Category Archives: Egoïsme

Construire les dalles du premier degré spirituel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il a été dit qu’il était impossible d’atteindre la révélation du Créateur sans joie. Mais je ne comprends pas comment pouvez-vous ressentir de la joie lorsque vous travaillez contre votre volonté, contre l’égoïsme?

Réponse: Peut-être certains ont une sensation joyeuse comme en dansant en boite. Mais ici, nous sommes joyeux de travailler pour le but spirituel. Il est écrit: «Notre cœur se réjouira d’Eux. »

Peut-être que vous aimeriez être joyeux, mais vous ne sentez pas cette joie dans votre cœur. Il y a un conseil à cet effet: Essayez d’être joyeux! Vous verrez comment cela va affecter les autres qui vous regardent, puis ils commenceront également à danser et à chanter. Et vous pourrez également ressentir de la joie en les regardant.

Cela n’a pas d’importance si, au début votre joie est simulée. Si vous ne jouez pas et ne restez pas «sincère», en fonction de votre égoïsme, vous resterez comme le reste du monde. Le monde entier se comporte absolument de façon sincère: Ils agissent comme leur égoïsme leur ordonne d’agir.

Mais vous voulez sortir de votre égoïsme, et cela ne peut être fait qu’en jouant. Nous jouons comme si nous voulions vraiment le don sans réserve, comme si nous avions besoin du groupe, comme si nous avions besoin du Créateur. Tout cela nous le faisons «comme si», parce que c’est ce sont j’ai  vraiment besoin: consumer le monde!

Le jeu est une chose très sérieuse. Vous voyez avec quel sérieux les petits enfants jouent, et leur jeu les aide à grandir. Peu importe ce que vous étudiez, votre compréhension passe par les exercices. L’exercice est également le fait de jouer; vous êtes chargé de faire certaines actions, qui n’ont pas d’autre but que de vous faire apprendre.

Le travail spirituel c’est aussi jouer. C’est comme dans le cas d’un enfant à qui on a donné des blocs de construction pour construire quelque chose. Est-ce que quelqu’un a vraiment besoin de tout ce qu’il va construire? Mais il pense qu’il construit vraiment, qu’il fait quelque chose d’important. Et c’est vraiment important parce que cela le fait grandir.

Et nous devons faire la même chose maintenant, il faut jouer avec le plus haut degré comme des enfants. Comme si nous étions déjà connecté et heureux, révélant le Créateur. Nous avons besoin de jouer comme cela! Et vous allez vraiment y parvenir en jouant parce que vous attirer la Lumière qui corrige en jouant.

Vous n’avez pas de connexion à la Lumière supérieure, mais vous la réveiller de loin en jouant. Quand un enfant joue, il réveille aussi la même Lumière qui corrige, seulement il joue à des jeux corporels, et c’est pourquoi la Lumière l’influence sur le même plan. Le même principe s’applique ici.

C’est très sérieux. Vous pensez que je fais juste des conférences vous, mais c’est le fondement de la création. Nous expérimentons avec ce monde et nous apprenons que c’est la façon dont les choses fonctionnent. Les kabbalistes ne nous donnent pas d’étranges conseils illogiques: Nous avons seulement besoin de faire un petit effort pour essayer de les comprendre.

Ce sont des lois immuables, comme les lois de la physique. Et les lois spirituelles sont encore plus strictes et précises que les lois de notre monde, que les lois de la physique et de la chimie. Les conditions pour éveiller la force qui va changer et grandir, vous sont expliquées pour vous. Ceci se rapporte aux actions que vous faites pour réveiller les forces de la nature. Et vous n’avez rien à contester ici: La seule chose qu’il vous reste à faire est de s’en approcher avec autant de sérieux que vous le pouvez et de jouer.

De la leçon de la Convention d »Arava, Arvout 23.

Le Créateur et moi nous rencontrons dans le groupe

Dr. Michael LaitmanQuand une personne se rapproche de la révélation du Créateur, elle sent qu’elle se tient sur ​​le mont Sinaï. D’un côté se trouve tout son mauvais penchant, mais de l’autre, elle comprend que, pour atteindre l’objectif et révéler le Créateur, elle doit préparer son désir à recevoir la qualité du don, qui est copié de Lui. Après tout, « l’homme » (Adam) signifie : «similaire» (Domé) au Créateur.

Et ainsi, ensemble, nous préparons notre désir de recevoir à différentes formes de don, afin qu’il soit capable d’accepter l’empreinte. C’est l’état du don de la Torah, sur laquelle il est écrit : « Vous vous tenez tous aujourd’hui … » Pas un, mais tous : Parce que c’est dans notre union commune que nous révélerons la force supérieure.

 

Essentiellement une chose très simple est requise pour préparer la matière du désir. Il est vrai que cette action n’appartient pas à notre monde, c’est pourquoi ca nous est difficile. On l’appelle : l’inclusion mutuelle. Nous devons tous nous inclure mutuellement l’un dans l’autre, nous connecter les uns aux autres à travers nos désirs, et rien d’autre. Puis, tout comme avant la rupture, nous atteindrons le «lieu», où la Lumière supérieure peut entrer, et marquer son empreinte.
Et pour cette raison, ce que nous faisons n’a pas d’importance, si nous continuons à nous unir, à révéler le Créateur ; comme il est écrit : «Israël, la Torah, et le Créateur sont un. » « Israël » est l’homme. La «Torah» est la force de la Lumière qui nous unit au point d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Et le «Créateur» est la Racine, qui nous donne Son empreinte, lorsque nous nous unissons.

De cette façon, je me trouve d’un côté du groupe, et le Créateur est de l’autre. Et si Lui et moi sommes en mesure de nous rencontrer dans le groupe, alors la révélation a lieu.

 

C’est la façon dont nous avançons. Au fond, tout notre travail est de nous y préparer. Cela nous arrivera si nous nous unissons.

De la leçon n°2 de la convention Arvout d’Arava du  23.02.12

Où est l’immortalité ?

Dr. Michael LaitmanNous existons dans une réalité unifiée, dans le monde de l’infini, mais nous ne percevons de ce dernier que la partie, que nous sommes capable de réaliser, sous cette forme, ce fragment, qui est créé par nos qualités à partir de tout le monde de l’infini. Cependant, dans tous les cas, nous sommes toujours connectés au monde de l’infini. Nous recevons la force à partir de là et tous les changements qui se produisent en nous arrivent au moyen de notre connexion à cette réalité unifiée.

C’est ainsi que nous apprenons que tout changement passe par l’élévation de MAN (notre prière) à travers tous les mondes jusqu’au monde de l’infini et elle descend de là jusqu’à nous sous la forme de MAD. En outre, tout changement donne aussi naissance à un nouveau Partsouf, un état, une connexion entre eux à travers le monde de l’infini, ainsi, suivant la règle  » Malkhout supérieure devient Keter de la partie inférieure. » Ce n’est possible qu’à la condition que Malkhout obtienne les qualités du monde de l’infini et devient ainsi la qualité de Keter.

Un tel saut dans le changement de qualités dans la matière de notre monde est appelé un changement quantique : des portions strictement infimes et pointues.

C’est ainsi qu’un électron, qui tourne autour du noyau d’un atome, change son orbite en un saut, se transformant d’un état stationnaire à un autre. En cela, il change son orbite instantanément, il disparaît de l’ancienne orbite et au même moment, apparaît dans une nouvelle orbite, où il continue son mouvement, comme s’il n’avait traversé aucune transformation, comme s’il n’avait pas sauté.

Les physiciens ne peuvent détecter ni le chemin de la transformation, ni la durée de la transformation d’une orbite à une autre, cela se produit instantanément. C’est parce que cette action élève sa force vers le monde de l’infini, au-dessus de la matière, du temps, de l’espace, et du mouvement, qui n’existent pas là-bas. C’est pourquoi nous ne pouvons pas détecter ce qui se passe dans un saut. Ce qui signifie que pendant le temps de la transformation, qui est pour nous un espace (un vide quantique), se produit une connexion entre les mondes, notre monde et le monde supérieur.

En outre, toute la matière existe seulement en raison de sauts quantiques similaires, recevant l’énergie de la Lumière supérieure (le désir de donner sans réserve), passant du monde de l’infini jusqu’à eux.

Et même une personne ordinaire à chaque instant de son existence sort de la réalité de notre monde afin de changer son état pour un nouvel état, elle se connecte au monde de l’infini et retourne à nouveau dans notre monde, mais déjà dans un nouvel état, bien qu’il nous semble que le flux de la réalité soit continu. Avec ces connexions continues au monde de l’infini les changements se produisent et circulent dans l’ensemble de la nature sur l’ensemble de ses niveaux, partant de notre monde jusqu’aux cinq mondes.

L’élévation vers le monde de l’infini et le retour en arrière est nécessaire pour le changement des Reshimot, les données, qui définissent nos états spécifiques. Cependant, ces états spécifiques, à leur tour, doivent continuer à changer en permanence, à se nourrir du monde de l’infini, et réalisent ainsi d’incessants nouveaux Reshimot jusqu’à leur complète réalisation, la correction intégrale de l’ensemble de la nature.

Cela se produit lorsque toutes les réalités fusionnent en une seule, la révélation complète de la Lumière, que la force à partir de laquelle toutes les parties de l’univers reçoivent les Reshimot toujours plus récentes, par des impulsions quantiques, une nouvelle énergie et des qualités. Et il n’est pas important de savoir comment nous appelons ces changements dans la matière : l’intervalle entre les images du monde, un saut quantique (discontinuité), une absence de la réalité, le changement de Reshimot, un changement minimal dans un état.

Notre avenir est dans la maîtrise de ces états intemporels dans la connexion à la Lumière, à l’attribut du don, au-dessus de l’égoïsme : Ci-gît la vie au-dessus de la mort. C’est dans l’absence de temps, dans un saut quantique et c’est notre immortalité.

L’insoutenable égalité

Dr. Michael LaitmanNous devons équilibrer deux forces : la force de la raison et celle du mauvais penchant. Nos désirs sont divisés en plusieurs couches. Au fond se trouvent les désirs du niveau «minéral» (la matière dont notre corps est fait), le niveau du «végétal» (les cheveux, les ongles et les os), et le niveau de « l’animal » (tous les autres composants physiologiques). En outre j’ai aussi un cerveau qui est au-dessus du niveau « animal » et un mauvais penchant, qui est mon ego. Ce sont les parties, dont l’homme est fait.

Il n’y a rien à corriger aux niveaux minéral, végétal, et animal. Le seul problème est que nous détruisons nos relations avec d’autres personnes en raison de la mauvaise inclination, de l’ego. Dans l’ensemble, tout le monde est d’accord avec cela. Dans le pire des cas, une personne ne reconnaît pas son mauvais penchant, mais blâme les autres, l’humanité.

Dans tous les cas, une personne a des options illimitées et peut très bien s’en sortir sur cette planète. Alors, pourquoi ne le fait-elle pas ? Qu’est-ce qui l’en empêche ? Sa nature égoïste se met en travers de son chemin. Elle veut utiliser toutes ses forces et ressources pour s’élever au-dessus des autres. Finalement tout le monde prend part à cette compétition, en essayant de s’élever, de détruire les autres ou les deux simultanément. Le mauvais penchant nous empêche vraiment de construire une bonne vie.

Puis-je imaginer de vivre sous le contrôle du bon penchant ? Après tout, cela signifierait que tout le monde aurait la même forme. Est-il possible que je sois comme tout le monde ? Quel serait donc mon avantage ? Si tout le monde est égal, il n’y aurait ni grand ni petit, et cela nierait l’essence même de mon existence.

Aujourd’hui, nos vies sont actives ; nous courrons constamment après quelque chose. Je ne cesse de calculer et de vérifier de quelle façon je suis mieux que les autres, et cela donne du goût à ma vie, me pousse à réaliser des choses, et me tient en mouvement. Partout la compétition règne ; nous sommes en concurrence les uns contre les autres ; quand je me compare à d’autres, je mesure essentiellement ma vitalité. Si tout le monde était égal, je ne ressentirais plus que je suis vivant.

La question est de savoir comment nous nous satisferons ? La nature veut-elle nous transformer en marionnettes ? Après tout, si nous sommes tous frères, alors tout le monde aura les mêmes choses et nous serons tous égaux. Alors, je ne ressens pas pour quelle raison je vis. Y a-t-il un autre objectif ? Dans mon état actuel, je ne le sais pas. Chacun essaie toujours de se satisfaire à sa façon : Moi, par exemple, en tant que scientifique, vous en tant que journaliste, et lui dans l’éducation. Toutefois, chacun veut finalement se séparer, se différencier des autres. C’est précisément cette nécessité qui nous pousse à nous développer.

Supposons que les difficultés de la crise nous aident à comprendre comment équilibrer la société dans son ensemble. Eh bien, nous serons tous équilibrés, tous égaux. Comment pourrais-je alors combler le grand vide en moi, qui veut que je sois au-dessus d’autres ? Comment pourrais-je donc sentir que je suis mieux que les autres ? La façon dont les choses sont aujourd’hui dans le monde n’exigerait que deux heures de travail quotidien pour que nous ne manquions de rien, si seulement nous cessions d’essayer d’être meilleurs que les autres. Tout le monde aurait plus ou moins un niveau standard de vie. Alors, comment pourrais-je bien me réaliser ? Que pourrais-je faire de mon temps libre ? Après tout, une telle liberté pourrait me rendre fou. Est-ce possible que la nature veuille exactement nous y conduire ?

Ici nous atteignons l’autre côté, qui est la coopération contre l’ego. Nous utilisons notre ego, mais de façon opposée, non pas pour nous élever au-dessus des autres, mais pour que tout le monde s’élève au-dessus de son amour-propre et atteindre un certain équilibre avec les autres. En chemin, l’ego se développe constamment et je l’utilise afin d’être égal à l’environnement. Ainsi, je me sens satisfait d’être plus étroitement lié avec les autres. Mon ego grandit, ce qui signifie que je peux leur donner d’avantage, et les amener à une plus grande unité et équilibre, et ainsi profiter du fait que j’ai un lien plus fort avec eux.

Plus je suis connecté à eux à travers mon ego corrigé, mieux je me sens. J’ai un récipient dans lequel je reçois ce plaisir, un récipient collectif que je connecte à moi-même. De cette cela, je reçois le plaisir appelé «amour mutuel. » Donc, j’atteins un plaisir beaucoup plus grand, que celui que je ressens aujourd’hui, si je parviens à m’élever dans une certaine mesure au-dessus de mon ego. Seule l’utilisation correcte de tous mes désirs me permettra de réussir.

De KabTV «Une nouvelle vie » Episode 10, 08/01/12

Tout ce qui est amer n’est pas impropre à la consommation

Dr. Michael LaitmanSi nous jetons un coup d’œil sur notre propre histoire, nous pouvons voir que nous sommes constamment en développement. Bien que les niveaux végétal et animal de la nature ne changent guère au cours des siècles, nous nous développons à chaque succession des générations et même pendant la durée d’une seule génération.

Moi, par exemple, j’ai commencé ma vie dans la première moitié du siècle dernier, et avec la transition au 21e siècle, je vois la façon dont le monde a changé. À l’époque, les gens étaient attachés à des villages,  des communautés rurales, et des petites villes avec leurs façons réglées de vivre, alors que tout aujourd’hui est dynamique, tout est différent: les modes de pensée, les approches de la vie, et ainsi de suite.

Une question se pose donc: n’est-ce donc pas assez que nous naissions et vivions notre vie d’année en année? Pourquoi avons-nous besoin de changer? Il est évident qu’un nouveau-né a besoin de grandir dans le but de commencer à vivre une vie d’adulte significative, fonder une famille, avoir des enfants, et leurs passer ses acquisitions afin qu’ils continuent leur chemin. Mais pourquoi les gens ont-ils besoin d’un certain développement supplémentaire, en dehors de la chaîne des générations inhérente au monde animal? D’où vient cette opposition ? Quel est l’objectif du développement humain? C’est quelque chose que nous ne voyons pas.

Pourtant, nous pouvons établir une analogie avec un bébé qui n’est pas encore prêt pour la vie. Un long développement est nécessaire pour un enfant en vue d’acquérir la raison, la force, et le sentiment, jusqu’à ce qu’il ou elle apprenne réellement à comprendre la vie, l’organiser et la modifier. Peut-être que c’est la même histoire avec nous? Peut-être que des milliers d’années de notre développement sont comparables à la vie d’une personne? Peut-être que chaque siècle de l’histoire humaine est comme un an pour un enfant?

Cependant, nous ne voyons pas encore où nous allons. Le développement de l’enfant se produit sur un chemin bien tracé, et nous savons comment lui assurer tous les moyens nécessaires, y compris des exercices, des jeux, et un milieu spécialisé. Et pourtant, l’objectif du développement humain universel nous est inconnu, et c’est pourquoi nous ne remarquons pas l’état d’avancement des générations. Il nous semble que ce progrès est aléatoire.

Comme certains parents désemparés, nous nous penchons sur le bébé et ne comprenons pas d’où il vient et pourquoi. Nous n’avons pas la moindre idée sur la façon de l’élever, quel exercice lui donner, ou dans quel environnement le placer. En conséquence, notre petit foulera un sentier épineux, dépourvu des désirs nécessaires naturels qui le pousserait vers un véritable chemin.

Avec nos propres enfants, nous leur donnons des connaissances, inculquons des sentiments, nous leur enseignons la lecture et l’écriture, la musique et le dessin. Ils vivent dans un monde artificiel en comparaison duquel le monde extérieur des adultes semble comme une prairie sauvage.

Mais où sont les parents attentionnés et les éducateurs de l’humanité tout entière? Ils sont absents, et c’est pourquoi chaque génération, malgré tous les progrès, est plus misérable que la précédente : il lui manque plus. D’une part, nous nous réalisons de plus en plus, tandis que de l’autre, nous devenons de plus en plus vides.

Alors où exactement sommes-nous arrivés aujourd’hui? Qu’avons-nous accompli? Que nous donne tout notre développement ? Nous sommes allés dans l’espace, avons marché sur la Lune, mais ce sujet n’est pas particulièrement populaire ces jours-ci, c’est banal et superficiel. Nous avons obtenu des résultats impressionnants, ici sur Terre, mais nous n’avons toujours pas trouvé le bonheur, n’avons pas encore découvert la façon d’organiser notre vie.

La crise mondiale est en hausse, les familles s’effondrent, parents et enfants souffrent de même, la société est souffrante, les toxicomanies sont en plein essor, le terrorisme tonne, et la dépression est  une maladie de plus en plus répandue. Où est la joie? Où est la bonne humeur?

Il s’avère que l’humanité n’a pas de bons parents pour l’entourer avec soin et l’élever correctement.

Dans le même temps, nous voyons que la nature se soucie avec zèle du bon développement de chacune de ses parties. Lorsque nous devenons parents, nous faisons l’expérience de l’incommensurable amour pour nos enfants, nous ne voulons leur donner que le meilleur absolu, nous leur consacrons toute notre vie. Les meilleurs experts, des ressources énormes, et des technologies de pointe sont mises au service des enfants et de leur développement.

Et malgré tout cela, nous ne réussissons pas, même si la nature nous a fourni tous les moyens nécessaires. Elle nous a donné l’amour sans lequel  nous serions restés indifférents à nos enfants. De la même manière, les animaux aiment aussi leur progéniture.

En fin de compte, il devient évident que la nature, tout en s’occupant de l’élaboration de toutes les créatures, démontre à leur égard une attitude assez particulière. D’une part, elle crée des conditions sûres pour la croissance correcte en induisant chez les parents cet amour instinctif envers les enfants. En conséquence, nous n’avons pas d’autre choix, nous sommes tout simplement obligés de nous occuper d’eux. Mais d’autre part, nous voyons que l’espèce humaine ne parvient pas à atteindre le moindre succès.

Un fruit sur un arbre  naît amer et peu attrayant, mais à la fin il mûrit et apparaît dans toute sa gloire, juteux et parfumé. Que faire si nous sommes semblables à ce fruit? Que faire si en ce moment nous sommes au cours des étapes de transition du développement et n’avons tout simplement pas encore mûri? Il est possible que notre état actuel s’apparente à une pomme verte, aigre, dure qui n’a pas encore acquis ses pleines couleurs ? Sans le savoir à l’avance, comment peut-on prévoir la fin heureuse de son développement?

De même, en regardant un petit enfant insensé qui a encore beaucoup à faire pour devenir adulte, il est difficile d’imaginer qu’un jour il émerger à la vie adulte, pour agir de façon indépendante, et apprendra de nouvelles choses, en changeant le monde. En revanche, un animal se développe à peine au-delà de quelques semaines après sa naissance. En agissant par instinct, il ne se change pas lui-même, pas plus que le monde.

Par conséquent, les conclusions suivantes peuvent être tirées. Tout d’abord, notre développement se produit en plusieurs phases. Par ailleurs, plus « amère » est la création à l’origine, plus « douce » elle sera à la fin. Et plus elle se développe, plus lesétats qu’elle subit, plus magnifique sera la fin de son développement, et plus exaltées seront  ses réalisations.

En recueillant tous ces exemples que la Nature nous montre en une seule image, nous pouvons conclure que nous allons le long d’une voie particulière de développement. De génération en génération, nous nous développons comme un être qui n’a pas encore terminé les phases transitoires. C’est pourquoi nous sommes si « amers »,  avec si peu de succès. Toutefois, à la fin de notre développement, un merveilleux, et parfait état nous attend sans aucun doute.

Nous voyons que l’espèce humaine domine le monde végétal et animal. Un être humain est le couronnement de la création. C’est pourquoi le développement de l’homme prend le plus de temps. C’est pourquoi il subit les états les plus extrêmes sur le chemin, qui apparemment ne se rapportent pas à la même espèce.

Et dans la mesure où la nature qui nous développe est concernée, nous ne pourrons tirer de conclusions sur nous-mêmes et la relation de la nature avec nous, que lorsque nous verrons la fin du développement. Sinon, nous commettrions une erreur, tout comme avec la pomme, dont les premiers stades de maturation ne semblent pas promettre quelque chose d’utile.  C’est seulement à la fin qu’on voit avec quelle sagesse la nature l’a nourrie, formant un fruit merveilleux et délicieux.

Selon cette loi, nous devons reconnaître que nous aussi, faisons l’objet d’un développement similaire, et son but est sans doute pour nous amener à la fin des générations à un état aimable, merveilleux, sain, absolu, «doux», et beau.

 De KabTV «Une nouvelle vie »  Episode 2, 28/12/11

Manque et satisfaction

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pourquoi recherchons- nous le monde spirituel à travers les yeux du monde corporel?

Réponse: C’est la façon dont nous sommes construits ; ce sont nos désirs. Nous ne pouvons les remplir que par les moyens qui nous ont été donnés : les mains, les jambes, les sens donnés, et le cerveau.

Mon calcul est assez simple: me satisfaire autant que possible avec les plaisirs souhaités et constamment rester comblé  à 100% du temps. Mais au moment où je m’approche de la ligne supérieure de l’accomplissement, le plaisir disparaît, et j’ai besoin de descendre un peu. Par exemple, avant un repas, je dois avoir faim pour qu’il me fasse plaisir.

Nous avons besoin d’être concerné pour créer le Kli (récipient) et la satisfaction qui lui est adaptée. Néanmoins, la réalisation n’a pas besoin d’éteindre le manque, mais plutôt de l’accompagner. Il est préférable que la satisfaction et le manque se suivent main dans la main ; plus je reçois, plus je veux; je continue à recevoir et je désire encore, encore et encore.

Ici se pose la question: Qu’est-ce que je ressens- le plaisir éternel ou le manque éternel, ou peut-être une fois de cette façon et une fois de celle- là ?

Dans notre monde, la seule possibilité de profiter à la fois du manque et de la satisfaction est de savoir s’ils sont dirigés vers un tiers. Alors les deux d’entre eux sont souhaitables et existent en moi. Non pas alternativement, mais en même temps, ensemble. A propos de cela il est dit, «L’amour couvrira tous les crimes».

S’ils existent côte à côte, alors à partir de leur combinaison la ligne médiane est créée, et je ne cesse de me faire plaisir, sans fin, sans aucune transition entre le manque et lla satisfaction. Et c’est ainsi que j’arrive à la forme de l’infini, et je n’ai pas besoin de remplacer les périodes de manque et de satisfaction.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 06/02/2012, « Introduction à l’étude des  Dix Sefirot »

Laissez votre « moi » à la maison

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je veux que nous menions à bien le travail à la convention dans le désert d’Arava de la meilleure façon possible. Comment devons-nous agir à l’intérieur pour atteindre le succès?

Réponse: C’est difficile. Je dois constamment procéder à une analyse, poser des questions et leur chercher des réponses, tomber et m’élever. Et je dois résoudre tous les problèmes seulement par l’union avec les amis. De cette façon, je veux montrer l’exemple à tout le monde.

Le succès est impossible pour une personne. Il doit être réalisé pour tout le monde ensemble. Et cela signifie que je ne me soucie que de la volonté commune. Ce qui est important n’est pas ce que je ressens, mais ce que nous sentons. Ce n’est pas moi qui m’élève au-dessus de quelque chose et révèle quelque chose, mais nous qui nous élevons et la révélons. C’est toujours nous, tandis que je n’existe pas du tout. Je veux vivre dans cette «soupe». Le mot «moi» et la sensation de soi-même doit être laissé à la maison.

En outre, nous n’est pas seulement un rassemblement d’amis ou une «unité des forces spéciales ». Tout cela sont des jouets, alors qu’en réalité, «nous» est une âme. Il n’y a pas de pièces qui se relient les unes aux autres, tout le monde est fusionné en un seul ensemble. Et cela n’a aucun rapport avec ce que nous sommes aujourd’hui. Il s’agit d’une nouvelle création qui vient juste d’être créée.

Après tout, l’essence spirituelle que nous voulons former n’existait pas avant. Auparavant il n’y avait qu’un Reshimo  cassé qui y conduisait. Et aujourd’hui, avec nos efforts, nous essayons de former une âme du monde de Nikoudim, qui était censée être corrigée lors de cette phase, mais a été délibérément brisée pour nous.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 08/02/2012, « Introduction à l’étude des Dix Sefirot »

Les gens se replient sur eux-mêmes

Dr. Michael LaitmanAvis (Tiré de Vesti.ru ): «Les parents veulent que leurs enfants grandissent ayant confiance en eux. Les enfants sont orientés à atteindre le succès. L’ambition et un sentiment de supériorité sont instillés en eux. Un enfant est un reflet de notre système de valeurs.

« En 2011, les parents voulaient développer chez leurs enfants la capacité à atteindre leurs objectifs, un sens des responsabilités, et la capacité de se défendre eux-mêmes. En 1998, c’était les bonnes manières, la capacité d’agir dans la société, et de communiquer avec les gens. Aujourd’hui, ces qualités ne sont pas incluses, même pas dans le top cinq.

« Ces données suggèrent que le monde est devenu beaucoup plus difficile, et les gens plus égocentriques. Nous avions l’habitude de dire «nous» et maintenant c’est «je», mais il est difficile de vivre quand vous avez seulement « moi », vous êtes seul! »

Mon commentaire: Notre système de valeurs est une conséquence de notre égoïsme grandissant. Il va grandir jusqu’à ce que nous nous rendions compte de ses propriétés mortelles et commencions à chercher les moyens de traiter avec lui. Puis, nous ressentirons la nécessité d’une méthode de correction et commencerons à sortir de la crise générale. Nous pouvons avancer ce moment par la diffusion de la méthode de la garantie mutuelle.

Le réseau de bonnes relations

каббалист Михаэль ЛайтманQuestion: Vous avez donné un exemple que dans la société intégrale, en se versant une tasse de thé, je dois d’abord  m’assurer que tout le monde ait sa tasse de thé. Qu’est-ce que cela signifie?

Réponse: J’ai donné l’exemple que la moitié du monde meurt de faim, alors que l’autre moitié jette deux tiers de ce qu’elle consomme. Alors, pourquoi nous devons vivre dans un tel monde ? N’est-ce pas l’origine de la terreur, de guerres, gaspillage insensé de l’énergie, la pollution de la nature?

Question: Mais si je veux boire un verre d’eau, comment dois-je agir correctement selon votre exemple?

Réponse: Laissez-nous apprendre dans notre groupe, la façon de prendre en compte les uns les autres. Et puis du groupe, passer vers des États et commencer à construire entre eux des systèmes de relations qui mèneront vers une vie plus équilibrée.

Il est clair que si vous vous versez un verre d’eau,vous demandez alors à ceux qui sont proches de vous, s’ils veulent boire. Vous n’allez pas dans la rue pour distribuer de l’eau, elle va atteindre la rue grâce au fait que nous construisons un système spécial.

Mais je veux qu’il existe! Après des petits changements qui se sont réalisés à l’intérieur de moi, la compréhension après le cours, les cours pratiques – je suis d’accord que la société doit être plus équilibrée et pour atteindre le même niveau de la vie.

Pour la première étape, laissez-nous arranger pour que tout le monde ait son ensemble: X, Y, Z. Donnons-nous pour tâche que dans les cinq ans, nous assurons pour chacun ait un toit au-dessus de la tête, la fourniture complète de vêtements et de nourriture, tout ce qui est nécessaire dans la maison.

Toute cette fourniture, nous la construisons sur la base de l’excès. Parce que si on fait le calcul, il s’avère que nous avons 90% au-dessus de ce que nous avons besoin. Si je t’aime, alors tu peux venir chercher la moitié de ma garde-robe – crois-moi, je ne serai pas fâché. Ou je reçois mon salaire diminué de 10%  qui vont pour quelqu’un d’autre et je ne le sentirai pas.

Il faut construire de tels systèmes à l’échelle mondiale, mais pas par la force, sous la contrainte, mais grâce à l’éducation préalable. Les bolcheviks avaient déjà tenté de réaliser un système par la force, et tout le monde sait comment s’est terminée la tentative. C’est pour ça que nous devons d’abord éduquer les gens, pour obtenir leur consentement à ce que nous faisons.

Chaque fois nous devons montrer les résultats positifs que nous avons obtenus: où sont ces gens riches qui donnent pour les autres, où sont les pauvres qui reçoivent, comme tout est équilibré, et comme tout le monde est heureux. Grâce à la garantie mutuelle, nous pouvons nous débarrasser de l’excès inutile. Nous allons arrêter la production de milliers de médicaments inutiles que certains produisent actuellement dans leur propre intérêt, empoisonnant l’humanité.

Pourquoi devons-nous dépenser des sommes énormes pour l’armée et les munitions militaires, et encore d’autres. Il y a beaucoup de choses que nous devons corriger maintenant, quand nous avons atteint cette nouvelle ère. Nous ne sommes plus en mesure de continuer ainsi. La crise va nous conduire à un tel état que nous serons obligés de nous serrer la ceinture. Nous n’aurons pas des moyens pour l’entretien ces systèmes inutiles et égocentriques que nous avons construits. C’est pour ça qu’ils sont touchés par la crise et commencent à se décomposer.

On doit le montrer dans l’ensemble: quel mal nous cause un manque d’attention aux autres, et quel trésor s’ouvre tout à coup devant nous grâce à la bonne relation.

Mais avant tout, nous avons besoin de l’éducation intégrale. Le sens n’est pas dans la redistribution d’excédent et le paiement des inconvénients. Il s’agit d’une tendance intrinsèque, qui nous a conduit vers la nécessité de la connexion. Il y a un réseau qui s’ouvre, qui nous relie, ce qui nous oblige d’entretenir de bonnes relations.

Par conséquent, la crise mondiale à tous les niveaux de notre activité se révèle, c’est-à-dire dans tout les domaines  qui nous relie les uns aux autres. La crise est le manque de bonne communication entre les gens. C’est ce qui explique toutes les crises particulières: de la famille, de l’éducation, de la culture etc. Et même dans l’économie. La raison de ces crises est dans la mauvaise connexion entre nous, qui nous fait souffrir tous.

Ces crises, c’est-à-dire nos relations extérieures avec les autre, ne disparaitront pas qu’au moment où nous apportons la confiance dans nos relations. Alors seulement nous pourrons développer des systèmes qui nous mèneront vers un équilibre.

Nous voyons que la forme globale et intégrale se révèle dans le monde extérieur, comme dans notre monde intérieur. Autrement dit, nous n’avons nulle part où nous échapper. Nous sommes entrés dans cette crise pour commencer à se développer sous la préssion de la nature.

Nous sommes dans une situation où l’homme n’est pas d’accord avec la nouvelle éducation jusqu’au moment où il fait des profondes réflections, trouve le mal qui est à l’intérieur de lui-même, décide qu’il a besoin de changer sa nature, car c’est le choix entre la vie et la mort. Il doit voir qu’il n’y a pas d’issue, et que on a besoin de former de nouveuac chemins, construire un nouveau système.

Ensuite, il commence à chercher ce qui peut l’aider dans cette situation? Et à ce stade tout le monde doit dire son opinion: les psychologues qui conseillent de travailler dans le groupe, les sociologues, les politologues, les enseignants, les entraîneurs sportifs. Nous avons besoin de construire de tels systèmes, pour que les gens commencent à comprendre la nécessité des changements sur la base de connaissances reçus et savoir comment les mettre en pratique. Alors, il faut lui donner un lieu pour étudier.

D’une «Discussion sur l’éducation intégrale » n°6, 03/01/2012

Tous les désirs sont nécessaires, tous les désirs sont importants

Dr. Michael LaitmanQuestion: Doit-on se débarrasser de tous nos désirs corporels afin d’atteindre le niveau du «pauvre? »

Réponse : Nous devrions nous débarrasser d’aucun désir. Nous devons en demander la correction, et rien de plus. La Lumière supérieure sait mieux que nous, ce qu’il faut faire. Je ne dois pas me débarrasser de quoi que ce soit. Même si je vois mes pires attributs, je ne dois pas me débarrasser d’eux, car ce serait comme si je voulais couper mes propres bras et jambes. Je ne me corrige pas moi-même, c’est la lumière qui doit me corriger.

Si je viens vers vous, vous attaque, vous crient dessus, et vous insulte, je ne dois pas  » me taire ». Je dois prier pour que la Lumière supérieure effectue cette correction, parce que ce sera une correction réelle et non pas quelque chose qui est fait sous la pression. C’est une énorme différence.

Baal HaSoulam dit que si vous supprimez quelque chose, alors vous détruisez cette partie du monde, et à cause de cela, le monde ne sera jamais corrigé. Il faudra beaucoup plus d’efforts pour le ramener comme il était et pour le corriger.

De même, nous utilisons parfois des médicaments pour supprimer une maladie et pour la cacher à l’intérieur. Cela est encore pire que si la maladie était clairement visible et cela ne permet pas de la guérir. C’est ainsi qu’agit le serpent : Il se cache à l’intérieur et vous ne le voyez pas, mais ensuite il sort en rampant.

Par conséquent, notre attitude à l’égard des transgressions, des querelles entre les gens et à l’égard des différents conflits est totalement différente : Laissez-les tels qu’ils sont, mais nous devons construire au-dessus d’eux la correction, parce que maintenant c’est le meilleur moment pour les corriger.

Couvrir les révélations négatives et vouloir les cacher est ce qu’il y a de pire. Il y a des gens qui ont peur des querelles et des conflits, ils ont peur de ces révélations. Ceci est mauvais, parce qu’il ne pourra y avoir de correction.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 02/02/12, Le Zohar