Category Archives: Travail en groupe

Un rappel à propos de la correction du monde

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “La paix dans le monde”: Voici la clef pour comprendre la faiblesse des « réformateurs du monde » au cours des générations. Ils ont regardé l’homme comme une machine qui ne fonctionnait pas parfaitement et qui avait besoin d’être réparée en enlevant les éléments défectueux et en les remplaçant.

Voici donc la tendance de tous les réformateurs du monde: éradiquer tout ce qui est nuisible et mauvais en l’homme…. et il est vrai que si le Créateur ne s’était pas mis au travers de leur route, ils auraient certainement à l’heure actuelle, complètement nettoyé l’homme, ne vivant qu’avec ce qui est bon et utile.

Mais ne voulons-nous pas à corriger le monde? Donc, qu’est-ce qui nous rend différents des autres?

Commentaire: Seule la Lumière qui ramène vers le Bien corrige et nous l’attirons.

Réponse: Vrai. Nous ne faisons pas la correction mais attirons la Lumière afin qu’elle fasse son travail. Nous semblons ouvrir la vanne qui bloquait son chemin. C’est pourquoi nous n’appartenons pas à ces «réformateurs du monde» au sujet desquels écrit Baal HaSoulam. Après tout, ils veulent faire tout le travail eux-mêmes.

Il s’agit une différence fondamentale. Regardez ce qui se passe dans le monde: Peu importe combien de gens s’efforcent de résoudre ses problèmes, tout est en vain. En fait, il est seulement nécessaire de permettre à la Lumière de corriger l’être humain et à accepter le résultat. Ne rien faire d’autre, seulement laisser la lumière travailler. Toute action supplémentaire n’est pas seulement inutile, mais nuisible.

C’est ce que nous devons comprendre et alors  toutes nos actions seront destinées au don. En ajoutant l’intention correcte en elles, nous permettons à la Lumière de travailler sur le monde, sur l’ensemble de la nature minéral, végétal, animal et humaine ; la Lumière va tout ajuster en fonction de nos forces, notre volonté, les possibilités que nous ouvrons devant elle.

Nous n’interférons pas dans le processus de correction, nous ne savons pas ce qui est bon ou mauvais, quel est l’ordre des actions, ou comment le mettre en œuvre. Nous voulons juste ouvrir la voie à la Lumière et c’est tout.

Bien sûr, nous aimerions en savoir plus, comprendre ce qui se passe, participer au travail, prendre part au processus, être actif … Cependant, toutes ces impulsions doivent être adressées uniquement à une chose : à laisser entrer la Lumière.

Si nous agissons dans la mauvaise direction, si nous voulons réaliser ce travail nous-mêmes au lieu de laisser la Lumière faire cela, alors nous ne faisons qu’un mauvais ajout à nos activités jusqu’à ce que nous apprenions la leçon et comprenions ce qu’on attend de nous.

C’est pourquoi, si nous voulons avancer, en principe, nous devons nous concentrer sur l’intention et les actions correctes et seulement celles qui donnent à la Lumière la possibilité de corriger.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 10/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam

Un guide sur le chemin spirituel

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quel type de connexion doit se former dans le groupe de »dix » afin de sentir la connexion intérieure avec l’enseignant au sein de cette unité, car seulement à travers lui nous pouvons établir une connexion avec le Créateur ?

Réponse : En travaillant dans le groupe de dix, vous n’avez pas à penser à l’enseignant. Je ne dis pas cela avec une sorte de modestie, mais parce que ce n’est pas la bonne approche. L’enseignant doit être suffisamment élevé aux yeux de l’élève et assez respecté de manière à devenir une loupe à travers laquelle vous regardez votre chemin menant vers le Créateur et pouvez avancer. Vous utilisez cette lentille, votre professeur, comme des lunettes, mais il ne devient pas votre objectif.

Vous ne regardez pas le verre, mais ce qu’il y a derrière lui ; de toute manière, vous ne pouvez voir qu’avec son aide. Ce verre concentre correctement votre champ de vision sur le Créateur, ce qui est le rôle de l’enseignant et du groupe.

Je vois tous mes élèves unis dans un cercle, en un seul corps, et je parle en m’adressant à cette unique personne. Si vous essayez d’être inclus dans ce corps commun et de vous connecter avec eux de la manière dont je les vois connectés, vous recevrez des informations spirituelles de moi. Nous nous rencontrerons à l’intérieur de ce corps commun, et là nous allons vraiment nous comprendre les uns les autres.

Si vous voulez comprendre ce que je dis, vous pouvez le comprendre dans votre esprit ou le ressentir dans votre cœur, mais pour vraiment comprendre vous devez être exactement au centre du groupe, comme si vous marchiez autour de la salle en essayant d’entendre un faible bruit et tout à coup, vous trouvez l’endroit où vous pouvez bien écouter ! Et si vous faites un mètre d’un côté ou de l’autre, vous n’entendrez plus rien. Essayez !

Il est nécessaire de sentir l’importance de l’enseignant mais seulement dans la mesure où cela est nécessaire pour effectuer le travail dans le groupe pour la révélation du Créateur. L’enseignant est votre instructeur, un guide sur le chemin spirituel, mais pas une idole ou un roi qui remplace le Créateur comme l’exemple de Pharaon.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 09/06/13, Écrits du Rabash

Vous n’achetez pas la spiritualité, ni la prenez de force

Dr. Michael LaitmanRabash,  «D’après ce qui est expliqué concernant « tu aimeras ton prochain » : c’est l’amour des amis. Si chacun est annulé devant son ami et se mêle à lui, ils deviennent une seule masse où toutes les petites parties qui veulent l’amour des autres s’unissent dans une force collective qui se compose d’un grand nombre de parties. Et quand l’homme a une grande force, il peut mettre en pratique l’amour des autres.

Et alors, il peut réaliser l’amour de Dieu. Mais la condition pour cela est que chacun s’effacera devant l’autre. Cependant, quand l’homme est séparé de son ami, il ne peut pas recevoir la part qu’il devrait recevoir de son ami.

Ainsi, tout le monde devrait dire qu’il n’est rien comparé à son ami. C’est comme écrire des nombres : si vous écrivez d’abord « 1 » puis « 0 », c’est dix fois plus. Et quand vous écrivez « 00 », c’est cent fois plus. En d’autres termes, si son ami est numéro un, et le zéro vient ensuite, il est considéré qu’il reçoit de son ami dix (10) fois plus. Et s’il dit qu’il est double zéro par rapport à son ami, il reçoit de son ami cent (100) fois plus.

Toutefois, si au contraire il dit que son ami est nul et que lui est un, alors il est dix fois moins que son ami 0,1. Et s’il ne peut dire qu’il est un et qu’il a deux amis qui sont tous deux zéros par rapport à lui, alors il est considéré comme cent fois moins qu’eux, ce qui signifie qu’il est de 0,01. Ainsi, son degré diminue en fonction du nombre de zéros qu’il a de ses amis.

Si je veux recevoir quelque chose de quelqu’un dans notre monde, je dois payer en retour ou le prendre par la force comme le grand prend du petit. Dans ce cas, plus je suis grand, plus je peux extorquer de l’autre et recevoir plus de lui. C’est comme ça dans le monde corporel, lorsque nous parlons de réception dans le désir de recevoir.

Mais si c’est sur la réception de puissances spirituelles, cela fonctionne selon une loi contraire. Plus je considère important mon ami, et plus je vois l’ami grand, plus je peux recevoir de lui.

Je ne peux rien recevoir de quelqu’un qui est égale à moi, car il est sur le même niveau que moi. Mais s’il est même un petit peu plus haut que moi, je peux déjà recevoir quelque chose de lui, et plus je l’élèverai, plus je pourrai recevoir.

Cela n’a rien à voir avec l’ami lui-même, mais seulement avec la façon dont je le traite à mon propre égard. C’est un peu comme les élèves de Rabbi Yossi Ben Kisma qui n’avaient aucune idée de comment leur professeur avait travaillé à leur égard. Il se voyait comme relativement plus petit que ses élèves et ainsi il a reçu des pouvoirs spirituels à travers eux.

Tout dépend de l’importance de votre ami a à vos yeux. Plus il est grand, plus je peux recevoir la force du don de lui. Mais s’il s’agit de la réception de puissances égoïstes, alors il est question d’un autre principe selon lequel plus je suis grand, plus je peux extorquer de l’autre afin de remplir mon ego.

 

Alors, la puissance spirituelle que vous recevrez de l’environnement ne dépend que de vous si c’est 1000 ou 0.001. Nous devons être dans un groupe de dix qui travaille en connexion et dans lequel chacun est en quelque sorte lié au désir de donner, comme les élèves de Rabbi Yossi Ben Kisma. Mais cela suffit car tout le reste dépend seulement de vous et de la mesure où vous vous assujettissez vous-même!

Vous n’aurez jamais le pouvoir d’avancer si vous ne recevez pas les pouvoirs de l’environnement. Donc, la règle de vous soumettre devant les amis, même par des actions physiques, est le moyen le plus efficace d’avancer. Nous ne devons pas penser que les kabbalistes nous parlent de cela seulement pour établir de bonnes relations de la même façon dont nous enseignons les enfants dans notre monde à se comporter moralement, puisque cette approche est opposée à la sagesse de la Kabbale.

Nous faisons cela dans le seul but de recevoir la force du don de la Lumière, du Créateur, à travers les autres. Puisque je me soumets, la Lumière peut circuler en moi par l’ami. Si je traite les autres comme s’ils étaient vraiment plus grands que moi, je vais recevoir la puissance du don à travers eux. Il suffit de les traiter avec l’intention de « afin de donner »,  et dans les relations entre nous, je vais commencer à ressentir le Créateur et serai en mesure de Lui apporter satisfaction. Grâce au don sans réserve sur les amis, je vais être capable de sentir comment je peux atteindre le don sans réserve au Créateur. Il sera révélé à moi à travers l’image du groupe que je vais voir à la Lumière de mon don. Ainsi, la règle «Aime ton ami comme toi-même» est l’objectif principal de notre travail, ce qui est un sentiment constant d’humilité envers les amis, et en conséquence nous construisons les pouvoirs du don sans réserve.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 24/05/13, Les écrits du Rabash

Autrui comme garantie pour ne pas faire d’erreurs

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “L’amour du Créateur et l’amour pour les êtres créés”: Nous ne devrions pas être trompés par des actes, car ils seront placés devant nos yeux. Nous savons que si nous précédons nos propres besoins, c’est le don sans réserve. Pour cette raison, Hillel ne définit pas le but comme «Et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta force», parce qu’ils sont bien une seule et même chose.

Il en est ainsi parce que l’on doit aussi aimer son ami detout son cœur et de toute son âme et de toute sa force, parce que c’est le sens des mots «comme toi-même. » Après tout, on s’aime certainement de tout son cœur et toute son âme et et toute sa force, mais en ce qui concerne le Créateur, on peut se décevoir ; et avec son ami, il est toujours étalé devant ses yeux.

On nous a donné une grande aide et une bonne chance de faire la transition entre le désir de recevoir vers le désir de donner dans ce monde, c’est-à-dire dans un état où l’on voit constamment la réalité corporelle, le désir corporel de recevoir et toutes les limites que cela nous dépeint. Au lieu de le faire fonctionner avec un attribut qui est détaché de nous, ce qui est le désir de donner, nous pouvons travailler avec ce que nous découvrons réellement, avec ce que nous pouvons atteindre et sentir, qui est la façon dont un autre être, l’ami, nous apparaît.

En d’autres termes, le monde spirituel qui est caché se présente devant moi sous une forme corporelle, et je suis en contact avec elle. Cela me permet de changer mon attitude envers ce que je vois et ressens en coopérant mutuellement avec l’autre. Ensemble, nous pouvons atteindre ces corrections afin qu’à travers le monde corporel, dans sa profondeur, je puisse trouver le monde spirituel.

Finalement, l’attitude envers les autres et l’attitude envers le Créateur sont la même chose, même s’il semble que ce sont deux choses différentes, ils sont en fait la même chose. Plus nous découvrons la spiritualité, plus nous voyons qu’elle est totalement « habillée » dans la matérialité.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 03/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam

Se rendre au centre de l’univers comme dans le chas d’une aiguille

Dr. Michael LaitmanRabash, “Viens à Pharaon – 2”: Pour cette raison, nous ne devons pas sous-estimer l’importance du travail dans l’amour des amis, car par cela il apprendra à quitter l’amour de soi et à entrer dans le chemin de l’amour des autres. Et quand il achèvera l’œuvre de l’amour de ses amis, il sera en mesure d’être récompensé de  l’amour du Créateur.

Nous devons savoir qu’il y a une raison pour l’amour des amis: on ne peut pas se tromper et dire qu’il aime les amis, si en fait il ne les aime pas. Ici, il peut examiner s’il a vraiment de l’amour pour les amis ou non. Mais avec l’amour du Créateur, on ne peut pas s’examiner pour savoir si son intention est l’amour du Créateur, ce qui signifie qu’il veut donner au Créateur, ou si son désir est de recevoir afin de recevoir.

Vous devez vous entraîner à évaluer le succès de votre avancement spirituel en observant combien vous pensez que cela dépend de la relation avec l’environnement. L’environnement n’est pas seulement un moyen de notre progression vers le Créateur, mais précisément dedans à l’intérieur de notre connexion unifiée et homogène avec l’autre, complètement d’égal à égal, nous trouverons le Créateur.

Si toute notre attention est dirigée vers le centre de l’union, nous commençons à comprendre que cet environnement est Shekhina, Malkhout du monde de Atsilout, le point central de la création, dans laquelle notre avancement, la naissance spirituelle, et la croissance doivent être réalisés. Toute la vie spirituelle n’est perçue que dans le centre du groupe. Et en fonction de la puissance de l’unification, c’est que nous sommes en mesure de réaliser, à la fois en quantité et en qualité, par cela nous mesurons notre ascension sur l’échelle spirituelle et corrigeons l’ensemble de la réalité à partir du point de notre âme.

Tout le travail est en préparation afin qu’avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le Bien nous nous ramenions nous-mêmes au sentiment que nous dépendons entièrement et obtenons de la vie seulement à partir du point de notre connexion à l’autre, ce qui est le centre de l’univers entier. C’est le point que l’on découvre comme «le chas de l’aiguille», et la force commune du don et de l’amour qui est le Créateur se révèle en lui.

 

Nous devenons les aides, les amis de la Shechina et le Shochen, le Créateur est révélé. Tout est là seulement. L’essentiel est de comprendre que tous les accidents et les troubles sont causés par un manque de connexion correcte entre nous et de concentrer toutes nos réponses et nos efforts sur le renforcement de notre relation à ce point central. Quand une personne se lie à l’environnement de cette façon, ce lien devient plus sensible, énergétique et inconditionnel, elle commence déjà à avancer correctement vers la révélation de la Shekhina, devenant sa partie inséparable.

De la préparation au Cours quotidien de Kabbale du 06/06/13

L’union qui nous attache ensemble pour toujours

Dr. Michael LaitmanDe l’article du Rabash “Vous vous tenez aujourd’hui, vous tous”: … C’est le sens de ce qui est écrit « Vous vous tenez aujourd’hui, vous tous » c’est-à-dire tout ce par quoi vous êtes passés tous les états que vous avez vécus – qu’ils soient en Gadlout ou des états moins que Gadlout, qui sont intermédiaires ou autres. Vous prenez tous ces détails et vous ne comparez pas un degré vis-à-vis d’un autre parce que vous ne vous souciez pas de recevoir une récompense, mais uniquement de faire la volonté du Créateur. 

Cela signifie qu’alors le Créateur fait une alliance avec lui. En d’autres mots, précisément quand l’homme accepte Son travail sans condition et est d’accord pour faire le saint travail sans récompense, ce qui est appelé « une reddition inconditionnelle », c’est le moment où le Créateur fait une alliance avec lui.

… Quand deux personnes voient qu’elles s’aiment, elles font une alliance que leur amour durera toujours

A chaque niveau, une personne éprouve un état de confusion et d’impuissance. On traverse ces états quand on ne se rend pas compte exactement où on doit aller et comment avancer.

Tout d’un coup, nous sentons que nous ne sommes pas capables de faire le moindre mouvement, et  comprenons pas pourquoi notre vitalité et l’esprit sont partis. Nous lisons, mais ne voyons rien comparé à ce que nous avons vu hier ou la veille. Parfois, on ne se rappelle même pas ce qui s’est passé hier ou la veille. Nous sommes déconnectés.

En d’autres termes, nous passons par plusieurs états de rapprochement et d’éloignement de la spiritualité. Il nous semble que notre union avec le Créateur fonctionne mieux à une certaine distance de sorte que nous nous souvenons de bons états quand les mauvais moments arrivent, continuant ainsi à espérer que bientôt tout va s’améliorer et revenir à la normale.

Cependant, ce n’est pas comme ça. L’union est de nature qualitative et non quantitative. En fait, il ne s’agit pas du tout de nos états. À un certain moment, nous parvenons à nous unir au Créateur pas en raison d’un bon état dans lequel nous sommes ou parce que nous voulons conserver notre unité dans notre mémoire lorsque nous passons par des états moins élevés, mais plutôt parce que notre connexion Le rendait heureux et nous rendait similaire à Lui. Donc, pour nous, il ne fait aucune différence quels états nous traversons: bon ou mauvais. Les bons états peuvent être encore plus déroutants pour nous que les mauvais.

Au moins, alors que nous sommes dans des états mauvais, notre égoïsme nous pousse en avant et nous oblige à chercher des alternatives, ce qui nous oblige à agir. Quand un bon état se produit, il nous apaise et nous remplit de sorte que nous ne cherchons pas d’autres options. Nous ne pouvons pas changer, sauf si un désir insatisfait nous réveille. À ce stade, nous devons nous rappeler l’union que nous avions créée et tirer ce désir du passé dans le présent afin de poursuivre notre progression.

Ainsi, cet « accord » nous protège non seulement des carences de notre liaison, mais contribue à rendre le Créateur heureux au-dessus de toutes sortes de sensations amères et / ou douces. Notre union a plusieurs conditions qui s’appliquent à chaque état particulier.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 17/05/13, Les écrits du Rabash

Le groupe de dix est la clef pour ressentir le monde supérieur

Dr. Michael LaitmanQuestion: une personne qui prend part aux travaux d’un groupe physique de dix peut-elle être en même temps dans un groupe virtuel de dix?
Réponse: Bien sûr, si elle a le temps, car en principe, peu importe dans quel groupe de dix vous êtes. Quand je suis assis parmi mes élèves, je ne vois pas les visages et ne me souviens pas des noms, je sens l’énergie des gens, et c’est la chose la plus importante pour moi.
Si j’étais dans un groupe de dix, peu importe qui sont ces gens, que ce soit leur apparence ou leurs noms, parce que ce qui est important, c’est leur potentiel spirituel intérieur, c’est ce que l’on ressent.
C’est pourquoi les groupes de dix vont progressivement se dissoudre comme une personne à l’intérieur, elle ne verra plus l’image de tout le monde. Par exemple, c’est comme la vie conjugale, ayant vécu avec votre femme depuis de nombreuses années vous ne remarquez plus son image physique et percevez principalement son intériorité.
C’est ce qui devrait nous arriver. Et puis les groupes de dizaines perdront leur pertinence physique. Vous serez en mesure de vous  connecter, bous mêler, vous unir en groupes de vingt, des centaines, ce n’est pas grave. S’unir par groupes de dix est nécessaire au stade actuel pour nous aider à sortir un peu de nous mêmes, pour commencer à comprendre comment s’adapter à d’autres.
C’est pourquoi nous disons à une personne: «C’est votre domaine d’activité, et il faut vous y habituer ne le fuyez pas! » Quand elle comprend que le groupe de dix est sa clé pour  sortir, pour sentir le monde supérieur, alors elle n’aura pas de problème, voudra s’unir, d’interagir avec tous les autres amis.
Pour commencer à sentir la sortie d’elle-même, une personne doit travailler dans son groupe bien organisé de dix ans à partir duquel elle ne peut pas s’enfuir. Que ce soit bon ou mauvais, confortable ou pas, elle sait que c’est ça et c’est tout. C’est pourquoi j’ai clairement défini le groupe de dix comme quelque chose de sacré!
Ce ne sera pas comme ça plus tard. Mais ce «plus tard» viendra seulement après que le groupe de dix deviene tout pour tout le monde, et l’homme comprendra combien il lui est cher parce que c’est le moyen de sortir de soi et d’entrer dans le monde supérieur. Ensuite, une personne sera en mesure d’élargir son cercle.
Du 02/06/13 Leçon virtuelle

L’obscurité de l’Egypte avant l’aube

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est ce qui caractérise le pic de l’exil à partir duquel nous pourrons atteindre la rédemption?
Réponse: Tout d’abord, l’exil commence lorsque nous estimons que le mauvais penchant nous empêche de nous connecter. Je me languis du Créateur et donc j’aspire à Lui, mais ma nature se tient en chemin et bloque la connexion et elle ne me laisse pas aller de l’avant. C’est ce qui s’est réellement passé entre les fils de Jacob à ce moment.
Et au sommet de l’exil, nous voyons que Pharaon gagne, et ainsi nous nous trouvons dans les «ténèbres égyptiennes », sous l’énorme domination de «l’ange de la mort», ce qui ne laisse aucun espoir. Nous sommes très impatients de nous connecter comprenant que toute notre vie ne dépend que de cela, et en même temps nous voyons que c’est impossible.
Et c’est précisément au sein de cette obscurité l’ordre se fait entendre: « Pars. » Et donc la possibilité du salut nous est révélé. Dans un état d’impuissance absolue quand il n’y a aucune chance de salut, quand tout le monde est sans espoir, désespéré, seul le Créateur avec Sa gloire et par Lui-même et rien d’autre à part cette force supérieure, nous fait sortir vers la lumière.
De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 06/06/13, Écrits du Baal HaSoulam

Une aide extérieure dans l’intérêt d’une connexion intérieure

Dr. Michael LaitmanQuestion:Que signifie utiliser l’enseignant afin de se connecter au niveau supérieur

Réponse: Utiliser l’enseignant signifie suivre les recommandations et les commandements de l’enseignant. Le professeur recommande que l’étudiant devrait travailler sur sa relation avec les amis et participer à la diffusion de cette méthode, de l’éducation intégrale, ce qui inclut travailler sur la préparation du matériel et sa diffusion, et de l’incorporation d’une personne dans le groupe. Mais il doit faire tout cela, en pensant qu’à cet égard il apportera du contentement à l’enseignant.

C’est un système très simple. Il y a mon groupe de dix, et nous devons être impressionnés les uns par les autres afin de nous connecter ensemble à un niveau supérieur, qui est appelé un enseignant, le Rav (Rav signifie celui qui est plus grand, ce qui signifie un niveau supérieur). Nous voulons surmonter et remplir l’écart entre notre niveau et le sien, ce qui signifie monter.

 

Mais comment puis-je monter si je suis repoussé par le niveau supérieur? Je dois voir cela comme une grâce, comme extrêmement attractif, et donc je dois être impressionné par les amis comme par la grandeur du niveau supérieur. Si je peux imaginer par moi-même que ce niveau est grand et qu’il contient tout ce qui est bon, alors je ne pense probablement pas correctement, mais bien au contraire.

C’est ce qu’on appelle utiliser le corps de l’enseignant, qui fournit une aide extérieure dont vous êtes sûr que c’est son désir. Le professeur dit quoi et comment nous devrions le faire: comment étudier, comment se connecter, comment diffuser la méthode, et selon quels critères il faut exister.

Question: Comment pouvons-nous vérifier que nous sommes déjà en contact avec l’enseignant?

Réponse: Vous ne pouvez vérifier cela quand vous avez la reconnaissance du niveau de l’enseignant.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 05/06/13,  Les écrits du  Baal HaSoulam, “Un discours de conclusion du  Zohar

Aimez autrui pas avec des paroles, mais avec des actes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le commandement d’aimer son prochain comme soi-même est connu dans le monde entier. Alors, comment son interprétation originale est différente de la classique?

Réponse: Il s’agit de la différence entre Abraham et Babylone. À Babylone, il  était accepté de garder l’égoïsme non corrigé et, en même temps, parler tout haut de l’amour. D’autre part, la méthode d’Abraham, qui est la propriété de la miséricorde (Hassadim), est l’autocorrection sur le chemin du don sans réserve où l’autre devient plus important que vous-même.

Ceci peut être réalisé seulement par le travail de groupe basé sur et construit par Abraham. À l’époque, des personnes se sont rassemblées autour de lui, et il se mit à leur enseigner l’abnégation, l’auto-annulation, et l’unité jusqu’à atteindre l’amour pour l’autre comme soi-même. Il faut effectuer ce travail précisément dans le groupe où nous construisons notre environnement dans les faits.

Donc, je ne vois nulle part des personnes engagées dans cela. Dans les dernières générations, personne d’autre que Baal HaSoulam, et Rabash en particulier, ont écrit sur la nécessité décisive de l’unité et la garantie mutuelle.

Est-ce que les diverses religions et croyances, des cercles et des organisations qui prêchent l’amour pour l’autre facilitent la correction de l’égoïsme ou juste implantent-elles  tels ou tels attributs collectifs? Par exemple, l’Allemagne nazie a également réuni les gens.

Donc, la question est de quelle sorte d’unité parlons-nous.

Nous avons une méthodologie qui permet à une personne de s’unir à d’autres, de se donner à l’environnement afin de révéler le don sans réserve mutuel et l’amour pour le bien de l’humanité toute entière, et pas seulement une partie de ce qui se préserve par des méthodes fascistes ou protectionnistes, et finalement, d’atteindre une forme abstraite, absolue, du don et de l’amour, en d’autres termes, pour apporter contentement au Créateur.

Vous pouvez trouver une grande quantité de matériel en ligne sur l’amour d’autrui. Tout le monde en parle, sans mentionner Israël et Abraham, comme si elle était son invention personnelle ou la propriété de sa religion. Quand l’égoïsme couvre les yeux, les gens ne comprennent pas la profondeur de la question, ne connaissent pas l’histoire, et affirment qu’ils connaissent la vérité ultime. Il n’y a rien que vous puissiez faire à ce sujet

De notre côté, nous sommes déjà basés sur la méthode d’Abraham. Il a découvert l’amour pour autrui comme pour soi-même et, après avoir quitté Babylone, a adopté cette méthodologie. Ensuite, Moïse l’a développée par l’unité au Mont Sinaï et ainsi de suite. En général, nous parlons de la tâche du peuple d’Israël, au sujet de sa fondation. Il a été initialement formé sur cette base. S’il n’y avait pas de fondement, il n’y aurait eu aucune nation.

Toutes les autres nations ont vu le jour naturellement, mais Israël n’est pas « un peuple » dans ce sens. Il n’est pas parmi les autres nations parce que son fondement est le don sans réserve, l’amour pour l’autre comme soi-même, séparé de la réalité de notre monde. Israël est le peuple des gens connectés les uns aux autres par le désir de trouver entre eux le don sans réserve et l’amour, et de grandir dans cet amour au-dessus de leur désir égoïste. Il n’ya pas de nation d’Israël sans cette fondation. En d’autres termes, il ne peut être appelé «peuple» alors qu’il est en exil du monde spirituel.

Les Juifs en Egypte n’étaient pas une nation jusqu’à ce qu’ils sortent de l’esclavage et aient accepté les moyens qui leur permettaient de vivre comme un seul homme avec un seul cœur, dans la garantie mutuelle. Ce n’est qu’alors  qu’ils sont devenus un peuple. Aujourd’hui, ils ne sont, encore une fois, pas un peuple, mais un rassemblement des exilés.

Ce n’est pas un hasard si tout au long de l’histoire les Juifs étaient tellement préoccupés par l’éducation. Nous voulons aussi établir la méthode d’éducation intégrale parmi nous, puis la transmettre à la nation tout entière et le monde entier. Il y a une seule raison: Il n’existe pas sans la nation.

Les notions mêmes de «peuple», «pays» et «société» parmi les Juifs ont suivi l’éducation. Avant qu’Abraham ait éduqué, enseigné ceux qui ont fui avec lui  abylone,  ils n’étaient pas un peuple. Après tout, il est nécessaire d’avoir la «colle» qui permettra de relier les gens dans une nation, sinon ils seraient restés des étrangers les uns envers les autres. C’est l’éducation sur le principe de l’amour pour l’autre comme pour soi-même qui les rassemble en un groupe unifié ou une nation unifiée. Bien sûr, c’est un peuple unique, différent de tous les autres. Ils sont unis selon les conditions de notre monde, et dans le but de s’unir, Israël doit accepter les termes du monde spirituel.

Telle est l’origine de son opposition complète avec le reste du monde en termes d’éducation et l’essence de l’amour pour l’autre. Si d’autres sont prêts à diffuser ce principe à leurs nations, Israël ne peut pas se limiter à elle-même parce que ce n’est pas l’amour comme il se doit. Nous devons d’abord être conscients de l’objectif de la création et le montrer au  monde. Sinon, au lieu de l’amour, il y aura «l’ego de personnes», «l’ego national», ou, comme on l’appelle aujourd’hui, «la fierté nationale», ce qui est absurde. Israël ne peut rien avoir de tout cela. Il doit limiter son ego et se connecter à des valeurs supérieures, spirituelles,  au lieu de se vanter de ses différences dans les affaires de ce monde.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 03/06/13, Les écrits du Baal HaSoulam