Category Archives: Perception

S’identifier au don sans réserve

276.02Le Créateur n’a ni image ni forme que je puisse aimer. Sa forme est Sa loi, la loi de faire plaisir. La manière dont cette forme de don s’habille est ce que je dois aimer, et ce à quoi je dois m’identifier. C’est ce qu’on appelle aimer le Créateur. Comment puis-je y parvenir ?

On dit qu’on peut apprendre à aimer le Créateur en accomplissant divers Segoulot, en utilisant des pouvoirs miraculeux. Qu’est-ce qu’une Segoula ? Cela implique de déployer un effort sans lien direct avec le résultat final ; le résultat est l’amour de la qualité du don sans réserve.

Ces actions produiront quelque chose qui ne peut être accompli que par la force supérieure. Autrement dit, si vous les accomplissez, elles se développent progressivement en une grande force, tant en quantité qu’en qualité. Alors, conformément à cette loi, le désir de donner émerge en vous, et vous commencez à aimer cet état. C’est l’amour envers le Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Le champ de bataille entre la sainteté et les forces impures

232.05Il existe des recommandations qui ne sont ni interdites ni permises. C’est précisément là, comme l’écrit le Baal HaSoulam, que se situe le champ de bataille entre la sainteté (Kedousha) et les forces impures (Sitra Achra).

Nous ne faisons pas encore pleinement la distinction, mais après avoir déterminé ce qu’est la Klipa (écorce) et ce qu’est la sainteté pour soi-même, on se demande : « Je ne fais pas ces choses parce qu’il y a un écran contre eux, et je fais ces choses parce que j’ai déjà des intentions claires. »

On découvre alors qu’en soi réside quelque chose d’indivisible et d’attribué à une partie spécifique. Ce n’est ni la qualité du Créateur, ni la qualité qui Lui est opposée, la création, la Klipa. Mais qu’existe-t-il d’autre dans la réalité ? Car il y a les qualités du Créateur et leur empreinte, les qualités de la création.

Alors, qu’y a-t-il entre elles qui n’appartienne ni à l’une ni à l’autre ? Au milieu se trouve le libre choix d’une personne. Cela ne signifie pas qu’il existe des désirs supplémentaires créés par le Créateur qui ne Lui appartiendraient ni à Lui ni à ce qui est opposé à Lui.

Dans le choix entre la sainteté et la Klipa, il y a des choses où chacun est libre d’agir à sa guise, sans conséquence négative pour soi-même. Et là, il s’agit véritablement d’un choix.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, «la récompense des receveurs » du 08/01/2026

Allez au-dessus de la raison

527.09Je n’ai rien d’autre que mon désir, alors comment pourrais-je y renoncer ? Toute ma vie, j’ai suivi ma logique cartésienne; devrais-je soudainement m’y opposer, comme si j’avais perdu la tête ?

La science de la Kabbale n’appelle pas à agir sans esprit ni raison, mais nous enseigne à nous élever au-dessus. La connaissance et la raison demeurent, nous ne les rejetons pas, mais nous les transcendons toujours et faisons le contraire.

Ainsi, celui qui transcende la connaissance stimule sa connaissance pour qu’elle s’accroisse sans cesse. Plus son esprit et sa connaissance se développent, plus une personne s’élève pour agir au-dessus d’eux, et par conséquent, elle devient de plus en plus intelligente dans le monde matériel et progresse toujours plus sur le plan spirituel.

C’est ainsi qu’elle grandit constamment, dans la connaissance, puis au-dessus de la connaissance, et de nouveau dans la connaissance et au-dessus de la connaissance…

Par conséquent, nous n’annulons jamais notre connaissance ni ne descendons en dessous, comme cela se produit dans les religions, mais nous agissons toujours par la foi au-dessus de la raison. La foi acquise au-dessus de la raison devient la connaissance, et il nous faut à nouveau aller au-dessus. C’est ainsi que nous progressons dans les degrés spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Travailler avec la foi au-dessus de la raison » du 22/11/2020

Le secret de la naissance spirituelle

531.03Question : Comment est-il possible de s’accrocher si fermement au but lors d’une descente que celle-ci puisse servir pour s’élever, de sorte que ce soit moi qui descende et non le Créateur qui me fasse chuter ?

Réponse : Je dois maîtriser cette descente et décider par moi-même de la nécessité de descendre. Je m’y prépare à l’avance, comme on se prépare à une opération chirurgicale.

Qu’est-ce qui m’aidera à « ne pas perdre la tête » durant la descente, à ne pas succomber à l’emprise des désirs ? C’est la connexion au but, afin que je ressente la descente sans me perdre, mais au contraire, en m’élevant. Seul, je ne peux pas le garantir.

C’est pourquoi j’ai besoin d’un environnement correct qui me soutienne lorsque je perds le contrôle de moi-même sous l’effet de désirs excessivement forts.

Lorsque l’embryon spirituel atteint le moment de naître, c’est-à-dire le passage au niveau de la nourriture, comment peut-il relier ces deux états s’il perd son niveau précédent à la naissance, la « tête tournée en bas » ?

Et comment, à partir de cet état de perte totale, la « tête tournée en bas », parvient-il non pas à une fausse couche, mais à naître dans un monde nouveau et à s’unir au Créateur à un niveau supérieur ?

À cette fin, différents Reshimot d’Aviout et de Hitlabshout (issues du désir et de la Lumière) sont donnés. Ainsi, je peux toujours me connecter simultanément aux deux niveaux. C’est ce qui me permet de naître.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Préface « Introduction au Livre Panim Meirot ouMasbirot » du 07/07/2010

Un chemin rapide ensemble avec la Lumière

251En ce moment même, les gènes informationnels (Reshimot) évoluent en nous à une vitesse infinie, mais ils sont tellement nombreux, devant tous se réaliser séquentiellement, qu’il semble que rien ne change.

Mais avant que ces changements intérieurs ne produisent un changement extérieur, comme un compteur qui passe soudainement au chiffre suivant, des milliards d’actions doivent se dérouler en nous. Alors, laissons-leur le temps de s’accomplir !

Il est dit : « Ceux qui cherchent le Créateur accélèrent le temps. » Toute notre participation dans la création se résume à accélérer notre développement.

Après tout, vous êtes au bas de l’échelle, dans ce monde, avec les données reçues lors de votre descente de haut en bas. Vous êtes obligé de remonter le même chemin depuis le bas vers le haut ; ce chemin est immuable. Vous pouvez seulement accélérer votre développement, rendre ce chemin rapide, souhaitable et par conséquent agréable.

Voilà toute la différence entre le chemin de la souffrance subie et le chemin de la Lumière, guidé par le désir.

Le chemin de la souffrance est long, et les forces de la nature s’exercent sur nous, nous poussant en avant avec des coups. Et nous, tels des ânes, nous restons immobiles, refusant de bouger. Tel est le chemin naturel du développement.

Et le second chemin, en revanche, est celui où l’on désire et cherche soi-même à progresser. Ainsi, on raccourcit pour soi le chemin et on le rend désirable, c’est-à-dire confortable, agréable et rapide !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, Shamati n° 13, « Une Grenade » du 18/09/2009

« Un remède contre la mort »

245.03Nous discutons du thème de la perception de la réalité afin de nous orienter progressivement dans la bonne direction. Après tout, tout dépend de l’intention. Nombreux sont ceux qui étudient la Kabbale, et il existe notamment des courants qui n’ont rien à voir avec elle.

La science de la Kabbale vise à corriger notre nature, et plus nous nous corrigeons, plus nous ressentons la force supérieure ; nous révélons le monde supérieur, nous nous y intégrons, y pénétrons et nous élevons au-dessus de notre vie matérielle. C’est ce qu’on appelle la « libération de l’ange de la mort », car nous cessons d’être totalement dépendants de notre corps ! Nous nous élevons au-dessus de notre corps animal et biologique pour atteindre le degré de la nature générale.

Je ne ressens aucune douleur lorsque je me coupe les ongles ou les cheveux, car mon corps appartient au niveau animal, tandis que les ongles et les cheveux appartiennent au niveau végétal, un degré en dessous. Et de la hauteur du niveau animal, je ne ressens aucune perte liée à celle du niveau végétal. Il en sera de même lorsque je m’élèverai du degré animal à un degré supérieur, celui de l’Homme.

« L’Homme », ce n’est pas nous aujourd’hui. « Homme » (Adam) vient du mot « semblable » (Edome) à la nature, au Créateur, à la Lumière. Et lorsque je deviendrai un tel « homme », je cesserai de ressentir la perte liée à ce qui se passe dans cette vie matérielle. C’est pourquoi la science de la Kabbale est appelée « un remède contre la mort ».

Espérons que nous atteindrons un tel degré et commencerons dès aujourd’hui à faire l’expérience de la vie spirituelle. Tout dépend de nos efforts intérieurs. Efforçons-nous de connecter nos points intérieurs et d’apprécier cet état particulier.

Extrait du Congrès International de Kabbale, Leçon n°2 , « Nous ! » du 01/04/2011

Qu’est-ce que la foi ?

962.3Question : Pourquoi parlez-vous constamment de la foi alors que la Kabbale est une science et l’atteinte, et que la foi est un concept philosophique et religieux ?

Réponse : La foi est la propriété du don sans réserve. Dans notre monde, cette qualité n’existe pas, car même si je donne quelque chose, je le fais dans le but de recevoir ensuite. Je ne peux pas donner simplement pour donner.

La propriété du monde spirituel cependant est la qualité du don sans réserve. On l’appelle la foi. Ne la confondez pas avec ce que nous entendons par foi dans notre monde.

Dans notre monde, une personne croyante ferme les yeux et agit de manière totalement irréfléchie. C’est une action complètement irréaliste, illogique et sans fondement.

Dans la Kabbale, la foi est la force du don sans réserve que nous recevons de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon).

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 15/05/2016

Quand les mots et les gestes deviennent inutiles

942Question : Vous avez dit que l’inspiration et la transmission d’informations devaient être brèves, claires et directes, et non de longs discours interminables de cinq à dix minutes où une seule personne parle et où tous les autres restent silencieux, comme s’ils se forçaient à dire : « Oui, nous devons écouter ». À quoi devrait ressembler un discours véritablement inspirant ?

Réponse : C’est un problème majeur car nos orateurs se mettent à citer des extraits, à utiliser un jargon officiel et à multiplier les explications. Ici, il suffit d’exprimer ses sentiments le plus simplement possible, de cœur à cœur, pour transmettre un maximum d’émotion avec un minimum de mots, et c’est tout.

C’est pourquoi je suis partisan de la concision, sans intellectualisation inutile. Il faut se préparer à l’avance pour que les mots jaillissent spontanément, « sans réfléchir ». Mais ce n’est pas facile ; cela vient progressivement.

De plus, les auditeurs eux-mêmes ne sont pas encore en mesure de comprendre. Nous ne communiquons pas encore intérieurement, par les sensations. De même qu’une mère ressent son bébé sans mots, et que le bébé ressent sa mère par des sensations subconscientes, nous devrions nous ressentir les uns les autres. Bien plus intensément !

Alors, notre communication externe (les mots, les gestes, les expressions faciales) deviendra superflue. Avec le temps, tout cela cessera, et vous pourrez transmettre vos sensations à autrui et les recevoir totalement hors de tout contact physique, même si la personne n’est plus dans notre monde, mais à d’autres niveaux.

Autrement dit, vous ne l’associez plus à son corps. Qu’elle soit quelque part, à des milliers de kilomètres de vous, dans son corps ou hors de son corps, dans une autre dimension, quelle importance ?

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Transfert d’informations » du 23/01/2011

Voyez votre monde dans votre vie !

737.01Si nous plaçons notre « graine » dans un bon environnement, elle se développera ; mais si nous plaçons même la meilleure graine dans un « mauvais sol » (environnement), elle se desséchera. Tout dépend uniquement de l’environnement. Autrement dit, nous avons besoin de personnes autour de nous qui prennent conscience du mal de l’égoïsme en elles et qui souhaitent le corriger.

Je dois me placer dans un tel environnement et m’efforcer d’en absorber le maximum : humidité, minéraux, chaleur, tout ce que le sol peut offrir à la graine.

Car, comme l’a écrit le Baal HaSoulam dans l’article « La liberté », à l’heure de la mort, une personne ne pourra rien emporter de ce monde avec elle, si ce n’est la qualité acquise du don sans réserve, qui ne peut être acquise que dans ce monde et grâce à laquelle on se sent vivre dans le monde supérieur. Il est dit : «  Voyez votre monde dans votre vie. »

Et si rien n’a été atteint, alors on demeure comme une graine qui sera plus tard replacée en terre et se verra offrir une nouvelle chance.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « La Liberté » du 18/04/2010

Vous ne voyez pas l’infini ? Mettez vos lunettes !

294.1Notre monde est une copie de l’infini, uniquement au niveau le plus infime de la sensation. Nous ne percevons et ne ressentons la réalité qu’à un degré infime ; nous sommes aussi loin que possible d’une perception complète.

C’est comme une personne malvoyante qui ne voit presque rien sans lunettes. Elle distingue à peine ceux qui l’entourent, même s’ils se tiennent juste à côté d’elle.

Des sensations floues et somnolentes, une infime fraction de conscience claire de l’infini : voilà ce qu’est notre monde. Pourtant, nous révélons toujours une image complète, tout comme chaque fragment d’un hologramme contient l’image entière.

Même au niveau le plus bas, j’observe tout le spectre de la réalité dans la mesure où je peux la voir sans « lunettes ». Plus ces lunettes sont performantes, plus l’image devient nette.

Nous existons dans un état immuable ; nous le ressentons simplement en fonction de la clarté de notre perception. La perception la plus claire et la plus limpide est celle du Monde de l’Infini.

Pour l’approcher, il nous faut d’abord corriger nos outils de perception (Kelim) afin d’y révéler un peu plus de Lumière. Et pour que cela arrive, ils doivent devenir semblables à la Lumière.

Les conseils des kabbalistes nous guident dans cette correction, et lorsque la Lumière se révèle, nous découvrons un « trésor », ou plutôt un dépôt, une nouvelle couche de réalité qui avait été initialement « déposée » en nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au livre De la Bouche d’un Sage » du 02/10/2009