Category Archives: Kabbale

Réflexion sur l’Arvout

243.07Question : Vous avez parlé de ceux qui étudient la Kabbale depuis de nombreuses années et qui n’entendent toujours pas que l’essentiel est l’Arvout (solidarité). Comment puis-je savoir si je l’entends ou non ?

Réponse : Très simplement ! Cela se voit à l’importance que vous accordez à la connexion avec les autres pour que le Créateur, la Lumière supérieure, se révèle parmi vous, à l’intensité de cette préoccupation qui brûle en vous.

De plus, elle n’est pas éclipsée par des visions de ce que vous pourriez prétendument accomplir. Vous n’avez besoin d’accomplir rien d’autre que la connexion. Même le Créateur n’a pas besoin d’être atteint. Il est écrit : « Si seulement ils M’abandonnaient et gardaient Ma Torah. » Que signifie « Ma Torah » ? C’est l’Arvout.

Toutes les lois de la Torah sont ici, à l’intérieur.

Et si c’est ainsi que vous envisagez votre existence dans le monde et dans le groupe, c’est normal. Voilà le test.

Question : Ceux qui n’entendent pas influencent-ils ceux qui entendent ?

Réponse : Ils influencent ceux qui entendent seulement s’ils sont capables d’atteindre l’Arvout mais ils sont paresseux. Si les gens ne sont pas encore capables d’entendre mais participent, ils n’interfèrent pas. Cela inclut les débutants ou ceux qui sont actuellement dans diverses confusions, dans une descente, et par conséquent n’entendent pas ; eh bien, que faire ? Ce n’est pas un problème. Le seul problème concerne ceux qui peuvent vraiment entendre mais sont paresseux.

Alors, que devrions-nous faire à ce sujet ? Devrions-nous peut-être établir une sorte d’ordre, un système, des inspections, etc. ? Non, nous devrions traiter chacun comme le dit le Baal HaSoulam : Celui qui perce un trou dans le bateau devrait être expulsé. Mais en principe, nous devrions davantage penser à la correction.

Si notre direction, telle une équipe, est la nécessité de l’Arvout, alors il ne peut y avoir personne de superflu à l’intérieur : soit une personne se joint à nous, soit il est clair qu’il s’agit d’un étranger. Et plus l’unité est grande entre ceux qui sont d’accord, plus grande est la séparation entre eux et ceux qui n’y sont pas.

Mais même ceux qui ne sont pas à l’intérieur ne devraient pas être négligés. Nous devons comprendre qu’une personne peut se trouver dans toutes sortes d’états.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (Solidarité) » du 07/05/2025

Discussions sur les Marches de l’Échelle, Partie 123


Le « féminin » (donner sans réserve afin de recevoir) est-il une Klipa (écorce) ?

Donner sans réserve afin de recevoir est appelé une « Klipa ». Cependant, ce récipient (Kli) doit d’abord exister, puis nous l’identifions comme féminin, et de là naît le désir de devenir masculin. Autrement dit, le stade féminin est nécessaire.

Comment se rapprocher du but ?

942Un groupe est constitué de personnes qui s’entendent en quelque sorte pour atteindre un objectif appelé l’adhésion au Créateur. Il s’agit d’un accord potentiel. Elles ne l’ont pas encore atteint, ni même accepté, mais elles déterminent par elles-mêmes qu’il s’agit bien du but.

C’est ce que disent les sources authentiques, et nous pensons qu’il doit en être ainsi. Alors, commençons à construire des mécanismes en nous-mêmes, à travailler à différents niveaux, et à déployer des efforts pour nous rapprocher du but.

Bien sûr, nous finirons par découvrir que le progrès ne se produit qu’avec l’aide de la Lumière qui corrige, régule et connecte toutes les parties d’Adam HaRishon.

Nous déterminerons toutes nos actions en fonction de la quantité de Lumière correctrice que nous pouvons attirer à nous.

En conséquence, les actions seront plus ou moins importantes, celles auxquelles il faut penser tout le temps et celles auxquelles il est impossible de penser en permanence.

À chaque fois il y a une révélation différente, une compréhension des moyens différente, mais il y a toujours la bonne réalisation. Il s’agit de la Lumière qui vérifie et corrige les Kelim (récipients), tandis que nous devons l’attirer par des actions qui y parviendront de la manière la plus bénéfique.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, L’Arvout (Solidarité) du 13/05/2025

Les descendants des kabbalistes

961.2Le peuple d’Israël descend des « pères/patriarches » (Avot), des kabbalistes. Par conséquent, sa structure diffère entièrement de celle des autres nations. Même les rois et les ministres qui régnaient à l’époque n’étaient pas des aristocrates, contrairement à la coutume chez les autres nations.

La nation entière, issue d’un groupe de kabbalistes, possédait à l’origine une loi claire stipulant que tous sont égaux et que nul ne jouit de privilèges qu’il ne mérite pas, mais qu’il reçoit en héritage de son père ou de sa mère, comme c’est la coutume chez les peuples du monde.

Il n’y a jamais eu d’esclavage ni d’oppression d’une partie sur une autre au sein du peuple d’Israël. Depuis l’époque d’Abraham, il n’y a jamais eu de cas où aucun garçon n’ait pas été éduqué à la spiritualité, qui ne sache pas lire et ne sache pas pourquoi il vivait. C’était des centaines d’années avant la destruction du Temple.

Ainsi, dès la fondation du peuple, les conditions, les lois et les tâches nécessaires à la correction furent initialement posées. Mais lorsqu’ils ont été touchés par la force de la destruction, ils adoptèrent les coutimes de leurs voisins et tout s’effondra.

Bien qu’ils se soient mêlés à toutes les nations du monde, cela n’entraîna aucun changement au sein du peuple lui-même, ni l’introduction de lois selon lesquelles l’un est au-dessus ou au-dessous des autres, ni des changements dans le domaine de l’éducation, des fonctions sociales, etc.

En fait, les kabbalistes se trouvaient à la base du peuple, et c’est ainsi que les bases de la correction ont été posées. Ce groupe peut véritablement conduire à la correction de toute l’humanité. Il ne provoque pas ces corrections, mais il éveille chez les nations du monde leur forme correcte.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Arvout (Solidarité) » du 10/05/2025

Abraham : le premier Juif

740.03Question : La Kabbale est un système de correction. Qu’est-ce que la correction de la faible Aviout (épaisseur) d’Abraham a à voir avec nous ?

Réponse : Le système de correction du désir de recevoir ne nous a pas été apporté par Abraham mais par Moïse.

Abraham nous a uniquement apporté la connexion de l’homme au Créateur. C’est pourquoi il est appelé le premier Juif (Yehoudi), car il fut le premier à atteindre l’unité (Yehoud) avec le Créateur, de la dissimulation à la révélation.

Avant lui, il y avait des hommes qui étaient dans la sensation sans dissimulation. Nous les appelons les « générations de pécheurs » : d’Adam à Noé et de Noé à Abraham. Abraham en est la conséquence.

Mais à cette époque, aucune Aviout ne se manifestait qui aurait donné à l’homme la dissimulation et l’envie de commencer à chercher en lui-même. Abraham fut le premier.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Arvout (Solidarité) » du 10/05/2025

Pourquoi nous avions besoin de la Torah

275Nous devons constamment travailler sur un seul principe fondamental : le principe d’Arvout (solidarité). Nos ancêtres y ont également travaillé, mais pour leur niveau d’Aviout (épaisseur), une méthode particulière, la Torah, n’était pas nécessaire.

Leur méthode était simple. Ils comprenaient qu’il en était ainsi et par la pureté de leur âme, ils ressentaient le supérieur comme un Bédouin vivant dans la nature le ressent pleinement et qui perçoit les choses à des milliers de kilomètres. C’était simplement une connexion naturelle avec la création. Mais lorsque l’égoïsme grandit, une méthode et des outils deviennent nécessaires.

Quelle est cette méthode ? De quoi parle vraiment la Torah ? Elle enseigne comment atteindre la même connexion que nos ancêtres, mais à un niveau différent de désir de recevoir. À mesure que ce désir grandit, davantage d’actions sont nécessaires, ainsi que l’effort individuel et le travail collectif de tout le groupe.

Les ancêtres n’avaient pas besoin de travailler sur l’Arvout entre eux. Pour eux, cela venait naturellement, comme l’amour d’une mère pour son enfant. Cette nécessité était évidente grâce à la révélation du Créateur ; il n’y avait pas d’autre moyen d’exister.

Mais une fois que le désir de recevoir s’est révélé, tout change. L’Aviout augmente et chacun s’éloigne des autres. Pour surmonter cette séparation, diverses méthodes, outils, efforts et apprentissages sont nécessaires.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 06/05/2025

Un kabbaliste est un laboratoire ambulant

250Question : Un égoïste qui n’est pas dans l’atteinte spirituelle peut-il se rapporter de manière adéquate à son égoïsme ? Peut-il clairement voir les manifestations de l’égoïsme, ne pas subir son influence et en réguler le processus ?

Réponse : Oui et non. Il connaît des hauts et des bas, et même aux plus hauts niveaux, l’ego peut soudainement prendre le dessus. « Ne vous faites pas confiance avant la mort complète de l’égoïsme », telle est notre devise.

Question : Ceux qui étudient la Kabbale peuvent-ils au moins déterminer où l’égoïsme a joué et où se trouve l’autre partie ? Ou s’agit-il uniquement d’égoïsme pur et dur ?

Réponse : Peu importe. Mais à des niveaux élevés, ils le savent, le comprennent et en sont conscients. Et pourtant, en le sachant et en étant conscient, vous voyez comment l’ego joue avec vous. C’est une étude de la nature, de ce que le Créateur a créé. En fait, un kabbaliste est comme un laboratoire ambulant qui teste tout sur lui-même.

Commentaire : C’est un processus très intéressant.

Ma Réponse : Oui, car vous intégrez le monde entier en vous !

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Un kabbaliste est un laboratoire ambulant » du 05/09/2010

De la réception de la Torah à la construction du Temple

laitman_767.1Lorsque les fils d’Israël décident de ne pas utiliser leur grand ego brûlant, et à travers leurs actions sur leur égoïsme afin de neutraliser ses obstacles, ils commencent à s’unir et à atteindre l’état de solidarité (Arvout). Cette solidarité vient après les actions et s’appelle « nous ferons et nous écouterons ».

C’est à partir de là qu’ils reçoivent une force d’en haut qui les unit et les remplit, appelée la Torah. Avec l’aide de cette force, ils commencent à corriger progressivement le récipient lui-même avec le degré d’Aviout (épaisseur) de un.

C’est ce qu’on appelle aller dans le désert du Sinaï et élever Malkhout à Bina pendant 40 ans, la corrigeant jusqu’à ce que 40 ans plus tard, ils parviennent en Terre d’Israël, c’est-à-dire à Malkhout unie à Bina.

C’est la Terre d’Israël (Eretz Israël), le désir tourné direct vers le Créateur (Yashar El, Israël). C’est à ce moment-là qu’ils sont récompensés de l’état dans lequel ils construisent le Temple.

Cela signifie qu’ils possèdent un Kli (récipient) capable de contenir véritablement la Lumière supérieure, c’est-à-dire un récipient où le Créateur apparaît.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « L’Arvout (solidarité) » du 09/05/2025

La Kabbale est le langage des sensations

527.03Question : Comment devrions-nous faire face à la réticence à étudier la « Préface à la Sagesse de la Kabbale » (« Ptikha ») ?

Réponse : Tout comme dans notre monde il existe des scientifiques et des poètes, des adeptes des humanités ou de la technologie, il en va de même dans la Kabbale. Certaines personnes sont émotionnelles par nature.

Elles viennent à la sagesse de la Kabbale et pour elles, la connexion au Créateur s’exprime à travers des textes et des expressions plus émotionnels, éventuellement des chants, la danse et certaines sensations.

Et puis, il y a ceux qui abordent le monde de manière technique. Ils ont besoin d’un plan : dessinez-le pour eux et ils comprendront. Ou bien ils veulent que tout soit strictement structuré et systématisé, et ainsi de suite.

C’est pourquoi il est si important d’étudier ces deux aspects. Avec le temps, chacun se spécialisera naturellement. Dans chaque groupe, il y aura des personnes plus émotives et d’autres plus pragmatiques, mais nous devons tous suivre un chemin commun.

Ce chemin commun est celui qui nous a été donné par le Ari (Isaac Louria) et le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag). En observant les diagrammes, vous ne verrez pas seulement une représentation graphique, mais une représentation des sensations.

Je peux dessiner un gribouillis, et au lieu d’en parler pendant dix minutes, il suffit de le regarder pour comprendre de quoi il s’agit, tout comme nous exprimons nos sentiments par des mots.

Par essence, toute la Kabbale est un langage des sensations, car le fondement de la création est le désir.

Extrait de la Leçon de Kabbale, « Questions et Réponses avec Michael Laitman » du 04/04/2019

Le chemin à travers les bandes de Lumière et d’obscurité

207Question : Comment se produit l’ascension spirituelle ?
Réponse : Lorsqu’une personne commence à étudier la Kabbale, elle débute en traversant différents états. Elle ignore d’où viennent ces nouveaux états, mais fondamentalement, tous les changements proviennent du niveau supérieur.

Il existe deux niveaux : le niveau supérieur et le niveau inférieur. Au niveau supérieur, il y a une partie supérieure et une partie inférieure (GE et AHAP), et au niveau inférieur se trouvent également GE (Galgalta ve Eynaïm) et AHAP (OzenHotem). Ensemble, ils forment les dix Sefirot, la structure de notre âme.

Tant que j’existe uniquement dans ce monde et que je n’ai pas commencé à corriger mon âme, je ne perçois que moi-même, mon niveau actuel, comme étant mon corps, ma vie. Et rien au-delà.

Mais lorsque je commence à étudier la Kabbale et que je rejoins un groupe, je commence à recevoir la Lumière Environnante (Ohr Makif). On l’appelle « environnante » par rapport à moi car elle est cachée dans ce qui m’entoure : les livres, le professeur, les amis par lesquels je reçois cette Lumière.

Je ne la reçois pas simplement « depuis les airs » ; il n’y a pas de Lumière supérieure dans l’air. Nous parlons de l’échelle des niveaux spirituels. Mais par rapport à une personne, elle se manifeste comme une Lumière qui lui est transmise par divers moyens.

Parfois, cette Lumière éveille une personne, et d’autres fois au contraire, elle lui procure une sensation d’obscurité, l’opposé de la Lumière. Le supérieur peut expliquer quelque chose à l’inférieur comme un adulte intelligent explique quelque chose à son élève. Et l’élève savoure ce qu’il entend et devient plus intelligent. Il perçoit cela comme une réception de la Lumière, de la connaissance et de la sensation.

Ou au contraire, le professeur, par rapport à l’élève, est dans un tel état, il lui transmet un tel matériel et une telle connaissance, une expérience telle que l’élève réalise à quel point il comprend peu la spiritualité, à quel point il se sent faible, fermé et vide. Ensuite, plus le maître lui donne, plus cela s’assombrit pour l’élève.

Cela ne dépend pas de la présence ou non de la Lumière de Hokhma, mais de la façon dont le supérieur s’adapte à l’inférieur. Or, si le supérieur s’adapte trop à l’inférieur, il le prive de toute possibilité d’action indépendante.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012