est là notre travail.

Car il est dit : « Si le mâle (le Créateur) conçoit le premier, une femelle (Nekeva) naît. » (Nekeva, femme, Hissaron, manque). Autrement dit, le Créateur nous éveille d’abord d’en bas. Et ensuite, nous devons amener cette femme (Nekeva) à grandir et à devenir capable de donner naissance à un garçon (Zakhar, la force du don sans réserve).

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Si une femme insémine en premier, elle accouche d’un garçon” dans le travail ? » du 14/05/2026

Lorsque vous êtes presque arrivé au but

604.02Lorsqu’une personne semble sur le point d’atteindre le but, elle peut être surprise de ressentir une faiblesse soudaine. « À quoi bon ? Quel est l’intérêt ? Je suis fatigué. J’en ai assez. C’est sans espoir. » C’est précisément à ce moment-là qu’il faut comprendre que l’on est mis à l’épreuve dans son aspiration à atteindre le but.

Pour y parvenir réellement, une personne a besoin d’ajouter plus d’aspiration, d’insuffler encore plus d’élan et d’enthousiasme, de réévaluer ses valeurs et l’importance du but. Alors seulement, elle y arrivera.

Question : Concrètement, une personne s’est rapprochée, mais une montagne élevée qui semble infranchissable se tient devant elle ?

Réponse : Oui, c’est précisément maintenant qu’il faut donner plus d’importance au but pour pouvoir bondir, escalader et gravir cette montagne.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 02/05/2026

Révélation

219.01Il n’existe aucun état véritable dans mon attitude envers un ami que je puisse mesurer avec une « règle » fixe et objective. Tout est mesuré par rapport à moi.

Qui a décrété que ceci est ainsi et que cela est ainsi ? C’est toujours une personne qui mesure. Existe-t-il quelqu’un d’autre qu’un être humain qui puisse me dire ce que sont les choses et comment elles sont ? Les unités de mesure sont toujours définies par moi.

Mais lorsque j’entre dans la spiritualité, au moment où je l’atteins, je sais déjà ce que j’atteins, où je suis, ce qui constitue l’endroit où je me trouve et ce qu’il englobe. Autrement dit, au fur et à mesure que je perçois, je sais exactement ce que je perçois. Je reçois des définitions, une compréhension de la façon dont ces choses sont nommées. Je perçois des choses que je n’avais jamais vues auparavant, et pourtant je les reconnais instantanément : « Oh ! Ceci est ceci, et cela est cela ! » Je sais ce que c’est parce que l’atteinte est aussi compréhension.

Alors, le langage des branches m’est révélé. Je n’ai pas besoin d’interprète dans le monde spirituel pour traduire mes nouvelles sensations de ce monde dans l’ancien langage du monde matériel.

Question : Cela signifie-t-il que je perçois la véritable image de la réalité ?

Réponse : La vérité se définit comme l’état dans lequel je mesure toute chose avec mes Kelim (récipients) appropriés, mais ce sont les miens.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La différence entre la charité et le cadeau » du 19/05/2026

Ne déviez pas du droit chemin

760.4Question : Comment puis-je vérifier si je me suis écarté du droit chemin ?

Réponse : Le Rabash écrit que nous devons constamment examiner si moi, mes actions et le Créateur sommes alignés sur une seule ligne.

Autrement dit, il faut se demander si ce que je fais en ce moment même vise à me rapprocher du Créateur, si je peux déjà commencer à clarifier ce que signifient « plus proche » et « le Créateur ».

Mais même si je n’y parviens pas, il est essentiel de ne pas oublier que tout cela connecté au Créateur, que je souhaite être en adhésion avec Lui. Et lorsque je ressens réellement cela, je ne ressens aucune tension mentale. C’est comparable à la sensation du froid ou de la chaleur. Comment pourrais-je l’oublier ? C’est impossible, car je le ressens. Ici, la mémoire n’est pas nécessaire.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La sévérité de l’enseignement de la Torah aux idolâtres » du 11/05/2026

Jusqu’à ce que la différence entre nous et le Créateur disparaisse

231.02Question : Est-il nécessaire que les guerres se développent selon les niveaux minéral, végétal, animal et parlant ?

Réponse : Les guerres intérieures, selon les degrés, s’étendent de plus en plus jusqu’à la guerre contre Amalek. C’est la plus grande et la dernière guerre, qui détruit toute la Sitra Achra (l’Autre Côté), toutes les forces impures, le cœur de pierre (Lev haEven).

À chaque degré, cela dépend de la manière dont le désir de recevoir se révèle en opposition au désir de donner sans réserve. Et à chaque fois, cette opposition apparaît de plus en plus clairement aux yeux de l’individu.

La différence entre eux est telle que, comme on le dit, le Créateur juge les justes au cheveu près. Si auparavant vous n’aviez pas le sentiment d’être en guerre, ni même en désaccord sur des questions d’envergure mondiale, des clarifications s’opèrent ensuite de manière très subtile.

Un observateur extérieur se demandera : « Mais qu’est-ce qui vous prend ? » Il ne comprend absolument pas ce qui se passe. Pourtant, votre rapport à la situation est si fort qu’il vous est insupportable, ne serait-ce qu’un instant. Votre sensibilité s’accroît, votre analyse s’affine et s’ approfondit. Et cela se poursuit jusqu’à ce que toute différence entre votre opinion et celle du Créateur disparaisse.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La paix après une dispute est plus importante que l’absence totale de disputes » du 26/04/2026

Un Hissaron peut-il devenir un accomplissement ?

942Question : Un Hissaron (manque) peut-il devenir une atteinte ? Comment cela se produit-il ?

Réponse : Une personne créée à partir du désir de recevoir ne peut exister uniquement sur la base d’un Hissaron. La nature même de la création exige un remplissage. La seule question est : de quoi vais-je avoir du plaisir ? Quels plaisirs combleront mon désir de recevoir ?

Je sais que mon Hissaron est dirigé vers quelque chose de grand, quelque chose que je n’ai pas encore atteint. Cependant, ce désir inassouvi m’apporte lui-même une certaine illumination de ce « plus grand » lointain, car autrement je n’en aurais pas besoin. Dans ce cas, mon Hissaron peut effectivement devenir mon accomplissement.

Cela signifie que je trouve de la satisfaction dans ce Hissaron, qu’il me suffit et que je ne désire rien de plus. Si je possédais quoi que ce soit en plus de ce Hissaron, ce ne serait plus un manque pour le plaisir suprême. Même le simple fait d’obtenir l’accomplissement ne ferait que m’éloigner du but que je poursuis. C’est pourquoi je préfère demeurer avec le Hissaron, qui me sert de remplissage. Je suis heureux simplement parce que je désire ce plaisir suprême.

Est-ce suffisant pour atteindre le but de la création ? Non. Cela s’apparente à l’état de don sans réserve qui n’est assurément pas notre but ultime. Et pourtant, dans cette situation, je trouve du plaisir et une justification à mon état actuel. Un tel état est assurément désirable pour un être humain dans ce monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Si une femme insémine la première, elle accouche d’un garçon” dans le travail ? » du 14/05/2026

Comment s’aligner sur le plan du Créateur ?

239Tout ce qui se produit autour de nous, à l’échelle de la société ou de l’univers tout entier, obéit à un plan immense et précis, et nous existons au sein de ce plan. Notre tâche est de nous aligner correctement sur ce plan. Cependant, nous ne devons en aucun cas tenter de modifier ce qui vient de l’extérieur ; nous devons plutôt nous corriger nous-mêmes afin de nous adapter à ce mouvement extérieur.

Question : Dans ce cas, percevrai-je chaque événement comme étant arrivé au bon moment ?

Réponse : Il arrive au bon moment, normalement et correctement. Et soudain, je comprends la justesse intrinsèque de tout ce qui se passe et je réalise à quel point cela me convient parfaitement.

Question : Et je ne regrette rien ?

Réponse : Il n’y a rien à regretter car tout cela se déroule hors de moi, sous mes yeux. Cela me permet uniquement de suivre le cheminement intérieur nécessaire pour le percevoir correctement, l’accepter, m’y unir et progresser en résonance avec lui.

Question : En équilibre avec lui ?

Réponse : Oui, en harmonie.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/04/2026

Qui mesure l’effort ?

238.01Question : Les efforts sont-ils mesurés par rapport au système ou par rapport à la personne, selon la façon dont elle ressent la mesure de l’effort fourni ?

Réponse : Je ne comprends pas ce que vous entendez par « selon ce que ressent une personne ». Si j’ai l’impression d’avoir tout donné et de n’avoir rien reçu, et alors ? Cela signifie-t-il que je suis déjà dans un état où je devrais recevoir ?

La mesure est effectuée par le Créateur car je ne sais pas exactement quel niveau d’effort est requis de ma part pour atteindre le niveau supérieur. Comment puis-je me mesurer par rapport au degré suivant si je ne sais pas qu’est-ce que c’est ?

Question : Vous avez donné l’exemple d’une personne qui reste dans un état donné jusqu’à ce qu’elle se sente comme un citron pressé, puis, étant donné qu’elle n’a plus rien à ajouter, son état change. Est-ce ce que ressent une personne ?

Réponse : Non, pas du tout. Nous ne savons jamais où le travail s’arrête, à quel niveau ou à quel degré. Ces choses nous parviennent toujours de façon inattendue, soudaine, comme une surprise : « J’ai fait un effort et j’ai trouvé. »

Il n’y a pas de lien direct entre ces choses. Je ne peux pas dire où s’arrête l’effort et où je « trouve », car je ne peux mesurer mon propre état, encore moins le degré suivant.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont les bannières dans le travail ? » du 02/05/2026

Deux points de vue

243.05Pour que le besoin de m’unir à mes amis se manifeste en moi, je dois comprendre que c’est à travers eux que je pourrai véritablement ressentir où j’existe par rapport au Créateur. Cela se produit lorsque je me réfère à eux comme à mon futur point de Keter.

Et afin de m’unir à eux dans le but d’atteindre le Créateur, je dois me servir de leurs désirs, connecter mes Hissaron (manques) et les leurs, les considérer comme insignifiants, et vivre précisément dans la tension entre ces deux points de vue.

Il n’y a rien d’autre à faire. Autrement, si je ne perçois pas cette disparité (qui est en essence la différence entre l’inférieur et le supérieur, entre ce qui est dans la raison et ce qui est au-dessus de la raison), alors le besoin d’aide du Créateur n’émergera pas.

Par nature, nous pouvons tout endurer sauf l’état de confrontation directe entre la Lumière et le Kli (récipient), au point de collision (Bitoush) d’où il semble n’y avoir d’échappatoire ni de percée possible, si ce n’est en s’élevant au-dessus de la raison.

Par conséquent, ce point ne peut être perçu comme positif, bon ou confortable. Après tout, il n’a aucun fondement dans la nature de notre monde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que le sérieux dans le travail ? » du 04/05/2026

Tu ne te feras point d’idole

256Question : Qui est qualifié d’idolâtre dans la Kabbale ?

Réponse : Vous ! Car à chaque instant, même sans vous en rendre compte, vous faites des idoles à partir de rien.

Si vous ne reliez pas tout ce qui vous arrive à la force unique appelée « L’Un, l’Unique et particulier », si vous ne rapportez pas systématiquement ces événements à une cause unique et ne considérez pas tout le reste (à l’exception de cela) comme de simples manifestations de cette seule force, alors vous vous adonnez à l’idolâtrie.

Imaginez que votre femme vous dise quelque chose de désagréable. Vous devez comprendre que cela vient du Créateur, et qu’elle n’est qu’une marionnette à travers laquelle le Créateur manifeste Son attitude envers vous.

Mais si vous lui attribuez tout, vous « fabriquez une idole ». Vous devriez relier cela à elle, et à travers elle avec le Créateur. Il doit y avoir deux entités ici.

Il faut comprendre que le metteur en scène de toute cette pièce est le Créateur, et que c’est ainsi qu’Il se présente à nous précisément pour que nous puissions unifier toutes Ses manifestations diverses, voire opposées, en une seule forme, en une seule source, le Créateur.

Mais cela n’est possible qu’à condition d’utiliser le monde entier afin de l’unifier, au sein de notre perception, en un seul tout et de le connecter à une source unique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Les caractéristiques de la sagesse de la Kabbale » du 06/12/2009