Category Archives: Israël

La Kabbale peut-elle être utilisée pour nuire à autrui ?

49.01Question : La Kabbale peut-elle être utilisée pour nuire à autrui ?

Réponse : Absolument pas ! C’est un non-sens absolu, car seuls ceux qui ont atteint un niveau spirituel et moral élevé peuvent accéder aux grandes forces du monde. Une telle personne est capable de les utiliser, mais elle ne peut transmettre cette capacité à autrui.

Même si elle le voulait ou y était contrainte, elle ne pourrait pas utiliser la Kabbale pour le profit personnel de quelqu’un d’autre. Nous avons affaire à un système qui opère au niveau de l’infini, et par conséquent, personne n’est capable d’utiliser la Kabbale pour nuire ; cela ne fonctionnerait tout simplement pas. On ne peut qu’exploiter son nom à des fins de spéculation.

Question : Mais peut-il prédire l’avenir ?

Réponse : Rien ne peut être prédit, car l’avenir dépend de la personne.

Elle seule peut révéler de nouveaux horizons d’atteinte et, de ce fait, se sentir exister dans le monde supérieur. C’est une atteinte individuelle.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 24/09/2017

Comment se libérer de l’emprise des Klipot ?

36Question : Vous avez dit que se libérer de l’emprise des Klipot est un défi de taille ; on peut rester longtemps dans cet état. Que faire pour s’en déconnecter ?

Réponse : Les Klipot sont toutes les pensées et les perturbations qui me déconnectent du Créateur. Que puis-je faire ? Il n’y a qu’une chose à faire : se souvenir que le Créateur me les envoie. Sans Lui, je suis impuissant à les combattre. Je dois faire en sorte que le Créateur, qui réside en moi, combatte les Klipot qui sont à l’intérieur de moi. À ce sujet, il est écrit : « Viens à Pharaon ! »

Pharaon est la concentration absolue des Klipot. Les Égyptiens étaient si sages, même dans le monde matériel, qu’ils rendaient le corps immortel par l’embaumement. Ils en sont arrivés au point de rendre la matière vivante inanimée, et sous cette forme, comme si elle était éternelle. C’est en cela qu’est une Klipa.

Dans la Torah, il n’est pas dit que Moïse devait combattre seul. Il devait seulement être présent, être impressionné par les actions du Créateur, et par là éveiller tous ses désirs, appeler le peuple d’Israël à Le suivre. Et c’est tout. « Alors le Seigneur dit à Moïse : « Maintenant tu verras ce que Je vais faire à Pharaon, car il les enverra par une main puissante. » »

Par vous-même, vous êtes incapable de combattre les Klipot. Quelles forces utiliserez-vous pour cela ? Une Klipa est le revers, l’Achoraim (dos) du Créateur. Il l’anime et vous la révèle précisément grâce à la Klipa.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Nous devons toujours discerner entre la Torah et le travail » du 21/03/2026

Avant tout : l’unité

938.03Le peuple d’Israël ne se forme pas simplement par des individus ordinaires qui se connectent les uns aux autres. Il devient un peuple parce qu’ensemble, ils s’attachent à Moïse.

Moïse est appelé le « berger fidèle », c’est-à-dire l’émissaire du Créateur au sein du peuple. Et le concept de « peuple d’Israël » signifie qu’ils sont connectés à Moïse.

Moïse est la qualité d’Israël (« Yashar El » – droit à Dieu), celui qui montre le chemin. Les autres, comme un troupeau, le suivent simplement, et il les conduit hors d’Égypte.

Mais si chacun des trois millions de Juifs qui se trouvaient en Égypte à cette époque s’était connecté individuellement à Moïse, cela n’aurait-il pas suffi ? Pourquoi devaient-ils s’unir entre eux pour pouvoir se connecter à Moïse et, par lui, au Créateur ? Pourquoi leur unification était-elle une condition nécessaire ?

La nécessité de s’unir à Moïse implique l’annulation de l’égoïsme, de l’amour de soi. Et le résultat de cela est l’amour du prochain. C’est pourquoi, en premier le peuple s’unit ensemble, c’est-à-dire qu’il annule son égoïsme, son amour de soi, et ce n’est qu’alors qu’il est capable de recevoir de Moïse le message d’amour de Moïse pour le Créateur, et à travers Moïse, de se connecter au Créateur.

Tout le monde n’est pas tenu d’atteindre le niveau de Moïse, mais chacun doit accepter la tâche « d’aimer son prochain » au niveau qui convient au peuple d’Israël ordinaire.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Viens à Pharaon – 2 » du 08/04/2026

L’effet miraculeux de la Lumière

276.02Question : Le Créateur souffre du fait de ne pas pouvoir donner sans réserve à la création. Mais pour quelle raison la création développerait-elle le besoin de donner sans réserve au Créateur ?

Réponse : Le besoin de donner sans réserve vient d’en haut jusqu’à la création, sans aucune préparation de sa part. De même que la Lumière qui emplissait le premier stade lui a donné sa nature, la Lumière Environnante (Ohr Makif) qui descend sur celui qui étudie la Kabbale, qui souhaite se connecter à la racine, lui confère ses qualités.

Même s’il souhaite pour l’instant simplement se connecter à la racine sans encore en comprendre la nature, il étudie cependant non par soif de connaissance, mais pour remplir le point dans le cœur. Alors, la Lumière Environnante, en l’influençant, lui apporte le ravissement de la sainteté et, précisément, une inclination pour la qualité du don sans réserve.

La Lumière Environnante donne à l’individu le désir de donner sans réserve. Une personne ignore comment cela se produit. Nous sommes incapables d’exprimer comment, à l’intérieur du désir de recevoir, naît le désir de donner sans réserve ; de même qu’à partir du premier stade de la Lumière Directe (Ohr Yachar) se forme le second. Nous n’avons pas de mots pour exprimer cette transformation.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie, “Quand Israël est en exil, la Shekhina est avec lui” dans le travail ? » du 24/03/2026

Ne vous faites pas de mal

261Question : Une personne qui se trouve dans le monde spirituel peut-elle faire du mal ?

Réponse : Une personne qui se trouve dans le monde spirituel ne peut pas faire de mal, mais la négligence nuit à autrui, tout comme dans le monde matériel. Il y a toujours un libre arbitre : s’éveiller et raccourcir le temps du chemin, ce qu’on appelle « sanctifier le temps », ou non. Dans la spiritualité, le libre arbitre existe toujours. Ce n’est pas comme dans le monde physique, mais cela existe néanmoins.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Pourquoi la fête des Matzot est appelée Pâque » du 01/04/2026

Il est temps de commencer à réfléchir

294.2Question : Une personne ayant atteint la double et la simple dissimulation peut-elle régresser jusqu’au niveau animal ?

Réponse : Non. Lorsqu’une personne a l’impression, après plusieurs années, de retourner à un état antérieur, voire pire, elle descend effectivement en dessous de cet état, mais uniquement pour recevoir davantage de Kelim (récipients) des Égyptiens, pour recevoir une nouvelle portion de ses désirs inassouvis.

Il est impossible que vous vous retrouviez dans un état inférieur à celui d’aujourd’hui, hormis le bref laps de temps nécessaire pour vous immerger dans cette souillure. Vous prendrez alors conscience de votre véritable situation, ce qui vous obligera à vous élever plus rapidement. C’est ce qui nous arrive aujourd’hui : les souffrances s’intensifient sans cesse jusqu’à ce qu’elles s’accumulent suffisamment pour que nous commencions à réfléchir.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Pourquoi la fête des Matzot est-elle appelée Pâque ? » du 01/04/2026

Comprendre le Créateur

547.03Question : Dans la science de la Kabbale, vous parlez de l’ego humain, de la connexion avec tout le monde et de la nécessité d’atteindre l’équilibre avec la nature. Mais quel est le rapport avec la connexion à Dieu (Elohim) ?

Réponse : Dans la sagesse de la Kabbale, nous parlons de la nature. Selon la guématrie (la valeur numérique d’un mot, numérologie), « nature » et « Elohim » sont identiques (26). Cela signifie que si l’on parle de la Force Supérieure, de la nature, de Dieu ou du Créateur, peu importe le nom qu’on Lui donne, tout ce qui nous entoure n’est qu’une manifestation de cette force.

Si l’on parle de la Force Supérieure, quelle différence cela fait-il de l’appeler Elohim ou nature ? Il existe cette Force Supérieure (véritablement supérieure !) qui donne naissance à toute chose et gouverne tout, et nous cherchons à savoir comment nous connecter à elle, comment la révéler, comment la comprendre.

Par conséquent, si je me détache de moi-même, de mon ego, et que je commence à révéler la réalité en dehors de moi, au-dessus de mon ego, on appelle cela la compréhension, la conscience et la révélation du Créateur. De toute évidence, cela ne se produit qu’en moi et de manière relative à moi.

En organisant progressivement mon désir, ma structure spirituelle, c’est-à-dire la qualité du don sans réserve et de l’amour envers autrui (Keter, Hochma, Bina, Hessed, Guevoura, Tifferet, Netsakh, Hod, Yessod et Malkhout) et en m’alignant sur cette structure, je parviens à discerner les connexions entre elles, et par là à atteindre le Créateur.

Elokim est aussi appelé le Créateur (Boré), d’après les mots « viens » (Bo) et « vois » (Ré), car nous devons Le « voir » ; nous devons atteindre un état où nous Le comprenons comme si nous Le voyions de nos propres yeux. C’est pour cela qu’Il nous a créés.

Extrait d’une Lecture à Rome, le 20/05/2011

La grandeur du but est le commencement de toutes les pensées et actions

942Un groupe ne sera jamais totalement clair ni parfaitement corrigé. Au contraire, il est dit que « la destruction des anciens constitue une construction ». Autrement dit, plus les désaccords sont nombreux, pourvu qu’ils portent sur l’idée spirituelle, plus cela contribue à bâtir quelque chose, car de tels désaccords sont véritablement pour le Créateur.

Des désaccords sur quoi ? Sur la manière dont chacun de nous peut contribuer à ce que le groupe s’imprègne davantage de la grandeur du Créateur, de la grandeur du but. Il ne s’agit pas d’action concrète ni de changements physiques au sein du groupe, mais uniquement de l’effort intérieur de chacun en relation avec le groupe.

L’un pense d’une manière, l’autre différemment ; que chacun agisse selon sa propre conviction. Mais notre idéal commun doit être approfondi, affiné, clarifié. Par ailleurs, il existe mille chemins pour y parvenir. Chacun le ressent à sa manière, au plus profond de son âme, et sur ce point, il n’y a pas de désaccord. Ici, je ne peux vous aider, et vous ne pouvez m’aider. Chacun comprend en soi, mais tous doivent clairement saisir la nature même de l’idée.

Ainsi, il ne s’agit pas de disputes mais de clarifications. Une dispute ne peut exister que si l’on pense que l’idée principale n’est pas primordiale. Car tout ce que nous faisons doit être accompli uniquement pour elle. Il ne s’agit pas de placer quelque chose dans un coin, sous vitrine, dans une armoire spéciale, et de le qualifier de sacré.

La grandeur signifie que cette idée est la force motrice, l’origine de toutes mes pensées et de toutes mes actions.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026

Là où la mort n’existe pas

939.02Question : Vous avez dit qu’une personne doit comprendre ce système dans lequel nous existons. Alors, tout commence à s’éclaircir pour elle ?

Réponse : Oui, bien sûr.

Question : On peut dire que le monde est interconnecté, mais on a du mal à se le représenter. Est-ce vraiment le cas ?

Réponse : Oui, c’est exactement ça.

Commentaire : Et ces connexions sont, comme vous l’avez dit, bienveillantes.

Ma Réponse : Ces connexions sont bienveillantes et elles ne s’arrêtent pas à ce monde. Elles se poursuivent également dans l’autre. Par conséquent, nous devons aussi comprendre où nous sommes, comment nous sommes inclus les uns dans les autres, comment cette interaction se produit entre nous, de sorte qu’il nous est impossible d’y échapper. Nous devons être en bons termes les uns envers les autres en permanence.

Question : Cela signifie-t-il que je pars et que je reviens, que je pars et que je reviens, et que tout se déroule au sein de ce système ?

Réponse : Oui, tout est inclus dans ce système. C’est ce que signifie l’idée qu’il n’y a pas de mort, pour ainsi dire, et que tout est infini.

Commentaire : C’est magnifique ! Comment peut-on saisir cela ?

Ma Réponse : Ce n’est pas nécessaire, c’est très difficile.

Question : Mais parviendra-t-on à cette compréhension ?

Réponse : Oui, nous devons nous y préparer, mais d’un autre côté, nous devons être prêts à l’accepter et comprendre que ce sera mieux ainsi pour nous. Nous ne devons pas le percevoir comme une obligation immense.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 26/01/2026

La méthode d’unification de la société

600.02Question : À partir de quel moment la méthode d’Abraham peut-elle être considérée comme une véritable religion ?

Réponse : Dès l’instant où elle est devenue une force unificatrice, une force motrice pour bâtir une société imprégnée de cette idée, l’adoptant et l’acceptant comme mode de vie.

Cela s’est produit lorsque le groupe d’Abraham, après avoir quitté Babylone, a commencé à se rassembler au mont Sinaï. Il est clair que dans la Torah, ce récit est présenté de manière purement allégorique. En réalité, le peuple ne se trouvait pas physiquement sur la montagne ; il s’agissait plutôt d’états intérieurs vécus.

À partir de ce moment, on peut déjà affirmer qu’ils avaient une religion, c’est-à-dire la mise en place, au sein du peuple, d’une structure organisée en dizaines, centaines et milliers de personnes, et l’établissement d’interactions correctes entre elles, au sein desquelles le Créateur se révèle comme la qualité de l’amour, du don sans réserve et de la garantie mutuelle (Arvout).

C’est de là que naît le mouvement social de ceux qui ont quitté Babylone et qui, peu à peu, deviennent une nation.

Autrement dit, le tournant décisif fut le moment où le besoin d’une instruction émergea afin de s’élever au-dessus de la haine mutuelle. Dès lors, la religion apparaît comme un moyen d’unir le peuple en un seul tout, en harmonie avec la force supérieure.

Nous appelons cette méthode « religion » car le peuple, dans sa structure, tend constamment vers l’équivalence avec la force supérieure, s’efforçant de tout faire pour que cette force se révèle parmi eux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 03/07/2017