Question: Ces derniers temps, nous assistons à une confrontation croissante entre les deux forces opposées en Europe et dans le monde. N’est-ce pas une condition préalable pour que nous puissions trouver une occasion d’avancer correctement?
Réponse: La science de la Kabbale, ainsi que d’autres sciences, dit que tout dans le monde est constitué de deux forces opposées: plus-moins, nord-sud, la pression-vide, chaud-froid, etc Tout cela est basé sur les deux forces fondamentales qui s’opposent: la réception et le don. La perfection, la vie, se compose de ces deux forces qui forment la troisième force, la ligne médiane, où, en principe, tout ce qui existe est là. Nous le voyons dans les organismes vivants, les plantes et les animaux. Avant notre époque, nous nous développions également comme des animaux, ce qui signifie instinctivement, sous le règne de la ligne médiane.
Mais, à présent, nous atteignons un niveau supérieur de gestion dès lors que ces deux forces opposées émergent en nous et nous devons les tenir en équilibre par nous-mêmes. C’est la particularité de notre temps, de notre développement. Par conséquent, nous devons voir le monde en harmonie et nous devons provoquer cette harmonie en combinant correctement les deux forces opposées en nous-mêmes: la force de réception (Aviout) et l’attribut de don (écran). Nous devons agir de cette manière.
Du repas avant le congrès européen en Allemagne 23/03/13
La nuit du Séder de Pâque pour une personne qui est déjà sortie de son Égypte intérieure est une célébration dans laquelle elle subit à nouveau les mêmes états que lors de son exode, dans le même ordre (Séder), et se réjouit pour sa libération. Cela aide à s’élever au degré suivant, à chaque fois, toujours plus haut.
C’est pourquoi, il est écrit que dans chaque génération, qui est, dans chaque état, à chaque étape de la croissance de l’égoïsme, une personne doit se voir comme si elle venait de sortir d’Égypte. Et toutes les corrections qu’elle effectue sur son égoïsme seront toujours accompagnées par un rappel de la sortie d’Égypte. Ce n’est qu’ensuite qu’une personne dépasse son ego, qu’elle amène les actions du don, qui sont appelées commandements.
Dans la nuit de la Pâque, tout le monde est assis avec sa famille à une table de fête et de lecture à propos de la liberté et de la souffrance de l’esclavage, et bien sûr, tout en ressentant la douleur intérieure, désirant la libération. Cette fête réveille toutes les questions sur l’esclavage et la liberté à nouveau. Maintenant, comment pouvons-nous obtenir la liberté, venir à une nouvelle vie, à un nouvel état?
Nous devons prendre conscience qu’aujourd’hui, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, et si nous ne réalisons pas notre mission, comme le peuple d’Israël sortant d’Égypte, nous ne serons pas en mesure de survivre soit en tant que pays ou en tant que peuple. Nous ne serons pas en mesure d’être juifs parce que c’est notre mission, nous devons envoyer le message au monde pour sensibiliser tout le monde, avec nous, de l’égoïsme général, grâce auquel nous nous retrouvons dans la crise actuelle.
Cette crise se développe plus et intentionnellement nous presse afin que nous en sortions avec le monde entier. Par cela, nous avons à donner l’exemple aux autres. Célébrons aujourd’hui, le Séder de Pâque en 2013, je me suis donc préparer à l’exode et à la liberté que je vais atteindre ensuite.
C’est un salut de l’ange de la mort, mon égoïsme, qui me tue. J’espère qu’à travers ceci je deviendrai la Lumière pour les autres nations, et elles sauront aussi comment sortir d’Égypte. elles verront que notre ego nous tient tous en exil. Le monde entier est en exil, la terre entière est en Égypte, et nous devons nous élever au-dessus.
Des « Écrits des kabbalistes: La Nuit du Séder de Pâque, » KabTV du 04/03/13
Question: La nuit du Séder de la Pâque est une nuit spéciale pour le peuple d’Israël. On pense que c’est cette nuit que ce peuple est né et a commencé un nouveau chemin. Alors, vraiment, de quelle manière cette nuit de l’exode d’Égypte est si unique?
Réponse: La personne commence à ressentir qu’elle se trouve dans l’exil égyptien, dans l’esclavage à son ego, qui est appelé Pharaon, et qu’il est nécessaire de s’écarter de sous sa domination, de fuir et pourtant elle ne peut pas faire cela. Elle commence à crier intérieurement, elle n’est plus disposée à supporter une vie comme ça. Elle investit des efforts en ce qui concerne le groupe, l’environnement, l’enseignant et les livres. Elle ressent vraiment qu’elle est en prison, dans l’obscurité.
Peu à peu, elle sombre dans un état que l’on appelle les « ténèbres de l’Égypte, » la nuit de l’exode d’Égypte. Cette nuit est une obscurité absolue, aucun espoir reste pour elle, aucune chance dans la vie. Elle ne ressent pas qu’elle soit prête à continuer de vivre au sein de son ego, car elle déteste tout le monde, et elle est incapable de bonnes relations avec tout le monde.
Elle s’efforce d’aimer les amis, d’aimer l’autre comme soi-même, mais elle voit le contraire, elle devient de pire en pire. Le pharaon en elle, son ego, devient plus fort et plus brutale. Donc à la fin, la personne est brisée, car elle voit qu’elle n’a aucune chance de sortir de cette servitude.
Elle traverse de très difficiles états intérieurs, qui sont finalement amassés ensemble: toutes ses tentatives pour fuir son ego, de s’élever au-dessus, toutes les victoires de l’ego qui montrent à une personne à quel point ce Pharaon la tient de l’intérieur. Elle se retrouve vraiment au milieu d’une lutte de deux forces: d’une part, la personne pousse puisqu’elle aspire à aller librement, et d’autre part, l’ego s’accroche à ses jambes ne la laissant pas s’enfuir.
En fin de compte, ces deux forces atteignent le sommet de la lutte entre elles, et la personne qui se trouve entre elles, ressent l’obscurité absolue. Cet état est appelé la nuit de l’exode, les ténèbres de l’Égypte. Et si tout à coup elle entend un appel au sein de cette obscurité: « Vous devez partir! Vous êtes prêt à le faire! Vous pouvez vous lever et fuir votre ego, ici et maintenant, à minuit, qui est alors le plus sombre état. N’emportez rien avec vous pour le nouvel état, sauf ces choses que vous avez vraiment besoin pour le don, l’obtention de l’unité, la connexion, l’amour. »
Dans ce cas, la personne est prête à quitter et fuir son ego, elle veut s’élever au-dessus. C’est ce qu’on appelle sa naissance spirituelle.
Des Écrits kabbalistes sur KabTV: La Nuit du Séder de la Pâque, » du 04/03/13
Le Rabash, « Que rechercher dans l’assemblée des amis »: C’est la même chose avec l’amour des amis. Il s’agit d’un grand effort quand il faut juger les amis sur une échelle de mérite, et tous ne sont pas prêts à cela.
Parfois, c’est encore pire. Parfois, une personne voit que son ami a un manque de respect envers lui. Pire encore, elle a entendu une rumeur calomnieuse, ce qui signifie qu’elle a entendu d’un ami que cet ami, qui s’appelle ainsi et donc dit d’elle des choses qui ne sont pas bonnes pour des amis à dire sur les autres. Maintenant, elle doit se maîtriser et le juger sur une échelle de mérite. C’est, en effet, un grand effort… Toutefois, si cette personne la calomnie, où son ami trouvera la force de l’aimer? Elle sait avec certitude qu’il la hait, ou il ne la calomnierait pas, alors quel est le point pour se dominer et le juger sur une échelle de mérite?
La réponse est que l’amour des amis qui se construit sur la base de l’amour des autres, par lequel ils peuvent atteindre l’amour du Créateur, est le contraire de ce qui est normalement considéré comme l’amour des amis. En d’autres termes, l’amour des autres ne signifie pas que les amis vont m’aimer. Au contraire, c’est moi qui dois aimer les amis. Pour cette raison, ça ne fait aucune différence si l’ami la calomnie et doit certainement la haïr. Au lieu de cela, une personne qui souhaite acquérir l’amour des autres, cette personne a besoin de la correction pour aimer l’autre.
Par conséquent, quand une personne fait l’effort et le juge sur une échelle de mérite, c’est une Segoula [remède/puissance/vertu], d’où le labeur qu’une personne fait, ce qui est appelé « un éveil d’en bas », il lui est donné la force d’en haut pour être capable d’aimer tous les amis, sans exception.
C’est une question difficile. L’attitude d’un individu envers la société a plusieurs facettes. Tout d’abord, je dois voir le groupe dans un état parfait, à la fin de la correction et comprendre que « celui qui critique l’autre le fait à travers ses propres défauts. » Alors, je dois voir les amis comme parfaits, et, si je constate des défauts, c’est un signe que mes attributs ne sont pas corrigés. Je dois constamment essayer de juger les amis sur l’échelle du mérite, et cela me montre comment je dois me corriger et demander la force de la correction.
D’un autre côté, je dois vérifier ce que je peux ajouter à la société pour qu’elle augmente son influence sur moi, qu’elle élèvera mon esprit, me fortifiera et me fera sentir en sécurité. Pour ce faire, j’ai besoin d’un point de vue critique sur le groupe afin que je puisse voir comment il peut être amélioré et où son intégrité fait défaut. J’aspire constamment à l’élever, et, oui, je dois le voir comme imparfait sur le moment ainsi que j’ai quelque chose à travailler avec. J’investis des forces au sein du groupe afin qu’il devienne fort et augmente.
Toutefois, si vous ne vous référez pas à l’attitude d’un individu envers la société, mais à l’état de la société elle-même et son influence sur tous les amis, alors la société doit être suffisamment forte pour que chacun se sente en sécurité et garde chaque membre à une certaine hauteur, pour le guider et garder son esprit élevé de sorte qu’il ne sera pas en mesure de tomber. C’est pourquoi il faut voir l’état réel de la société, puisque nous le construisons par nous-mêmes, et nous ne pouvons pas nous contenter à l’idée qu’il est déjà dans le monde d’Ein Sof (infini) dans un état parfaitement corrigé.
Nous devons voir comment nous pouvons élever la société pour qu’elle nous élève. Pour ce faire, je dois m’abandonner, être intégré dans la société, et assurer que le poison de la calomnie ne l’empoisonne pas, mais que seule la grandeur de l’objectif et l’amour pour tous, sans exception, y résidera. Alors, ce sentiment et cette aide passeront par chacun des amis et les obligeront à s’aimer les uns les autres de la même manière.
Il y a des nuances différentes selon le type de société, et si elle est une société de débutants ou d’élèves plus avancés, une société de femmes, d’hommes, ou une société mixte. Dans chaque cas, il existe des relations spéciales, mais les deux conditions de base sont l’attitude d’une personne envers une société qui est parfaite et l’attitude à l’égard d’une société qui doit être élevée afin de rayonner cette perfection en retour sur nous. Comme toujours, il y a deux pôles opposés, à tout.
De la préparation au cours quotidien de Kabbale 19/03/13
Question: Nous voulons changer notre intention. Est-ce que cela signifie que nous changeons nos pensées?
Réponse: Vous différenciez la pensée du désir, mais dans la spiritualité, c’est le contraire, nous connectons les deux. C’est parce que la pensée est effectivement le résultat de la volonté. L’action découle de la volonté et de l’intention qui est habillée dans le désir qu’on appelle une pensée. Dans ce monde l’esprit exploite les sentiments, le cerveau influence le cœur, mais ils sont séparés. Dans la spiritualité le désir est le cœur et l’intention est l’esprit et ils sont reliés entre eux.
De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 21/03/13, “Introduction au Livre du Zohar”
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