Category Archives: Perception

Passer d’un point à un cercle

Dr. Michael LaitmanQuestion : Si la spiritualité ne se révèle pas à mon «moi», comment puis-je demander quelque chose à la convention ? Comment puis-je demander au Créateur de me changer, si en principe, le «moi» n’existe pas ?

Réponse : Vous travaillez seul jusqu’à ce que vous vous unissiez avec vos amis : Vous participez à la vie de groupe, à l’unité et à la diffusion. D’autre part, le récipient spirituel que nous créerons sera un récipient commun. Je ne peux faire l’expérience de sensations et de la certitude spirituelle que lorsque je suis en adhésion avec les autres. Je ne peux découvrir la satisfaction du récipient de don qu’avec mon prochain, qu’en étant uni avec lui.

C’est de cette manière que je fais des actions individuelles pour m’élever vers l’unité. Et lors de la convention, je ne vois personne séparément : Au lieu de voir les visages de mes amis, je ne veux voir qu’un seul désir. Ensemble, nous créons une chose unifiée au-dessus de nous, un «récipient spirituel», où nous souhaitons révéler la force supérieure.

Question : Si je fais l’expérience de quelque chose de similaire à la fin de la convention, comment puis-je être sûr que j’ai vraiment atteint le but ?

Réponse : Cela se manifestera comme un fait : Soit, vous savez ce que c’est, soit vous ne le savez pas. C’est parce que nous atteignons le monde spirituel par des sensations réelles.

La réalisation spirituelle est un milliard de fois plus élevée et plus forte que votre perception actuelle. Actuellement, elle est limitée par un point noir au centre de tous les mondes, dans lequel nous n’avons aucuns traits spirituels. Nous ne connaissons pas la cause ou ses conséquences, nous ne savons pas d’où nos sensations viennent et comment nos désirs changent. Pourquoi chaque instant de ma vie diffère des moments précédents ? Ceci m’est inconnu. Les sensations changent, les pensées surviennent, les désirs s’alternent, les facteurs d’influence se découvrent, et je n’ai aucune connaissance sur ce processus et les résultats de mes états. J’existe dans un point noir.

Ce n’est qu’après être entré au niveau spirituel, m’être élevé au-dessus de mon point, et après avoir élargi le cercle de ma perception, que je commence alors seulement à percevoir la cause de toutes les choses qui m’arrivent. Je comprends comment je dois agir, comment je vois et atteins, je sais que j’existe dans un état partagé par tout le monde. Alors, comment puis-je le renforcer? Comment puis-je renforcer le lien entre nous ? Après tout, sa force détermine la force de ma perception de la vie, la force de ma certitude, ma compréhension et ma réalisation.

C’est de cette façon que je commence à monter toujours plus haut. Quand j’entre dans la notion de «nous», quand je me plonge dans notre désir et sensation communs, dans notre pensée commune, je cesse de percevoir la vie matérielle, au point que la mort de ma chair ne me semble pas être ma propre mort. Seul le corps meurt parce qu’il ne reste que dans le point central de tous les mondes, le point le plus obscure et le plus noire, alors que je me suis déjà élevé au moins vers le cercle suivant.

De la Leçon préparatoire, Congrès mondial Arvout 2011

Le désir qui brûle la pierre

Dr. Michael LaitmanLe travail spirituel, la révélation de mouvements successifs, un par un, du «moins» (ce qui me manque) au «plus» (celui qui peut m’aider) n’est pas facile du tout. Cela semble irrationnel de l’extérieur. Peu importe combien on avance, on oublie toujours ce sujet parce que nos sentiments égoïstes et notre esprit ne sont pas construits sur ce principe.

Tout est arrangé différemment dans la spiritualité. Je fais des efforts et je trouve un endroit complètement différent. Je suis déçu, j’atteins le désespoir total, et le moment d’après, si je ne s’enfuie pas, alors je trouve. Et je trouve quelque chose à laquelle je ne m’attendais absolument pas et ne pensais pas qu’il y avait.  

Le monde spirituel que l’on découvre n’a pas d’équivalence dans notre monde. Un trou minuscule comme le chas d’une aiguille s’ouvre, comme une petite pupille de notre œil, une vue ciblée qui ne nécessite rien d’autre. Et à travers elle, nous percevons un nouveau monde!

Le Créateur, la Lumière de Hokhma (La sagesse), ouvre ce trou, et nous développe. Ce trou est créé par chacun en comprimant son  égoïsme à zéro, et tous nos  points dans le cœur se connectent  ensemble. En  s’étant réunis, ces points brûlent le mur, la frontière entre nous et le monde spirituel. S’ils s’unissent, ils se transforment en un point par lequel nous entrons dans le monde spirituel.

C’est pourquoi nous sommes réunis ici pour essayer d’atteindre cet état où «Israël, la Torah, et le Créateur » se rejoignent. Il est nécessaire que chacun atteigne la même fréquence pour se balancer ensemble, chacun avec une seule pensée, l’unité de nos points dans le cœur, au-dessus de notre ego, au-dessus de cette vie corporelle.

Nous avons le droit d’oublier cette vie corporelle une fois par 24 heures, de nous déconnecter de tous les soucis, et d’attendre que  la force supérieure qui soutient cette vie à venir, vienne à notre rencontre. Par notre volonté, nous allons la forcer à se rapprocher de nous. 

Du cours n°2 de la Convention Arvout dans le désert de l’Arava du 18/11/2011.

Pénétrer le mur

Dr. Michael LaitmanLa première personne à révéler le secret de la vie a été Adam. Tout comme nous, Adam recherchait  la signification de sa vie. Après sa révélation, ce secret a commencé à se répandre de génération en génération, jusqu’à ce qu’elle atteigne notre temps.

Nous nous développons constamment et notre désir croît régulièrement. Comme chaque nouvelle génération qui est venue était nouvelle et possédait un plus grand désir pour le plaisir, cela a été capable d’ajouter quelque chose à la méthode de la révélation du secret de la vie.

D’une part, c’est une chose très simple, et d’autre part, c’est incroyablement difficile. C’est simple, parce que c’est proche de tout le monde, et c’est difficile parce que cela se situe au-delà de nos capacités. C’est comme si le  Créateur nous tendait une corde pour sauter par-dessus et ensuite mettait  un mur juste derrière, ce qui rend impossible de sauter.

Tout ce que doit faire quelqu’un  est d’exercer des efforts, et le Créateur complètera l’action. Par ailleurs, l’action de la personne et l’action du Créateur doivent être synchronisés avec le groupe ou l’environnement.

Il est très difficile de relier ces trois composantes, car elles  semblent tourner chacune dans sa  propre direction et exécuter ses propres mouvements. Cependant, quand  on en vient réellement à l’union  en raison de l’effort sur l’ensemble des trois parties, c’est ce qu’on appelle «Israël, la Torah, et le Créateur sont un ».

Une personne appelée «Israël» (droit vers le Créateur), ce qui signifie que celui qui veut atteindre le Créateur, agit en conformité avec la racine de son âme et le programme de la création. Il surmonte sa nature et souhaite agir en phase avec son environnement, qui se trouve être une collection de mouvements individuels qui sont en mouvement ensemble.

Le Créateur a Son propre mouvement. Après tout, Il gouverne tout. Il a un plan prédéterminé qui conduit tout vers un but. Pour cette raison, il est très difficile de relier tous les trois composantes en un seul point où  se produit le premier contact avec le supérieur .Ce contact est appelé l’adhésion.

Adam a été la première personne à révéler la méthode d’obtention de l’unité  avec le supérieur. Manifestement, il n’y a pas de coïncidences dans la vie, et  cela  n’était pas un hasard s’il a été appelé Adam («semblable» au Créateur), bien que ses parents ne fussent pas au courant des raisons pour lesquelles ils l’ont nommé ainsi. Ce fut  la première personne à révéler la méthode correcte de révélation du Créateur.

Si nous connectons toutes les trois composantes en un seul point, alors  à travers ce point nous commençons à voir une réalité différente. Nous amenons  des choses en évidence, comme lorsque l’on a un examen des yeux, où les trois lignes dans le dispositif optique se connectent afin de voir quoi que ce soit. C’est là que réside notre travail. 

 Du cours n°2  de la Convention Arvout au désert de l’Arava le 18/11/2011.

La transition psychologique vers un nouvel état

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quel est le changement psychologique par lequel nous devons passer ?

Réponse: Le passage pour sentir le monde supérieur est simplement un changement psychologique que quelqu’un  traverse. Il ressent toujours notre monde, il continue à vivre comme d’habitude. Rien ne lui échappe ou ne disparaît. Il reste une personne ordinaire: dans la famille, à la maison, au travail, et partout. Pourtant, en outre, il reçoit un « un instantané intérieur », un changement de phase qui lui permet de commencer à ressentir une autre qualité existant dans notre monde: la qualité du don sans réserve.

Cet attribut est beaucoup plus élevé que l’attribut de réception sur lequel notre monde est basé parce qu’il est illimité, infini et parfait. Il est libre! Il est omnipotent! C’est pourquoi  il est appelé «le Créateur ».

L’attribut du don sans réserve maintient notre monde et il  le  nourrit comme une mère, y compris notre égoïsme, notre attribut de réception. Tout, dans notre monde: les degrés du minéral,  du végétal, de l’animal, et du parlant de la nature, tous, sont des attributs de la réception. Nous, étant l’attribut de réception nous-mêmes, ne percevons que ces types d’existence égoïste.

Lorsque nous acquérons l’attribut du don sans réserve, nous commençons à ressentir des forces totalement différentes, des champs et des attributs, qui sont beaucoup plus larges et plus sublimes que notre monde.

Lorsque nous entrons dans le domaine du don sans réserve  et que nous commençons à le ressentir, alors notre monde, le cosmos et l’univers entier se réduisent immédiatement  à une dimension minimale. Tout en dehors de notre monde commence à se  faire sentir réellement  infini et illimité, comme l’attribut du don sans réserve  lui-même. Nous sentons que nous vivons en lui  et que nous nous développons le long  des 125 degrés que nous étudions dans la sagesse de la Kabbale.

J’espère que nous pourrons atteindre cet état dans la convention à venir. Tout dépend seulement de la préparation des personnes qui se rassembleront là. Même si  il y accidentellement des gens avec un désir égoïste minime ou des débutants qui ne comprennent pas vraiment quelle est leur participation à ce rassemblement auquel ils sont venus, ils ne nous dérangent pas.

Le point principal est que si nous, tous les membres actifs du mouvement Bnei Baruch et les amis de l’étranger, se rassemblent et tous ceux qui ne seront pas en mesure de venir se connectent virtuellement avec nous, alors il nous sera facile d’intégrer en nous-mêmes tous les nouveaux visiteurs et ceux qui ne se trouvent là, et ils participeront  involontairement à cette connexion. Nous sommes la clé, le noyau, et la partie principale de cette connexion idéale pour la réalisation de celle d’En-Haut. 

De la  série des cours virtuels du dimanche,  le 20/11/2011

Les faiseurs de mythes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Peut-on se débarrasser des croyances si nous avons besoin de croire en quelque chose que nous n’avons pas encore atteint?

Réponse: Abraham a atteint son niveau après avoir brisé toutes les idoles. Dans le second degré, il entra dans la «fournaise». A ces stades une personne se détache de toutes les connexions imaginaires entre la réalité « bestiale » qu’il découvre dans ses cinq sens et la réalité spirituelle.

Cela est très difficile. Vous ne pouvez pas vous débarrasser des mythes, des habitudes et des préjugés complètement jusqu’à ce que vous entriez dans le monde spirituel. N’ayant pas le choix, une personne imagine toujours en parallèle la spiritualité à la matérialité, ce qui domine ses désirs, ses attributs et ses sentiments.

Seule la révélation de la Lumière peut aider une personne à se débarrasser de toutes les imaginations et les images mystiques à laquelle elle est habituée. Jusque-là les «anges» et les «diables», les «fantômes», le Créateur et la créature, les «palais» et les «cieux» seront toujours dépeints comme quelque chose d’extérieur. Même s’elle comprend que ce sont tous des forces, elle pense encore qu’elles fonctionnent à l’extérieur et non à l’intérieur d’elle. Elle ne les a tout simplement pas encore découverts à l’intérieur d’elle.

Donc je dois les porter en moi, les identifier comme les forces de mon âme. Il n’ya rien d’autre à part elles, y compris ce que je ressens maintenant, y compris le groupe, la réalité, le Créateur. Je sens tout cela dans mes désirs. Je n’ai aucune perception en dehors d’eux. Mais nous pouvons vivre dans cette image interne que si nous atteignons la révélation. C’est alors seulement que notre attitude envers la philosophie, les croyances et les mythes et les fausses perceptions dont nous avions l’habitude de changer, mais pas avant.

Pendant ce temps, une personne peut attacher un fil rouge autour de son poignet, méditer et imaginer des choses différentes et même se sentir bien en le faisant, mais seulement dans le court terme, sur le plan corporel. Elle se calme psychologiquement et acquiert un sens imaginaire de sécurité ….

Mais nous parlons de la perception réelle, un changement qualitatif interne, quand nous nous corrigeons et nous nous élevons grâce au traitement correct de nos problèmes. Après tout, ils arrivent de telle sorte que je vais les identifier et changer immédiatement mon attitude de la réception au don sans réserve.

Mais à la place, j’achète de l’eau bénite et donne la charité, etc. En d’autres termes, je ne corrige pas la raison pour le mal que je ressens dans un de mes désirs, mais plutôt je m’achète une compensation psychologique, si j’ai l’argent pour cela, bien sûr. Ceci est absolument contraire à la sagesse de la Kabbale, qui souligne le grand tort que de telles méthodes causent uniquement en éloignant une personne loin de la forme de la correction.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 27/11/11

Pourquoi sommes-nous si différents?

Dr. Michael LaitmanNous devrions tous penser qu’à nous annuler nous même et seulement se soucier des autres, car c’est de cette manière que nous atteignions le Créateur. Contrairement à l’hypothèse d’un grand nombre, nous ne devrions pas être concernés par les soins du corps physique. Il existe de nombreuses méthodes et de pratiques spirituelles dédiées à cela dans notre monde. Toutefois, la Kabbale parle du type d’amour pour ses semblables, qui permet à une personne de s’élever au-dessus de son égoïsme et d’obtenir une connexion qui est au-dessus.

Cela ne devrait pas être confondu avec des sociétés «altruistes» qui aident les pauvres et les malades. Elles pensent qu’en faisant cela elles vont corriger le monde que le Créateur a « détruit. » Nous voyons que cette action ne fait qu’empirer les choses. Ceci est en contradiction avec le raisonnement humain. Mais là encore, nous devons progressivement commencer voir que notre esprit n’est pas d’accord.

Nous ne devrions pas être concernés par la satisfaction des désirs égoïstes de chacun, mais ne penser qu’à l’amour envers notre prochain. C’est seulement de cette façon que nous serons capable de sentir la nécessité d’obtenir une qualité nouvelle d’amour et de don sans réserve à travers laquelle nous obtenons l’amour pour le Créateur.

Il devient clair maintenant pourquoi nous avons besoin de tant de gens différents autour de nous qui n’ont rien en commun les uns avec les autres, chacun existant dans son propre désir égoïste et l’amour pour soi-même. Tout cela nous est donné de sorte que nous puissions appliquer nos propres efforts, en révélant le Créateur.

Il n’y a aucune distance entre le Créateur et moi. Cette distance apparaît seulement comme un résultat de la distance entre moi et une autre personne. En effaçant la distance entre moi et les autres, j’efface la distance entre moi et le Créateur. Mon premier contact avec un ami est mon premier contact avec le Créateur. Plus je commence à me connecter aux autres (non pas par le corps physique, mais seulement à travers les points dans le cœur qui sont au-dessus mon désir égoïste), plus je commence à révéler le Créateur et à m’unir avec lui.

De la leçon 2, Convetion Arvout dans le désert d’Arava 18/11/2011

Notre spécificité

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « de l’essence de la religion et son but »: Il s’avère que notre objectif final est d’être qualifié pour l’adhésion avec Lui -pour qu’Il réside en nous. Cet objectif est une certitude et il n’y a aucun moyen d’y déroger, car Sa guidance nous supervise dans  deux chemins à la fois, qui sont le chemin de la souffrance et le chemin de la Torah. 

Il ya une force supérieure qui a créé le désir de recevoir et l’a élevé. Il a donné au désir tout ce dont il a besoin pour grandir, mais quand il a grandi, il a soudainement découvert qu’il se sentait mal, et qu’il ne faisait pas ce qu’il désirait. Dans sa jeunesse, alors qu’il grandissait  tout allait bien: il  avait tout ce qu’il  désirait. Alors il  a souhaité plus et il l’a reçu .Mais maintenant, qu’il est devenu adulte, tout est différent, il n’obtient pas le remplissage automatique. Au contraire, plus il veut, moins il reçoit. Alors le désir  se  dit : « Qui ou quelle est la cause de ce mauvais sentiment? »

L’humanité est divisée en plusieurs catégories quand il s’agit de cette question. Il y a ces 99% qui tout simplement continuent, attirés du  mauvais au bon, profitent de la vie autant qu’ils le peuvent. Il y a ceux qui sortent à la recherche de la vérité, ce qui signifie à  la recherche de la raison de ce qui se passe.

L’humanité est  en train d’essayer d’expliquer ce contraste dans la direction qui change  de façon spectaculaire quand une personne grandit. D’abord  tout le monde la traite gentiment jusqu’à ce que le véritable changement vienne et maintenant tout le monde exige quelque chose d’elle et la maltraite. Ce contraste et ce conflit sont très confus, et donc il y a ceux qui commencent à chercher une solution. La force supérieure qui a créé le désir de recevoir et qui l’a porté à un grand égoïsme peut  finalement  l’amener à l’état correct.

Il ya deux forces qui opèrent dans la réalité et nous aident à atteindre cet état: c’est la force d’attraction et la force de rejet. Le désir égoïste aime les plaisirs et déteste la souffrance. En d’autres termes, il aime la satisfaction et déteste le vide. Ainsi, il peut être géré par ces deux états. Quand il est vidé, il s’enfuit à la recherche d’un remplissage. Quand il est rempli, il est attiré vers lui. En utilisant ces deux rênes, nous pouvons faire ce que nous voulons avec lui.

Mais à quoi cela sert-il, si le désir obéit entièrement aux  rênes du Créateur? Après tout, les niveaux minéral, végétal, et animé se développent de cette façon, alors quel est le besoin de la création? Après tout, de cette manière il n’y a pas de spécificité  et l’homme est également mené  dans sa vie par les plaisirs et  les  souffrances. L’originalité et l’unicité de la création, de l’univers, ne peuvent  être révélées parmi les êtres créés qu’aux créatures uniques qui peuvent opérer entre ces deux « rênes ».

Cela signifie même que si le désir obéit totalement à la guidance supérieure, il  n’a nulle part où courir, puisque les forces l’entourent totalement, même si elles sont cachées. La chose principale est que ces créatures veulent atteindre les actions: Qu’elles sont-elles? Dans quel but ? Quels désirs affectent-ils? Elles veulent atteindre leur propre système par elles-mêmes et selon  celui-ci, elles commencent à comprendre qui gère leurs désirs. Ainsi, selon le principe de  «Nous Te connaitrons par Tes actions», elles atteignent l’esprit qui opère, la force qui opère dans la création.

Ainsi, lorsque nous grandissons et que nous découvrons les deux forces qui agissent sur nous, la force positive et la négative, quand on voit les « rênes » qui contrôlent notre course, c’est un bon signe. Cela signifie que nous sommes passés des 99% au 1% unique, pour lequel  la création a été signifiée.

Quand nous découvrons le don sans réserve du Créateur sous la forme de souffrance et de plaisir, le bien et le mal, le froid et la chaleur, la faim et la satiété, nous devons comprendre que  tout  cela est afin de nous faire prendre conscience que le Créateur est le Bien Absolu. La sagesse de la Kabbale est la sagesse pour révéler le Créateur, pour révéler Ses actes. Par conséquent, nous nous étudions constamment : «Qui suis-je et que suis-je ? Toute  la réalité, dont le groupe, est à l’intérieur de moi. » Finalement, je découvre qu’au fond de moi, c’est le Créateur, le Bien Absolu qui opère en moi. 

 De la 4e partie  du cours quotidien de Kabbale du 28/11/2011.

Quel est le but de notre monde?

Dr. Michael LaitmanA la fin de notre développement, nous devons atteindre un état ​​de réception illimitée, la révélation illimitée du bien, l’éternité, la perfection et la puissance, ainsi que la satisfaction absolue. C’est ce qui nous attend devant, si nous commençons à recevoir afin d’exprimer envers le Créateur des intentions équivalentes à celles qu’il affiche envers nous. C’est l’essence même de tout notre travail.

Le but de la création de notre monde, c’est à dire la dissimulation du Créateur, est pour que nous essayions dans ces conditions et avec l’environnement qui nous est donné, de développer de telles compétences d’interaction entre nous qui vont  nous permettre de passer de la réception – le vol, les  mauvaises intentions, la rivalité, l’envie et la haine –  à la sensation du don sans réserve, et l’élévation  au-dessus  de soi-même.

Si quelqu’un s’élève vraiment au-dessus de lui -même, il commence à percevoir la Lumière qui remplit le monde autour de lui, le Créateur qui est présent dans ce monde, la Lumière générale, la qualité générale de l’amour et du don sans réserve. Puis, il se déconnecte de son corps animal et simplement  « flotte »  dans cette immense atmosphère infinie remplie d’amour et de bonté.

Ceci est l’état suivant auquel nous devons monter. En aucun cas cela ne détruit notre monde. Nous y entrons progressivement,  en le sentant ensemble avec notre monde, et nous le transformons au degré suivant  dans nos sensations. 

De la série des cours virtuels du dimanche le 06/11/2011

La bonne entrée au congrès

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je peux apporter mon corps au congrès, même si je n’ai pas le désir ni l’intention ….

Réponse: Au moins il me manque le désir, j’ai une intention négative. Venant sans aucune intention n’est pas bon. Vous devriez au moins sentir: «Je ne veux pas, mais je le fais ». Alors vous devriez faire tout ce qui est nécessaire. Lorsque vous ne pouvez pas vous mêler à vos amis, faire ce qui doit être fait est aussi un état ​​merveilleux.

D’une façon ou l’autre, vous devriez être conscient de ce que vous vivez dans la convention: je m’intègre avec eux avec toutes mes pensées et mes désirs, et j’ai mis tout le reste de côté. Seul mon point dans le cœur pénètre dans la convention, et d’ailleurs, je n’ai rien d’autre avec moi.

Question: Mais je n’ai aucun contrôle là-dessus.

Réponse: C’est précisément pourquoi nous avons besoin de la préparation qui vous permettra d’être libre de la charge inutile. Vous venez en vue d’élargir le point dans votre cœur, c’est-à-dire, pour le connecter avec tous les autres points. Personne n’a besoin de la « charge » supplémentaire  que vous avez. Seule nos étincelles, qui se relient en une seule, devraient briller dans l’espace de la salle des congrès. Je n’apporte pas la charge de tous mes problèmes.

Question: Comment peut-on se perdre parmi les amis, se fondre en eux?

Réponse: Vous devez faire tout ce qu’ils font, tout ce qu’ils veulent que vous fassiez, et essayez d’ajouter votre désir à ces actions. En d’autres termes, vous essayez de vous « revêtir » dans le groupe.

Question: Est-ce que ces actions physiques influencent mes pensées?

Réponse: Bien sûr, les cœurs suivent  les actions 

De la 4e partie du  cours quotidien de Kabbale du 28/11/2011 1, «De l’essence de la religion et de son but»

A propos de la valeur de l’amour envers les amis

Dr. Michael LaitmanNotre attitude envers autrui, envers l’environnement dans le monde où nous sommes nés, dans lequel nous nous sentons à l’intérieur de notre égoïsme, est appelée la période de préparation. Quand nous allons de l’amour pour l’environnement ou de l’amour pour ses amis vers l’amour pour le Créateur, c’est déjà le temps du travail réel, quand on acquiert les qualités du don sans réserve.

En raison de l’acquisition de ces qualités altruistes et en passant par le degré du don sans réserve dans l’intention du don sans réserve, nous atteignons finalement l’amour. Mais puisque ce chemin mène à la réalisation de l’amour pour le Créateur, c’est ainsi que l’intégralité du chemin est appelé.

Et même si aujourd’hui nous travaillons dans notre royaume, dans notre monde, avec des qualités égoïstes, cela est encore considéré comme un travail sur l’amour pour ses amis, pour autrui, même si tout cela est très loin de l’amour véritable.

L’amour pour le Créateur, l’amour pour les créatures, et l’amour pour les amis sont la même chose car il est directement opposé à l’amour de soi. C’est pourquoi il faut tant de changements qualitatifs à l’intérieur d’une personne. Mais la valeur de l’amour pour ses amis est très élevée car elle nous permet d’acquérir des désirs et des sensations supplémentaires, pour révéler la vraie réalité dans laquelle nous sommes dans, ce qui signifie le Créateur.

Dans la mesure où une personne estime le Créateur et l’objectif final, c’est à quel point il considère les moyens qui y conduisent, comme les exercices dans le groupe, avec les amis, et les études, car sans ces moyens, elle ne pourrait jamais atteindre l’objectif.

D’une part, tout ce monde est imaginaire et il n’y a personne autour de moi: pas davantage que les niveaux végétal, animal ou de personnes. Tous ces éléments sont mes propres désirs, qui divisent en partie et me présente donc la Lumière Supérieure de cette façon.

C’est aussi la manière dont je dois traiter le groupe – comme si rien n’existe en dehors de moi. Et tout le monde je le sens autour de moi: l’environnement, le groupe, l’enseignant, et même le Créateur, sont à l’intérieur de moi, dans ma sensation. J’ai reçu cette illusion que tout est à l’extérieur afin que je puisse apprendre ce que la sensation d’autrui signifie: si je pouvais le sentir, avoir des relations avec lui, et atteindre le don sans réserve et l’amour.

Si une personne perçoit toute la réalité de cette façon, alors elle ne se trompe pas. De toute évidence, elle doit toujours discerner de nouveaux détails sans cesse et compléter le tableau commun avec eux, mais elle est déjà sur la bonne voie.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 29/11/11, Écrits du Rabash