Category Archives: Spiritualité

Pouvons-nous acheter l’amour?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi dit-on que l’amour est acheté par des actions? Qu’en est-il de l’intention ou est-ce seulement en ce qui concerne l’amour corporel et non l’amour spirituel?

Réponse: Tant l’amour spirituel que l’amour corporel sont achetés par des actions, notre monde est celui des actions. Si nous accomplissons des actions, même si nous n’avons pas la bonne l’intention ni le bon sentiment, ces actions attirent la Lumière qui ramène vers le bien que change notre sentiment et notre compréhension.

Il n’y a pas d’autres moyens! Si notre matière, notre désir et notre intention se concentrent uniquement sur nous-mêmes, nous ne pouvons pas faire tout ce qui est à l’opposé. L’inverse se fait par le même moyen que l’on appelle «ce monde» dans lequel nous pouvons effectuer des actions. Bien que ces actions découlent de notre désir de recevoir et de l’intention de recevoir pour nous-mêmes, au niveau de ce monde, c’est comme donner sans réserve, ce qui signifie que je donne à l’autre.

Je souhaite recevoir pour moi et je donnerai aussi à l’autre parce que je veux recevoir pour moi, mais si j’arrange et organise le don en fonction de l’avis des kabbalistes, alors les dons fonctionnent! Il est dit que les sages du Talmud ont une certaine préparation qui nous permet d’utiliser les moyens de la Lumière qui ramène vers le Bien au lieu de nous torturer physiquement, au lieu de travailler directement contre notre volonté et notre intention.

Cette lumière agit sur nous si nous accomplissons des actions conformément à l’avis des kabbalistes: aspirer à l’amour de ses amis, donner des cadeaux aux amis, en essayant de se connecter entre nous, et étudier ensemble les sources kabbalistiques.

De la 1ère partie du  Cours quotidien de Kabbale du 19/06/13, Les écrits du Rabash

Il n’y aura pas de déception

Dr. Michael LaitmanQuestion : Il y a des concepts tels que l’équité et le don sans réserve. Si je ne sais pas comment donner et donner sans réserve matériellement, puis-je au moins savoir ce qu’est le don sans réserve spirituel ?

Réponse : La spiritualité et la matérialité sont intégrées l’une à l’autre. Si je ne peux pas donner matériellement, je ne serai pas en mesure de donner quoi que ce soit spirituellement. C’est parce que tout est mis en place par le désir. Il supervise les activités matérielles : je tends la main, je retire ma main, et ainsi de suite. C’est la même chose dans la spiritualité. Par conséquent, dans le monde matériel, si je nuis à quelqu’un, il est certain que je n’apporte aucun avantage dans la spiritualité.

Si j’apprends à donner sans réserve sur le plan physique, alors avec cela je fais un pas vers la spiritualité. Toutefois, cela ne signifie pas encore que j’entre dans le monde supérieur car je dois être bien organisé pour cela, surtout entre moi et n’importe qui d’autre. Et c’est ce que nous enseignons à l’humanité.

Les gens peuvent donner et donner l’un à l’autre, nous connaissons l’altruisme des individus et des sociétés utopiques de l’histoire, mais rien n’est sorti de cela. En général, cela s’est clairement terminé dans un bain de sang parce que la Lumière n’est pas venue parmi eux et les déceptions, l’amertume et les récriminations mutuelles sont apparues en réponse à leurs efforts et leurs attentes. Par conséquent, il est nécessaire d’enseigner aux gens comment s’unir correctement et ensuite leur mouvement l’un envers l’autre sera souhaitable et se terminera bien.

Du congrès de Krasnoïarsk du 14/06/13, Leçon n°4

Faire tout pour le bien des autres

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans l’un des cours que vous avez dit que le Créateur nous sera révélera quand nous ne Le voudrons pas. Qu’est-ce que cela signifie?
Réponse: En ce qui concerne ce qui a été dit, que le Créateur est découvert quand une personne ne le veut pas, cela veut dire que la personne refuse tout résultat qu’elle pourrait avoir pour elle, et ainsi nous arrivons au point au-delà de la «Makhsom. »
Du congrès de Krasnoïarsk 14/06/13, Leçon 4

La douleur comme un levier d’ascension

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le Créateur a basé toute notre vie sur la souffrance? Il est dit que seuls les héros qui ont eu la patience, ce qui signifie qui ont tenu, ont finalement découvrert le Créateur. Il s’avère qu’une personne souffre encore, même après être venue étudier.

Réponse: Une personne ne souffre pas moins dans la vie ordinaire quand elle doit travailler. Chaque matin, je vois mon voisin, qui est un professionnel et non un homme pauvre, prendre son enfant à la maternelle, à six heures du matin et alors il part travailler. Il rentre tard le soir et puis sort de nouveau, donc passe toute la journée à l’extérieur de son domicile. Combien de temps faut-il pour vivre? Après tout, il doit dormir, manger et prendre une douche, combien restent-ils d’heures ? N’est-ce pas une vie de souffrance?

Mais puisque ce genre de vie est la norme, il ne ressent aucune douleur, il est même fier de lui et sent qu’il réussit. Il paie si cher cette vie dure, mais dans l’ensemble qu’est-ce qu’il obtient? Il travaille toute sa vie pour souffrir moins, et il a sa descendance qui mènera également la même vie, si ce n’est pire, alors quel est le sens d’une telle vie?

Une personne qui commence à étudier la sagesse de la Kabbale ne souffre pas. Elle sait qu’elle corrige son âme. Dans sa vie ordinaire, elle a travaillé pour un certain patron sans même savoir pourquoi. Elle vivait puisque qu’elle avait peur de mourir et sorte qu’ielle a payé avec de la douleur afin de rester en vie. En étudiant la sagesse de la Kabbale, une personne ne paie pas avec de la douleur mais ressent une douleur tout en corrigeant son âme. Cette douleur est le sentiment de la maladie à l’intérieur de son âme qui lui montre exactement où elle doit se corriger. Donc, c’est une bonne douleur, car elle révèle l’endroit de la corruption.

Je dois être content de cette douleur, comme le Baal HaSoulam dit: «Je suis heureux du méchant qui se révèle » puisque maintenant je sais enfin ce qui doit être corrigé. Les gens paient beaucoup d’argent pour obtenir le bon diagnostic de leur maladie: Ils vont chez des experts et sont examinés avec un équipement spécial puisque la chose la plus importante est de savoir de quoi ils souffrent. Parfois, quand vous ne ressentez pas la douleur, c’est encore pire.

Ici cependant, on me montre la raison de mes souffrances! En médecine le bon diagnostic est considéré comme 90% de la réussite du traitement, alors que dans notre cas, il est à 100% car je sais exactement ce que mon mal est et trouve immédiatement un remède.

Dans notre monde vous ne savez pas si vous pouvez trouver le bon remède après un diagnostic, mais dans le monde spirituel, le diagnostic est une garantie immédiate d’un remède. Le même serpent qui se révèle devient à son tour la cure, «l’ange de la mort» devient le «saint ange».

Au moment où nous découvrons la douleur, on trouve le remède pour elle dans la douleur elle-même. Il est dit: «J’ai créé le mauvais penchant, j’ai créé la Torah comme une épice puisque la Lumière qui est en elle ramène vers le bien. » La même Lumière qui révèle le serpent le transforme en un «saint ange ».

Donc, pour nous, la douleur est un signe de maladie, nous voulons que la douleur se révèle afin que ce soit un levier pour monter, un saut au niveau spirituel.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 06/06/13, Les écrits du Rabash

Une montée vers une orbite plus élevée

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la condition préalable à une volonté de s’unir, est-ce mon désir de comprendre et de sentir tout en moi?

Réponse: Pendant le processus de travail spirituel, notre désir de comprendre et de sentir tout en nous ne se contracte pas, bien au contraire, il va en grandissant de plus en plus. Et il doit s’élargir, car il devient de plus en plus intégré. Je commence déjà à comprendre comment mon image de la réalité change et que mon corps, en occupant un volume particulier dans l’espace physique, me donne un sentiment de distance, d’isolement des autres, voire d’opposition et de différence avec les autres.

J’ai besoin de me mettre dans un état où je me sens libéré du corps. Le corps n’existe pas. Au-dessus de mon corps, c’est-à-dire au-delà de l’ego, il existe la connexion entre moi et les autres. Et le corps n’existe pas, c’est un certain genre d’image égoïste dans mon imagination, dans notre conscience. C’est ainsi que j’ai besoin d’apprendre pour me décrire mon état futur. Ce qui m’intéresse c’est seulement l’unité spirituelle entre nous. Le corps n’a aucune signification. Plus tard, nous verrons comment il disparait.

Dans la sagesse de la Kabbale nous apprenons la naissance du Kli spirituel, sa croissance et les changements d’état. La même chose a lieu chez nous, dans notre monde, la naissance et la croissance de notre corps bestial, qui en principe n’est que l’ego. Notre corps est ce qui existe dans notre imagination, en fait, il est formé au sein de notre ego. Après cela, il se fond, disparaît, meurt, et à sa place un autre corps apparaît, et un autre, et ainsi de suite jusqu’à ce que nous sortions au niveau de la correction terminée. Nous retournons dans des corps tout le temps parce qu’ils nous sont impératifs pour notre réalisation indépendante de chaque plan spirituel.

Entre chaque niveau spirituel il y a une déconnexion, une scission. Afin d’atteindre un niveau particulier, vous avez besoin de tomber de son niveau au niveau de ce monde. Au moins pour un moment, vous devez sentir que vous existez seulement dans cet état bestial, et après cela, vous allez commencer à atteindre le niveau spirituel supérieur. Vous tombez à ce niveau tout le temps, et puis de nouveau vous effectuez un saut énergique au niveau supérieur.

Et ce n’est qu’avec l’achèvement de toutes les corrections lorsque vous effectuez une action appelée (Samuel II 23:20) « … un homme vaillant de Kabtziel qui avait fait de nombreux actes» (c’est-à-dire: «Je rassemblerai »), lorsque vous rassemblez tous ces niveaux et les reliez intégralement alors le dernier état de l’achèvement complet de la correction apparaît. Et jusque-là, nous corrigeons chaque valeur dans une forme discrète (isolée), tout comme un électron dans l’atome saute aux niveaux suivants. Mais en général, quand il saute il émet des photons, alors que nous faisons le contraire parce que nous nous élevons spirituellement, par conséquent, nous absorbons apparemment l’énergie du champ énergétique entourant appelé «Créateur» ou «Lumière», et cela oblige notre ascension à une orbite supérieure et plus élevée.

De la 2ème préparation au Congrès de Krasnoyarsk 13/06/13

Le conducteur de mon “âne”

Dr. Michael LaitmanLe Créateur conduit notre « âne » (Hamorחמור), ce qui signifie qu’il gère notre matière (homerחומר) (qui a la même racine en hébreu), notre désir, par la Lumière qui ramène vers le Bien.

Depuis le début de la création, Il développe le désir de recevoir comme quelque chose à partir de rien à travers les quatre phases de la lumière directe (la structure du premier HaVaYaH) et ainsi de suite. La Lumière fonctionne toujours partout, comme il est dit, «Je suis le premier», et en même temps, «la fin de l’acte est dans la pensée initiale, » ainsi l’objectif de notre développement est prédéterminé pour rendre la créature indépendante.

Le Créateur a accompli le premier acte, qui est en fait le seul acte appelé « création ». Il a pris quelque chose de lui-même. C’est pourquoi il est appelé Bryia, la création en hébreu, qui signifie Bar – le moi extérieur de quelqu’un. D’autre part, il a apporté le désir de perfection et cela a été fait immédiatement.

Dans la perception de l’être créé, il y a tout un processus qu’il doit découvrir par lui-même: qui il est, ce qu’il est, à l’égard de qui il existe, et pourquoi cela arrive de cette façon. Il doit l’accepter basé sur sa nature.

La chose principale est que, en raison de tous les sentiments et les clarifications qu’il traverse, il atteint un état appelé adhésion; cette adhésion est le résultat de la connaissance, comme il est dit: « Connais ton Seigneur. » Ainsi, la créature atteint le point du milieu, le Séfira de Keter ou la Sefira de la connaissance, qui est l’esprit du Supérieur.

Ainsi, nous effectuons différentes actions afin de découvrir où nous sommes réellement et dans quel état. Les états que nous traversons sont divisés en niveaux des mondes: ce monde, le monde de Assiya, Yetsira, Bryia, Atsilout, et le monde d’Ein Sof (Infini). C’est ce que nous appelons les états qui nous ont été préparés à l’avance lors de la descente de haut en bas jusqu’au moment où nous sentons que nous existons et nous commençons à nous poser la question: «Que faisons-nous maintenant, que pouvons-nous faire? Comment pouvons-nous le réaliser? Quelles sont les attentes? Comment sommes-nous gérés et comment pouvons-nous nous gérer nous-mêmes ».

Là arrive un moment où je me pose la question: «Qui suis-je? » Je vois une sorte de réalité devant moi et mon sentiment est divisé en deux:

  • L’intériorité, qui est le sentiment du moi, mon corps, mon désir, etc.
  • En dehors de moi-même, ce qui est la nature minérale, végétale et animale et parlante, le monde entier et les différents sentiments des autres mondes dont les kabbalistes parlent, qui sont tous à l’intérieur de moi, dans mon récipient spirituel, que j’ai à unir.

Alors, quelle est cette force supérieure? Qui est le pilote « de l’âne »?

Nous ne pouvons pas bien sûr parler abstraitement au sujet du Créateur, à propos de la Lumière supérieure. Nous devons L’«habiller» dans une certaine forme révélée que nous comprenons, et donc dans le Livre du Zohar dans l’article « Le meneur d’ânes (point 74), » Rabbi Shimon veut nous transmettre les points par lesquels nous pouvons percevoir la force supérieure qui guide et gère la matière. Cependant, nous devons essayer de sentir cela autant que possible, à la fois dans notre cœur et notre esprit, autant que nous en expérimentons le besoin.

De  la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/06/13, Le Livre du  Zohar — Introduction, “L’ânier”

Les joyeux invités, reconnaissants envers l’hôte

Dr. Michael LaitmanRabash, « la question de Yenika et Ibour: » … ce qui signifie qu’il ne doit pas voir qu’il aura le bonheur comme fruit de ses travaux, mais ce qu’il doit voir, c’est qu’il doit se préparer à savoir pour qui il travaille et quelle est son importance, et la joie est le résultat de ceci, ce qui revient à  dire que s’il n’a pas de joie dans le travail, il n’a aucune idée de l’importance du Créateur, et alors il doit se corriger dans la foi.

Les forces sont prises à partir de la reconnaissance de l’importance et de la grandeur du Créateur, l’objectif, la compréhension de pour qui nous travaillons, de qui nous nous approchons et à qui devenons-nous semblables. Devenir plus proche n’est possible que grâce à l’équivalence de forme, mais d’où pouvons nous prendre des forces qui nous permettent de travailler contre notre nature? C’est seulement à partir de l’environnement. C’est pourquoi la grandeur du supérieur ne dépend que de l’environnement, et nous devons travailler sur cela.

Si c’est un désir égoïste habituel alors nous créons la religion. La religion est construite sur la grandeur et l’importance d’un objet vénéré parmi les masses, malgré le fait qu’il ne leur est pas familier, n’a pas été révélé ou compris. Au contraire, simplement parce qu’il n’est pas compris et pas révélé et ce n’est même pas un objectif, on l’appelle la foi, qui est aveugle et ne mène pas à la réalisation. C’est pourquoi plus une personne est simple, plus elle est considérée élevée et  juste dans la foi, parce qu’elle est prête à être fidèle sans aucune connaissance.

Cependant, la Kabbale établit un nouveau but pour nous: «Apprenez à connaître votre Créateur et à travailler pour Lui! » Autrement dit, nous avons besoin de savoir, de Le révéler. C’est précisément le but de la création: de sorte que nous soyons heureux et profitions de la sensation de proximité avec notre Roi, au point de la pleine adhésion. Adhésion signifie complète réalisation de toute la hauteur de la création qui a atteint une similitude avec le Créateur. Ils deviennent égaux les uns aux autres.

Donc, ici nous avons besoin d’un travail complètement différent. Atteindre la grandeur du supérieur se fait en deux étapes. Dans la première étape, on parle de la grandeur de l’objectif, le Créateur, que nous voulons révéler, au sujet de la force supérieure à côté de laquelle il n’y a rien d’autre, et à la deuxième, s’impressionner les uns les autres. Nous devenons inspirés par le rapprochement de la révélation de cette plus haute qualité qui existe entre nous, cachée, pour le moment, mais sera révélée bientôt.

Ce n’est pas une simple source d’inspiration comme dans l’extase religieuse, mais elle attire la lumière environnante pour nous. C’est une énorme différence. Nous sommes impressionnés par la grandeur du Créateur et nous nous rapprochons de Lui selon notre désir de devenir semblable à Lui, c’est-à-dire, pour se débarrasser de la puissance du mauvais penchant en nous et passer sous la puissance de la bonne nature du don sans réserve . Comme il est écrit: « Je souhaite qu’ils M’aient abandonné mais gardent ma Torah, car en s’occupant par eux-mêmes de celle-ci, la Lumière qu’elle contient les ramènerait dans le droit chemin. »

Nous ne voulons pas juste révéler le Créateur, la force du don et de l’amour en nous, mais nous voulons vraiment changer en raison de Sa Lumière et de Sa force. C’est pourquoi nous créons artificiellement en nous-mêmes l’opinion de Sa grandeur, ce que par essence est une imposture parce que nous ne Le sentons pas. Cependant, nous savons que nous sommes plongés dans notre égoïsme, le désir de jouir, et c’est pourquoi nous n’avons pas d’autre façon de grandir si ce n’est qu’en travaillant à l’encontre de l’état actuel. Nous faisons tout cela tout à fait délibérément et sous notre contrôle.

C’est pourquoi dans la compréhension habituelle, la foi signifie fermer les yeux et de ne pas chercher à connaître et à atteindre quoi que ce soit. Une personne obtient la force de son égoïsme, de l’environnement égoïste qui lui permet d’agir avec l’espoir d’une grande récompense. L’environnement lui promet le Jardin d’Eden, et toutes sortes de récompenses dans cette vie et dans les vies futures.

La sagesse de la Kabbale enseigne le contraire parce que, comme il est écrit: «L’opinion de la Torah est opposée à l’opinion des masses égoïstes. » Nous ne cherchons pas des valeurs banales, mais nous voulons la force du don et de l’amour pour que les autres gouvernent en nous. C’est pourquoi la foi pour nous est appelée la force du don. « Croire en le Créateur» signifie Lui donner sans réserve en tant qu’invités reconnaissants envers l’hôte. Ainsi, nous devenons égaux à Lui.

De même, à chaque fois qu’on s’élève, nous avons encore besoin de l’environnement pour étayer l’opinion que le Créateur est grand. Cependant, cela ne nous est pas du tout clair. Cela est nécessaire uniquement dans le but d’attirer la Lumière environnante vers nous, ce qui va nous donner la propriété du don sans réserve et nous permettre de nous élever au-dessus de notre égoïsme, de sentir l’autre. La propriété du don sans réserve, la propriété de Bina, est appelée la foi.

Vous pouvez vérifier votre joie de ce point de vue: Est-ce le résultat de bonnes actions comme il se doit, c’est-à-dire l’action du don sans réserve, de la foi au-dessus de la raison? Cela signifie que le don doit être au-dessus de la réception, au-dessus de notre désir égoïste, ou ressentons-nous de la joie parce que nous éprouvons du plaisir dans notre égoïsme? Alors, c’est de la joie égoïste, la joie de l’égoïsme au pouvoir. Tout dépend de ce que règne en nous. C’est ce qui doit être vérifié.

De la préparation au Cours quotidien de Kabbale du 10/06/13

Si vous mangez votre propre chair…

Dr. Michael LaitmanSi vous souffrez, cela signifie que vous êtes dans un état appelé: «un imbécile assis sans rien faire, mange sa chair. » Si vous avez un environnement solide qui veut vous aider et vous n’avez pas honte de vous annuler et être totalement intégré en lui, vous êtes très chanceux. Ensuite, vous ne souffrirez pas, mais allez découvrir tout de suite les moyens de transformer tout cet état de souffrance pour le mieux.
Si vous mangez votre propre chair, cela signifie que vous ne pouvez pas déterminer avec certitude d’où vient la douleur, pour quelle raison, de qui et dans quel but. Vous avez oublié qu’ « Il est le premier et Il est le dernier! » Et c’est comme si vous vous attribuiez la douleur, comme si vous l’aviez causé de vous-même et vous en êtes responsable. Ainsi vous vous torturez et vous rongez le sang.
Toutefois, si vous attribuez tout au Créateur et non pas comme le caprice d’un destin aveugle, vous arrêterez de vous rongez les sangs et vous transformez immédiatement le mauvais sentiment en un moyen d’ascension, de connexion au Créateur qui vous a envoyé cet état pour  que vous vous connectiez à Lui.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 06/06/13, Écrits du Rabash

J’accepte les règles du jeu

Dr. Michael LaitmanIl n’y a rien, hormis vous donner aux amis et trouver l’attribut général du don ou du Créateur dans ce que vous avez donné. Mais vous découvrez une nouvelle dimension, un nouveau monde dans cet attribut, le monde supérieur qui est basé sur l’attribut du don et qui n’est donc pas temporaire, mais éternel, en constante évolution et infini. Vous sentez que vous êtes dans ce monde éternel.

Si tout s’arrêtait là, nous serions restés dans cet état éternel et, en fait, nous nous sentirions détachés de notre corps. Après tout, le corps, ce qui signifie notre désir, resterait totalement vide. Nous ne nous identifions pas avec autre chose que le désir, donc les gens qui se sentent totalement vides dans ce monde se suicident, car ils ne ressentent pas qu’il y ait des raisons de continuer.

Mais le fait est que ce n’est qu’une très petite partie de notre ego par rapport à ça. Le Créateur, la force du don, veut que nous L’atteignions pleinement, et Il ajoute aussitôt un nouveau ego d’un type totalement différent. Ce n’est plus le moi corporel, comme au premier niveau à partir duquel nous avons dû monter, mais un ego spirituel appelé une «coquille». En elle, nous commençons déjà à recevoir des interruptions spirituelles sérieuses.

Dans cet ego nous commençons à ressentir le monde spirituel négatif. C’est le monde égoïste réel sur lequel nous devrons travailler encore, comme dans le passé, avec les amis. Mais parmi eux, je comprends déjà (oubliez et alors vous vous souvenez à nouveau) comment je dois me réaliser selon le principe exact du premier niveau. Mais maintenant, mes désirs sont beaucoup plus égoïstes. Je commence à les voir plus en profondeur et je comprends mes attributs positifs et négatifs plus profondément.

Cela signifie que la lutte devient essentiellement différente, mais je dois agir selon le même principe: me transférer dans les amis, me sentir en eux, être heureux en eux, et de me couvrir totalement des conséquences de mes bons actes de toute nature. Je dois constamment investir seulement en eux.

Le sentiment qu’ils sont mon âme, que j’ai atteint le premier niveau, disparaît et encore une fois je pense, « Pourquoi diable ces gens qui sont si loin de moi, et qui m’agacent, doivent faire partie de mon âme ?  » Au  premier niveau ils m’étaient simplement indifférents et ils semblaient même agréables, mais maintenant je commence à les haïr. Leurs actions et leurs paroles semblent repoussantes; leurs paroles semblent un mensonge total et leurs actions semblent hautaines. Tout ce qu’ils font est une sorte de spectacle.

En d’autres termes, de nouvelles interruptions gigantesques, très sérieuses, profondes et réelles arrivent, qui sont absolument justifiées par ma pensée rationnelle. C’est beaucoup plus difficile pour moi qu’au premier niveau lequel semble maintenant comme un jeu d’enfant. Avant, nous avons simplement joué ensemble et maintenant c’est comme s’ils étaient complètement transparents: Je vois leur malhonnêteté, leur fierté, leur terrible ego. Malgré tout cela je dois surmonter, ce qui signifie trouver certaines opportunités d’agir pour leur bien, pour ressentir de la joie en faisant quelque chose pour eux, pour leur réussite et leurs plaisirs.

Je dois voir mon succès seulement en le voyant satisfaits, par moi ou par d’autres. IPeu importe ce qui les satisfait tant qu’ils le sont. Si au premier niveau, j’étais content de les avoir satisfaits et d’avoir réussi à les raccorder à moi, maintenant ce n’est plus ça! Je peux travailler à travers les autres et ainsi remplir les amis d’une manière cachée, tant qu’ils se sentent bien. Cela signifie que je sens que je suis plus détaché de résultats de mon travail et que ce n’est pas si important pour moi. L’essentiel est qu’ils puissent en profiter et être contents.

Ils peuvent me regarder avec mépris, je veux ne pas être connecté à moi, et je pense que je suis un égoïste et n’avance pas, mais je ne m’inquiète pas, tant qu’ils se sentent bien. Imaginez combien d’interruptions mutuelles, il y a là, à mon égard et pour eux. Le Créateur joue avec une personne d’une manière étonnante. Mais si une personne peut fermer les yeux hermétiquement et ne pas regarder dans son ego, dans son cœur et son esprit, et agir comme un aveugle, malgré tout, elle gagne.

C’est ce qu’on appelle «la foi au-dessus de la raison», ce qui signifie que je dis au Créateur: «J’accepte votre jeu! Vous vous moquez de moi, mais j’accepte les règles du jeu et je joue contre Vous.  » Il s’avère que mon adversaire est le Créateur! Ou c’est mon ego qui est la même chose, car «il n’y a rien hormis Lui. » Il est le seul qui joue avec moi et corrige toutes ces sales tours.

Je dois me tenir à l’essentiel, qui est déterminé par qui  j’apprécie d’être: dans d’autres ou dans moi-même. Ainsi, peu à peu, nous découvrons le Créateur en travaillant avec les amis dans le groupe.

Du  Congrès de Krasnoyarsk troisième jour  16/06/13, Cours 5

Une auto-attaque en avant ensemble avec le groupe

congrès, groupeOn nous a donné un groupe afin de ressembler au Créateur et ne vivre que dans l’attribut du don pur, sans aucun mouvement dans ma direction et sans regarder en arrière sur moi-même. Nous devons faire tout cela, parler à propos de ça, apprendre à le connaître et à le sentir. Nous devons en faire l’expérience, et essayer toutes les options possibles, et de découvrir que nous ne pouvons pas faire cela et essayer encore. Nous devons saisir chacun «par les dents» et ne pas lacher prise. Bien que je sois indifférent à ces visages et que je sois même repoussé par eux, je veux leur donner et je veux ressentir ma joie, mon résultat, seulement en eux.

Dans cette mesure, ils susciteront encore plus de haine en moi. C’est parce que je sens combien cela est opposé de mon ego: Travailler pour quelqu’un d’autre afin qu’il profite constamment, je dois profiter de ses succès, ses plaisirs, sa joie,en me détachant de plus en plus de moi-même et ayant de plus en plus le sentiment que je dois sentir ma joie et mes plaisir en lui. Tout est pour lui!

Il est impossible d’atteindre cela tout seul. J’ai besoin des exemples que les amis fixent pour moi qui me montrent clairement qu’ils fonctionnent de la même façon. Nous  sommes tous dans une attaque contre nous-mêmes, et nous voyons l’autre comme l’objet et le résultat de nos actions de don!

Tout notre travail et nos efforts sont focalisés sur un point, sur la clarification où et chez qui je sens mon plaisir: Est-il à l’intérieur de moi ou de quelqu’un d’autre? Dois-je entrer dans l’autre et chercher à créer le plaisir en lui par mes actions, et sentir combien il aime cela, et je suis heureux et content à ce sujet? Je dois constamment me regarder et vérifier si j’essaie de le faire.

Je ne cesse de faire ce travail, cette surveillance intérieure complète, sous la pression, et je veux sentir la joie dans mes amis. Ma joie provient du sentiment qu’ils se sentent bien et que je l’ai fait se sentir ainsi. Je suis fier d’éveiller ce plaisir en eux et qu’ils soient heureux comme un résultat de mes intentions et mon travail.

J’ai le droit d’être fier car c’est l’attribut de don. Je peux être heureux puisque je ne le fais pas pour moi-même. C’est ce que j’ai à faire, à vivre en eux. Si je concentre mon travail de cette façon et sors constamment de moi-même, si j’entre dans les amis, me transfère en eux, et me sens heureux que mon désir égoïste reste vide et tout le plaisir soit passé aux autres, ça s’appelle la création d’un récipient externe, la Lumière Réfléchie.

Alors je commence à découvrir l’attribut du don dans les amis, que je crée effectivement par moi-même, créant ainsi le Créateur. Il est dit que nous créons le Créateur, nous Le faisons. Cela signifie que l’on découvre cet attribut commun dans les efforts que nous faisons pour l’autre. Ainsi, je transfère progressivement tout mon ego de moi aux autres, et quand je suis totalement vide de mon ego, je complète une certaine mesure appelée Séa (une ancienne mesure de volume).

Lorsque je remplis le transfert de toutes les choses dont je pensais de profiter en leur donnant à eux, en leur apportant plaisir, et je sens mon plaisir en eux, j’apprécie cela, comme il est dit: «en Lui notre cœur se réjouira». À la fin de ce processus, je commence à sentir le premier niveau spirituel, en eux, dans mes amis, à l’intérieur de leur adhésion à l’attribut du don qui a finalement été créé dans la mesure où j’ai donné. Je ressens l’attribut intégral du don qui a été recueilli par toutes mes tentatives.

Il y a dix tentatives majeures, même si nous ne pouvons pas les différencier et les compter. Dans l’ensemble, elles sont divisées en dizaines, voire des centaines d’autres efforts, à la suite desquels je commence à sentir l’attribut collectif du don que je viens d’attirer, quand il devient un attribut unique qui commence à exister indépendamment: Il est appelé « Créateur ».

Bien sûr, cet attribut existait aussi avant, nous recevons la compréhension du Créateur, que cet attribut nous a créés avec notre ego, de sorte que maintenant vous allez le récupérer et travailler sur lui et vous transférer vous-même dans d’autres, et ainsi découvrir vos récipients spirituels et laisser votre ego vide, limité en vertu de la « première restriction. »

L’attribut est appelé « Créateur », et il est dit: « de l’amour des créatures à l’amour du Créateur. » La méthode entière est dans cette explication.

Du  Congrès de Krasnoyarsk troisième jour  16/06/13, Cours 5