Category Archives: Perception

Un système secret de sécurité qui connecte les cœurs

Dr. Michael LaitmanQuestion: A quoi ressemble un groupe qui entre dans la spiritualité ?

Réponse: A l’extérieur il n’y a pas de signes particuliers. Tout le monde ressemble à des  gens ordinaires. A l’intérieur il y aura tout ce que nous lisons dans les livres de Kabbale. Vous allez voir les mêmes visages, mais vous devrez les traiter différemment.

Vous ressentirez le réseau interne de connexions parmi vous. C’est ce qui crée l’endroit où le monde spirituel est révélé. C’est comme si vous aviez reçu une lampe de poche, vous l’allumez, et c’est dans cette lumière que vous commencerez à voir des pierres, des arbres, les animaux et les gens: tout un monde.

Cette lampe torche brillante est votre bonne attitude envers tous les autres, la garantie mutuelle que vous ressentez à leur égard. Dans la garantie mutuelle qui découle de vous, vous commencez à découvrir le système supérieur et à voir qu’en  elle, juste là devant vous, il y a des arbres, les animaux et les gens qui vous n’avez pas vus avant.

Mais tous les objets inanimés, les plantes, les animaux et les gens ne sont pas corporels comme dans notre monde, ils sont spirituels. C’est l’image qui se révèle à vous. Ce sont les mêmes visages familiers, mais vous découvrirez la connexion interne entre eux.

Il y a plusieurs années, j’ai vu un film sur un vol de diamants. Les voleurs pulvérisaient  un spray spécial et dans ce brouillard, ils ont commencé à voir des faisceaux laser qui activaient  l’alarme si quelqu’un traversait la pièce.

Donc c’est comme si vous étiez aussi en train de pulvériser un spray spécial autour de vous, comme un nuage d’attitude émotionnelle, de partage, d’un sens de connexion et de garantie mutuelle, et vous découvrirez les faisceaux laser qui nous relient les uns aux autres et verrez comment ils passent et lient tout le monde.

Vous découvrirez cette relation, et verrez comment elle  exploite et gère tout. Vous comprendrez ce qui motive vraiment tout le monde.

Maintenant, vous voyez que tous les gens sont en mouvement, mais vous ne comprenez pas quelles forces les déplacent. Puis soudain, vous commencerez à sentir, à la fois physiquement et intérieurement, comment une  main entre dans la marionnette et commence à la déplacer d’un endroit à l’autre. Ceci est révélateur de la gouvernance et de la Providence supérieure.

En conséquence, vous apprenez à vous adapter au système de cette Providence, tout comme le mouvement d’un bon cheval est adapté aux désirs du cavalier.

De la 1 erpartie du cours quotidien de Kabbale du 20/01/2012, Shamati # 174

Pouvons-nous ne pas souffrir?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi voyons-nous notre chemin spirituel comme «masochiste»? Pourquoi ne pouvons-nous éviter le vide et la souffrance?

Réponse: Sur ce chemin, nous souffrons d’amour. Nous regrettons d’être privés de similitude avec le Créateur.

Pensez-vous vraiment que le Créateur vous prive de nourriture, d’eau, d’abris et de la santé? Non, nous parlons de la souffrance de ceux qui veulent être comme Lui.

Soudain, nos désirs égoïstes et le plaisir deviennent plus grands; les désirs et les plaisirs sont en fait les mêmes et nous ne pouvons pas y faire face plus longtemps. Dans ce cas, nous souffrons, et le Créateur disparaît de notre vue. Auparavant, Il se mettait à jour devant nous. Mais plus tard, des situations difficiles surgissent et nous ne pouvons pas gérer davantage Sa révélation. Alors, il se dérobe à nous.

Il n’y a aucune comparaison avec la souffrance d’une personne ordinaire qui au lieu de gagner dix mille dollars hier, gagne seulement cent dollars aujourd’hui. Nous devons comprendre le langage des kabbalistes qui parlent de choses spirituelles, plutôt que de choses sur le plan matériel. Sur le chemin spirituel, la «punition» signifie la dissimulation du Créateur et de notre incapacité à donner sans réserve.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale, «Introduction à l’étude des dix Sefirot » le 19/1/12

Dessiner l’image du Créateur quand Il est caché

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSulam, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »: A partir de Son guidage qui n’est pas révélé, il est impossible de Le voir, mais seulement dans la dissimulation du visage, de derrière, comme celui qui voit son ami par derrière et peut-être en doutant et en pensant qu’il est un autre. De cette manière, on a toujours le choix de soit garder Sa volonté soit de La violer.  »

Parce que le Créateur est caché, il nous permet d’avoir des doutes, et donc, la possibilité d’effectuer des actions. Si le Créateur était révélé, nous serions tous Ses esclaves, les «robots» qui effectueraient Son désir inconditionnellement. Sa révélation nous obligerait à le faire automatiquement. Après tout, il n’y aurait pas «de brisures» entre nous et la Lumière, ce qui nous permet de ressembler aux Créateur de façon indépendante.

Mais le Créateur nous apporte le sentiment de dissimulation: Il ne se cache pas seulement, mais nous permet de sentir qu’Il n’existe pas. Dans ce cas, nous pouvons réaliser son désir comme s’Il existait, et nous agissons à sa place. Ainsi, il nous permet de compléter Ses actions. Pour nous, c’est une opportunité, un lieu de travail et une fierté de ce que nous pouvons remplir nos doutes avec ses conseils.

Mais où puis-je trouver le pouvoir d’accomplir ce travail, s’Il m’est caché? Je dois comprendre que la dissimulation est une sorte de «lumière noire» qui construit une forme particulière dans mes désirs et dans mes pensées: les contours cachés du Créateur, ce que je veux terminer.

Si cette forme m’était révélée, je voudrais mener à bien Son désir de soumission. Alors, comment puis-je créer la forme du Créateur à l’intérieur de moi, afin qu’Il me force à agir pendant qu’Il est caché? Je dois construire Son image en moi et c’est alors seulement que je peux réaliser Son plan.

Et ainsi petit à petit, une personne construit à l’intérieur d’elle-même l’image du Créateur. Et le Créateur lui montre de plus en plus à quel point et de quelle manière Il est caché. Ainsi nous avançons jusqu’à ce que nous construisions tout ce que le Créateur veut. Ensuite, nous Lui ressemblerons selon l’équivalence de forme.

Donc la question n’est pas d’arriver réellement à la volonté du Créateur. Notre désir de recevoir et toutes les différentes manières de recevoir sont un moyen. Le point est dans la construction de l’image du Créateur à l’intérieur de nous.

De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 23/01/12, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Comprendre Sa providence

Dr. Michael LaitmanNous sommes dans un état de dissimulation, et nous devons comprendre que nous sommes dans la dissimulation. Une personne est née et vit dans ce monde dans un état de détachement total de la vraie réalité. Elle ne sait pas où elle est et s’il y a quelque chose derrière cela. S’il y a quelque chose, cela peut-il être perçu?

Quand nous sentons la présence de quelque chose, il se pourrait que cela soit caché ou montré. Ainsi, la dissimulation fait partie de la révélation, car je connais déjà l’existence de quelque chose qui est caché. Cela signifie que les gens qui sont dans un état de la dissimulation sont déjà sur le chemin de la vérité, mais il leur est caché pour le moment.

Ceci est déjà un état avancé parce que les gens ordinaires n’ont pas le sentiment que quelque chose soit caché.

Nous passons par quatre phases: la double dissimulation, la dissimulation unique, la Providence de la récompense et de la punition, et l’éternelle Providence.

En ce qui concerne les deux dissimulations, ce n’est plus un détachement, ni un état d’inconscience. Dans la double dissimulation, je sais que je suis détaché de la réalité et que je ne vois pas que le Créateur détermine tout ce qui m’arrive. Dans la dissimulation simple je pense que ma vie dépend de mon être devant le Créateur. Mais quelque chose qui m’a amené à la dissimulation, au lieu de la révélation dépend de moi.

Ainsi, dans une double dissimulation, je décide que je suis détaché du Créateur, et dans la dissimulation simple il y a un contact, mais je ne réalise pas Son désir.

Dans la phase suivante, la phase de révélation, je reçois la récompense et la punition en fonction du degré dont j’accomplis Sa volonté. La punition est finalement aussi une récompense, car grâce à elle, j’avance.Elle me montre où je dois encore me corriger, c’est là où je suis « derrière » le niveau actuel, car une personne n’est pas obligée de faire quelque chose qui est au-delà de son pouvoir.

Finalement, je passe à l’éternelle Providence après avoir corrigé tous mes attributs, et j’atteins la compréhension mutuelle totale avec le Créateur.

Tous ces états avaient pour but de nous faire comprendre la Providence du Créateur. Cette compréhension est le signe, les moyens, la base de tous nos succès et de notre bien-être. Si je sais que je reçois des coups pour une raison quelconque, les souffrances non sont pas dénuées de sens, mais une punition qui me fera du bien, ou le bien lui-même. Tout ici dépend du niveau sur lequel je suis et de mon attitude envers les punitions.

Il se pourrait que cela soit la suite des coups sur mon égoïsme, je me sens si heureux que je vais dépasser ces sentiments et entrer dans un état de Hafetz Hessed. Alors je n’ai rien, mais je ne souffre pas. Apparemment, cela est impossible? Où est la jalousie, la luxure, l’honneur? Tout reste en dessous, mais beaucoup de travail est nécessaire afin d’atteindre cela.

Nous devons donc progressivement passer par les phases de dissimulation et de révélation, et aller jusqu’aux niveaux des mondes spirituels. Il s’agit de discernements individuels, sur les états internes d’une personne, mais il est clair qu’ils ne sont réalisés que si j’essaye aussi dur que cela soit  de pouvoir  être incorporés dans le bon environnement. Sinon je ne serai pas en mesure de m’éveiller.

Parfois il est difficile de lier tout le travail interne avec le travail dans le groupe. Mais en réalité, ce n’est pas un problème, je dois vérifier et relier ces deux éléments de façon plus attentive. Tout le travail est dans le groupe, tout le sentiment est en moi.

De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 23/01/12, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Pourquoi ai-je besoin de tous les trésors du roi?

Dr. Michael LaitmanLe Zohar raconte comment la Lumière supérieure opère et nous donne sans réserve et construit à partir de l’ensemble de nos attributs quelque chose qui est semblable au Créateur: pas de notre chair, mais de notre essence intérieure qui est appelée, «esprit» et «cœur», à partir de toutes nos pensées et  de nos désirs qui constituent le « moi» de la personne.

Je ne sais pas ce qu’Il doit faire avec eux. En attendant, tous mes désirs et mes pensées sont impliqués avec ce que je vois devant moi afin d’en tirer du plaisir. C’est la façon dont l’ego, qui se tient derrière eux, fonctionne.

Et la Lumière qui arrive pendant la lecture du Livre du Zohar ne me laisse rien de la pensée et des désirs précédents, mais il commence peu à peu à me donner d’autres valeurs, mais au niveau de l’état où je me trouve. Et puis plus tard, il commence à me détacher de la réalité actuelle, comme à chaque fois qu’Il effectue quelques changements en moi. À certaines occasions, je m’élève au-dessus de cette réalité et ensuite à d’autres occasions, j’y sombre à nouveau encore plus.

Ainsi, à travers toutes sortes d’exercices et de changements, Il m’aide à cesser d’être dépendant de cette réalité, jusqu’à ce que finalement ce ne soit pas important pour moi si je suis dedans ou complètement séparée d’elle. Et je peux utiliser toutes ces formes juste dans  un but. Même si on me donnait tous les trésors du roi, et même si je suis une personne pauvre vivant dans la forêt sans même une chemise, ce n’est pas important parce que je  ne dépends que de l’intention, quelque chose de plus exalté que mon état. Je suis d’accord avec elle et la veut, au-dessus tout ce qui peut apparaître dans mon récipient (Kli) de réception, à la fois dans les pensées et les désirs.

Si je suis arrivé à un tel état, grâce aux exercices, c’est l’œuvre de Dieu sur moi, et à partir de ce moment, je commence à voir ce dont parle le Livre du Zohar.

Nous espérons que chaque jour et à chaque instant, nous allons entrer dans un tel état ​​où la Lumière nous parvient, la force supérieure, qui va commencer à nous changer et à nous élever au-dessus de tous les désirs et les pensées de sorte que nous allons commencer à être dépendants du donneur qui nous donne sans réserve. 

De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 17/01/2012, Le Zohar

La lentille à travers laquelle vous pouvez voir le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Peut-on rester dans la sensation du monde matériel et atteindre la spiritualité en même temps?

Réponse: Une personne qui atteint la spiritualité ne perd rien de ses sensations. Au contraire, elle ressent beaucoup plus de ce monde comme une source et un motif de plaisir.

Le monde spirituel signifie que vous atteignez la raison pour laquelle vous êtes vivant. Alors toute cette vie dans la réalité que vous sentez dans votre corps, appelée «ce monde»  vaut aussi la peine.

Le monde spirituel est le Créateur. En rassemblant vos attitudes envers les autres, auparavant dispersées et brisées, en une seule, en se connectant à eux comme à un tout qui est le vôtre et qui vous est cher, vous commencez à révéler le Créateur au sein de cette attitude.

Grâce à tout ce monde, comme à travers une lentille de focalisation, je concentre tout mon attitude envers lui  – dans l’amour, l’unité et la connexion, et dans ce point de focalisation-je trouve le Créateur.

C’est comme si de nombreux rayons (les formes de mon attitude) entraient dans cette lentille (le groupe, l’humanité), en sortaient  et se concentraient en un seul point (le Créateur).

Par conséquent, rien ne disparaît, mais au contraire – j’utilise en entier ce monde. Sans lui il n’y a rien à faire pour moi. Jusqu’à  la  réparation finale (Gmar Tikoun) je dois être dans ce monde, et si je n’ai pas fini la correction, je dois retourner à la même réalité, à son observation.

Que signifie «cette réalité» ? Je reviens aux mêmes qualités de perception, aux mêmes désirs que je n’ai pas fini de corriger. Et puis je vois une fois de plus une certaine réalité, en ressentant ce monde de même que maintenant ou peut-être un peu différemment. Mais je dois voir la réalité dans l’intention de plaisir, dans mes désirs imparfaits de réception, que je garde encore, jusqu’à ce que je les corrige tous. Puis cette réalité disparaît, car elle devient unifiée.

Regardez de côté à cette réalité toute entière, qui apparaît devant nous, et à la réalité spirituelle. Nous devons voir le désir de plaisir et combien nous ressentons en elle – pour le bien de la réception ou pour celui du don sans réserve. Selon cette étude, nous sommes dans une réalité ou une autre. Et nos cycles de vie sont comme un changement de Partsouf, l’un après l’autre.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale  du 23/01/2012, Le Zohar

Lorsque nous nous souvenons de tout

Dr. Michael LaitmanQuestion: Une personne oublie beaucoup, bannissant beaucoup l’oubli, laissant derrière elle des débuts non tenus et des défauts non corrigés. Comment pouvons-nous éviter l’oubli sur le chemin spirituel?

Réponse: Maintenant c’est impossible. Ce n’est qu’à la fin, que l’ensemble des événements distincts seront recueillis et conduits à la correction collective, appelée «Rav Paalim ou-Mekabtzel ». Après avoir accumulé tous nos récipients, ils s’uniront simultanément dans un état unifié, et puis cette action sera accomplie. Cela va résumer toutes les générations de l’ordre de plusieurs milliards de personnes et recueillir toutes leurs affaires en une seule. C’est le moment où la correction complète arrivera, qui va unir tous d’entre nous en un seul désir, parfait, et rempli de la Lumière de l’Infini.

Jusque-là, il nous est interdit de percevoir le passé parce que nous ne serions pas capables de supporter toutes les choses que nous avons vécues. Nous avons le courage nécessaire pour ce faire, en d’autres termes l’écran (Massakh). Aujourd’hui nous ne serions pas en mesure de justifier les états que nous avons expérimentés.

C’est pourquoi nous avons tendance à l’oubli. Nous éteignons de temps en temps. Ce « blackout » périodique n’est en réalité pas plus que la commutation entre deux moments, entre le jour d’hier et celui d’aujourd’hui, entre les vies passées et présentes, jusqu’à ce que finalement ils soient tous réunis en un seul. 

De la série des conférences introductives, le 17/01/2012, « Cours pour être un Homme ; le développement humain »

Voir le monde par les yeux des femmes

Dr. Michael LaitmanDepuis des dizaines de milliers d’années jusqu’à aujourd’hui, nous nous sommes développés par la volonté du destin et dans la pratique  n’avons que peu atteint. La psychologie, la science sur l’homme, sur sa nature, et son monde intérieur, n’existe que depuis environ une centaine d’années. Avant son existence, nous n’avions pas jugé nécessaire d’étudier nos comportements et nous nous sommes développés comme des animaux, par hasard. C’est seulement maintenant, que nous ressentons le besoin de connaissances sur les êtres humains, la société, l’environnement, comment le créer, et comment organiser notre vie correctement.

Le concept même de «vie hors du corps » ressemble au mysticisme, mais n’a rien à voir avec cela. Cela signifie développer la capacité de se regarder comme de l’extérieur, voir le monde à travers les yeux de l’autre personne. Ce faisant, nous acquérons une capacité à nous comprendre les uns les autres. Et c’est exactement ce que nous devons être capables de faire.

Il est presque impossible pour les hommes de regarder le monde à travers les yeux des femmes. Mais presque tout le monde vit dans une famille et comprend la nécessité d’en créer une, sinon, nous aurions disparu comme les dinosaures. Nous sommes obligés d’avoir des enfants et les élever. Ainsi, il est important de comprendre la psychologie du sexe opposé et de savoir non seulement comment vivre correctement, mais aussi comment profiter de cette vie.

En devenant inclus dans l’autre, on trouve l’autre moitié du monde. Nous sommes construits comme ça. Et c’est ce qu’on appelle une «vie hors du corps», c’est-à-dire, que nous obtenons une perception supplémentaire provenant de l’extérieur. Jusqu’ici, je me suis développé égoïstement dans mon corps et j’ai essayé de remplir mes désirs autant que possible et de prendre en compte les connaissances de l’autre personne, son opinion, et ses points de vue aussi peu que possible. Aujourd’hui, la crise, qui implique le monde entier, m’oblige à faire partie de l’autre et à accepter son point de vue, son opinion, et son monde intérieur. Et ainsi, je sors de moi apparemment et je fais partie d’autres personnes. Ainsi, j’acquière les désirs et les pensées de toute l’humanité, toutes ses possibilités, comme si je quittais mon propre corps et atteignais la capacité de ressentir toute la réalité.

Ici, l’ère ancienne cède la place à la nouvelle, une perception complètement différente de la réalité. Maintenant, j’ai l’occasion de voir et de ressentir la réalité non pas dans ma perception étroite, mais par un sentiment collectif et la compréhension accumulée par l’humanité tout entière.

Si je deviens plus proche de toutes les autres personnes et que je suis élevé dans une société présentée dans toute son ampleur et sa diversité, alors j’acquière la capacité de voir la vie dans le spectre entier des sensations et des perceptions plutôt que dans mon seul individu. Après tout, maintenant j’inclus tous les gens, et ma palette du monde devient beaucoup plus riche.

 De KabTV «Une nouvelle vie »  Episode # 3, 29/12/2011

Des bonbons pour les diabétiques

Dr. Michael LaitmanSelon la sagesse de la Kabbale, un «juste» est une personne qui justifie le Créateur, comprend les raisons et l’essence de son état, et peut clairement discerner son état en tranches de causes à effets.

Dans le même temps, il peut être dans un état de double dissimulation de son Créateur. Comment est-ce possible? Le fait est que la dissimulation et la révélation sont déterminées seulement par son attitude envers le Créateur comme étant «bon et bienveillant ».Ce n’est pas grave si je me sens bien ou mal; ce qui est important est de savoir comment le Créateur se révèle à moi. Il est important pour moi de Le révéler aussi bon et bienveillant, et de ne pas profiter de sa bonté égoïstement, parce que ce sont deux choses totalement différentes.

Supposons que je sois diabétique et que vous me donniez un bonbon. Plus j’aime naturellement les bonbons, plus c’est bon. Mais selon votre attitude, c’est mauvais. Donc tout dépend d’un critère interne avec lequel je l’évalue. Ce qui est doux pour l’égoïsme peut être amer si l’on regarde votre attitude.

Par conséquent, découvrir la double dissimulation c’est ressentir tous ces discernements: je m’élever au-dessus de mon désir de recevoir et je regarde de côté. Puis je vois qu’il y a en cela une intention égoïste qui se sent bien, tandis que dans le désir de donner sans réserve, dans l’intention de donner sans réserve, je me sens mal. Ceci est la double dissimulation du Créateur.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 17/01/2012, «Etude des dix Sefirot »

Travailler en cercles

Dr. Michael LaitmanPour moi le groupe fait partie du monde extérieur, mais je ne peux pas travailler avec tout le monde à la fois pour obtenir une réponse de tout le monde et me mesurer par rapport au monde. Le monde ne peut pas me soutenir  le long de mon chemin, car il n’a pas le même objectif que moi. Il a toutes sortes d’objectifs différents et ne sait pas vers où il est dirigé.

Donc, je trouve un groupe, une partie de ce monde extérieur avec qui je peux me connecter et travailler pour clarifier les choses. En effet, d’une part il est étranger, une partie est extérieure à moi, mais il est proche de moi en fonction de son objectif, de sa perception, et des études. Donc, il est intéressant pour moi de me connecter au groupe afin d’en obtenir le pouvoir et le soutien. Je vois qu’avec eux, il me sera plus facile d’avancer.

Finalement je commence à comprendre que ce n’est pas un groupe de gens, mais que ce sont les parties mêmes de mon âme dont j’ai besoin de recueillir et d’ajouter à moi-même. Ou peut-être au contraire: j’ai besoin de me quitter et de me trouver en leur sein plutôt que dans mon présent « moi ».

Puis, ensemble avec le groupe, nous voulons étendre nos relations avec le monde entier dans un cercle plus large. Ce cercle ne partage pas le même but, il a des aspirations différentes. Ceci est ma partie la plus externe.

Les parties de mon âme s’appellent «racine», «âme», «corps», «vêtements» et «palais». « Racine, âme et corps » sont la partie interne, que je ressens comme étant moi-même, le «vêtement » est une partie externe, mais  est il est collé à une personne, et le « palais » est la partie la plus externe.

Et  c’est pourquoi je joue avec le groupe comme étant la partie extérieure qui est la plus proche de moi, qui est prête à rejoindre le même but. Je ne vois pas cela comme un groupe de personnes, mais plutôt comme mes désirs qui ne sont revêtus dans ces masques qui me font face. Mais je comprends que je dois me connecter à eux parce que c’est là que j’atteins le but. Si je quitte mon ego et m’inclus en eux, c’est là que je vais trouver l’attribut du don sans réserve.

Mais nous ne pouvons pas seulement travailler entre nous sur notre connexion. Nous avons besoin de travailler ensemble sur quelque chose d’extérieur. Cette chose extérieure, c’est le monde. Mais là aussi, mes désirs semblent s’opposer à moi ; ce sont mes 7000000000 différents désirs qui me montrent qu’ils ne m’appartiennent pas. Mon ego me sépare d’eux et me rend aveugle, me déconcerte, et m’oblige à les percevoir comme étrangers et opposés à moi.

Je dois travailler avec le monde, mais c’est beaucoup plus difficile que de travailler avec le groupe. Après tout, j’ai au moins quelque chose en commun avec le groupe: un objectif, des études et des processus communs. Dans le groupe, c’est comme si j’étais à l’école maternelle, dans des conditions confortables qui ne cessent de m’aider à sortir de moi-même.

Mais le monde extérieur n’a aucune des conditions qui m’aident: là, tout le monde est contre moi. La seule chose qui nous relie ensemble est un problème collectif, mais il nous semble que nous nous dirigeons vers des objectifs différents. Le monde en fuyant la douleur n’a finalement pas d’autre choix, il va atteindre le même objectif que je considère comme bon et souhaitable. Donc, je devrais me rapporter à tous les cercles autour de moi- le groupe et le reste du monde, comme à moi-même. Ils me sont seulement présentés par le Créateur dans la présente forme opposée de sorte qu’à chaque fois  je vais apprendre à travailler avec un cercle plus externe. Je perçois le cercle intérieur, et avec lui, je commence à travailler sur des cercles plus externes.

Nous ne  pouvons pas nous inquiéter seulement l’un de l’autre. Comme un jeune couple: Combien de temps pouvez-vous  vous regarder l’un l’autre avant d’arriver à vous connaître mutuellement et de vous habituer à l’autre? Puis ils ont besoin d’avoir un enfant, afin que tous les deux prennent  soin de lui!

 De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 08/01/2012, Shamati # 36