Category Archives: Perception

Se regarder dans le miroir

Dr. Michael LaitmanDans  l’« Introduction  au Livre du Zohar » le Baal HaSoulam  explique que la partie de notre cerveau responsable de notre perception de la réalité est construite comme un appareil photographique à travers lequel je vois le monde divisé. Je me sens comme une sorte de corps et vois tout ce qui existe en dehors de moi. Donc toute la réalité est divisée en deux parties.

Ceci, bien sûr, est un mensonge et il n’y a pas de telle division. Mais le fait est qu’il y a un Créateur et un être créé, et l’être créé devrait atteindre le Créateur comme résultat de son développement. Atteindre le Créateur n’est possible qu’en l’observant de l’extérieur, et ainsi l’être créé doit ressentir qu’il existe séparément du Créateur, debout en face de Lui.

Ensuite, en comparant les deux opposés, l’être créé contrôle et comprend les attributs inverses, réalise qu’il est face au Créateur, réalise qu’il est mauvais et qu’il a besoin de correction pour devenir semblable au Créateur et atteindre l’adhésion avec lui. Ainsi, il augmente le niveau de «l’humain» en lui.

Afin de permettre à une personne d’évaluer tous ces attributs, de comprendre, d’apprendre à se connaître, à clarifier et à se corriger, sa perception de la réalité est divisée en deux de sorte qu’il semble à une personne qu’elle et le monde extérieur existent séparément.

Ceci, bien sûr, n’est même pas proche de la vérité. L’hypothèse selon laquelle une personne existerait et le Créateur serait en dehors de Lui, en dehors du monde de Ein Sof, n’est pas vraie. Mais un tel sentiment est nécessaire afin que nous ajoutions notre effort pour la construction de notre récipient et atteignions la compréhension et la révélation. Puis ce sera un «humain» qui aura construit tout cela par son libre choix.

C’est comme donner à un enfant des jeux difficiles et des puzzles afin qu’il travaille et grâce à cette croissance, qu’il comprenne, voie, essaye, fasse des efforts, et se construise. La même chose nous arrive avec la double perception qui nous fait nous ressentir nous-mêmes et en dehors de nous, le monde entier.

Tout notre travail est de faire des efforts pour relier les deux parties en une seule image entière appelée « il n’y a rien hormis Lui» et «Israël, la Torah et le Créateur sont Un ». Cela signifie me ressentir moi-même et le monde extérieur comme un seul, et comprendre que je dois d’abord me soucier du monde extérieur et ensuite seulement de moi. Après tout, je n’aurai à fournir uniquement que ce qui est nécessaire pour l’existence de mon corps  animal, et je dois essayer  de voir tout le reste, tout le monde extérieur, cmme le plus précieux, comme mon âme.

Alors je vais révéler que le monde extérieur est aussi moi. C’est parce que je l’ai traité comme quelque chose en face de moi que je l’ai détesté, rejeté et essayé de rester loin de lui, ce qui m’a permis d’apprendre sur moi-même, sur ma nature, et sur le «mauvais penchant ». J’ai eu une chance de combattre tous ses beaux attributs, les attributs imperceptibles, grossiers et cruels et par là d’atteindre le Créateur.

Après tout, dans chaque incidence de la haine envers le monde extérieur, il y a un besoin de l’aide du Créateur en quelque sorte. Donc, mon rejet du monde extérieur et ma décision de me connecter à lui, le pouvoir que je reçois du  Créateur pour cela, et l’unité que j’atteins, tout m’amène à l’adhésion au Créateur.

Ainsi, il s’avère qu’il y a des actions de connexion avec le monde extérieur et il y a l’acceptation de ce monde, le sentiment d’unité ou du Créateur. Par la création de cette division de  moi et du monde extérieur et la « zone neutre » (« Klipat Noga ») entre nous, j’obtiens de l’aide du Créateur, un état ​​qui est déjà partiellement préparé pour atteindre la connexion avec Lui à cause de cette fausse perception. 

De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 08/01/2012, Shamati # 36

Leçons sur un nouveau monde: A qui voulez-vous vous donner?

Dr. Michael LaitmanTout notre processus d’évolution se fait à travers l’environnement. S’il n’y avait pas d’environnement, je ne me développerais, malgré les Reshimot (réminiscences) en moi. Nous voyons que si des enfants sont abandonnés dans une forêt et retrouvés seulement quelques temps plus tard, ils se développent comme les animaux qui ont pris soin d’eux dans la forêt. Ils se développent selon les caractéristiques de ces animaux, ils souffrent des mêmes maladies, ils pensent et veulent les mêmes choses, et même ont la même durée de vie que ces animaux.

Cela signifie que leur corps s’est habitué à vivre avec des animaux à un tel point, qu’ils ont été modelés par ces animaux, de sorte que si un enfant est retrouvé à l’âge de 6 ou 9 (et il y a eu plusieurs cas), en dépit du traitement et des bonnes conditions reçus par la suite, ils vécurent le même nombre d’années que les animaux avec lesquels ils avaient vécu. Ils vécurent 12 à 20 ans au plus.

En d’autres termes, notre corps dépend grandement de la société dans laquelle nous nous développons, et dans ce sens, une personne est très flexible. Si nous prenons un chien ou un chat par exemple, qui a vécu avec l’homme depuis des siècles, ils ne s’habituent qu’un peu aux gens. Bien sûr, ils ne peuvent pas vivre dans la forêt comme des chiens et des chats sauvages, car ils ont un caractère différent. Ils transmettent également à leur progéniture un comportement différent face à l’homme et à l’environnement. Pourtant, ils ne sont pas flexibles. L’homme, au contraire, lorsqu’il est incorporé dans un certain environnement, est impressionné très fortement par celui-ci, même fatalement. Comparé à un animal qui s’habitue à vivre avec des gens, l’homme est bien plus fortement impressionné et s’habitue à la vie des animaux.

Cela signifie que nous dépendons tous de notre environnement. Par conséquent, dans l’éducation, nous devons aussi prêter d’abord attention à l’environnement, comme un facteur déterminant le développement d’une personne. Tout l’avenir d’une personne en dépend. Si nous changeons d’environnement, nous changerons notre personnalité, notre désir, notre point de vue, et notre paradigme de vie. Il est donc très important d’être prudent, de penser, de vérifier et d’examiner l’endroit dans lequel nous entrons, les amis et les milieux où nous passons notre temps, et à qui nous nous donnons.

Nous devons apprendre à une personne à savoir et à connaître, ce qui l’entoure, et devons lui expliquer comment elle est dépendante de l’environnement et comment celui-ci peut diriger sa vie.

Extrait des «Leçons d’un monde nouveau » N°3 29/12/11

Rééduquer les adultes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle devrait être la structure de l’éducation intégrale? Comment devrions-nous commencer l’éducation d’une personne adulte?

Réponse: Certes, nous devrions être engagés dans l’éducation des adultes, mais nous avons encore à faire un maximum attention à l’éducation des enfants, car changer les adultes est très difficile. D’une part, ils ressentent la corruption entière de la société où ils vivent, et qu’ils aimeraient changer. Cependant, changer la société, c’est changer une personne. Il est très difficile de changer une personne. En prenant soin de nos enfants (ce qui est important pour nous), nous allons nous changer aussi.

La plupart d’entre nous sommes des parents. Quand nous sommes impliqués dans la construction d’une société complètement différente pour nos enfants, comme il est dit: «Si ce n’est pas pour nous, alors pour nos enfants», quand nous prenons soin de la prochaine génération etde son éducation, nous allons commencer simultanément à nous rééduquer nous-mêmes.

Question: Faut-il comprendre que le cours pour les adultes devrait ainsi inclure un cours pour la préparation des éducateurs pour les enfants?

Réponse: C’est un must! Le cours devrait comprendre les sujets sur l’interaction entre les époux, l’interaction d’une personne avec la société, avec le patron, avec les employés, et avec les enfants, ainsi que l’éducation des enfants. Une personne doit être connectée avec tout le monde de  façon intégrale.

D’une «Discussion sur l’éducation intégrale» n°5, 13/12/2011

Le secret interdit est ouvert à tout bébé

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi  le Baal HaSoulam écrit-il dans « L’introduction à l’étude des dix Sefirot » sur la partie interdite de  la sagesse de la Kabbale: que les kabbalistes peuvent révéler ce qui appartient aux « Saveurs de la Torah », mais ne peuvent pas divulguer la partie qui appartient aux trois premières Sefirot ou à la « tête du  Partsouf »? 

Réponse: Même si les kabbalistes disaient quelque chose qui est «interdit», nous ne comprendrions rien. C’est comme parler de quelque chose à côté d’un bébé sans avoir besoin d’être prudent, car l’enfant ne va pas encore entendre ou comprendre quoi que ce soit de toute façon. Il ne relie pas les mots qu’il entend à une quelconque signification. Tout comme lorsque nous lisons le Livre du Zohar, de simples mots sont compréhensibles, mais pour nous, ils s’additionnent  en des phrases dépourvues de sens.

« Les secrets de la Torah» ne sont pas une information qui est soigneusement cachée. C’est tout simplement notre cerveau, qui à l’heure actuelle est au niveau normal d’animal, qui ne peut pas les percevoir. Donc pour nous cela reste un secret, tout comme l’ensemble de la réalité. S’il vous plaît, tout vous est révélé, regardez! Voyez-vous quelque chose? Qui est à blâmer que vous n’ayez pas les moyens de percevoir? Développer les, et vous verrez la réalité. C’est la même chose quand il s’agit de les «secrets de la Torah. »

Nous étudions dans «L’étude des dix Sefirot »au sujet de ce qui appartient à la tête du monde d’ Atsilout , la tête d’Arikh Anpin, et nous savons qu’il y a des parties de RADLA ( Reish delo Eiyada ), des morceaux  de son «cerveau »( Mokha de Avirah, Krouma de Avirah ) qui nous sont cachés dans la Lumière supérieure. Mais nous étudions tout ce qui appartient aux «saveurs de la Torah» et non pas à ses «secrets» dans ce système. La différence est que les «saveurs» se rapportent à la pensée de l’être créé et que les « secrets de la Torah» se rapportent aux pensées du Créateur.

Il serait inutile de mentionner tout cela, s’il n’y avait pas des gens qui prétendent qu’il est interdit d’étudier la sagesse de la Kabbale, car c’est un secret. Il n’y a pas de secrets en cela; au contraire, la sagesse de la Kabbale nous révèle la réalité ! Elle ne révèle pas certains «secrets interdits»: dans le but de révéler les secrets, vous devez les atteindre par vous-même en préparant vos récipients, vos désirs, vos récipients de perception. Si vous préparez tous les désirs qui appartiennent aux sept Sefirot inférieures (ZAT) dans toute la hauteur de l’échelle spirituelle, alors vous commencerez à découvrir leur partie supérieure (GAR). Vous serez prêt pour cette révélation et découvrirez ce secret même.

Chaque degré des 125 degrés est divisé en deux parties: la partie supérieure et la partie inférieure (GAR et ZAT). La partie inférieure de chaque degré peut être atteinte et c’est  une grande vertu si une personne l’atteint, car alors elle découvre les actions du Créateur aussi bon et bienveillant. La lumière qui s’habille dans la tête du corps du Partsouf spirituel est appelé «saveurs», comme il est dit: « Goûtez et voyez comme le Seigneur est bon »

Mais nous ne découvrons pas la partie supérieure, pas encore la tête du degré. Il sera possible de la découvrir, après que sa partie inférieure, le «corps», soit corrigé. Même la tête du plus bas niveau, Malkhout d’Assiya, est un secret pour le moment. Nous pouvons parler de tout ce qui appartient aux « corps », de tout ce qui appartient à l’être créé, à son travail et à sa correction, mais il est « interdit » de parler des  «secrets», sur les têtes de tous les degrés, ce qui signifie qu’il est impossible de parler à leur sujet, car nous ne pouvons pas les atteindre en ce moment et cela ne fera que nous déconcerter. C’est parce que nous commençons à discuter d’un domaine que nous ne pouvons pas percevoir. Il n’y a pas de cellules dans notre cerveau ni de canaux qui peuvent percevoir cette dimension supérieure. Mais peu à peu, nous nous développons et nous rapprochons de sa perception.

« Ne pas révéler le secret » signifie: « ne pas mettre un obstacle devant  une personne aveugle», mais la laisser avancer progressivement jusqu’à ce qu’elle puisse s’en rendre compte. Tout comme nous enseignons progressivement aux enfants et les laissons se développer, c’est la façon dont nous devrions également nous développer. 

De la 3 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 10/01/2012 , «Etude des dix Sefirot »

Gérer le passé, le présent et l’avenir

Dr. Michael LaitmanNotre vie est mesurée par le ratio entre les trois Lumières: il y a le Reshimo (la réminiscence) de l’état précédent, il y a la Lumière intérieure et la Lumière environnante en l’état actuel avec le Massakh (l’écran) entre elles qui sépare la Lumière qui vient de ces deux Lumières.

La Lumière intérieure nous donne le sentiment du présent. La Lumière environnante, qui reste à cause de ce que nous ne pouvons pas encore surmonter afin de donner sans réserve, nous donne le sentiment de l’avenir. Le Reshimo, la base sur laquelle je fais ce calcul, me donne le sentiment du passé.

Mon égoïsme non corrigé est ce qui divise  pour moi le temps en passé, présent et futur. Si je recevais un Massakh de 100% pour tous mes désirs, je n’aurais plus l’expérience des moments différents. La notion de temps cesserait d’exister et seul  le monde de l’Ein Sof existerait.

Cela signifie que le passé, le présent et le futur n’existent pas par eux-mêmes! Nous avons simplement pris l’habitude de percevoir et de sentir ces influences de cette façon, mais ce n’est qu’un problème psychologique. Il n’y a pas de temps, il y a seulement l’état de l’âme, qui sent l’influence de la Lumière qui change constamment. C’est pourquoi il nous semble que le temps passe.

Quand je passe de la notion de temps corporel au temps spirituel, au ratio entre le Reshimo, la Lumière intérieure, et la Lumière environnante, qui détermine le passé, le présent et le futur, je commence à  me relier différemment à cette condition. Il devient clair pour moi que le temps n’existe pas, et que tout ne dépend que de moi. Je  peux accélérer le temps si je me dépêche et que j’approche le présent à partir du passé, et à partir du présent, j’approche de l’avenir de plus en plus étroitement.

Tout dépend seulement de la vitesse à laquelle j’acquière le Massakh, le développe, clarifie ma situation, et en réalise des actions  afin de donner sans réserve dans les dix Sefirot de mon âme. C’est tout notre travail, car il n’y a rien d’autre que nous devrions faire, sauf gagner du temps.

Si nous «appuyons sur la pédale de l’accélérateur », nous avançons rapidement et nous raccourcissons notre chemin, et le rendons agréable, en le menant vers le but désiré. Puis nous le parcourons avec joie et plaisir tandis que nous justifions le Créateur et le remercions d’être bon et bienveillant, pour organiser pour nous un tel chemin merveilleux.

Mais si nous ne faisons pas assez d’efforts pour avancer, si nous n’appuyons pas sur l’accélérateur, mais que nous sommes plutôt poussés par derrière par les souffrances, nous  avançons au rythme naturel de l’évolution,quand tout se passe en  «son temps». Par conséquent, cette progression est ressentie comme désagréable et provoque de grandes souffrances parce que la Lumière qui vient ne trouve pas les désirs qui sont prêts à La recevoir et Elle est donc obligée de rester à l’extérieur et de faire pression sur nous et de nous causer des douleurs et des souffrances.

Dans ce cas, toute la Lumière vient sans «édulcorants», mais comme Elle est, et Elle se révèle comme Guévourot, comme un feu ardent. Tout vient de la Lumière, mais Elle peut être reçue par des désirs qui sont prêts pour cela et qui L’invite, et Elle peut venir selon le processus naturel, en son temps. Donc, la chose principale est de hâter notre travail.

 De la 1 ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/01/2012, Shamati # 35

Où est la vérité? – Dans la Nature

Dr. Michael LaitmanAvis: (Mikhaïl P. Barbolin , Ph.D., Institut d’éducation des adultes, de l’Académie russe de l’Education): « L’éthique et le sens de la vie sont devenus les sujets les plus discutés aujourd’hui. Toutefois, en règle générale, ils ne sont pas considérés comme étant reliés l’un à l’autre.

« En ce qui concerne la vie sociale contemporaine, le développement de la moralité humaine joue un rôle important. Ceci s’applique à une vie morale, mais ne dit rien des qualités morales de quelqu’un ni de sa moralité intérieure. Mais il est clair qu’il est soumis à certaines règles de vie, dont la violation n’est pas souhaitable car cela pourrait nuire à l’autre.

«Mais comme nous le savons, les notions de bien et de mal sont relatives. Où est la limite à suivre afin de «ne pas nuire» à nous-mêmes ou aux autres, et non seulement aux gens mais aussi à la nature? Où est le mécanisme qui devrait réglementer et orienter le comportement d’une personne? Que pouvons-nous faire pour en bénéficier ? »

Mon commentaire: Les enseignants sont probablement les personnes les plus conservatrices au monde, quelque chose entre un officier, un médecin, un garde, et … une mère. Pendant longtemps, nous avons été malheureux des résultats de nos écoles; après tout, si il y a un besoin d’éducation des adultes, cela signifie qu’ils n’ont pas appris «comment apprendre» au cours de leur vie.

Mais ceci est naturel car nous sommes tous tombés dans la crise générale dans tous nos plans et toutes nos actions. C’est comme une conséquence de la fin du développement du désir égoïste, lorsque nous découvrons notre incapacité à vivre en lui et construire notre vie.

Ainsi, lors du choix d’une nouvelle attitude envers la vie basée sur le don sans réserve, nous aurons besoin de restructurer le système éducatif dans son ensemble. Et comme il a déjà été détruit, nous avons besoin seulement de nettoyer l’endroit des attitudes habituelles, mais nuisibles, et avec une mentalité claire, créer un nouveau système d’éducation qui sera basé sur la similitude avec la nature et par conséquent, sera vrai et éternel.

Du plus éloigné du Créateur à la complétude

Dr. Michael LaitmanNous commençons par le point le plus bas, le plus éloigné. Il n’y a rien de plus éloigné du Créateur que l’homme.

L’attribut du Créateur est le don sans réserve, tandis que l’attribut de la création appartient au niveau inanimé. Il n’y a guère de différence entre les deux, à l’exception du fait que le niveau inanimé est sous le contrôle absolu du Créateur et est à 100% en  auto-négation, car il n’a rien en propre.

Puis les niveaux du végétal et de l’animal apparaissent. Ils sont quelque peu différents du niveau inanimé, non  pas dans leurs intentions et leurs désirs, mas dans leur mouvement qui semble être à l’opposé du Créateur.

Les niveaux du végétal et de l’animal croissent, se déplacent et se développent, et donc poussent en s’éloignant du Créateur. Ils n’ont toujours pas quitté son contrôle, mais tout simplement le Créateur leur « permet » d’être incorporés dans les deux forces et de se développer en étant sous Son contrôle. C’est pourquoi tous ces niveaux sont appelés la nature.

Ensuite, le niveau de l’homme apparaît et il va également à travers les étapes du minéral, végétal, et animé et parlant. C’est à ce dernier niveau que le libre arbitre commence.

La liberté est un concept relatif et dépend de l’objet observé. Nous ne jugeons pas les pierres ou les arbres, mais nous jugeons les animaux, ce qui nous permet de les former et ainsi de les utiliser. L’homme peut déjà être  jugé dans le plein sens.

Finalement l’homme se retrouve le plus éloigné du Créateur; il est tellement éloigné  que nous appelons cette nature « le mauvais penchant», tandis que les étapes précédentes sont appelées nature, c’est-à-dire sous le contrôle du Créateur.

Donc la question est: si la plupart des gens appartiennent au niveau naturel du développement, comment vont-ils progresser? Après tout, nous commençons tous à partir du niveau inanimé.

Pour ce faire, il y a un outil spécial: la souffrance. Cet outil fonctionne sur nous et nous fait avancer. Nous associons la souffrance avec un mauvais sentiment, mais nous devrions comprendre que ce n’est pas seulement un outil mais tout un système qui initie le développement. Grâce à elle, tout se développe vers la complétude.

Ainsi, dans les prochaines étapes, notre développement est dans ce sens aussi, plus loin du Créateur, selon notre libre arbitre. Dans notre nature, dans le mauvais penchant, nous croissons  plus loin du Créateur, et nous devons donc nous rapprocher de Lui avec l’aide de l’intention. A partir d’un certain point appelé « Lishma » (En Son nom), nous commençons à nous rapprocher du Créateur et à rentrer en Lui.

C’est dans ce point de départ de l’intention altruiste que nous avons d’abord le véritable libre choix , alors que précédemment nous avions seulement le substitut égoïste.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 04/01/2012, «La liberté »

Atteindre mon futur moi

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « La liberté »: Le désir général de recevoir, qui est l’essence même de l’homme, n’apparaît et n’existe qu’en se revêtant dans les formes des objets qui sont susceptibles d’être reçues. Nous appelons cette action, «la vie», ce qui signifie le gagne-pain de l’homme. Comme nous l’avons expliqué dans l’acte que nous appelons, «désir».

En conséquence, avec la disparition du désir vient la mort. Nous vivons toujours dans l’attente de l’avenir souhaité et non pas dans le présent. S’il n’y a rien à espérer dans l’avenir, nous atteignons le désespoir, jusqu’à ce que le corps cesse de fonctionner et qu’une personne meurt.

Ainsi nous devons donc créer pour nous-mêmes des formes de développement plus avancées. Cela  ne peut être fait que par l’influence de l’environnement adéquat. Sinon, un mauvais environnement, qui me remplit de mauvaises formes, prend sa place, et ensuite je m’incorpore en eux et les veux.

Par exemple, je ne peux pas diriger sans les médias. L’égoïsme croissant m’a obligé à m’habituer à eux. Il y a mille ans, tout était différent: avec les désirs du niveau animé en moi, j’ai vécu paisiblement et sans les médias. Aujourd’hui, je ne peux pas vivre sans télévision, sans le flux d’informations qui m’inonde. J’ai constamment besoin de voir les futures formes qui me donnent le pouvoir de la vie et le sentiment de la vie.

Quel genre de vie? Nous savons déjà … et donc nous avons besoin de construire un environnement nous étant favorable qui assumera le rôle des médias. Dans ce cas, je crée mes formes futures par moi-même, et personne ne me les dicte ni ne me les impose. C’est là que réside mon libre choix: je choisis un meilleur environnement qui me montre les bonnes formes et dirige mon désir vers l’objectif, de sorte qu’il sera équilibré avec la nature, en ligne avec le Créateur.

Grâce à ceci je vis dans les formes dans lesquelles la lumière qui ramène vers le bien est cachée et qui plus tard devient le remplissage. Cela me donne le sentiment de la vie jusqu’à ce que j’atteigne l’existence éternelle. Peu à peu mes formes tirent loin de la découverte corporelle, qui ne peut exister que dans le monde corporel, et je peux grimper vers les formes de développement spirituel.

Ensuite, je ne suis plus lié en aucune façon aux formes corporelles qui apparaissent devant moi. Je ne ressens rien en eux sauf pour les besoins de base du niveau animé en moi. Mais je ne m’en inquiète pas non plus car je suis déjà de «l’autre côté ».

Et ainsi petit à petit, une personne se déplace de la construction de la force potentielle pour atteindre la force d’exécution et commencer le soi spirituel. Ceci est toujours réalisé en augmentant la qualité du désir: Je crée ma future forme, ma forme plus avancée, et je suis attiré par elle, jusqu’à ce que je l’approche et l’atteigne

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 10/01/2012, « La liberté »

Le signe d’un esprit développé est de se soucier des autres

Dr. Michael LaitmanNotre évolution pour devenir «humain», pour ressembler au Créateur, a lieu parce que je change mon esprit et mes sentiments du corporel au spirituel, vers le haut. Je veux ressembler au Créateur, utiliser mon esprit et mon sentiment pour ressembler à la force supérieure. Ainsi je prends contact avec la force supérieure,  reçois une force extérieure, et commence à me développer.

Ce n’est pas la façon dont c’était aux niveaux minéral, végétal, et animal au sein d’une personne quand je travaillais seulement avec mon esprit et mon cœur et rien que cela. Mais dans la mesure où j’aspire pour mon cœur et mon esprit à ressembler au Supérieur, je reçois de Lui des forces et je peux exiger de Lui qu’il change mes sentiments et mon esprit.

Cela signifie que je n’acquière pas une expérience de vie au niveau de ce monde ; je ne change pas mon désir en utilisant mon esprit afin de gagner tôt ou tard, comme font les avisés dans ce monde. En fait, je change  totalement la façon dont je travaille.

Je laisse mes sens et mon esprit bestiaux au niveau de la nécessité basique, afin de me fournir les nécessités de base dans la vie et pas plus que cela, et je commence à développer un esprit et un sentiment spirituels à l’intérieur de moi. La spiritualité signifie : pour les autres.

Bien sûr, c’est  totalement différent de ce que j’avais avant et je dois repartir en m’élevant au dessus de mon ancienne nature. En démarrant à partir de cette décision, je vais demander à la force supérieure de me changer.

Avant, je ne me tournais pas vers Elle et ne sentais  rien. Mais afin de me permettre de me tourner vers la force supérieure, il y a des gens dans ce monde qui sont en contact avec  Elle. Ils ont traité et ont modifié leurs désirs, leurs pensées et leur esprit, et ont écrit sur ​​le processus qu’ils ont subi grâce à la Lumière Supérieure.

J’ai lu sur le processus par lequel l’influence de la Lumière les a transformés et je veux que la même chose m’arrive. Je tiens à être incorporé dans ce processus, dans cette action, et à adhérer à leur histoire. Ils me parlent de leurs sentiments, sur la façon dont cela fonctionne, et au sujet des changements qui ont eu lieu en eux. Je veux aussi faire l’expérience de ces actions. Dans la mesure où je souhaite subir ces changements, j’évoque la Lumière qui commence à m’influencer.

L’action de la Lumière se révèle dans la connexion aux autres. Jusqu’à maintenant, j’ai développé mon propre désir de recevoir et l’esprit qui m’a aidé à utiliser les autres, mais maintenant  je dois me développer au-dessus  de cela pour communiquer avec les autres. Seule ma connexion aux autres va révéler la Lumière. D’autre part, quand la Lumière est révélée, elle va me permettre de me connecter avec les autres.

Pendant la lecture du livre, j’ai seulement besoin d’acquérir un désir que je vais comprendre et sentir qu’il parle de connexion. Lorsque la Lumière est révélée, Elle  est révélée exactement de la même manière qu’il est décrit dans le livre et va remplir la connexion entre nous. Le livre nous parle  seulement à propos de cette connexion et rien que cela.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 06/01/2012, Le Zohar

La transition vers le don sans réserve comme un processus naturel

Dr. Michael LaitmanNotre diffusion devrait être simple: nous avons besoin d’amener l’humanité à une réalisation du fait que l’économie actuelle est due à l’effondrement des raisons qui sont hors de notre contrôle, en raison de circonstances objectives. Personne n’est à blâmer; ce stade est implanté dans la nature de la société humaine elle-même, et elle est destinée à nous unir et à nous amener à créer une nouvelle société intégrante pour vivre selon les lois de la garantie mutuelle.

Tout d’abord, nous commençons à étudier, et en attendant, le changement de notre processus de pensée et d’appréhension: A partir de processus étroits et rigides, ils deviennent complexes. Et puis nous commençons à comprendre comment construire des systèmes d’interaction entre les personnes, les partenaires commerciaux, les systèmes de gouvernement, et ainsi de suite.

Mais tout est d’abord  l’apprentissage: une formation intégrale. Comme le Baal HaSoulam écrit, jusqu’à trois générations peuvent être nécessaires avant que l’humanité commence à pratiquement construire une nouvelle société. C’est le  temps qui est nécessaire pour qu’une personne réalise des changements et commence à penser différemment.

Mais en attendant, nous devons vivre en produisant tout ce qui est nécessaire pour nos besoins de base et progresser peu à peu vers une vision intégrale du monde. La crise va faire disparaître toutes les surabondances et nous mettre au niveau de la production des biens d’une nécessité vitale. Cela est déjà clair: Le développement du chômage dans une économie mondiale complexe unique retire peu à peu les bénéfices à tout le monde, y compris à ceux d’en haut. Yachts, diamants, et d’énormes comptes en banque tout cela va disparaître. Que nous le voulions ou non, le monde viendra à une économie différente.

Et nous, à notre tour, nous devons préparer chaque personne pour le prochain changement d’événements, autant que nous le pouvons. Bien sûr, nous devons étudier toutes les façons de construire la nouvelle économie, mais généralement, elle se construira elle-même. Après tout, l’économie est une réplique de l’interconnexion entre les gens. Le système financier et économique est essentiellement une copie de notre égoïsme. Par conséquent, en nous changeant nous allons automatiquement commencer à changer nos relations dans tous les domaines, notamment économiques.

Nous n’avons pas besoin de fortes fluctuations. Nous n’avons pas besoin d’accélérer la vague. Nous n’avons pas besoin de révolutions ou de méthodes par la force. Tout se fera naturellement, c’est précisément ce que le Baal HaSoulam écrit dans «Les écrits de la dernière génération »: « Le concept du collectivisme doit rattraper son retard et mûrir dans l’esprit humain en moins de trois générations pleine de paix et d’entente mutuelle. Ainsi, le monde n’a pas encore connu les nombreuses rotations et les expériences avant qu’il n’atteigne le stade final. Et il n’y a pas plus simple chemin pour la maturation des idées que le chemin de la Kabbale ».

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 08/01/12 Kabbale, « La Liberté »