Category Archives: Egoïsme

La fuite vers l’unité

Dr. Michael LaitmanQuestion: La fête de Pâque est pour bientôt. Sur quoi devrions-nous nous concentrer maintenant? Comment pouvons-nous utiliser ce temps pour l’unité?

Réponse: Pâque est un moment très spécial lorsque je découvre que je suis en exil. C’est le début de l’esclavage égyptien. Jusqu’à ce que je ressente que je suis en exil, je ne suis pas encore en Egypte, je ne suis pas encore esclave de Pharaon. Pour le dire autrement, si je ne m’efforce pas  pour l’unité, je n’ai pas encore commencé le processus. Mais quand je suis attiré par l’unité, et que je sens que je ne peux pas m’unir parce que mon ego m’arrête et bloque le chemin, l’ego se révèle à moi comme Pharaon. Il me contrôle et ne me laisse pas atteindre l’unité pour découvrir le Créateur.

L’exil c’es  de ne pas ressentir le Créateur ; je sens qu’Il me manque. Alors je continue  à me diriger vers l’unité, et l’ego, Pharaon, apparaît comme de plus en plus difficile. Finalement, je ne sais pas quoi faire, je ne vois pas d’issue, et alors le point appelé «Moïse» se révèle en moi. Il commence à me tirer, vers l’inconnu, alors que je suis confus et ne sais pas de quelle façon ce point est différent de Pharaon. Ainsi, Moïse grandit dans le palais de Pharaon, dans l’égo, que ce soit à mes yeux en se séparant  de Pharaon ou en fusionnant avec lui. Il aspire droit au Créateur, mais se nourrit de l’amour-propre.

Et ainsi j’avance: je veux construire un récipient, mais à la place je construis des « villes pauvres», Pithom et Ramsés. Chaque fois que je veux être proche des autres, m’unir, de nouveaux problèmes se posent: les différends et la séparation, le détachement et l’indifférence. L’ego détient le pouvoir et ne me laisse pas libre, ne me laisse pas faire n’importe quoi. Peu importe combien je m’efforce durement de faire le lien, cela n’existe pas. Mes efforts sont en faveur de « Pharaon » et dans le but de nuire à «Israël».

Et ainsi j’arrive aux dix plaies d’Egypte, je souffre parce que mon désir égoïste ne me laisse pas m’unir avec les amis. En réponse à toutes mes tentatives, cela convoque une grande souffrance en moi et tire dans des directions différentes. Cela donne à ma « bête » tout ce qu’elle veut, mais bloque la voie de l’unité parce que sinon je vais sortir d’Egypte.

Alors Moïse va à Pharaon: «Laisse partir mon peuple ». Nous essayons de nous unir encore plus et voulons échapper au contrôle de Pharaon. C’est déjà une véritable révélation. Alors, que pouvons-nous faire? Après tout, le Créateur durcit sans cesse mon cœur.

Ainsi je passe par les dix plaies, jusqu’à ce que j’arrive à me détacher totalement  de mon ego. Dans l’obscurité, je m’échappe vers l’unité, vers la montagne de la haine (Sinaï) qui se révèle à moi et vers la garantie mutuelle qui sont les moyens essentiels pour lutter contre l’ego. Je ne supprime pas la haine, je ne l’annule pas, mais plutôt je construis la garantie mutuelle autour d’elle. Après tout, cette haine est une acquisition inestimable: grâce à la garantie mutuelle, je serai en mesure de transformer cette montagne de haine vers le sommet de la sainteté, la montagne du Seigneur.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de nous. Le monde entier commence ce processus en découvrant que l’ego destructeur qui  le contrôle, menace d’effacer toute l’humanité de la surface de la terre …. 

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 02/04/2012, «Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Révéler l’unité de la nature

каббалист Михаэль ЛайтманQuestion: Si nous atteignons l’objectif et nous unissons dans un seul Kli mondial, quels changements se produiront en Europe?

Réponse: Nous devons comprendre que tous les problèmes difficiles, y compris la crise et ses souffrances, sont basés sur une seule raison – diriger les gens vers la recherche de l’origine de ces problèmes, pourquoi se produisent-ils? Nous voyons que les scientifiques, les économistes, les politiciens ne peuvent rien faire. Le monde est entré dans un stade, qui était mentionné dans la Kabbale il y a très longtemps. Nous en parlions bien avant le XXIe siècle. J’en ai entendu parler il y a vingt ans et je ne croyais pas que cela puisse arriver.

Le monde est entré dans un nouveau stade, aujourd’hui nous sommes à un niveau complètement différent. Nous devons découvrir l’unité de la nature. Par conséquent, notre monde est globalisé, il est intégral, mais pas à l’intérieur de nous, seulement autour de nous.

À tous les niveaux de développement, on nous révèle aujourd’hui que la Force supérieure, puis la nature inanimée, y compris le vaste Cosmos, sans oublier les couches supérieures, puis la nature végétale et animale – tout cela se révèle comme un seul organisme. Tout cela est une force globale et intégrale, de zéro à l’infini, c’est-à-dire l’ensemble de la nature.

Le problème est qu’à l’intérieure de la nature se trouve un homme – centre de l’univers. Il a la liberté, et il fait ce qu’il veut  en dépit de tout le reste. Il est l’inconvénient terrible contre toute la nature. A cause de cela nous comparons un homme, c’est-à-dire l’humanité toute entière (l’image collective), au cancer, parce qu’il dévore tout autour de lui, détruit tout ce qui est vivant, il est en contradiction avec la nature.

La nature toute entière est globale, intégrale et unie. Nous ne sommes absolument pas unis, intégralement liés et globaux. Nous disons seulement que nous avons la crise globale. Qu’est-ce que la crise globale? Cela signifie que nous ne concordons pas avec elle. Nous ne concordons pas avec tout le reste! La crise est en nous ou dans tout ce qui est autour de nous? Nous devons nous réorganiser. Nous – c’est la société humaine. Elle aussi doit devenir globale et intégrale. Oui, mais comment? Nous devons nous unir. Atteindre l’égalité, l’interconnexion, compréhension mutuelle.

Tout notre développement nous révèle aujourd’hui combien nous sommes interconnectés. Nous ne pouvons pas échapper à cela. Voyons ce qui se passe: arrêter tout commerce avec certain pays, couper la transmission, transferts d’argent ou autre chose – et ce pays ne peut plus rien faire. A partir de ce moment, la vie se termine. Un pays coupé du monde extérieur ne peut plus exister, tant le monde est devenu global. Cela n’est jamais arrivé.

Notre société est à l’opposé de cette globalité, la nature actuelle de l’homme est à l’opposé d’elle. Donc, si on élimine cette contradiction, nous verrons ensuite la même force de la nature qui se révèle dans son intégralité. Nous serons connectés avec tout le monde, sans limites, infiniment. Nous nous sentirons exister éternellement, en harmonie avec toutes les autres couches de la nature.

Cela s’applique non seulement aux pays qui souffrent de la crise. Nous devons comprendre à quel niveau nous accédons et voir toutes ces crises comme les obstacles, que nous devons  surmonter et atteindre le but le plus élevé. Tout comme chaque personne en particulier, de même pour un Etat à l’échelle nationale, et pour la société humaine à l’échelle mondiale. Seulement de cette manière il faut voir la vie.

Nous ne pouvons pas parler aux gouvernements à ce sujet, parce qu’ils sont les plus grands égoïstes, ils ne peuvent pas le percevoir. Mais, néanmoins leur état de conscience évolue aussi. En comparaison avec ce qu’ils disaient il ya cinq ans et ce qu’ils disent aujourd’hui, il y a une grande différence. Après des revers de fortune, des punitions les gens deviennent plus intelligents, plus sensibles. C’est pourquoi j’espère que nous pourrons le faire.

En plus de préparation la présentation de notre projet à l’UNESCO, à l’Organisations des Nations Unies et d’autres organisations internationales, nous coopérons avec un grand nombre de scientifiques qui ont la même opinion que nous, c’est à dire ils comprennent qu’il faut changer fondamentalement la nature de l’homme, la nature de la société humaine.

Le problème est qu’ils n’ont pas la méthode pour le faire. Il ne fait aucun doute que nous devons être en équilibre avec la nature, être en homéostasie avec elle. Des milliers de scientifiques du monde entier le disent. Mais on ne doit pas seulement parler, il faut le faire. Mais comment?  « Il faut… ». La réponse s’arrête là.

Des millions de gens à travers le monde sont au chômage. A cause de la crise nous produirons seulement ce qui est nécessaire pour l’existence. Les gens doivent comprendre qu’ils doivent s’occuper d’eux-mêmes, se changer eux-mêmes, mais ne pas polluer et épuiser la nature. Pour nourrir mon corps animal, pour son existence normale on n’a pas besoin de beaucoup. Le reste du temps je dois employer pour changer la société humaine, en utilisant toutes mes forces.  Alors nous nous sentirons exister en harmonie éternelle. Ce sera beaucoup plus que nous voulons atteindre aujourd’hui.

C’est pourquoi nous devons considérer la crise comme un obstacle que nous devons surmonter tous ensemble. Nous sommes ici pour le faire.

Du congrès de Vilnius du 24/03/12, Leçon 3

Qui aime bien, châtie bien

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je sens que je suis capable de garder la pensée que tout vient du Créateur. Ce que je ne comprends pas c’est comment accepter avec amour les perturbations qui  me font souffrir ? Je peux comprendre que c’est bon pour moi avec mon esprit. Mais comment puis-je ajouter l’amour à cela ? Où est cet amour?

Réponse: Vous n’avez  pas terminé l’action, c’est-à-dire pourquoi vous ne sentez pas l’amour. Vous comprenez que les perturbations proviennent probablement du Créateur, et que, évidemment, c’est une bonne chose. Vous savez que vous ne pouvez pas échapper à la perturbation, de sorte que vous l’acceptez. Vous n’avez pas  fini avec l’amour. Vous n’avez pas traité ce trouble ensemble avec le groupe pour l’inverser, c’est-à-dire percevoir  la perturbation comme une expression d’amour.

C’est comme lorsque les parents punissent leur enfant, il doit comprendre qu’ils le font par amour pour lui. Ils ne sont pas en train de le punir lui mais son ego. Qui plus est, ils veulent élever l’enfant au-dessus de son ego. Quand il se divise lui-même en deux, «ceci est mon ego et là c’est moi,» et se rend compte que des perturbations surviennent dans l’opposition à l’ego, alors son «moi » se rapproche du Créateur et ressent l’amour.

Imaginez que vous êtes un enfant intelligent qui comprend: « Mes parents ont besoin de me punir pour m’empêcher de mal me conduire. Ils ne me punissent pas, mais simplement me donnent l’occasion de surmonter mon ego. »

Commentaire: Quand j’étais enfant, je n’avais aucune idée que quelqu’un se reliait à moi avec amour. Tout ce que je voyais c’était une punition.

Réponse: Alors devenez plus intelligent! Vous avez besoin de grandir, après tout!

Vous avez besoin d’atteindre un état ​​où vous percevez les plus grands problèmes et les plus grandes difficultés comme  immenses bonté et amour. Je suis très sérieux. Tout ne dépend que de votre perception! Nous vivons dans un champ de Lumière infiniment bonne. Rien n’existe dans le monde entier, sauf cela. Seul l’amour infini et la bonté infinie! Mais notre perception est erronée, et, par conséquent, nous ressentons la sensation inverse. Si vous vous reconstruisez  et que vous développez votre compréhension, au lieu de la haine vous  ressentirez l’amour, au lieu du mal, la bonté, et au lieu de la souffrance, la joie.

Du congrès de Vilnius  le 24/03/2012, cours n°3

L’atterrissage final de l’égo

Dr. Michael LaitmanD’une certaine façon, nous avons toujours su quoi faire et où aller. La nature nous a toujours poussés par derrière: nous voulions évoluer, faire plus et nous développer, faire progresser la science et la technologie -tout ce qu’on pouvait.

Aujourd’hui, nous ne voulons rien. Nous sommes coincés, nous restons silencieux. Notre ego, qui à travers l’histoire  a été la force motrice de l’humanité, a cessé de travailler. Il n’évoque en nous aucune pulsion ou impulsion, il ne nous pousse pas vers l’avant. Nous avons vécu de nombreux changements dans la société, nous avons développé, construit, créé, et fait des révolutions. L’humanité a toujours essayé de faire quelque chose, d’aller de l’avant. Nous cherchions.

Aujourd’hui, il n’y a pas de recherche. Il n’y a pas de paradigme de pensée, aucune précision, ni plan clair de ce que nous voulons et dans quelle direction nous développer. C’est ce qui caractérise notre époque.

Le principal problème est que cela s’applique à tout le monde. Il n’y a jamais eu quelque chose comme ça dans l’histoire. Tous les pays et les continents: Océanie, Asie, Amérique du Nord et du Sud, en Europe, Extrême-Orient, Japon, Chine et Afrique, tous se sont développés à leur manière, à leur propre rythme et n’étaient pas dépendants les uns des autres.

Tout à coup, nous sommes devenus si dépendants que ce problème est devenu mondial. Nous nous trouvons dans un monde où tout est relié mutuellement. Nous n’en voulons pas, mais la connexion mutuelle est si forte qu’elle se manifeste tous les jours et touche pratiquement chacun d’entre nous. Si quelque chose se passe quelque part dans le monde, elle est sûrement et immédiatement répercutée sur nous. Nous voyons ce qui se passe dans les marchés boursiers à New York, Tokyo, en Allemagne, ou à Francfort, ce qui se passe avec le pétrole ou les métaux …. Si il ya un tremblement de terre, un ouragan, ou un volcan qui éclate quelque part, cela se propage sur tout le monde. Nous sommes dans un tel monde en mutation que nous ne pouvons même pas imaginer ce qu’il faut faire ensuite.

Si nous tracions un schéma simple de l’évolution de l’ego sur un axe du temps, nous verrions que nous avions l’habitude de nous développer plus ou moins de façon égale. C’est seulement au 20ème siècle que notre égo a augmenté très fortement. Nous avons fait une percée dans tous les aspects de la vie: dans la technologie, l’éducation, et la formation, dans le développement des terres et la conquête de l’espace. Soudain, nous nous trouvons en phase d’« atterrissage ». Nous avons atteint le maximum de notre ego, et il ne nous pousse plus nulle part. Nous avons atteint cet état depuis la fin du siècle dernier.

C’est un problème très grave, auquel les grands hommes et les grands esprits sont confrontés. Mais aujourd’hui, nous commençons à rechercher et à comprendre, et commençons à réaliser ce qui s’est passé.

Du 22/03/12 Congrès de Vilnius, cours  préliminaire

La contradiction entre les deux systèmes

Dr Michaël LaitmanLe fait est que l’égoïsme, en se développant constamment, nous pousse vers l’avant. Nous voulions toujours quelque chose de nouveau, nous étions toujours en train de courir après quelque chose. Aujourd’hui il a atteint son maximum et, le plus important, il est devenu global. Il se ferme sur lui-même.

Par conséquent, nous sommes devenus interconnectés et totalement dépendants les uns des autres. Nous avons formé le système analogique fermé entre nous, où chaque personne est tellement dépendante des autres, que par le biais d’une chaîne de quatre amis, chacun d’entre nous est lié avec tout le monde. En outre, aujourd’hui ce n’est pas nécessaire de mener une  guerre, il suffit d’arrêter l’interaction avec n’importe quel pays et l’isoler des autres pays  pour que ce pays tombe en faillite immédiatement parce qu’il ne peut exister tout seul.

Cela n’est jamais arrivé. Un Etat pouvait s’isoler du reste du monde, il était autosuffisant. Il pouvait exister par lui-même. Il avait suffisamment de ressources pour produire de l’énergie, la nourriture, tout ce qui est nécessaire pour la population, et il n’avait pas de problèmes graves.

Et aujourd’hui nous ne pouvons rien faire si nous ne sommes pas interconnectés avec dizaines d’autres pays. Nous avons besoin d’acheter, de vendre, d’échanger des produits, de recevoir et d’envoyer continuellement etc. Autrement dit, nous sommes devenus interdépendants. Nous n’aurions pas de problèmes si dans le même temps nous changerions nous-mêmes.

Il s’avère que nous sommes restés égoïstes, individualistes, mais le monde est devenu global, interconnecté et nous avons la disparité entre les deux systèmes.

D’une part c’est un système discret, où chacun de nous préfère vivre tout seul: «Je n’ai pas besoin d’une famille, je ne veux pas d’enfants, je n’ai besoin de personne. Je veux être indépendant, ne pas être dépendant de personne. » C’est ce que notre égoïsme nous dit aujourd’hui.

D’autre part, la nature nous montre le contraire: «Vous êtes entièrement dépendant de tout le monde. Vous ne pouvez pas exister séparément. Vous êtes obligés d’être connecté avec tout le monde. Non seulement vous, mais aussi la société où vous vivez, votre pays et, en général, tout dans le monde ».

C’est la contradiction entre les deux systèmes: un système global, dans lequel nous vivons, et notre système personnel, individuel et intérieur. Il s’agit d’une crise, puisque les deux systèmes ne peuvent pas fonctionner ensemble. C’est ce que nous ressentons.

Comment résoudre ce problème?

De la leçon préliminaire du Congrès européen, 22/03/2012

Un instrument pour pénétrer l’essence humaine

Dr. Michael LaitmanQuestion: mon aversion envers une personne est-elle une merveilleuse occasion de créer l’intégralité?

Réponse: Oui, bien sûr. Regardons-nous les uns les autres tout simplement comme nous le faisons avec nos bons amis ou nos enfants et ressentons nous l’un l’autre à la suite de cela. Si je fais un effort, indépendamment du fait que c’est désagréable pour moi d’écouter quelqu’un, alors, alors en dépit de mon antagonisme et grâce à cet effort, je vais commencer à me sentir mieux. Cela signifie que je vais avoir acquis un nouvel instrument de perception. Une personne me repousse, mais en dépit de cela je surmonte l’aversion en créant du positif et les sentiments négatifs à l’intérieur de moi sont un instrument distinct d’entrée en elle, et je commence à la ressentir.

Si je n’avais pas eu d’aversion, il aurait été très difficile pour moi de prendre contact avec cela. J’aurais tout simplement accepté ce qui en sort sous une forme agréable et l’aurais adapté à l’intérieur de moi-même selon ma perception. Mais quand je le fais d’une manière opposée, c’est comme si je pénétrais  dans cette épaisseur, cette force de surmonter, et ainsi  le contact avec la personne est créé en moi.

C’est pourquoi alors que nous grandissons, les personnes qui m’étaient auparavant agréables se révèlent soudainement à moi comme désagréables, me poussant loin d’elles, et vice-versa, je suis en train d’être détourné d’elles. Cependant, je comprends que, grâce à l’opposition, j’ai l’occasion de pénétrer plus profondément en elles. 

D’une «Discussion  sur l’éducation intégrale» N°13, 18/12/11

En plus des mots corrects il doit y avoir de bonnes intentions

Dr. Michael LaitmanQuestion: Aujourd’hui, la question de l’annulation des classes est de plus en pertinente et il y a beaucoup de discussions à ce sujet parce que les gens comprennent que les notes causent un préjudice et font de nos enfants des technocrates.

Réponse: Comme dans toute crise, les dégâts sont évidents, mais on ne sait pas comment corriger la situation. Finalement, un dommage sera couvert par un autre: les classes seront  annulées, mais de nouveaux cadres seront construits et alors nous n’aurons même pas ce que nous avions auparavant. Actuellement, si l’on considère le manque de compréhension des véritables raisons de ce qui se passe, avoir plus n’est pas nécessairement mieux. Tous ces ajouts ne sont pas adaptés à la nature. Si nous donnions juste plus de liberté aux enfants, cela n’ajouterait rien. Sans l’apprentissage intégré, qui est adapté à la nature, rien de bon ne sortira de ces changements.

Question: Mais les experts ont raison, ils disent que nous avons changé et que le monde est désormais interconnecté mutuellement, et nous devrions travailler en groupes, coopérer, développer la créativité des enfants, leur pensée créatrice, leur capacité à étudier et à rechercher des choses, et à développer l’être humain en eux; comment est-ce différent?

Réponse: En ce qui concerne la Kabbale c’est ce qu’on appelle une «coquille ». Cela signifie que c’est l’impureté. Les experts suggèrent que nous utilisions le potentiel de devenir égal au Créateur afin de gagner personnellement. Au moment où ils vont aborder cela, ils vont rencontrer de nombreuses crises qui seront pires que la situation précédente. Ces tendances peuvent être comparées à la «connexion au mal» qui est mauvaise pour eux et mauvaise pour le monde.

Si l’objectif n’est pas l’union avec le Créateur, alors le résultat sera le même qu’en Russie, où les tentatives pour parvenir à l’unité a conduit à des résultats opposés. Finalement, ce serait aussi nous amener à la solution souhaitée, mais ce serait un chemin long et difficile. Ils peuvent essayer de nouvelles façons, d’annuler les examens et avoir des enfants assis en cercle, mais d’une façon ou de l’autre si ils  ne reçoivent pas un kit pédagogique venant de nous, mais qu’ils agissent en fonction de leur compréhension égoïste sans aucun lien avec le Créateur, les résultats seront négatifs. Finalement, des criminels vont sortir de l’école, tels que par rapport à eux, les diplômés d’aujourd’hui paraîtront des anges.

L’idée est d’utiliser le principe divin, le principe spirituel à des fins personnelles. Si nous apportons au monde notre méthode, ce sera totalement différent. Ainsi le principe de Maïmonide, selon lequel nous devrions développer les « femmes et les enfants » progressivement jusqu’à ce qu’ils acquièrent des connaissances, sera adopté parce que c’est la bonne méthode les mènera vers l’avant. Mais s’ils décident d’utiliser leurs propres forces, ils sont censés échouer au bout d’un moment.

Il est vrai que les experts ont commencé à pénétrer l’essence du problème ces derniers temps et à exprimer des idées merveilleuses. Mais il n’y a pas de choix: si les gens n’ont pas l’intention correcte, alors ils sont tous condamnés.

De la 3 èmepartie du cours quotidien de Kabbale du 19/03/2012, Etude des dix Sefirot

Adieu au niveau animal du développement

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il ya un concept appelé le cycle du contact dans la Gestalt-thérapie. Cela inclut les phases que toute personne traverse. La base de l’activité humaine dans un groupe se compose de quatre phases. D’où vient ce nombre ? Combien de phases devrait-il y avoir selon les lois de la nature ?

Réponse: Selon les lois de la nature, il y a quatre phases qui résultent de la cinquième, la plus élevée, la phase zéro. Zéro est le tout premier niveau qui est la Nature elle-même. Les quatre phases du développement du désir résultent de lui. La quatrième phase est la forme finale du développement d’un désir.

Donc, il y a en fait cinq phases, mais nous ne prenons pas la première phase en compte car elle est au-delà de nous et se rapporte à la nature supérieure. Ainsi, nous ne considérons que les quatre phases du développement du désir. C’est seulement  la dernière phase des quatre que ne nous ressentons comme nôtre, comme notre «moi».Nous ne pouvons plus le considérer comme quelque chose qui viendrait de l’extérieur, mais comme quelque chose qui a émergé en nous.

Question: Quelles sont ces phases dans le cadre du cours de l’évolution de l’égoïsme?

Réponse: Ce sont les natures minérale,  végétal, et animale. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la quatrième phase du développement humain.

Nous sommes toujours traités aujourd’hui comme au niveau animal parce que nous nous soucions de notre corps animal et de tout ce qui l’entoure. Nous sommes des animaux raffinés, mais encore des animaux parce que tous nos problèmes et préoccupations sont à l’intérieur de notre vie animée, ce qui signifie que nos corps physiques sont importants pour nous.

Cependant, un humain est une image collective, Adam, où nous rassemblons tous nos espoirs, nos pensées et désirs, et, en nous unissant, nous nous élevons au-dessus de notre nature physique. C’est quelque chose que la nature  éveille et vers quoi elle nous amène. Si nous répondons adéquatement à l’appel de la nature et nous la suivons  dans cette bonne direction, nous arrivons à un état ​​intégral de «l’homme», où tous nos désirs et toutes nos pensées s’unissent.

Ensemble, nous ressentons cette volonté et cette nouvelle conscience qui est au-dessus du niveau animé en nous adaptant entre nous presque jusqu’à ne pas sentir notre existence animale. Nous nous soucions de notre corps, comme si nous prenions soin d’un animal, seulement à la mesure nécessaire pour son existence. Nous donnons au corps  la nourriture, le sexe, et la famille, dans la mesure de ses besoins physiques. Pour le reste de nos besoins, nous nous élevons au niveau de l’union, de l’intégralité, et de la responsabilité mutuelle.

C’est la quatrième phase que nous devons atteindre. La pierre angulaire actuelle de la crise  très critique n’est que le point de bifurcation à travers lequel nous devons passer. J’espère que nous la traverserons plus ou moins bien en nous rendant compte que nous devons  nous élever au niveau suivant.

D’une  «Discussion sur l’éducation intégrale» N ° 12, 16/12/11

La transition vers le niveau de «l’Homme»

Dr. Michael LaitmanQuestion: Lorsque nous parlons des quatre stades du développement, comment pouvons-nous expliquer à quel stade nous sommes?

Réponse: Aujourd’hui, toute l’humanité est en transition de la troisième à la quatrième étape. Dans chaque étape, il y a des sous-étapes. Par exemple, si nous prenons les étapes du développement humain sans tenir compte des natures minérale, végétale, et animale, ni du niveau de « l’Homme » parce que nous avons existé pendant des dizaines voire des centaines de milliers d’années, alors nous pouvons considérer le développement tout au long de l’axe historique, en tant que  première, deuxième, troisième et quatrième étape.

Supposons que le 16ème siècle, la fin du Moyen Age, marque le début de la révolution technologique avec le développement des cultures, des sciences, et ainsi de suite. Ce fut la troisième étape, c’est à dire que l’humanité est devenue intensément préoccupé par sa vie, se concernant elle -même comme un animal. Il s’agit de la révolution bourgeoise et, en définitive, du capitalisme. Avant cela, l’humanité était au stade végétal. Au Moyen-âge, dans l’Antiquité, nous trouvons les signes du type végétal, le caractère végétal du développement. Avant cela, nous étions au  niveau soi-disant minéral quand les gens utilisaient de petites forces avec un travail de faible efficacité, et ne pouvaient s’occuper que de leur nourriture.

D’une «Discussion  sur l’éducation intégrale» N°12, 16/12/11

Refuser de payer les dettes de l’égoïsme

Dr. Michael LaitmanNous ne réalisons pas que nous sommes réduits en esclavage par notre égoïsme. Il règne sur nous et nous dit quoi faire. Et nous n’avons même pas le sentiment que nous opérons en fonction de ses ordres, car nous sommes reliés à lui à un point tel que son désir devient mon désir, et nous fusionnons en un seul ensemble. Alors, une personne ne fait tout ce que son ego veut pensant que c’est sa vie et son propre désir.

Mais cela est un exemple de l’état opposé que nous devons atteindre en nous unissant avec le Créateur, en s’attachant à lui à un point tel que je cesse de sentir la différence entre Son désir et mon désir. Comme pour le moment je remplis toutes les fantaisies de mon égoïsme, avec dévotion, qui me montre où m’orienter, quand inhaler, d’agir d’une façon ou d’une autre.

Je ressens la même chose en m’unissant avec le Créateur en m’élevant au dessus mon désir actuel et en accomplissant Ses désirs, sans hésitation ni aucun calculs, je vais donc être corrigé. Et naturellement, je dois aller contre ma volonté et mes calculs personnels en investissant beaucoup d’efforts pour atteindre une telle correction. Mais à la fin, mon objectif est d’atteindre le même niveau de l’unité avec le Créateur de même que je dois maintenant m’unir avec mon désir de recevoir, sans ressentir aucune différence lui et moi-même.

Et quand je suis en mesure de me libérer de mon désir égoïste, je commence à sentir qu’il est mon ennemi, qu’il me fait du mal. Parfois, j’aime quelqu’un, et nous sommes de grands amis, mais il s’avère qu’il se sert de moi et me nuit. Il faut du temps avant que je sois en mesure de me libérer de lui et certaines choses à son sujet me sont révélées. C’est alors seulement que je suis capable de me libérer de lui, de voir qu’il n’y a pas d’autre choix que de le quitter, et de commencer à le haïr.

Ainsi, le monde entier commence à apprendre que son ego est son ennemi. Chaque personne révèle cela que dans la mesure où elle travaille sur elle. En conséquence, nous commençons la réalisation de la nécessité d’un changement parce que nous sentons l’échec dans cette course contre notre égoïsme. C’est une grande avancée, car une personne se sépare de sa nature, de sa qualité initiale qui l’oblige à ne prendre soin que d’elle, et elle commence à l’analyser de façon critique.

Cela signifie qu’elle se sépare de son mauvais penchant et commence à écouter et rechercher ce qu’elle peut faire d’autre. Alors, elle trouve la Torah, un moyen pour corriger l’égoïsme. Elle a besoin d’une force qui est capable de changer son attitude envers son désir égoïste et qui lui donne la capacité de devenir complètement séparé, de ne plus effectuer les calculs de ce qui est utile de faire et quand.

Cette transition est appelée Lo Lishma. Une personne est toujours dans un désir de recevoir du plaisir, mais elle doit imaginer par elle-même que travailler au-dessus de son désir est plus bénéfique, qu’elle gagnera plus en faisant cela. Donc, elle travaille déjà au-dessus de son désir de recevoir du plaisir, sans être disposée à suivre ses ordres. Mais le résultat de ces actions et de ce travail est encore à l’intérieur de l’égoïsme parce que sinon d’une personne n’aurait pas l’énergie pour le faire.

A ce stade, une personne passe par divers états, en commençant par le travail afin de recevoir du plaisir dans son désir de profiter, d’avoir de l’énergie et du carburant pour continuer à travailler. Mais en fait, elle veut être dans le don sans réserve. Ainsi, elle demande à la Lumière qui corrige de lui donner le pouvoir de faire des calculs sur le désir de recevoir du plaisir non pas dans ses intérêts égoïstes, mais seulement par désespoir, parce qu’elle est une machine qui a besoin d’être alimentée.

En fait, elle préfère rester dans la qualité du don sans réserve, mais pas dans le but de recevoir du plaisir. Elle se rend compte qu’il n’y a pas d’autre moyen, et elle doit payer pour qu’une certaine liberté lui soit donnée, alors qu’elle est sous la puissance du maître, le désir égoïste. Elle fonctionne de cette façon jusqu’à ce qu’elle devienne complètement séparée.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 14/03/12, Shamati N ° 20