Category Archives: Perception

Une mise au point intérieure

Dr. Michael LaitmanTout dépend de l’intention. C’est comme la soupape dans le moteur à combustion interne, qui s’ouvre si j’ai l’intention correcte. Et dès que l’intention est partie, la valve se referme. C’est comme ça que je travaille tout le temps: j’ouvre la soupape et je la ferme. Espérons que nous serons en mesure de faire démarrer ce moteur.

La taille de l’intention est déterminée par  la sorte de désir qu’elle peut dominer. Peut-être que mon intention est seulement suffisante pour le niveau minéral de mes désirs, ou végétal ou animal, ou pour le degré humain. Et clairement, les intentions les plus fortes, les plus efficaces et plus puissantes influencent aussi les désirs les plus petits et les plus inférieurs.

Par conséquent, la chose la plus importante pour nous est de penser à l’unité du groupe, à la garantie mutuelle, car en vertu de ce que nous pouvons sans aucun doute dominer sur toute autre chose, nous y  avons les désirs inférieurs. C’est pourquoi la condition de garantie mutuelle est si nécessaire.

Je pense que les amis sont aussi à l’extérieur de moi, et le monde entier, toute l’humanité, et le Créateur sont également en dehors de moi. Mais je dois essayer d’attacher tout ça à moi dans la garantie mutuelle, dans la connexion, la dépendance mutuelle de sorte que ces désirs puissent s’unir : moi et le Créateur à l’intérieur de moi, et tous les systèmes externes deviendront également les miens . Je ne vois rien d’autre que cela, mais seulement l’image d’une personne, que j’assemble et dont je me soucis.

Et si je sors de cette perception intérieure et que je parle à d’autres personnes, je vis dans ce monde, si naturellement, il y a une collision entre cette perception intérieure et le monde extérieur, qui apparaît dans mes sens. Mais je dois accepter cette dualité pour l’instant, qui n’est pas plus qu’un problème psychologique. Et progressivement, je vais commencer à voir une image plus interne.

C’est similaire à la façon dont il y a est la perception d’un adulte et celle d’un enfant. Un enfant ne voit que le côté externe, tandis qu’un adulte comprend les choses plus profondément et voit les raisons internes de  ce qui se passe. Même ainsi, cela est dirigé dans une direction, mais pénètre juste plus profondément dans la matière puisque nos intentions et nos comportements extérieurs sont également égoïstes.

Toutefois, en développant une habitude et en faisant des efforts, nous pouvons atteindre une nouvelle perception de la véritable réalité.

Par conséquent, tous les discernements des intentions, tout mon travail est d’essayer de changer ma vision au moyen de cette perception intérieure, la sagesse intérieure appelée la science de la Kabbale, la partie intérieure de la Torah. Ensuite, je vais voir le monde entier comme un organisme dans lequel tout est à moi et il n’y a rien en dehors de moi.

Essayons d’atteindre cette sensation, et  particulièrement  en lisant le Livre du Zohar.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 10/01/2012, Le Zohar

Un pont étroit dans le domaine du Créateur

Dr. Michael LaitmanRabash, Lettre n°42: «Leurs opinions diffèrent autant que leurs visages »- alors comment peuvent-ils devenir  » comme un seul homme dans un seul cœur? » Le problème est que lorsque chacun se soucie de lui-même, il est impossible d’être «comme un seul homme  » », parce qu’ils ne sont pas semblables. Cependant, si tout le monde annule son propre domaine (tous les intérêts égoïstes de l’homme), et que tout le monde ne se soucie que du bénéfice du Créateur (du point dans le cœur de tous), alors il n’y plus d’opinion privée, l’opinion individuelle de chacun est éliminée, et tout le monde entre dans le domaine de l’Un.

En d’autres termes, nous ne pouvons nous connecter qu’à la condition que chacun s’annule. Mais, de manière générale, suis-je vraiment capable d’abandonner quelque chose et de faire quelque chose de moi-même ? Nous voyons que nous restons comme nous étions.

Mais nous devons commencer à connecter nos points dans le cœur. Ce point n’appartient pas à l’univers personnel de chacun et à tous ses qualités particulières, qui sont différentes des qualités des autres. La connexion entre nous n’est possible qu’à travers ces points dans le cœur, parce qu’ils ne nous appartiennent pas – ils sont une «partie divine venant d’En-haut» en chacun de nous ! Et si nous parvenions à relier ces points, nous serions capables de nous unir à travers eux.

D’où la condition : s’élever dans la foi au-dessus de la raison -c’est le seul moyen de se connecter. Lorsque nous connectons les points dans le cœur, nous révélons leur source – le Créateur !

Si chacun s’annule, annule « son domaine », alors nos points spirituels nous révéleront la réalité où ils existent et ils existent dans le Créateur. Et nous entreront en Lui à travers eux. Au moment où je m’annule, mon point se connecte immédiatement aux points de mes amis, et ensemble, ils me prennent et m’amène au sein du Créateur.

Et alors, nous révélons que, au lieu d’exister à l’intérieur du récipient, à l’intérieur du désir, nous existons à l’intérieur de la lumière qui remplit ce récipient ! Ma perception entière s’inverse : j’étais dans mon désir et je pensais que c’était ce que je suis – chacun pour soi, dans son domaine.

Mais au moment où nous nous annulons, nos points nous révèlent l’atteinte du même endroit, dans le même état, où nous étions. Seulement, au lieu de percevoir le récipient – nous percevons la lumière, qui existe à l’intérieur du récipient.

Le changement n’est que dans notre perception et rien d’autre. Nous sommes passés de la perception du désir à la perception du la Lumière. Nous avons annulé notre égoïsme, et avons commencé à sentir la source du point dans le cœur, le Créateur, à travers les points.

Ces points ne furent qu’un petit moyen, auquel s’accrocher, alors que nous existions dans nos domaines. Et maintenant, nous les avons utilisées pour passer dans Son domaine.
Du cours du congrès dans le désert Arvout 2, 18/11/11

La science de moi

Dr. Michael LaitmanQuestion : A quoi dois-je m’accrocher lors de la lecture du Livre du Zohar, au groupe, au Créateur, ou à Rabbi Shimon?

Réponse : Il n’y a pas de Rabbi Shimon, pas de Créateur, aucun groupe, aucune lumière -rien. Il y a une impression intérieure d’une personne qui est divisée en de tels termes.

Je ne sais pas ce qui existe en dehors de moi. Je sais juste qu’il y a quelque chose appelée «moi», et je ne sais pas ce que c’est. Et ce « moi» est impressionné par quelque chose. Je ne sais pas non plus ce qui l’impressionne.

Ainsi, je suis dans un certain état appelé « ma réalité ». J’ai besoin d’enquêter sur cette réalité maintenant : Qui je suis et qu’est-ce que je ressens? La science de la Kabbale parle de cela: comment révéler cet état.

Nous commençons  d’ici. C’est ce qu’on appelle «saisir le sens de la vie ». Nous ne parlons pas de notre vie sur terre de plusieurs décennies, mais de réaliser l’essence même de la réalité dans laquelle moi et ce que je ressens sont précisément cette présence dans ma première réalisation: « moi » et «sentir ».

La science entière de la Kabbale est destinée à une personne pour qu’elle révèle la véritable réalité  -ce qui vous arrive quand vous avez une idée de ce que c’est , ce que représente  ce monde imaginaire que vous voyez, et en général, toute la réalité, la vie et la mort , les bonnes et les mauvaises impressions.

Pourquoi ces impressions viennent-elles? Afin que vous commenciez à vous former : qui vous êtes, ce que vous sentez, comment, et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous commenciez à découvrir le point de stabilité à partir duquel vous serez en mesure de regarder et de commencer à organiser la réalité toute entière. C’est ce qu’est  la science de la Kabbale.

 De la deuxième  partie du cours quotidien de Kabbale du 02/01/2012, Le Zohar

Les particularités d’une réalité intégrale

Dr. Michael LaitmanQuestion : la psychologie du comportement parle d’un soi-disant « triangle de compréhension mutuelle ». Deux de ses angles représentent la communication et l’empathie, et le troisième représente une réalité partagée. Dans une éducation intégrale, la communication suit la forme d’un cercle. Du point de vue de la psychologie comportementale, on suppose que dans le développement d’une compréhension mutuelle, l’empathie augmente aussi. Maintenant, une question se pose : Cette intégralité spécifique est-elle une réalité partagée?

Réponse : Nous devons exister en son sein. Non à l’intérieur de nous, mais en dehors de nous-mêmes, au sein de cette réalité commune que nous créons, car c’est précisément ce qu’est la réalité objective. Tout ce qui existe à l’intérieur de moi est subjectif, c’est-à-dire de purs mensonges. Je me mens à moi-même sur la construction de ma propre personne. Ce monde est absolument irréel, inventé par moi-même.

Parfois, je parle à quelqu’un et me demande à quel point nous percevons différemment le monde. Je parle d’une chose, et il voit une image complètement différente et parle de quelque chose d’autre. Et il est absolument sincère, tout comme moi, parce que chacun de nous est issu de nos propres sensations.

Ainsi, il est nécessaire de s’élever plus haut, dans le désir commun, l’esprit commun, le cœur et le cerveau communs, et d’observer le monde depuis cette image collective de l’homme, qui représente la totalité d’entre nous. Ensuite, nous verrons le monde de manière totalement différente : de manière non individualisée, et non déformée par nos qualités intrinsèques, intérieures.

Si autant de gens que possible se rassemblaient dans le système commun de « l’homme » (l’image commune de l’homme), alors naturellement, nous verrions une image complètement différente du monde, de l’univers et de nous-mêmes. Et elle serait extrêmement différente de ce que nous voyons aujourd’hui. Après tout, l’image du monde dépend de notre perception subjective, et les psychologues le savent très bien.

Nous devons seulement montrer que si vous prenez vos désirs et qualités intérieurs et que vous les comparez à d’autres, c’est-à-dire, à l’image collective émergente de l’homme comme un tout unique, alors par cette image, vous commencerez à observer un monde vraiment différent.

Vous vous élevez au-dessus de vous-même et vous vous distancez de votre corps, de vos qualités personnelles, à tel point que le corps n’est plus important pour vous. Comme nous le voyons par expérience, il est très probable qu’il commencera à être perçu comme quelque chose d’étranger, comme un animal qui existe près de chez vous. Lorsque vous entrez dans cette image collective de l’homme, vous verrez votre corps exister à un niveau animal. Et l’image généralisée de l’homme appartient au niveau humain.

D’un «Discours sur l’éducation intégrale » 12/12/11

Vous obtiendrez plus que vous avez demandé!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi devons-nous nous exercer à un endroit et trouver le résultat dans un autre endroit?

Réponse: Je m’exerce de  toutes les façons que  je peux, je travaille avec ce que j’ai: moi-même, le groupe, l’enseignant, et les livres. Je fais tout cela égoïstement.

Je m’efforce pour moi, pour Lo Lishma, (pas pour le bien) à cause de mon désir de plaisir: pour découvrir le monde supérieur, le  Créateur, afin que tout soit en ma faveur! Bien sûr, il n’existe aucun autre moyen. Je ne pense qu’à moi,  que je m’en aperçoive ou non, c’est la façon dont  ça se passe.

Bien que je demande: «Donne-moi ! » et que je veuille me remplir, toujours parce que je fais face à quelque chose qui est si spécial, c’est le contraire qui arrive, cela s’inverse et je reçois quelque chose que je n’ai pas demandé!

Après tout je n’ai pas demandé le véritable don sans réserve. Je ne peux pas le demander, mais je le reçois. Voilà toute l’astuce : c’est comme si nous étions trompés! Mais nous ne le  savons pas, et suivons  ce mensonge.

C’est ainsi que le Créateur nous a créés, mais vous devez suivre les conditions avec précision, comme dans une recette: prendre 10 grammes d’ici,  10 grammes à partir de là, le mélanger et boire-et ce sera votre médicament.

C’est ce que disent les kabbalistes : vous avez un groupe, un enseignant, et des livres. Vous  devez organiser tout cela dans votre travail, avec une intention spéciale. Arrangez-vous avec cela  et vous finirez par recevoir quelque chose!

Mais que recevrez-vous ? Même si vous ne pouvez pas demander le don sans réserve  (après tout, nous savons qui vous êtes et ce que vous êtes), si vous remplissez toutes ces conditions avec précision, cela va marcher  et vous le recevrez.

Voilà comment cela fonctionne, et c’est pourquoi c’est appelé Segoula (un remède miracle)! Même les anges se plaignent  au Créateur, qu’Il ait donné aux gens quelque chose qu’ils n’ont pas demandé. Mais c’est la façon dont ce système fonctionne. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/12/2011, Écrits du Rabash

Un miracle est une révolution de la perception

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quel est le sens, dans le travail intérieur, du miracle que célèbre la fête de Hanoucca ?

Réponse: Il existe plusieurs miracles qui se produisent dans le travail intérieur. Le premier miracle est l’exode d’Egypte. Le deuxième miracle se produit à Hanoukka, et le troisième à Pourim.

Un miracle est une révolution dans la perception de la réalité. La réalité actuelle où je me trouve est immuable, c’est le monde de l’Infini. Mais de tels changements révolutionnaires ont lieu à l’intérieur de moi où je reçois une nouvelle perception, une nouvelle nature, un tel changement drastique, que je vois le monde entier d’une manière différente.

Ceci est similaire à un bébé qui sort de sa mère dans un grand monde, dans une grande lumière, ce que signifie sa naissance. Et ceci est un miracle car ce n’est pas une simple continuation de la croissance régulière du fœtus, mais cela signifie une révolution totale et une sortie à un nouveau niveau de perception. Cette transformation ne peut se faire  qu’en vertu de l’influence de la Lumière sur nous.

Quand la lumière finit d’élever mes désirs vers les dix premières Sefirot, je nais à un nouveau niveau dans les dix nouvelles Sefirot, au niveau suivant.

Il y a plusieurs révolutions comme celle-ci: le premier est quand nous allons quitter la période de préparation dans le nouveau monde, à travers la Makhsom, et  ommencerons à travailler dans le petit état spirituel. Puis, après ce miracle de la sortie d’Egypte, il y a une montée progressive, l’état près du mont Sinaï et la révélation de la force supérieure, le miracle de Hanoukka. Tout cela  ne semble être qu’un processus, en commençant par le passage de la mer Rouge et ainsi de suite. Une révolution dans la perception d’une personne de la réalité a lieu, et tout cela se produit en raison d’un changement dans ses désirs sous l’influence de la Lumière.

Un miracle est quand tous mes désirs précédents subissent des changements instantanés, une révolution totale. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 22/12/11, Écrits du Rabash

La route qui traverse le champ des merveilles

Dr. Michael LaitmanLe but de la création est d’ajouter l’indépendance,  l’atteinte et la sensation du désir créé «de l’absence ». Et même s’il a été créé «de l’absence » et n’a « rien» en  soi, il va acquérir des qualités qui l’aideront à devenir comme le Créateur: indépendant, comprenant, décideur et exécutant ses propres décisions.

Ceci est la différence entre le désir initial créé en Malkhout du monde de l’Infini et ce qu’il devient après avoir fait une restriction et en achevant la totalité du voyage: de haut en bas dans ce monde et en retournant de ce monde vers en Haut, avec toutes les brisures et les processus de développement par lesquels il retourne à l’état précédent.

Tous ces processus se déroulent à l’intérieur de la créature pour lui donner la possibilité d’élargir son récipient de réception. Le développement est nécessaire pour comprendre son mal, l’égoïsme, et élever la sensibilité vers lui. Le mal est tout ce qui est opposé au Créateur.

Des conditions spéciales sont nécessaires pour acquérir ces qualités. La condition première est que la créature ne doit pas sentir qu’elle agit par la force, sous la puissance du Créateur, mais qu’elle  est libre. Et c’est pourquoi le Créateur dit Se cacher.

Nous recevons uniquement le point de départ, le point zéro, et à partir de lui, nous devons atteindre l’objectif de la création, le point final  créé «de l’absence », mais élargi en vertu de l’intention de donner sans réserve, ajouté au-dessus du désir de plaisir. Mais comment peut-on avancer quand le Créateur est caché et que nous ne voyons pas le but, si nous manquons d’exemple, d’un système de compte à rebours, d’une fondation, et de points de repère le long du chemin, que nous pourrions utiliser pour  nous construire et  nous évaluer nous-mêmes?

 

Une personne qui reçoit ce désir, mais ne sait pas encore comment l’appliquer et le réaliser, est désignée comme « errante dans le champ ». Vraiment, tout un champ de possibilités, « béni par le Créateur»,  s’est ouvert devant elle. Le Créateur lui donne tous les moyens et les occasions de progresser, de les utiliser correctement. 

 De la 1ère partie du cours  quotidien de Kabbale du 14/12/2011, Ecrits du Rabash

Séparé sous un flot de lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand on parle de l’amour des autres, cela semble trivial pour la plupart des gens. Comment pouvons-nous leur transmettre notre message?
Réponse: Ne pas leur parler de l’amour des autres. Au lieu de cela, expliquer leur les lois du système intégral qui demande une plus forte connexion réciproque entre nous. La séparation de l’humanité est en pleine croissance et donc cela est nécessaire pour la connexion. C’est pourquoi nous nous sentons de plus en plus mal.
Ce sont des choses simples qui peuvent être présentées par un diagramme linéaire. Chaque jour, nous avons besoin d’augmenter le lien entre nous. En 6000 ans, nous devons unir tous nos désirs. Aujourd’hui, nous sommes tenus de nous connecter à un certain niveau, disons, X2. En l’an 2012, l’exigence va augmenter vers le niveau de X3. Si nous n’atteignons pas ce niveau, nous ferons l’expérience de souffrances en fonction de l’incompatibilité avec la nature.

Aujourd’hui, nous vivons une crise, une chute, et cela est parfaitement naturel. Cependant, nous pouvons inverser la tendance si nous élevons notre niveau d’unité. Si nous faisons cela, nous sentirons une élévation au lieu d’une chute. Tout dépend de nous.

Nous avons la sagesse de la Kabbale, qui était destinée à développer la reconnaissance du mal en nous. En effet, plus nous prenons du retard, plus nous devenons séparés. La lumière augmente, alors que nous sommes plus détachés et déconnectés, et cela nous fait nous sentir de plus en plus mal.
La lumière nous permet de sentir le monde global et intégral qui est mutuellement connecté dans toutes ses parties. En conséquence, nous sentons progressivement que nous sommes de plus en plus opposés au monde intégral. Donc, nous ne parlons pas de l’amour, mais des lois de la nature, de son développement.
Après le congrès de Décembre, nous allons voir que le monde va se détériorer beaucoup plus rapidement. De notre côté, nous serons capables de hâter le développement d’une manière positive, et nous devons faire tous les efforts pour y parvenir.
De la 4eme partie du cours quotidien de Kabbale, du 29/11/2011 « De l’essence de la religion et son but»

Un seul don sans réserve pour tous

Dr. Michael LaitmanL’essence de l’homme est le désir d’être rempli. Son esprit se développe à côté de ce désir pour l’aider à atteindre ce qui est désiré. Les grands désirs de l’homme développent un grand esprit, tandis que ses petits désirs limitent son esprit. L’esprit est secondaire, le désir est primaire. C’est pourquoi le désir nous commande, que cela nous plaise ou non.

L’aspiration à expérimenter le monde sur une plus grande échelle qu’il n’est réellement, dans sa matrice complète, dépend du développement de notre désir. C’est pourquoi nous étudions la sagesse de la Kabbale. Elle contribue à développer le désir jusqu’au point où il est possible de percevoir le monde supérieur, la matière la plus élevée, les qualités supérieures.

Puisque notre monde n’existe que dans le désir de recevoir, il est confiné et limité. Combien d’informations, sensations, sentiments, couleurs, sons, etc puis- je absorber? Il s’avère que ce n’est pas beaucoup  du tout puisque que je deviens immédiatement rempli et fatigué. J’ai même essayé de me limiter de la réception extrême et de me suffire avec de petits plaisirs.

Les kabbalistes nous disent qu’il y a un monde énorme au delà des limites de nos sensations, qui existe en dehors de nous, en dehors de nos sensations égoïstes. Nous ne pouvons en faire l’expérience qu’en fonction de la loi de la similitude des propriétés. Si nous acquérons les mêmes qualités, comme dans ce monde, nous allons le voir, l’entendre et le ressentir.

Comment peut-on acquérir les qualités de ce monde extérieur qui est un milliard de fois plus grand que le nôtre? Tout d’abord, ce monde va au-delà des limites de notre corps physique. C’est pourquoi il est éternel, parfait, et infini. Il n’est pas du tout  comme notre univers fini, imparfait et égoïste.

Le monde qui existe dans la qualité du don sans réserve, et que nous ne percevons absolument pas, existe essentiellement autour de nous. Afin de le percevoir, nous devons commencer à nous rapprocher de la qualité du don sans réserve, la fondation du monde supérieur. C’est le but des exercices et des conseils des kabbalistes qui ont déjà achevé cette voie.

Ce sont des exercices de groupe, car on ne développe progressivement la qualité du don que dans un groupe de personnes semblables en esprit. Je commence à sentir combien j’existe dans l’égoïsme, ainsi que mon incapacité à en sortir. Puis, sous l’influence du groupe, j’ai le sentiment que je ne suis tout simplement dans une prison dont  je ne peux m’échapper. Puis je comprends que seul le groupe, seule la force supérieure, peuvent m’aider.

De cette façon, je parviens à la nécessité de la garantie mutuelle. J’ai besoin de l’appui de mes amis qui  me forcent tout simplement à m’élever au-dessus de moi, et de moi-même, j’essaye aussi de les aider en ceci. Nous atteignons la garantie mutuelle quand on s’aider réciproquement à s’élever au-dessus de nous-mêmes et à se connecter sur la qualité commune du don sans réserve.

Ensuite, nous allons percevoir le monde supérieur dans cette nouvelle qualité commune, qui est comme un capteur,  sensorielle. Nous ne pouvons la percevoir que si nous créons quelque chose de commun avec nos désirs et nos aspirations, car la qualité du don sans réserve est nécessairement liée à tout le reste, et c’est pourquoi  elle est une pour tous. Cette qualité dans laquelle nous percevons notre existence supérieure est appelé « l’âme ».

C’est pourquoi la Convention dans le désert d’Arava a été dirigée pour se préparer soi-même à une sensation préliminaire de la qualité du don sans réserve qui est conçue en nous. Nous devons apporter ceci  à tous les participants du grand congrès à venir, où il sera nécessaire pour tout le monde de la renforcer ensemble. Nous devons développer cet embryon au point où nous percevrons la présence du monde supérieur, la présence du Créateur. 

 De la série des cours virtuels du dimanche, le 20/11/2011

Ce n’est pas une question de goût

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment l’amertume et la douceur de la perception se rapportent-elles à l’échelle de la vérité et du mensonge?

Réponse: Elles sont absolument sans rapport, mais nous sommes enclins à établir des parallèles en fonction de notre nature. C’est la même chose pour un enfant. Le sucré est la vérité, et l’amer est le mensonge. Il ne comprend pas autrement. C’est pourquoi il n’acceptera pas de prendre un médicament amer. Nous devons surmonter le goût amer de la vérité pour la révéler au-dessus, au-dessus de la fausseté apparente.

Question: Alors, comment peut-on voir la vérité derrière l’amertume?

Réponse: Pour cela, nous avons besoin de l’influence de l’environnement. L’amertume et la douceur sont des sensations corporelles, et personne ne peut me dire comment je les perçois. Je sais ce qui est doux et ce qui est amer dans ma perception, mais comment puis-je distinguer le vrai du faux? Qui va définir ces critères? Seraient-ce  les médias, les enseignants, l’opinion sociale, ou un groupe particulier?

Quand je rejoins  un groupe et  que j’adopte ses critères du vrai et du faux, c’est  d’une manière claire, saine, et ferme. Ensuite, ces critères commencent à contredire l’amertume et la douceur de mes sensations bestiales. Je rejoins le groupe, me soumets à son importance de l’objectif, l’importance de la vérité, et il acquiert le sens le plus élevé à mes yeux. Ensuite, je suis prêt à travailler, indépendamment de l’amertume. Ce travail au –dessus de l’amertume pour l’amour de la vérité signifie que j’avance par la foi au-dessus de la raison.

Il est seulement possible de cultiver la notion de vérité dans le groupe. C’est parce que la vérité  existe  quand  notre interconnexion est plus importante pour moi que toute l’amertume de mon égoïsme. Laissez cette valeur  être artificielle. Dans le futur, je vais quitter le degré  animé et aller à un autre état où les sensations ne sont pas divisées en amer et doux, mais en vrai ou faux. Puis même une plus  « juteuse » amertume et douceur se révéleront à moi à un  nouveau degré, et encore une fois je m’élèverai au-dessus d’eux vers la vérité et le mensonge.

A chaque fois la vérité, c’est à dire la foi, la puissance du don sans réserve, l’unité du groupe, la garantie mutuelle, doit dépasser l’amertume qui l’accompagne.

Question: En général, toutes mes sensations sont distribuées sur  l’échelle de l’amer et du  doux. Comment puis-je distinguer le vrai et le faux dans mon désir?

Réponse: Je perçois la vérité et le mensonge dans un autre endroit. Ce n’est pas là où se manifestent la douceur et l’amertume, mais au-dessus, au degré humain en moi.

Je ne perçois rien d’autre que l’amertume et la douceur aux niveaux inanimé, végétal, et animé. Cependant, il y a aussi le niveau de l’Homme, celui qui est uni avec l’environnement, avec le groupe, qui nourrit la partie en lui qui s’élève au-dessus du corps, qui est opposée au corps, à l’extérieur de celui-ci, et vient de l’autre.

C’est le récipient où nous percevons le vrai et le faux au lieu de l’amer et du doux. Là, une personne perçoit l’unité, la garantie mutuelle, son attitude envers un autre être humain, et enfin, il perçoit le Créateur. Dans ce cadre, il crée sa copie inverse. Ainsi, il crée le Créateur. C’est parce que l’attitude envers l’autre et le Créateur est identique.

Question: Alors pourquoi ai-je cependant besoin de percevoir l’amertume et la douceur ?

Réponse: Comment et où je bâtirai ma partie supérieure? Dans mon désir qui ne perçoit que l’amertume et la douceur, il y a un point qui me permet de former une intention au-dessus de mon désir, qui est mon attitude envers mon voisin ou  la similarité avec le Supérieur. De cette façon, je construis l’Homme en moi au dessus des niveaux minéral, végétal, et animal.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale, « La Paix »