Category Archives: Kabbale

Un monde où il est impossible de se fatiguer

276.02Commentaire : Vous décrivez le monde spirituel avec tant de beauté qu’on est terriblement envieux des sensations que vous évoquez.

Ma Réponse : Vous n’avez aucune idée de comment cela fonctionne ! Tout se passe à l’intérieur de vous ! Ces hauts et ces bas ! C’est comme voler et plonger sous l’eau, nager dans une grotte et y révéler des secrets.

Cela donne envie, n’est-ce pas ? C’est une très bonne qualité ! Cela vous aide à progresser.

Commentaire : Vous décrivez ces sensations avec tant de vivacité !

Ma Réponse : C’est pourquoi cette Lumière s’appelle Taamim (goûts). Vous ne pouvez même pas imaginer ce que c’est !

Ils vous remplissent de couleurs si vives, d’un milliard de nuances différentes qui n’existent pas dans notre monde. De plus, chaque nuance est radicalement différente de l’autre, même de celle qui est à côté. En général, c’est une telle sensation, une telle interaction, une telle vie intérieure, avec des couleurs et des émotions incroyables !

Et on ne s’en lasse jamais ; c’est ce qui est intéressant. Dans notre monde, combien de choses peut-on supporter ? Le corps se lasse des influences extérieures. Mais lorsque le remplissage vient de l’intérieur, il vous maintient en vie et vous rajeunit constamment. Je le recommande.

Question : Pénétrez-vous à l’intérieur de ce système à travers certaines lettres ?

Réponse : Il n’y a pas de lettres. Lorsque vous regardez les lettres, vous les traversez et provoquez sur vous l’influence des forces spirituelles qui sont censées se trouver derrière elles. Mais il n’y a pas de lettres. Elles sont dessinées dans un coin de votre tête, mais en réalité, vous êtes influencé par des forces. Votre désir travaille déjà avec ces forces.

Vous n’y participez pas. Vous avez fait en sorte que d’un côté, il y ait votre désir, et de l’autre, une force qui l’influence. Vous commencez à tout percevoir de cette façon, sans aucun système tampon pour récupérer ou comprendre quoi que ce soit. Tout est dans votre « boîte ». Il vous suffit de l’enlever, elle vous gène.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Un jeu au prix de la vie » du 29/07/2010

La sagesse de la perception

276.04Commentaire : Le Créateur crée un être et le développe Lui-même en veillant à ce qu’il développe le désir d’atteindre le sommet et de devenir indépendant. Mais si tout cela vient du Créateur…

Ma Réponse : Vous pouvez poser un million de questions, et à chaque seconde, de nouvelles questions surgiront en vous. Les réponses ne vous satisferont pas, car la seule véritable réponse réside dans vos sensations.

Nous sommes créés en tant qu’êtres de sensations, de désir, et c’est ce désir que nous devons satisfaire. L’intellect seul ne suffit pas. Nous ne pouvons pas nous apaiser avec des arguments logiques. C’est pourquoi la Kabbale ne s’y intéresse pas. Elle montre plutôt à une personne comment elle peut se développer jusqu’à un niveau où elle peut ressentir un état spirituel.

Nous devons donc passer par tous les états qui nous sont donnés, et c’est seulement alors que nous comprendrons ce qu’il en est vraiment. Le savoir d’une autre personne ne nous apportera rien.

Tout ce que nous étudions n’a pas pour but de connaître, mais de nous transformer, de créer de nouvelles sensations et la possibilité de percevoir. Et rien d’autre !

La Kabbale est la sagesse de la perception ! « Kabbale » (Lekabel) signifie recevoir, perception.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le sens de l’existence » du 11/07/2010

Surmonter la confusion

528.01Question : Ai-je bien compris que je dois remplir et corriger les attributs de mes amis ?

Réponse : Bien sûr, ce sont les vôtres !

Question : Comment devrions-nous réagir à cela ? Les gens ont des personnalités différentes. Disons que je vois un vaurien ou une bonne personne. Comment interagir et me connecter avec eux ?

Réponse : Vous pouvez voir à quel point c’est confus. Vous vous demandez maintenant : « Si je considère les autres comme une partie de moi-même, devrais-je les corriger ou me corriger moi ? S’ils se corrigent eux-mêmes, ils seront corrigés en moi. Si je me corrige moi-même, ils seront corrigés à l’extérieur. Que devrions-nous faire ? »

Je comprends toute cette confusion, mais rien de tout cela n’est nécessaire, car cela vous mènera à toutes sortes de philosophies qui feront seulement vous éloigner des actions concrètes et nécessaires. Au final, vous n’arriverez à rien ; vous ne ferez que vous embrouiller ou vous vanter de votre intelligence.

Voilà pourquoi la Kabbale est contre cela ! Premièrement, elle limite les portions données aux personnes dans la mesure où elles peuvent les mettre en pratique correctement. Vous n’avez pas besoin de plus. Pour quoi faire ? Sinon, ce n’est que de l’absurdité, de la philosophie.

De plus, il y a certaines choses qu’une personne ne peut tout simplement pas percevoir correctement, qui la rendent encore plus désorientée. Cela n’est pas permis. Si vous commencez à parler de physique quantique et de toutes sortes de variables au-delà du temps à une personne non préparée, elle vous dira que vous n’avez pas toute votre tête.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les attributs d’un ami » du 18/07/2010

La tradition des kabbalistes

137Question : Le fait pour un kabbaliste de mettre sur papier ses impressions venant d’un cours est-il une tradition ou était-ce une chose que seul le Rabash pratiquait ?

Réponse : En règle générale, c’est une tradition. Tout dépend de l’approche de chacun.

Certains enseignants ne peuvent rien écrire. Au contraire, ils vivent de ce qu’ils disent et transmettent dans l’atmosphère. Et d’autres font l’inverse. C’est très difficile à dire.

Question : De nombreux kabbalistes possèdent-ils donc une sorte de Shamati, des traces écrites de ce qu’ils ont entendu en cours ?

Réponse : Oui, les articles du livre Shamati sont d’un genre particulier. Je crois que nous rapprochons l’humanité d’un état où elle pourra apprécier la profondeur de ce livre.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Préparation à l’ouverture du cœur au Congrès » du 18/02/2025

À un degré élevé

962.3Commentaire : Très souvent dans la Kabbale, on donne l’exemple d’une lame de couteau portée à la gorge d’une personne, et celle-ci doit voir en cela le bien qui fait le bien.
Ma Réponse : Cela dépend du niveau. Puisse Dieu nous accorder d’atteindre un tel niveau. Par exemple, lorsque Rabbi Akiva a été torturé, il n’a ressenti aucune souffrance physique.

Une personne à un tel niveau ne souffre pas physiquement. De même, une personne qui ressent que d’un côté, un couteau est placé sous sa gorge et que de l’autre, elle est en adhésion avec le Créateur. Il s’agit d’un état dans lequel une personne peut faire cela.

Ceux qui ont vu Rabbi Akiva physiquement à ce moment-là pensaient qu’il souffrait terriblement, alors qu’il savourait simplement l’union avec le Créateur puisqu’il s’était élevé au-dessus de l’état physique. Il en va de même pour le « couteau sous la gorge ». Sinon, vous ne parviendrez pas à l’unification et à la fusion avec le Créateur. Ce n’est pas encore pour nous, alors n’ayez crainte.

Question : Voulez-vous dire qu’un kabbaliste perçoit déjà tout différemment à de tels niveaux ?

Réponse : Naturellement. Le Baal HaSoulam le décrit très bien dans son article « Dissimulation et révélation du visage du Créateur ». Lorsque le Créateur se révèle, nous voyons tout différemment. Tout ce qui semblait mauvais apparaît comme bon.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Lorsque le Créateur se révèle » du 04/05/2010

Je choisis qu’il n’y a rien hormis le Créateur

610.2Parfois, une personne ressent qu’elle comprend mieux le Créateur, et d’autres fois, il lui semble qu’elle le comprend moins. Elle demande alors au Créateur de la rapprocher de Lui afin de mieux comprendre le Créateur et d’être dans l’unité avec Lui, aussi bien dans les périodes d’ascension que dans les périodes de descente.

Elle désire rester connectée au Créateur dans tous les états, et par conséquent il est important pour elle de percevoir l’état envoyé par le Créateur. Si elle se sent éloignée du Créateur, et plus encore si elle croit que c’est le Créateur qui l’a éloignée, elle annule son propre désir de recevoir du plaisir et souhaite agir selon ce que le Créateur attend d’elle.

Une personne doit croire que le Créateur est bon et qu’Il fait le bien, et qu’Il la guide toujours vers la sainteté (Kedousha). De ce fait, indépendamment de ce qu’elle ressent, elle doit affirmer que si cela vient du Créateur, alors il s’agit sans aucun doute d’une force destinée à la rapprocher de Lui.

Une personne cherche à réduire ses propres désirs, à accepter que tout vient du Créateur et à Lui répondre. Cependant, elle ne peut y répondre qu’à l’intérieur de son désir de recevoir du plaisir. Par conséquent, un conflit interne surgit dans sa relation avec le Créateur, entre le pour et le contre, l’accord et la résistance. Du point de vue de son égoïsme, elle n’est pas d’accord avec le Créateur mais souhaite le contraire.

Après tout, elle sait que le Créateur s’efforce toujours de rapprocher une personne et elle souhaite agir selon Sa volonté. Le Créateur attend toujours d’elle qu’elle fasse un pas vers Lui.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Il n’y a rien hormis Lui » du 01/03/2024

Mieux vaut être vide que plein

202.0Commentaire : On dit que Berg a rassemblé pour lui toute la crème de la société, et Laitman tout le reste.

Ma Réponse : C’est très bien. Ceux qui se considèrent comme des rebuts sont les plus gentils. Ils comprennent qu’ils ne valent rien, mais ils doivent atteindre un grand but.

Et cette crème ? Ils croient qu’ils ont tout, qu’ils sont si grands que le Créateur doit pour ainsi dire les aider et les servir, et ils paieront cela en espèces sonnantes et trébuchantes.

Par conséquent, une personne qui se sent vide plutôt que pleine est meilleure. Il est dit : « Méfiez-vous des pauvres, car d’eux viendra la Torah, la Lumière. »

Lorsqu’une personne se sent vide et pauvre (« Je n’ai rien dans cette vie »), c’est de cet état qu’elle accède à la Lumière.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Mieux vaut être vide que plein » du 23/06/2010

Servez les Lumières supérieures

232.05Question : Comment l’ajout d’Aviout (épaisseur), qui est nécessaire pour un avancement ultérieur, se rapporte-t-il à la restriction, à l’état de Katnout (petitesse) qui est celui où je ne veux pas les grandes Lumières, mais où je veux servir les petites ?

Réponse : Lorsque nous nous élevons et désirons faire une restriction afin de monter à un degré supérieur, la Lumière qui agit à ce niveau supérieur nous restreint également. Il n’y a donc pas de contradiction entre l’élévation vers une Lumière supérieure et sa restriction.

Question : Ce ne sont donc pas mes actions, ni mes décisions, mais l’influence de la Lumière sur ma préparation ?

Réponse : Oui, vous seul décidez : oui ou non.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Atteindre Lishma par la jalousie » du 15/02/2025

Ne pas se mettre en valeur

600.02Commentaire : Il y a certaines choses que les gens ordinaires ne comprennent tout simplement pas. Par exemple, si quelques personnes se tiennent dans la rue en se serrant les coudes et en lisant à haute voix un article de Shamati pendant que des piétons passent, cela leur semble pour le moins étrange à leurs yeux. J’ai personnellement participé à de tels événements.

Ma Réponse : C’est stupide. La Kabbale est complètement contre cela. Elle est toujours restée cachée, elle a même peur de se révéler car il est entendu que les gens ne sont pas capables d’accepter ses idées. Et maintenant, la manifester de cette façon…

Je ne vois pas de véritable diffusion en cela. Au contraire, cela vous fait simplement paraître bizarre aux yeux des autres.

Les gens, pour la plupart, sont conservateurs et prudents. Si les jeunes se comportent différemment, c’est uniquement parce qu’ils veulent se démarquer, affirmer leur individualité. Mais même cela est calculé à l’intérieur de certaines limites égoïstes. L’être humain est par nature un petit animal qui pense avant tout à sa propre sécurité.

Si vous agissez ainsi, vous devez être conscient de ce que vous faites. Pensez-vous vraiment qu’en vous tenant au milieu de la ville, en vous serrant les uns contre les autres et en lisant un article de Shamati, vous propagerez une force miraculeuse dans cette région ? Ne peut-on pas faire autrement ? Je n’ai jamais fait une chose pareille, je n’ai jamais demandé à personne de le faire et je ne crois pas que ce soit nécessaire. Cela n’est pas la Kabbale.

Je ne suis pas contre de telles choses lorsqu’elles sont faites dans le cadre des fêtes. Mais les impulsions spirituelles intérieures, délicates et intimes d’une personne ne s’alignent pas avec cela. Tout ceci doit rester caché.

Il existe un dicton, « la véritable importance, la véritable valeur d’une personne réside dans les profondeurs de son cœur », c’est-à-dire que c’est toujours caché aux autres et même à soi-même.

Lorsque je suis en public, que je sois en train de marcher, voyager ou prendre l’avion, j’essaie de me comporter de manière à ce que personne ne puisse savoir qui je suis ou ce que je fais.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Sans se mettre en valeur » du 21/05/2010

Atteignez l’illumination

943En lisant des textes kabbalistiques, nous attirons sur nous la force supérieure selon des lois strictes tirées de la nature par les kabbalistes. Ils expliquent que cette force provient d’un système appelé le Rosh (Tête) du monde d’Atsilout, la partie supérieure du système.
Comment pouvons-nous attirer cette force ? A travers notre désir unifié, appelé MAN (Mayn Noukvin, les eaux féminines). Dans la Torah, cela est décrit comme « la manne du ciel ».

Dans la Kabbale, nous nous engageons dans de véritables actions spirituelles, dont nous devons commencer à ressentir les résultats en nous-mêmes. Cela nous aide à comprendre notre unité, à la désirer et simultanément à ne pas la désirer.

En d’autres termes, notre force égoïste doit grandir, et en même temps, la force altruiste au-dessus d’elle doit également grandir. Les deux se développent en nous (vers le bas et vers le haut) et forment un récipient spirituel (Kli) dans lequel nous commençons à ressentir l’unité au-dessus de notre égoïsme commun, connu sous le nom de Mont Sinaï. Le mot « Sinaï » vient du mot hébreu « Sina », qui signifie haine et symbolise le rejet mutuel.

Comme Moïse, nous devons gravir le mont Sinaï, cette montagne de haine, nous unir les uns aux autres et révéler le Créateur en faisant connaissance avec Lui. Pour cela, une montagne massive de haine et de rejet mutuels doit se former en dessous de nous. Malgré cela, nous devons nous élever au-dessus d’elle dans un effort pour atteindre l’unité et l’amour.

Lorsque vous atteignez cet état, vous traversez une phase d’adaptation et d’autocorrection, appelée les « quarante jours sur le mont Sinaï ». Cela correspond au niveau de Bina, la qualité du don sans réserve. À ce stade, vous parvenez à l’adhésion de tous les membres de la communauté et commencez à ressentir en elle la manifestation de la force supérieure.

Avec l’aide de cette force, vous continuez à vous corriger à l’intérieur de la communauté, progressant ainsi davantage. Un véritable système émerge entre vous, dans lequel vous interagissez et avancez ensemble comme des alpinistes. Vous connaissez votre but, vous comprenez le chemin, vous vous soutenez les uns les autres et devenez spirituellement « voyants ». C’est ce que nous devons accomplir.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La méditation kabbalistique » du 23/05/2010