Category Archives: Prière et intention

Le groupe comme une enveloppe du Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si le monde extérieur est le reflet de mon monde intérieur, est -ce à dire que le groupe kabbalistique est aussi une partie de la réflexion de l’âme, de l’état intérieur ? Si oui, pourquoi exactement il est important de travailler dans un groupe ? Et quelle est l’importance du monde extérieur dans tout cela ?

Réponse: L’importance du monde extérieur est secondaire par rapport au groupe. Parce que vous avez un groupe, vos réflexions apparaissent, le travail commun est fait avec vous. Vous travaillez avec des gens, vous les influencer réciproquement et vous sentez comment le Créateur les met en face de vous. Il se pourrait que vous ne sachiez pas exactement pourquoi Il vous a mis ainsi en  face d’eux et eux contre vous. Mais au moins c’est le résultat de votre interaction avec le Créateur.

En quoi est l’unicité, la spécificité de notre monde ? Illustrons cela dans une esquisse. Il y a le Créateur , il y a ce monde, en son sein est un groupe et il ya moi. En principe, je dois trouver le Créateur. Je dois être en contact avec Lui, je dois être comme Lui, pour être équivalent à Lui. Par conséquent, je m’appelle Adam, du mot  » Domé  » (semblable ). Je dois atteindre le Créateur.

Et donc ce monde a été créé de telle sorte que par une immense quantité de personnes, le groupe, je peux trouver le Créateur. Aujourd’hui, je ne Le vois pas et ne Le découvre pas parce que je suis opposé à Lui : j’ai « moins » et avec Lui il est le « plus », nous ne comprenons pas et ne sentons pas l’autre. Il se sent bien et me comprend, vous voyez, Il a créé tout cela, alors que je ne comprends pas et je ne Le sens pas.

Alors, comment puis-je Le trouver ? De quelle manière alambiquée que je peux passer du «moins» au «plus» ?

Pour cela, il m’a été donné « information » intéressante appelée «ce monde» et le «groupe». Si je me dirige pour m’adapter à eux, en allant à l’extérieur de moi-même pour eux, avec ce la, je dirige mes désirs, les surveille, supervise spécifiquement mes intentions à leur égard, j’aborde le Créateur de cette manière.

J’ai seulement besoin d’être sûr que je vais à l’extérieur de moi-même et entre dans ce monde, que je me consacre à des amis, je suis préoccupé par eux.

Mais comment est-il possible d’atteindre cela ? Comment surveiller mon départ de l’intention  » pour moi-même  » à l’intention  » pour l’amour du Créateur »?

Par conséquent, il est dit : Faites tout non pas pour le bien du Créateur, mais pour l’amour de ce monde. Donc spécifiquement à ce point, je m’approche du Créateur. Mais essentiellement, Il est dissimulé derrière les amis et dès le moment où je me positionne correctement par rapport à ce monde, je vais immédiatement Le découvrir.

Mon intégration dans ce monde en 125 niveaux est absolument identique à l’approche du Créateur en 125 niveaux. Dès le moment où je m’élève au premier niveau de connexion à ce monde, je vais tout de suite commencer à découvrir le Créateur. Il se révélera à moi dans notre monde ! Il ne peut pas se révèler dans n’importe où de lui-même.

Par conséquent, il est dit:  » De l’amour des créations à l’amour du Créateur.  » Ce n’est pas un type de maladie de bienfaisance. C’est parce que le Créateur est situé derrière ce monde et est lié à lui spécifiquement avec une connexion de ce genre. Il s’ensuit que par le travail en groupe, j’efface les frontières qui existaient entre le Créateur et ce monde.

Pourquoi ? Il en est ainsi pour que je Le  trouve indépendamment etavance indépendamment, je vais  » adhérer  » à Lui. Ce n’est que pour cela qu’il m’a été donné l’enveloppe externe du Créateur, qui est appelé «ce monde» et le «groupe».

De là, les mots sont compris, que l’ami doit être aussi important pour moi que le Créateur. Le groupe doit être important à mes yeux au même degré qu’Il est. En d’autres termes, tout ce qui est en dehors de moi, je dois l’attribuer au Créateur

Du congrès virtuel de Moscou «Unité sans frontières  » deuxième jour 14/12/13 , Leçon 2

Deux étincelles qui s’enlacent

Dr. Michael LaitmanQuand je donne u cadeau à un ami, je me rapproche du Créateur, car j’effectue les mêmes actions de don que le Créateur effectue en ce qui concerne le désir de l’ami et je l’achete, comme les kabbalistes conseillent :  »  Achetez-vous un ami  » je travaille avec son désir de recevoir et ne regarde pas à la personne. Je ne vois pas une personne devant moi, mais seulement le désir de recevoir. Son visage et son caractère ne comptent pas. Ce qui est important, c’est qu’il y a une étincelle en lui qui aspire au Créateur. Je dois avoir un partenaire qui a la même étincelle que j’ai en vue d’atteindre le Créateur. Donc, je n’ai pas le choix parce qu’il m’a été envoyé du ciel comme mon partenaire et je dois l’accepter et travailler avec lui.

Cela signifie que «le Créateur met la main d’une personne sur le bon sort .  » Cela signifie qu’il lui apporte à un groupe et dit:  » Prenez-le !  » Je le prends, car je n’ai tout simplement pas d’autre choix. Ici, ce sont des lois rigides de travail de la nature, comme en physique : je dois utiliser ces forces pour atteindre le résultat souhaité.

Nous devons relier au moins deux étincelles, deux Reshimot ( souvenirs ), deux aspirations pour le Créateur, mais l’étincelle de l’ami, tout comme mon étincelle, est enveloppée dans une coque épaisse de désir égoïste. Je ne peux la pénétrer ni atteindre cette étincelle que si j’achète son ego. C’est très simple : je dois savoir ce qu’il veut et commencer à donner, en lui donnant un présent après l’autre. Ainsi je soudoye son ego et il va arrêter de me rejeter. Le résultat sera que nos étincelles se rapprochent les unes des autres.

Mon but n’est pas l’ami, mais le Créateur ! Et même si nos intentions sont totalement Lo Lishma ( pas en son nom), pour le moment, nous la lumière nous ramène vers le bien. La lumière brille sur nous et commence à travailler entre nous. En donnant à l’ami un cadeau, je ne neutralise pas seulement son ego, mais aussi j’évoque et dessine la lumière environnante qui commence à fonctionner sur mon étincelle et sur son étincelle. En conséquence nos étincelles se rapprochent.

Nos désirs égoïstes se rapprochent également. Nous voyons que nous pouvons nous faire plaisir et nous remplir, même avec nos désirs corrompus. Ensemble, nous nous sentirons mieux et les choses seront plus faciles ! Nous construisons un centre de nos efforts communs et organisons tout et nous servons. Ca vaut la peine. Tout est arrangé de cette façon afin de nous faciliter les premiers pas sur le chemin spirituel.

Notre monde n’a pas été créé artificiellement ou par hasard. Il a été créé à la suite de l’éclatement des récipients et donc il est disposé de cette façon afin de nous permettre de passer de cet état spécifique au monde de Ein Sof (Infini ). Nous avons tous les moyens dont nous avons besoin ici, mais nous n’avons qu’à suivre les conseils des kabbalistes .

De la préparation au cours quotidien de Kabbale 11/12/13

Entre deux autorités

Dr. Michael LaitmanIl pourrait y avoir une condition où une personne reste dans un groupe physique, vient aux leçons, participe à toutes sortes d’activités et d’événements, mais en fait, elle a déjà quitté le chemin et son cœur se trouve autre part…

Question : Comment est-il possible d’être prudent et de se prémunir contre cela ?

Réponse : Seulement par l’humilité et en baissant la tête. L’ego brûle en chacun, et par conséquent, ma première action est l’annulation devant l’enseignant, les leçons et le groupe. Tout d’abord, je ne suis pas du tout la personne la plus sage parmi les étudiants, mais plutôt le contraire, je veux qu’ils déterminent mon mode de vie. Car si je décide moi-même, j’exécuterai exactement le désir de mon ego. Et ainsi je ne suis plus dans le groupe. Dès que je descends du « train », je me retrouve immédiatement sous la domination de l’amour de soi.

En général, vous n’avez que deux « autorités » : le groupe, où est inclus le Rav, les amis, les livres, et le Créateur qui comprend une unité complète et puis moi et le monde.

Question : Je peux me « soumettre » de l’extérieur. Mais comment peut-on se soumettre intérieurement ? Qu’est-ce que je fais avec mes pensées et mes émotions ? Une personne peut-elle les soumettre dans un groupe ?

Réponse : Il y a deux « échelles » : d’une part, le groupe qui attire l’Ohr Makif (Lumière Environnante) et d’autre part, l’ego et le monde extérieur. Donc, qu’est-ce qui est le plus important pour moi ?

Certes, je ne peux pas garantir mon propre avenir, mais si toutes les possibilités qui se trouvent sous mon autorité sont utilisées, alors je peux faire pencher la balance du bon côté. Il n’y a pas d’autre moyen.

Question : Si je vois que mon groupe ne correspond pas suffisamment à l’esprit de Bnei Baruch, comment puis-je me soumettre aux amis ?

Réponse : Essayez de « vous soumettre à eux », sauf à ce que vous devez leur ajouter.

Les parents se soumettent eux-mêmes vis-à-vis de leurs enfants, non pas parce qu’ils commencent à écouter leurs opinions. Au contraire, leur soumission découle de leur préoccupation et de l’attention envers eux. Une mère sert son petit enfant avec ce dont il a besoin et non pas avec ce qu’il veut. Il peut crier : « Donne-moi ! », mais elle ne lui donnera pas et de cette manière, de son côté, elle le sert fidèlement.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 10/12/13, Écrits du Baal HaSoulam

Construire la Divinité

Dr. Michael LaitmanUn récipient spirituel n’est pas seulement une somme de tous les cœurs, mais une nouvelle entité que nous devons construire à partir de nos aspirations communes, l’effort et travailler par rapport à une nouvelle qualité qui n’existait pas avant.

C’est ce que nous appelons le centre du groupe : la somme de tous les efforts, la  » Divinité  » (Shekhina), l’endroit où tous les regards se croisent et toutes les intentions se dirigent. C’est le domaine où nous nous développons, nous élevons tout le temps pour prendre soin de lui comme quelque chose qui nous est précieux.

Cette zone particulière la Divinité ( Shekhina ) n’existe pas jusqu’à ce que nous joignons toutes nos intentions en une seule. Ce n’est qu’ainsi qu’n tel endroit peut être créé, soutenu, et le Créateur se révéle en lui. Et jusque-là, la Shechina restera en exil .

Ces concepts de « Shekhina en exil » et la  » Sainte Shekhina  » sont deux degrés qui sont complètement indépendants les uns des autres. C’est pourquoi nous n’avons qu’à voir le centre du groupe dans chaque action, l’union de toutes nos attentes et l’intention de construire la Sainte Shekhina de cette situation. Tout le monde s’efforce de donner à d’autres et quand toutes ces intentions sont ensemble, elles forment ce domaine particulier.

Si nous n’avons pas une intention de donner à d’autres, mais un objectif complètement différent, de les utiliser pour notre propre plaisir, alors chacun de nous se noie dans l’amour de soi, dans l’égoïsme. Dans ce cas, il n’y a pas Shekhina en exil, pas de Shekhina du tout, ce lieu n’existe pas en lui-même. Il commence à se former que lorsque quelques personnes qui peuvent penser «en dehors d’elles-mêmes  » se réunissent.

Si beaucoup de gens faibles avec des intentions instables qui vont et viennent ou un petit nombre de personnes fortes avec des intentions plus qualitatives se réunissent, c’est alors possible de parler de la construction de la Shekhina. Nous ajoutons notre intention de don mutuel et de ce que nous pouvons donner au Créateur.

Nous préparons une place pour Sa révélation pas pour notre plaisir, mais parce que nous voulons qu’Il se révèle afin qu’Il reçoive du plaisir selon le principe «Israël , la Torah  et le Créateur sont un.  » De cette préoccupation mutuelle  » chaque homme doit aider son ami,  » nous pouvons nous sentir jour après jour comment nous construisons ce récipient corrigé appelé la Shekhina.

La Shekhina est construite à partir de Malkhout, qui est corrigée par les propriétés de Bina. Malkhout est le désir de plaisir ; la propriété de Bina est l’ intention de donner. La Shekhina est créée lorsque nous nous unissons -dessus de nos désirs personnels, aspirons au don mutuel, à notre but et le Créateur à travers elle, car nous nous connectons uniquement dans le but de Lui donner.

Dans les groupes d’éducation intégrale , le but recherché est de s’unir et c’est tout . Mais dans un groupe kabbalistique , nous devons aller à la fin, comme il est écrit : » retourne, Israël à Ton Dieu», et avance vers le but avec cette intention.

Nous pouvons L’atteindre à la seule condition que nous élevions le but, si bien qu’il nous éclaire et nous semble important. Soit nous nous préoccupons de ce sujet, un moment critique qui décide de notre sort, soit nous l’apprécierons tellement qu’il nous invitera à venir. Ces deux travaillent pour le même objectif.

Nous devons constamment vérifier si chaque jour nous sentons un attrait croissant de l’objectif et l’utilisons pour nous mesurer. Nous n’avons pas d’autres critères de sélection. Nous soucions-nous de notre connexion dans le don mutuel afin de construire un système de don destiné au Créateur, Lui permettre de Se révéler et de Le contenter par nos efforts

Le système de notre don est appelé Shekhina. La force supérieure appelée le Créateur se révèle dans nos intentions altruistes si nous répondons à la première condition minimum de sa révélation, qui est, si nous atteignons le degré de « Nefesh de Nefesh de Nefesh.  » Ainsi , nous entrons dans le premier degré spirituel :  » embryon ( Ibour )  » et commençons à exister dans le monde supérieur.

De la préparation au cours quotidien de Kabbale 06/12/13

Le subtil art du travail spirituel

Dr. Michael LaitmanLa correction spirituelle ne peut se faire dans un domaine limité de la vie, dans un seul atome ou une particule. Elle ne peut arriver qu’entre tous.

C’est pourquoi, lorsque nous parlons de l’unité et de la correction qui se passe selon les principes : «Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse  » ou  » Aime ton prochain comme toi-même », c’est en fait la méthode de correction. Elle se passe progressivement, conformément à la façon dont nos désirs se manifestent en nous, dans la mesure de savoir si oui ou non ils peuvent être corrigés.

Comment chaque désir se corrige ? A quoi ce désir  » ressemble » avant qu’il ne soit «fixé» ? Qu’est-ce qui rend un désir semblable au Créateur quand il se corrige et comment Il se manifeste Lui-même dans ce désir ?

Les désirs de voler, tuer, supprimer, ou de profiter de quelqu’un sont palpables et émergent  en contact avec les autres. Lorsque nos désirs sont moins évidents, comme nos relations avec la nature minérale, végétale et animale, il est très difficile de trouver la propriété de la miséricorde. Et avec ses pairs cela est clairement senti et vu.

Par conséquent, la Torah donne des instructions très strictes sur la séquence de travail que nous avons à faire : désirs concrets, leur ordre et leur combinaison, la façon dont ils doivent être corrigés. Il est impossible de se corriger sauf à travers nos relations avec les autres. Nous devons ajouter encore les parties végétale et animale de la nature, c’est-à-dire des désirs qui sont plus faibles et plus rudes, les désirs qui sont axés non seulement sur ​​les personnes, mais qui sont aussi orientées vers le monde.

En conséquence, nous allons obtenir une adhésion complète entre tous nos désirs dans toutes les directions et à tout moment. On doit apprendre à justifier le Créateur et les autres dans tout ce qui lui arrive. Immédiatement, on recevra divers et multiples réminiscences. L’histoire entière, la géographie, etc revivent dans sa mémoire.

Lorsque nous entrons dans la spiritualité, il y a des photos très intéressantes qui apparaissent quand une personne commence à établir sa relation avec toutes les personnes, les caractères et les propriétés de tous les temps. C’est comme si l’on passait par différentes réincarnations et des histoires antérieures et traitait de son attitude envers eux une fois de plus et comme si on se gommait à l’intérieur et transformions ces histoires.

Après tout, l’image de ce monde n’existe pas vraiment : Elle est dessinée en nous. Tout ce que nous avons à faire est de fixer l’ensemble de ses couches, comme un peintre qui applique tout d’abord  des couleurs sur la toile, polit, puis applique un peu plus de couches d’apprêt et alors seulement, commence un dessin et à construire des perspectives. C’est un processus progressif, étape par étape et beaucoup de travail.

Cela signifie que nous devons passer par tous les stades de développement antérieurs et atteindre le Créateur. En fait, ce n’est qu’après la descente d’une âme de haut en bas et son ascension ultérieure de bas en haut que nous pouvons comprendre sa structure et la manière dont il a émergé, mais il arrive dans l’ordre inverse.

Puis, on arrive au «parent », le Créateur. On L’ atteint par l’âme que l’on corrige progressivement, se rapprochant ainsi de Lui.

Ce procédé peut être comparé à l’art de la peinture. Après tout, quand nous revenons à une toile à plusieurs reprises et à chaque fois allons plus loin en elle, nous finissons par comprendre, à comprendre la pensée qui a inspiré l’artiste, jusqu’à ce que nous reconnaissons la pensée du Créateur de plaire à la création. En d’autres termes, la peinture en elle-même est un bonheur, un plaisir, c’est l’action qu’Il a mis en œuvre Sa pensée dans la vie. Ceci est un exemple de la façon dont Sa pensée dans sa forme claire peut être perçue par la matière qui a été façonnée correctement.

En fin de compte, une personne apprend tous les détails de cette peinture, toutes ses pensées, la pensée de la création qui se dessine à travers la toile. C’est ainsi que tous les mondes se connectent ensemble et font un monde : le monde de l’Infini, le monde de l’atteinte absolue.

De KabTV de  » Les secrets du livre éternel  » 12/08/13

Un commandement sans intention est comme un corps sans âme

En effet, il y a une opinion courante selon laquelle le but principal de la religion et de la Torah est uniquement la purification des actes, et que tout ce qui est désiré dépend de l’observance des Mitsvot physiques (commandements), sans rien ajouter ou sans que rien n’en résulte. S’il en était ainsi, il est certain que ceux qui disent que seule l’étude des actions révélées et pratiques est suffisante, auraient eu raison.

Cependant ce n’est pas le cas. Nos sages ont déjà dit : « le Seigneur se moque de savoir comment on abat par la gorge ou par le cou, après tout, les Mitsvot n’ont été données que pour purifier les créatures ». Ainsi il y a un objectif derrière l’observance des actions, l’acte est simplement une préparation en vue de cet objectif. Par conséquent, il est évident que si les actions ne sont pas organisées en vue du but désiré, alors c’est comme si rien n’avait été observé. Et il est écrit dans le Zohar : « Une Mitsva (commandement) sans but est comme un corps sans âme ». C’est pourquoi l’intention doit accompagner l’acte.

Baal HaSoulam: De l’enseignement de la Kabbale et de son essence »

Si l’on veut corriger son désir égoïste de recevoir et le transformer en un désir de donner, il n’y a qu’un seul remède à sa disposition-la lumière-à condition de s’engager dans l’étude de la Torah avec l’intention de corriger son désir.

Rabash, Shlavey HaSoulam (marches de l’échelle) « Qu’est-ce que la Torah et le travail sur le chemin vers le Créateur »

C’est donc pourquoi le Créateur nous a donné la Torah et les Mitsvot qu’Il nous a ordonné d’accomplir à la seule condition de Lui faire plaisir. S’il n’y avait pas eu l’engagement dans la Torah et les Mitsvot Lishma (en Son nom), pour contenter uniquement le Créateur et non à des fins personnelles, aucune tactique au monde n’aurait pu nous aider à inverser notre nature.

A partir de là, vous pouvez comprendre toute la rigueur de l’engagement dans la Torah et les Mitsvot Lishma. Car si son intention dans la Torah et les Mitsvot n’est pas pour le Créateur, mais pour lui-même, non seulement la nature du désir de recevoir en lui ne se transformera pas, mais le désir de recevoir en lui sera supérieur à que ce qu’il a été donné par la nature de sa création.

Baal HaSoulam, Discours de conclusion du Zohar

Partir volontairement en exil

Dr. LaitmanJe suis parfaitement conscient de l’attitude des gens à mon égard. Lorsque je visite différentes villes en Europe je sens l’opposition antagoniste interne locale, j’essaie de ne pas justifier le Créateur afin de ne pas brouiller ce sentiment d’exil qui me donne l’occasion de travailler spirituellement et je l’apprécie même.

Après tout, je viens d’un pays avec une société à qui il a été appris à sentir fortement l’antisémitisme. Bien sûr, tout a été prévu de cette manière intentionnellement.

Fait intéressant, c’est plus évident et révéléen Europe de l’Est qu’en France, par exemple, où c’est subtil et élégant. Quand les sentiments négatifs sont révélés plus simplement, vous pouvez en parler, en discuter et vous opposer directement à la haine que les gens sentent envers vous et vous pouvez analyser ces états, même avec vos ennemis. Alors qu’en Europe de l’Ouest tout est voilé.

C’est curieux. Je suis toujours heureux de sentir et d’essayer de rassembler ces opinions de manière à sentir l’attitude négative envers moi. C’est essentiel.

Question: Qu’est-ce que vous obtenez de cela en tant que  kabbaliste ?

Réponse: Nous savons que le Rav Zosha et d’autres kabbalistes en Europe de l’Est, en Russie, partaient intentionnellement en exil. Ils avaient l’habitude de quitter leur village et allaient dans des endroits où seuls les gentils vivaient : Russes, Ukrainiens, etc , afin d’éprouver la répulsion et la haine, et leur attitude négative envers vous en tant qu’être humain.

Le sentiment de l’exil est essentiel afin d’avoir besoin du Créateur, en particulierl’opposition à cet attribut. Ce n’est pas un penchant pour les souffrances mais plutôt la reconnaissance de l’état où vous êtes vraiment, mais qui peut vous être caché.

Nous ne devons pas brouiller ces états. Vous avez à les vivre avec tout le monde et les sentir profondément, ce qu’ils sont vraiment.

De Kab TV  » Les secrets du livre éternel  » 12/08/13

D’une multitude de désirs à une seule prière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment peut-on ressentir le besoin, le désir des 99 % de l’humanité et les remplir correctement ?

Réponse: Vous n’avez pas besoin de ressentir le besoin des 99 % du public. Chacun a une collection complète de désirs inconscients pour la nourriture, le sexe, la richesse, le respect, la puissance et la connaissance. Et au sein de ces six types de réalisation que la personne veut, il y a encore des centaines de petits besoins.

Si vous commencez à préciser exactement où le désir domine dans chaque personne, alors il n’y aura pas de fin à cela. Elle dira quelque chose à chaque minute : «Je veux ceci et cela et cela ….  » Quand vous emmenez un petit enfant dans un grand magasin de jouet, il est ébloui par l’abondance de jouets et il va en prendre un, puis un autre et un autre. C’est la même chose pour nous.

Par conséquent, il n’y a aucune raison de chercher leurs désirs spécifiques, ils sont partagés par tous, d’ailleurs, ils errent plus ou moins dans des rangs particuliers.

Nous devons amener les gens au fait que l’ensemble de leurs divers désirs, quels qu’ils soient, doivent être résumés dans un désir de s’unir entre eux. Ensuite, ils vont découvrir que la force qui les remplit.

Peu importe ce qu’ils désirent ! Ils n’ont pas besoin de les exprimer ni de les partager avec nous. Ils ont besoin de mener des actions et de passer par les états qui mènent à la connexion et à l’unité. Puis une sensation apparaît en eux qui ne sera pas seulement de satisfaire les désirs de chacun, mais aussi leur permettra de créer l’unité supplémentaire entre eux. Ainsi, ils comprendront exactement comment ils peuvent être remplis.

En continuant à participer à ces activités, ils commenceront à voir que la puissance de l’unité qu’ils trouvent dans un collectif peut résoudre tous leurs problèmes matériels: la santé, les finances, la préservation de la famille, l’éducation des enfants, et ainsi de suite. Aussi étrange que cela puisse paraître, la force positive qui est créée au moment de la connexion entre égoïstes est vraiment prête à guérir toutes les blessures personnelles et sociales, si les gens s’élevent au-dessus de leur ego et se connectent entre eux.

Par conséquent, peu importe les problèmes spécifiques. Nous ne nous imissons pas dans les gens. Essayez d’organiser un sondage dans la rue où les gens énuméreront les dix désirs les plus importants pour eux et vous verrez qu’ils parlent tous de la même chose. Ils parlent des enfants, de la santé, de la famille, du travail, des problèmes financiers…. c’est la même chose pour tous. Tout problème peut être résolu en s’asseyant en cercle, en discutant entre eux et ainsi ils attirent la lumière intérieure de sorte qu’elle va les aider. C’est ce qu’on appelle la  » prière de beaucoup.  »

D’une discussion sur le groupe et la diffusion 24/11/13

L’unité est dans le Créateur

congrès, groupeQuestion : Comment pouvons-nous nous connecter via le Créateur ?

Réponse : Très simplement. En raison de l’impuissance face au fait que nous ne sommes pas en mesure de nous unir, nous nous tournons vers la Lumière Environnante, le Créateur, et nous Lui demandons de nous unir. Cela se produit à chaque degré. Après avoir découvert notre incapacité à nous unir, nous arrivons à la « porte des larmes », nous crions et recevons la force de nous connecter, de fusionner ensemble.

Mais comment le Créateur nous colle-t-il si nous sommes différents ? Nous devenons collés seulement selon notre intention de nous connecter au Créateur, si nous voulons donner uniquement à Lui. Il devient notre lien de connexion, notre objectif. C’est comme les parents qui s’unissent dans un enfant. Ils pourraient même se haïr l’un l’autre, mais ils se connectent à travers lui, prennent soin de lui ensemble.

Mais dans cet enfant, ils sont réconciliés mais se détestent l’un l’autre. Cependant, ils l’aiment et c’est pourquoi ils se connectent en lui, en ce point. C’est l’union des contraires. Nous sommes tous opposés dans un millier de propriétés différentes et de directions. Personne n’est identique à un autre. Alors, que pouvons-nous faire avec notre désir de plaisir ? Nous ne pouvons pas le tuer, nous ne pouvons rien faire avec lui. Nous avons seulement reçu la possibilité d’effectuer des actions qui conduisent à l’unité.

Nous devons connecter deux parties qui n’ont rien en commun, sauf la base animale. C’est pourquoi il y a ce monde dans lequel nous pouvons nous connecter sur le plan physique simplement en se « tenant par la main ». Mais nous exprimons nos sentiments par ce geste. Par conséquent, ce degré est séparé de tous les autres degrés, de tous les états, car il nous permet de commencer à monter. Dans ce monde, nous pouvons frapper une autre personne au visage ou l’embrasser et donc affecter son désir. Il est possible d’embrasser sur demande, et le désir peut être modifié en raison de son désir d’embrasser.

J’embrasse juste quelqu’un sans ressentir de la sympathie pour lui, et même en ressentant du rejet, mais en raison de ces actions, mon désir change progressivement. C’est le caractère unique de ce monde dans lequel il est possible d’affecter le désir de quelqu’un par des actions physiques. Mais tout cela se passe à un certain degré et seulement comme une préparation. Et c’est la raison pour laquelle ce n’est pas considéré comme une connexion spirituelle.

Mais si nous parlons de désirs spirituels qui sont plus élevés que le degré de ce monde, alors là nous utilisons les désirs matériels qui en aucune façon se croisent avec les désirs de quelqu’un d’autre. Si nous voulons nous unir, alors le Créateur doit être entre nous. Uniquement à travers Lui, à travers notre racine, nous nous connectons, comme deux frères se connectent via une mère commune. C’est pourquoi ils sont appelés frères.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/12/13, Le Zohar

Une prière en eau sombre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce qu’une personne peut faire si elle est constamment distraite par des pensées étrangères et ne peut pas se concentrer lors de la lecture du Zohar ?

Réponse: Une personne devrait essayer de vivre avec les états que nous lisons. C’est ce qu’on appelle «vouloir savoir ce que l’on étudie », qui signifie se connecter à la matière et l’atteindre. La connaissance signifie la connexion.

Peu importe ce que nous étudions, que ce soit  » les récipients ronds et droits ( Igoulim et Yosher ) » ou « à minuit quand le violon de David joue  » quand nous lisons un certain article, nous devrions voulons être dans le même état dont les kabbalistes parlent. Nous devons identifier ce que nous lisons et le sentir. C’est comme si un ami vous parlait de sa vie et que vous voulez vraiment le comprendre et partager ses sentiments en absorbant ses mots afin d’atteindre ses sentiments à travers eux. Vous pouvez à travers les mots rejoindre l’impression intérieure et partager les mêmes sentiments.

C’est ce que nous avons besoin de sentir quand nous lisons. Ainsi, il s’avère que nous développons une habitude qui nous permet de pénétrer le texte kabbalistique dès l’instant où nous l’entendons et nous pouvons immédiatement le pénétrer, comme si nous sautions dans l’eau. La Torah est l’eau, Hassadim. Une fois que nous sommes dans l’eau, nous commençons à activer tous nos sens en précisant ce qui se passe. C’est comme si nous étions dans une mer en essayant de regarder autour de nous, de sentir l’atmosphère et de comprendre la situation.

Cela devient une habitude : Dès l’instant où j’ai entendu les mots de la Torah, j’entre immédiatement dans la lumière, l’eau et j’essaye de comprendre ce qui s’y passe. C’est comme si j’entrais dans une pièce sombre ou dans de l’eau sombre dans laquelle je ne vois rien. Ensuite, il est très important pour moi de comprendre ce qui se passe, c’est une habitude que nous devrions développer à l’égard de la Torah.

Si je mets en œuvre effectivement cette approche, je vais toujours être à la recherche, m’attendant à ce que cet état m’influence aujourd’hui et se révèle à moi. L’état se révéléra car il n’existait pas et il apparait tout à coup. Il existe déjà, mais je ne peux pas le voir ni encore l’identifier. Quand je change intérieurement, l’état se révéléra. Il n’y a pas de révélation qui soit extérieure à moi mais seulement en moi. Un nouveau sens s’éveille en moi et je le révèle.

Une personne doit constamment s’attendre à ceci, en particulier au cours de la leçon . Il est dit:  » Il serait bon de prier toute la journée,  » mais du moins, il est nécessaire de transformer chaque leçon en une prière.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 29/11/13 , Le Zohar