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Rechercher le supérieur

944Tout le travail d’une personne au début du chemin spirituel consiste à rechercher le supérieur. L’univers entier est structuré de telle sorte qu’il n’y a que le supérieur et l’inférieur, et rien d’autre. Le vaste monde qui semble nous entourer, tant les mondes supérieurs que ce monde-ci, sont en réalité rien de plus que nos propres désirs intérieurs qui ne nous apparaissent qu’à l’extérieur.

En réalité, seuls le supérieur et l’inférieur existent, formant une succession de degrés spirituels qui s’étendent de haut en bas. Ces degrés ou mondes n’existent pas indépendamment, ils sont à l’intérieur de nous. À mesure que nous évoluons, des parts toujours plus grandes de notre désir se révèlent à nous, remplies de la perception de l’existence, et c’est ce que nous appelons notre degré suivant.

C’est-à-dire que toute l’échelle spirituelle se trouve à l’intérieur de celui qui la gravit et qui par conséquent ressent, comprend et choisit de plus en plus.

Alors, qui sont ces deux-là, le supérieur et l’inférieur, les seuls qui existent dans toute la réalité ? Le supérieur, c’est moi dans mon état futur. Et l’inférieur, c’est moi dans mon état actuel.

Le supérieur, mon état futur, est celui où je suis le plus semblable au Créateur. Tous mes états, à partir de maintenant jusqu’à la perfection absolue, sont constitués d’une similarité croissante avec le Créateur, jusqu’aux niveaux d’un être humain qui ressemble au supérieur.

Tout est toujours structuré en dix Sefirot, une portion complète, une transformation complète de mes désirs d’un état « complet » à un autre (de Yekhida à Yekhida). C’est le changement minimal et complet en moi appelé un degré.

Le degré du supérieur par rapport à l’inférieur est comme le Créateur par rapport à la création. Lorsque je m’élève à ce degré supérieur, c’est-à-dire que je deviens semblable au Créateur en qualités, je deviens comme Lui, et ce degré supérieur qui m’est révélé à ce moment-là est le Créateur (Boré), qui signifie « viens et vois ». Car je me suis élevé là-haut et maintenant je « vois », c’est-à-dire que je reçois la Lumière de Hokhma dans mes récipients spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012

Le Rabash est toujours avec moi

961.2Question : Lorsque vous étudiiez avec le Rabash, vous ne saviez pas ce qu’était un groupe en tant que tel ?

Réponse : J’avais une préparation différente. Le Rabash pensait qu’il y aurait un groupe, il était convaincu qu’il devait le faire. Je lui ai amené des étudiants. On peut voir le genre d’articles qu’il a écrits.

Mais le groupe ne s’est pas formé grâce à ces articles. C’est moi qui en suis sorti. Non, les autres en sont sortis aussi ; je ne les rabaisse en aucun cas. Ce sont tous mes anciens amis, et j’aime et j’apprécie chacun d’eux car ils sont aussi des élèves de mon professeur. Mais le groupe ne s’est pas formé à partir de nous.

Maintenant, chacun œuvre de son côté. Je ne juge personne. Chacun fait simplement ce qu’il peut et comme il peut. Je suis pareil, l’un d’entre eux. Mais j’étais l’étudiant le plus proche du Rabash, son assistant. Il a passé de nombreuses heures avec moi, à étudier ensemble, à tout faire.

C’est pourquoi j’ai développé un sentiment interne de connexion avec lui, qui me pousse à aller de l’avant. Je ressens qu’il est avec moi. J’ai le sentiment clair et net que dans tous mes efforts, il se tient derrière moi, et que je réalise tout en trouvant mon maître en moi.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Vous ou le groupe » du 01/08/2010

Adaptez la Kabbale

912Question : Vous êtes un professeur. Qui pourrait vous remplacer dans l’enseignement ?

Réponse : Je ne pense même pas que ce soit nécessaire. Il existe environ 20 000 leçons enregistrées. La Kabbale offre un volume considérable de connaissances, de conseils et d’exercices pratiques, plus qu’il n’en faut pour une étude approfondie et une application concrète.

Tant que je le pourrai, je continuerai à avancer. Une fois que j’aurai arrêté, rien de plus ne sera nécessaire. On peut prendre ces leçons archivées et les étudier systématiquement. Il y a au moins dix ans de matériel ; c’est largement suffisant pour atteindre tout ce qui est nécessaire. C’est plus que suffisant.

Néanmoins, j’essaie chaque jour d’offrir quelque chose de nouveau. Je continue à trouver des exemples plus clairs, un langage plus simple et des moyens plus accessibles d’exprimer la matière.

Dans la Kabbale, la simplicité est la clé. Contrairement à la philosophie ou à d’autres sciences où la complexité est souvent valorisée, la Kabbale exige le contraire : transmettre des concepts nobles, abstraits et intangibles de manière accessible et compréhensible, notamment pour le commun des mortels. Aujourd’hui, la Kabbale est destinée à une diffusion généralisée.

Je m’efforce de la rendre accessible à tous. Le grand kabbaliste du XIIe siècle, le Rambam (Maïmonide), a écrit que nous devons développer cette méthode et la simplifier afin qu’elle soit accessible aux femmes, aux enfants et aux personnes sans éducation formelle, bref, à tout le monde. Pas seulement aux intellectuels ou à une petite élite, mais à chaque individu dans le monde.

En fin de compte, chaque personne doit corriger sa nature et atteindre le niveau du Créateur. C’est l’essence même de la mission de notre génération, ou peut-être de la suivante, mais nous devons y parvenir dans les décennies à venir.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – 20 000 leçons… » du 03/08/2010

Changeons nos vies

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il existe une certaine similitude entre Moïse et la situation actuelle du peuple d’Israël. Moïse n’a pas confiance en Israël ni en Pharaon, bien qu’il soit en contact avec le Créateur. La condition actuelle de la nation israélienne est également assez précaire.

Réponse : Peu importe. S’il existe une direction précise, si nous comprenons que nous n’avons pas le choix, alors malgré les conditions qui nous obligent à fuir l’Égypte et à nous jeter dans la mer Rouge, nous faisons ce que nous devons faire.

Question : Mais vous dites que la nation israélienne moderne ne ressent pas qu’elle est en Égypte. Peut-être qu’une force particulière devrait apparaître ou quelqu’un qui puisse expliquer et amorcer ce processus ?

Réponse : C’est exactement ce que nous essayons de faire. Notre groupe, notre organisation, veut montrer à toute la nation d’Israël qu’il existe un moyen d’être sauvé. Changeons nos vies ! Après tout, la situation ne cesse d’empirer ; le monde devient de plus en plus hostile et la société israélienne est désintégrée et divisée. Notre sécurité est de plus en plus menacée.

Les coups que nous subissons ne frappent pas la « nation d’Israël », mais « l’Égypte », notre ego, car nous ne voulons pas en sortir. L’Israël en nous, le désir de donner sans réserve qui veut sortir de l’exil et s’élever, ne ressent pas les coups. Lorsque nous sommes à l’intérieur de l’ego, il ressent la douleur, mais dès que nous le quittons, nous nous déconnectons des « fléaux ».

Question : Que devrions-nous faire pour cesser de tomber dans l’ego ?

Réponse : La seule chose que nous devrions faire est de nous unir. Nous avons la méthode pour connecter tout le peuple d’Israël, et c’est le moyen de nous libérer de tous nos problèmes.

Extrait de KabTV, « Les kabbalistes écrivent : La nuit du Seder de Pessakh » du 04/03/2013

La signification spirituelle de la traversée de la mer Rouge

236.01Question : N’y a-t-il jamais eu un miracle dans le fait que la mer Rouge se soit ouverte et que le peuple d’Israël l’ait traversée pour fuir Pharaon ?

Réponse : La Torah ne parle pas d’événements de notre monde matériel. Elle parle uniquement de ce qui se passe entre nos âmes. En ce sens, nous traversons un état spirituel intérieur appelé « la traversée de la mer Rouge ».

La sortie d’Égypte et la libération de l’esclavage égyptien sont la libération de l’emprise de notre ego, de « l’Ange de la Mort ». En principe, sur le chemin de cette liberté, nous empruntons une sorte de passage appelé la traversée de la mer Rouge. Elle symbolise la fin de l’Égypte, la fin de notre ego, après quoi nous pouvons devenir un peuple libre.

Une unique force d’unité est cachée dans la nature qui est appelée le Créateur. Lorsque nous nous investissons dans des efforts pour nous unir, pour nous rapprocher les uns des autres contre notre désir, la force supérieure crée alors un état où la « séparation de la mer Rouge » sera découverte. Cela nous fait passer d’une nature égoïste à une nature de don sans réserve et d’amour.

Extrait d’une émission de la radio israélienne 103FM, le 15/03/2015

Lorsque le chemin devient difficile

120Au début, le chemin spirituel paraît agréable, attrayant et hospitalier ; il promet des réalisations extraordinaires, des révélations et une élévation spirituelle. Mais nous commençons ensuite à comprendre le prix à payer pour tout cela et ce qui nous est demandé pour nous aligner sur le niveau spirituel. Ainsi, le chemin devient de plus en plus difficile, perdant son attrait, mais devenant plutôt rebutant, déroutant, voire humiliant.

C’est la période symbolisée par le Maror (herbes amères). Et en vérité, il n’est pas facile de la traverser, car c’est comme chercher un but dans l’obscurité totale, se débattre sur des sentiers dangereux et des ponts étroits, et gravir une montagne en direction du palais du roi. L’atteindre semble aussi facile que de tirer sur une petite pièce de monnaie à grande distance.

C’est pourquoi nous devons aiguiser notre perception et nous habituer à un nouvel état en nous élevant par la foi au-dessus de la raison vers un nouveau sens. La seule chose qui puisse aider ici est de renforcer la grandeur du but et celle du Créateur.

Sinon, le but spirituel perd de son importance pour notre désir égoïste. Nous voyons combien de personnes, incapables de cultiver et de développer le sens de l’importance du but spirituel au-delà de l’obscurité et des difficultés, abandonnent ce chemin.

« Seuls les héros », comme l’écrit le Baal HaSoulam, atteignent le but en ne voyant pas d’autre choix et grâce à l’Arvout (solidarité). C’est le temps du Maror amer. Seuls ceux qui s’affermissent correctement développeront en eux un nouveau système appelé « foi » et commenceront à œuvrer dans le don sans réserve, détachés de leur égoïsme. Ils échapperont à l’exil et entreront dans le pays où coulent le lait et le miel.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Qu’est-ce que « S’il avale l’herbe amère, il n’en sortira pas » dans le travail ? » du 22/03/2018

Apporter la Lumière de la foi dans les récipients d’Égypte

281.02Question : Comment une personne peut-elle regretter le fait de ne pas avoir la force de la foi lorsqu’elle est submergée par des pensées et des désirs mauvais ?

Réponse : C’est pourquoi nous avons besoin de la Lumière provenant de l’environnement que l’on appelle la solidarité (Arvout). La solidarité est la force de la foi qui se révèle au sein du groupe.

Bien que le groupe lui-même n’ait pas encore atteint la force de la foi, il y est enclin. Cela suffit à impressionner chaque ami et à illuminer la force du don sans réserve reçue de la Lumière Environnante (Ohr Makif), attirée par nos efforts collectifs.

C’est ce qu’on appelle la solidarité. Tout se résume à la coopération entre deux forces, il n’y a rien d’autre que ces deux forces.

Nous ne luttons pas contre la dissimulation réelle, nous attirons simplement la Lumière de la foi sur elle. Nous ne pouvons rien faire de plus pour la combattre. La dissimulation continuera de croître comme en Égypte où l’obscurité a continué de croître jusqu’à devenir totale.

Il n’y a pas de plus grande obscurité que l’instant précédant la rédemption, la sortie des 49 portes d’impureté. C’est pourquoi nous devons avoir une juste perception du pouvoir de la dissimulation et respecter Pharaon, car nous comprenons que tout l’endurcissement du cœur et la confusion que nous ressentons nous ont été donnés pour progresser.

Nous ne voulons pas contredire Pharaon, la dissimulation et la confusion, mais seulement nous élever au-dessus d’eux. Cela signifie que nous travaillons avec les récipients de l’Égypte pour leur apporter la Lumière de la foi.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, du 22/04/2014

Atteindre la Lumière de Pessakh

Dr. Michael LaitmanQuestion : C’est maintenant la période où les Lumières de Pessakh (Pâque) influencent tout le monde. Mais sans Kli (Récipient), vous risquez de manquer cette occasion. La crainte de la manquer est-elle le Kli de la Lumière de la foi ?

Réponse : C’est l’une des composantes du désir d’atteindre la Lumière de Pessakh, la Lumière du Créateur.

Question : Comment devenir cette composante maximale afin d’une part de ne pas interférer avec l’influence de la Lumière, et de l’autre, devenir nécessaire au Créateur dans cette courte période ?

Réponse : Pour cela, vous devez étudier avec nous, pas nécessairement physiquement, afin de comprendre ce qui est écrit dans les articles qui nous orientent correctement vers le Créateur.

Il s’avérera alors que nous nous tenons tous devant Lui avec le cœur ouvert.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Qu’est-ce que la grandeur et la petitesse dans la foi ? » du 14/04/2025

Pessakh : une fête qui vous accompagne toujours

Laitman_115_04Pour atteindre l’état de « Pâque » (Pessakh), nous devons atteindre un niveau de développement tel que nous sommes incapables de travailler avec l’égoïsme ; nous devons nous élever au-dessus de lui.

L’explosion de l’égoïsme s’est produite pour la première fois à Babylone. Face à cette éruption, survenue alors que la population n’était pas nombreuse, Abraham, un prêtre de l’ancienne Babylone, a découvert le système pour s’élever au-dessus de l’égoïsme.

Plusieurs milliers de personnes ont accepté cette méthode et ont suivi Abraham en terre de Canaan, l’actuel Israël. Il a enseigné à ses disciples ce que signifie s’aimer les uns les autres, s’élever au-dessus de l’égo et le dépasser constamment (Pessakh vient du verbe Passakh, franchir).

Notre ego grandit constamment, et nous le surmontons, le couvrant par la loi de « l’amour couvre toutes les fautes ». Les transgressions demeurent, mais plus elles sont grandes (jusqu’à une haine immense), plus l’amour entre nous apparaît.

Nous ne cachons pas notre haine, nous n’en avons pas honte, car nous comprenons qu’elle vient de la nature humaine, et notre tâche est d’identifier dans la nature la prochaine force positive qui nous permettra de recouvrir la haine par l’amour.

Nous serons alors dans un état constant d’élévation spirituelle. Cependant, la haine déterminera la hauteur de l’amour avec lequel nous la recouvrons.

Il s’avère que nous pouvons continuer à grandir constamment. Autrement dit, chaque transition d’une étape à l’autre deviendra Pessakh, la fête qui vous accompagne toujours.

Extrait de KabTV, « Conversations sur Pessakh » du 18/03/2015

L’importance des sources

115.05Les grands kabbalistes du passé ont préparé un système spirituel pour nous, tout comme nous avons préparé ce monde pour la génération future qui pourra l’utiliser. Imaginez les milliers de détails entourant un nouveau-né et l’accompagnant ensuite année après année tout au long de son développement.

Quel travail nous avons accompli pour qu’une personne puisse grandir et entrer dans la vie avec succès ! À chaque étape, nous essayons de créer quelque chose qui la développera, la soutiendra et la fera progresser. L’humanité a mené une préparation extraordinaire à sa naissance. Il en va de même dans le monde spirituel. Nous ne pouvons même pas imaginer ce que les kabbalistes nous ont préparé.

Aujourd’hui, vous prenez leurs documents et vous commencez à expliquer aux autres ce qui a déjà été écrit clairement et explicitement, et ils ne comprennent même pas ce que vous dites, bien que tout soit expliqué de manière si simple et logique. Vous voyez la fin de ce monde, le commencement dans le monde supérieur, et vous essayez de leur expliquer cela.

Ils ne perçoivent même pas ce qui concerne notre monde : le libre arbitre, le système de gouvernance, le comportement humain, le développement de l’humanité sous l’influence de l’égoïsme, les causes des crises ou notre interdépendance. Seules quelques personnes dans le monde en parlent, et même alors, elles ne le ressentent pas ni ne le perçoivent. Alors, comment pourrions-nous nous passer des sources ? Si seulement nous pouvions apprendre de nos propres erreurs.

Commentaire : Malgré tout, lorsque vous expliquez tant de choses, je pense que vos textes deviendront pour les générations futures ce que les articles du Rabash sont pour nous.

Ma Réponse : Peut-être. Je suis, en quelque sorte, un intermédiaire entre cette génération ou la suivante et le Rabash.

Bien sûr, je me considère comme quelqu’un qui peut servir de lien, d’adaptateur, entre les textes kabbalistiques et les gens, car j’explique ce qu’ont écrit le Baal HaSoulam et le Rabash. Ma tâche est de créer un point de contact entre une personne et les sources.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – L’importance des sources » du 15/07/2010