Category Archives: Israël

Comprendre le Créateur

547.03Question : Dans la science de la Kabbale, vous parlez de l’ego humain, de la connexion avec tout le monde et de la nécessité d’atteindre l’équilibre avec la nature. Mais quel est le rapport avec la connexion à Dieu (Elohim) ?

Réponse : Dans la sagesse de la Kabbale, nous parlons de la nature. Selon la guématrie (la valeur numérique d’un mot, numérologie), « nature » et « Elohim » sont identiques (26). Cela signifie que si l’on parle de la Force Supérieure, de la nature, de Dieu ou du Créateur, peu importe le nom qu’on Lui donne, tout ce qui nous entoure n’est qu’une manifestation de cette force.

Si l’on parle de la Force Supérieure, quelle différence cela fait-il de l’appeler Elohim ou nature ? Il existe cette Force Supérieure (véritablement supérieure !) qui donne naissance à toute chose et gouverne tout, et nous cherchons à savoir comment nous connecter à elle, comment la révéler, comment la comprendre.

Par conséquent, si je me détache de moi-même, de mon ego, et que je commence à révéler la réalité en dehors de moi, au-dessus de mon ego, on appelle cela la compréhension, la conscience et la révélation du Créateur. De toute évidence, cela ne se produit qu’en moi et de manière relative à moi.

En organisant progressivement mon désir, ma structure spirituelle, c’est-à-dire la qualité du don sans réserve et de l’amour envers autrui (KeterHochmaBina, HessedGuevouraTifferetNetsakhHodYessod et Malkhout) et en m’alignant sur cette structure, je parviens à discerner les connexions entre elles, et par là à atteindre le Créateur.

Elokim est aussi appelé le Créateur (Boré), d’après les mots « viens » (Bo) et « vois » (), car nous devons Le « voir » ; nous devons atteindre un état où nous Le comprenons comme si nous Le voyions de nos propres yeux. C’est pour cela qu’Il nous a créés.

Extrait d’une Lecture à Rome, le 20/05/2011

La grandeur du but est le commencement de toutes les pensées et actions

942Un groupe ne sera jamais totalement clair ni parfaitement corrigé. Au contraire, il est dit que « la destruction des anciens constitue une construction ». Autrement dit, plus les désaccords sont nombreux, pourvu qu’ils portent sur l’idée spirituelle, plus cela contribue à bâtir quelque chose, car de tels désaccords sont véritablement pour le Créateur.

Des désaccords sur quoi ? Sur la manière dont chacun de nous peut contribuer à ce que le groupe s’imprègne davantage de la grandeur du Créateur, de la grandeur du but. Il ne s’agit pas d’action concrète ni de changements physiques au sein du groupe, mais uniquement de l’effort intérieur de chacun en relation avec le groupe.

L’un pense d’une manière, l’autre différemment ; que chacun agisse selon sa propre conviction. Mais notre idéal commun doit être approfondi, affiné, clarifié. Par ailleurs, il existe mille chemins pour y parvenir. Chacun le ressent à sa manière, au plus profond de son âme, et sur ce point, il n’y a pas de désaccord. Ici, je ne peux vous aider, et vous ne pouvez m’aider. Chacun comprend en soi, mais tous doivent clairement saisir la nature même de l’idée.

Ainsi, il ne s’agit pas de disputes mais de clarifications. Une dispute ne peut exister que si l’on pense que l’idée principale n’est pas primordiale. Car tout ce que nous faisons doit être accompli uniquement pour elle. Il ne s’agit pas de placer quelque chose dans un coin, sous vitrine, dans une armoire spéciale, et de le qualifier de sacré.

La grandeur signifie que cette idée est la force motrice, l’origine de toutes mes pensées et de toutes mes actions.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Là où la mort n’existe pas

939.02Question : Vous avez dit qu’une personne doit comprendre ce système dans lequel nous existons. Alors, tout commence à s’éclaircir pour elle ?

Réponse : Oui, bien sûr.

Question : On peut dire que le monde est interconnecté, mais on a du mal à se le représenter. Est-ce vraiment le cas ?

Réponse : Oui, c’est exactement ça.

Commentaire : Et ces connexions sont, comme vous l’avez dit, bienveillantes.

Ma Réponse : Ces connexions sont bienveillantes et elles ne s’arrêtent pas à ce monde. Elles se poursuivent également dans l’autre. Par conséquent, nous devons aussi comprendre où nous sommes, comment nous sommes inclus les uns dans les autres, comment cette interaction se produit entre nous, de sorte qu’il nous est impossible d’y échapper. Nous devons être en bons termes les uns envers les autres en permanence.

Question : Cela signifie-t-il que je pars et que je reviens, que je pars et que je reviens, et que tout se déroule au sein de ce système ?

Réponse : Oui, tout est inclus dans ce système. C’est ce que signifie l’idée qu’il n’y a pas de mort, pour ainsi dire, et que tout est infini.

Commentaire : C’est magnifique ! Comment peut-on saisir cela ?

Ma Réponse : Ce n’est pas nécessaire, c’est très difficile.

Question : Mais parviendra-t-on à cette compréhension ?

Réponse : Oui, nous devons nous y préparer, mais d’un autre côté, nous devons être prêts à l’accepter et comprendre que ce sera mieux ainsi pour nous. Nous ne devons pas le percevoir comme une obligation immense.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 26/01/2026

La méthode d’unification de la société

600.02Question : À partir de quel moment la méthode d’Abraham peut-elle être considérée comme une véritable religion ?

Réponse : Dès l’instant où elle est devenue une force unificatrice, une force motrice pour bâtir une société imprégnée de cette idée, l’adoptant et l’acceptant comme mode de vie.

Cela s’est produit lorsque le groupe d’Abraham, après avoir quitté Babylone, a commencé à se rassembler au mont Sinaï. Il est clair que dans la Torah, ce récit est présenté de manière purement allégorique. En réalité, le peuple ne se trouvait pas physiquement sur la montagne ; il s’agissait plutôt d’états intérieurs vécus.

À partir de ce moment, on peut déjà affirmer qu’ils avaient une religion, c’est-à-dire la mise en place, au sein du peuple, d’une structure organisée en dizaines, centaines et milliers de personnes, et l’établissement d’interactions correctes entre elles, au sein desquelles le Créateur se révèle comme la qualité de l’amour, du don sans réserve et de la garantie mutuelle (Arvout).

C’est de là que naît le mouvement social de ceux qui ont quitté Babylone et qui, peu à peu, deviennent une nation.

Autrement dit, le tournant décisif fut le moment où le besoin d’une instruction émergea afin de s’élever au-dessus de la haine mutuelle. Dès lors, la religion apparaît comme un moyen d’unir le peuple en un seul tout, en harmonie avec la force supérieure.

Nous appelons cette méthode « religion » car le peuple, dans sa structure, tend constamment vers l’équivalence avec la force supérieure, s’efforçant de tout faire pour que cette force se révèle parmi eux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 03/07/2017

En attendant le Messie

232.01Commentaire : Vous avez dit un jour que 99,9% des personnes qui étudient la Kabbale abandonnent avant d’atteindre l’état initial.

Ma Réponse : Généralement, dans leurs tentatives d’ascension, beaucoup chutent du chemin. Puis, au cycle suivant ou après plusieurs années, ils essaient à nouveau. C’est très difficile.

En principe, 99% abandonnent parce qu’ils ne comprennent pas ou ne réalisent pas que 99% de leurs efforts sont l’œuvre de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon). La Lumière agit sur eux, et ils n’ont à y contribuer qu’à hauteur de 1%.

Mais cette participation doit être très subtile, délicate et sélective. Elle doit être précisément telle qu’elle attire sur soi-même l’influence de la Lumière Supérieure. Lorsqu’une personne accomplit certaines actions, elle devrait supposer que par ces actions, elle attire la Lumière Supérieure sur elle-même, et voir son avenir et son accomplissement uniquement dans cela. C’est comme si vous attendiez de l’air, quelque chose qui ne dépend pas de vous ; cela viendra et c’est tout !

C’est l’état dans lequel nous devons être, où nous agissons de toutes nos forces, nous étudions, nous essayons de nous unir, de diffuser, tout, et à l’intérieur il y a ce sentiment d’attente. C’est le concept d’« attendre le Messie ».

C’est pourquoi les Juifs étaient appelés « Zhidy » (du mot « attendre »), ceux qui attendent la rédemption. Voilà la rédemption.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Une âme sans corps » du 05/10/2010

Les Juifs d’Israël

272Commentaire : J’ai remarqué que les Juifs en Israël semblent être les plus indifférents. Ils ne se soucient de rien et se promènent avec arrogance, comme si rien ne les intéressait.

Ma Réponse : Je ne pense pas qu’ils soient ainsi au fond d’eux-mêmes. C’est plutôt une réaction de défense de l’organisme.

Pourquoi les appelle-t-on « Sabras » ? Le sabra est le fruit du cactus : épineux à l’extérieur, mais tendre et moelleux à l’intérieur. Il est comestible.

Les Juifs d’Israël sont pareils : piquants en apparence, comme s’ils ne se souciaient de rien, mais au fond, ils sont très sensibles et doux.

Le fait est que notre pays est encore jeune et que les gens doivent apprendre à vivre ensemble. De plus, pendant des décennies, pratiquement jusqu’aux années 1950, les gens fondaient des colonies et étaient constamment contraints de se battre, un peu comme les premiers colons américains à leurs débuts. Tout cela laisse des traces indélébiles.

Les problèmes de David et Goliath et de la forteresse assiégée de Massada existent encore aujourd’hui. Le pays est encerclé de toutes parts par des ennemis qui s’arment sans cesse et se préparent à de nouvelles guerres. Les gens vivent une guerre après l’autre, et c’est pourquoi ils sont tels que nous les voyons.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les Juifs d’Israël » du 13/09/2010

Le chemin vers l’harmonie supérieure

755.1Le Créateur n’a créé qu’un seul état appelé le Monde de l’Infini (Olam Ein Sof). Tout changement se produit uniquement à l’intérieur de nous. Nous existons dans ce même Monde de l’Infini, pourtant, au lieu de percevoir l’infini, nous ne percevons que nous-mêmes.

Autrefois, dans ma perception, j’étais uni à toutes les autres âmes et je ressentais le Monde de l’Infini : l’immensité, l’éternité et la perfection. Puis mon état, ma perception, a changé ; j’ai commencé à ressentir que j’existais dans un monde sombre et corrompu, plein de souffrances, de problèmes, de chaos, de pressions et de limitations.

Les choses n’ont cessé d’empirer jusqu’à ce que j’atteigne l’état le plus bas où je me sentais exister parmi d’autres comme moi, dans notre monde, dans la réalité environnante.

Tout cela s’est produit uniquement en moi, dans ma perception subjective de la réalité. Rien n’a changé à l’extérieur. C’est comme si j’enlevais mes lunettes et ne voyais personne autour de moi, ou comme si je les remettais et commençais à percevoir un monde complètement différent.

Ainsi, nos qualités intérieures ont changé à partir du niveau du Monde de l’Infini à tel point qu’à la place, nous percevons maintenant ce monde qui ne ressemble en rien au Monde de l’Infini. Pourtant, nous pouvons retourner à cet état même, appelé le Monde de l’Infini, où tout existe dans une harmonie supérieure, dans l’éternité et la perfection, où règnent la Lumière, le bien et la bienveillance.

De quoi avons-nous besoin pour cela ? Nous devons atteindre la perception de cet état en l’éveillant en nous. Le Monde de l’Infini est dissimulé en nous derrière de multiples couches de dissimulation. Progressivement, en passant d’une dissimulation plus profonde à une moins profonde, nous révélons le Monde de l’Infini.

Les étapes par lesquelles je retourne à la perception de l’infini sont appelées « mondes », « dissimulations » (« monde », « Olam » vient du mot « dissimulation », Ha’alama). Pas à pas, cette dissimulation se dissipe et je m’élève au-dessus.

Cela signifie gravir l’échelle des degrés, escalader les échelons des mondes, s’élever au-dessus de la dissimulation et ressentir de plus en plus la réalité.

Comment y parvenir ? En éveillant en nous l’état appelé le Monde de l’Infini. Ensemble, nous lisons Le Livre du Zohar qui décrit la connexion à l’intérieur de ce monde, et ce désir même éveille cet état en nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Livre du Zohar » du 02/07/2010

« Le jour et la nuit » dans le travail spirituel

207Il est dit : « Jour après jour déverse la parole, et nuit après nuit révèle la connaissance. » Cela parle des impressions que nous accumulons au fil des jours et des nuits, c’est-à-dire les niveaux spirituels que nous traversons et les sensations qui nous indiquent où ils nous mènent. En conséquence, nous atteignons le point où un Kli (récipient) se forme à l’intérieur de nous et nous pouvons ressentir l’état véritable dans lequel nous nous trouvons.

En d’autres termes, le jour et la nuit sont les états que nous recevons sur le chemin vers le Créateur. De ce fait, nous ne devrions nous soucier de rien d’autre excepté la succession de ces états. Nous les traverserons alors rapidement et facilement.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 04/10/2025

Comment entrer en contact avec le Créateur ?

938.04Question : Durant la prière, on atteint un point très difficile à surmonter. Que devrait-on faire pour ressentir que l’on est en contact avec le Créateur ?

Réponse : Le moyen le plus simple d’entrer en contact avec le Créateur est à travers la connexion avec vos amis. Autrement dit, il suffit d’être inclus dans votre dizaine, puis de l’intérieur, de diriger votre force combinée vers le Créateur pour qu’Il vous attire tous à Lui.

Vous ressentirez comment Il vous attire littéralement et ne vous lâche plus.

Extrait diu congrès de Kabbale, « Dans une seule prière », Leçon n°3 du 10/10/2025

Appel au Créateur

239Question : Le travail intérieur que nous accomplissons le jour du Nouvel An (Roch HaChana) diffère-t-il de celui que nous accomplissons les autres jours ?

Réponse : Dans les mondes supérieurs, certaines racines peuvent éveiller leur influence sur nous lorsque nous nous tournons vers elles.

Le calendrier physique n’a pratiquement aucun effet sur la qualité de notre appel. À bien y réfléchir, il existe des milliers de calendriers différents dans le monde, avec des jours, des semaines, des mois, des fêtes et des forces censées influencer l’humanité.

Nous devons comprendre seulement une chose : si nous souhaitons obtenir de bons résultats, alors n’importe quel jour, n’importe quel mois, n’importe quelle année, nous devons nous tourner vers le Créateur, vers Sa force et Sa miséricorde.

De cette façon, nous ressentirons le degré auquel nous faisons appel et progresserons grâce à sa force.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Talmud des dix Sefirot » du 23/09/2025