Category Archives: Travail en groupe

Plus important que la vie elle-même

Dr. Michael LaitmanDans les groupes d’apprentissage intégral, les gens vivent de sérieux changements au cours des discussions. Il est possible de dire juste en les regardant, quel développement sauvage ils sont en train de traverser. Après tout, la matière qu’ils étudient n’est pas une matière tout simple. Lorsque nous la travaillons, nous évoquons les forces cachées de la nature en nous. Quand nous parlons du niveau suivant, les forces de ce niveau, de ce domaine, interagissent avec nous et provoquent constamment de fortes réactions et des changements turbulents. Les gens vivent des processus internes très importants.

Et quand ils se séparent, ils ressentent combien ce genre de communication leur manque. C’est pourquoi il est nécessaire de garder cette connexion virtuelle qu’ils parviennent à créer entre eux. Ceci est très important parce que c’est comme être séparé de quelque chose de grand, quelque chose qui devient peu à peu plus important que la vie elle-même.

Lorsque des groupes commencent à vivre cette vie intérieure, ils se connectent à une nouvelle source, au niveau d’existence suivant. Ainsi, cette séparation d’avec le groupe peut être perçue par une personne comme quelque chose de très dramatique, et nous devons aussi penser à adoucir le processus de sa séparation ou lui donner un remplaçant, sinon la personne aura l’impression de mourir.

D’un entretien sur l’éducation intégrale 05/03/12

Premiers soins aux malades

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment le groupe peut m’éveiller ?

Réponse
: Cela fait partie de notre garantie mutuelle. Je dois sentir que si je ne les éveille pas, ils ne feront pas la même chose pour moi.

C’est en fait le problème: Pourquoi nous endormons-nous et pas avance et être en retard sur le monde ? Au lieu de porter le monde derrière nous à la correction, nous attendons que le monde découvre sa maladie et que la brisure accentue son fossé

Si c’est un parent proche, une personne très chère pour vous, par exemple un enfant gravement malade et qu’il se sent de jour en jour de plus en plus malade, est ce que vous attendez tranquillement qu’il arrive à un état fatal ? Par tous les moyens possibles vous ne rechercheriez pas un remède pour lui ? Vous ne feriez rien pour trouver un remède et de le convaincre pour qu’il prenne le remède ?
Est-ce que vous vous souciez également du monde de cette façon ? Si ce n’est pas le cas, alors vous ne remplissez pas votre travail. Le groupe ne vous éveille pas et vous, vous n’éveillez pas le groupe.
De la 1ère partie du cours quotidien Kabbale 14/09/12, Écrits du Rabash

La reconstruction interne

Dr. Michael LaitmanLe rire lors des discussions des groupes intégraux est un bon état ​​qui amène les gens à se comprendre du fait que nous sommes tous des animaux. Nous pouvons nous ouvrir complètement à tout le monde. Ce n’est pas moi qui le fais ainsi, c’est la nature qui l’a fait, et si vous avez un problème avec cela, ce problème est en vous, parce que vous ne comprenez pas que tous nous ne sommes rien d’autres que des animaux. La seule chose dont je devrais avoir honte, c’est que je ne suis pas en train d’utiliser pleinement ma chance de m’élever vers l’état intégral, les choses qui sont en mon pouvoir au niveau «humain», et tout le reste n’est pas «moi»

En général, « humain », c’est l’esprit au-dessus de l’«animal», car il lui manque une manifestation corporelle. L’être humain en nous, c’est notre contenu intérieur. Pour cette raison, aussi longtemps que mon contenu intérieur, appelé « humain » ne l’emporte pas, n’opère pas et ne comprend pas tous mes instincts, fonctions, désirs et pensées d’animal, je dois, en quelque sorte, un peu les restreindre.

Cependant, dans l’ensemble, je dois les révéler et les examiner dans un groupe parce que je n’ai pas d’autre instrument. Le groupe est un laboratoire où nous pouvons nous ouvrir complètement, comme un enfant posé devant sa mère. Qui est-il et quel est-il? C’est juste un morceau de chair, mais sa mère fait tout ce qu’elle doit faire avec lui pour qu’il grandisse bien et en bon état. La même chose doit se passer dans le groupe.

Lorsque nous avons une compréhension saine et sobre de cela, et avons une attitude adulte envers ce qui se passe pour nous et ce que nous devons faire nous-mêmes, alors que nous sommes déjà dans un état ​​où la nature travaille avec nous, en nous guidant de plus en plus, et nous développant sur le chemin de l’évolution. Donc, cela est nécessaire.

Je pense qu’une personne peut s’ouvrir complètement dans le groupe, et, naturellement, le groupe doit être prêt pour cela. S’ils sont ainsi en interaction constante entre eux, ils vont y arriver. La honte va disparaître. Il n’y a pas état ​​de « honte » ! Vous ne devez avoir honte que d’une seule chose! : Ne pas arriver à vous élever et à soulever les autres. La reconstruction interne de l’échelle entière de l’importance des pensées, des sentiments, des désirs, et de la réévaluation des valeurs, tout se passe très vite.

D’un entretien sur l’éducation intégrale, le 05/03/12

L’égoïsme est la force qui s’oppose à l’unité

Dr. Michael LaitmanNous considérons qu’il s’agit d’égoïsme uniquement lorsque les membres du groupe se repoussent mutuellement, plutôt que lorsqu’une personne essaie d’atteindre la position la plus confortable, la plus avantageuse, et réussit dans une société ordinaire. Ce dernier est un égoïsme ordinaire de tous les jours.

Ici, nous parlons de l’égoïsme social lorsqu’un état ​​désirable est précisément établi dans le groupe, lorsque le but est de se rapprocher et de s’élever au-dessus de ses attributs et désirs naturels, quand on doit se dépasser et entrer dans le désir commun intégrale où une personne ne sera pas «moi», mais plutôt «nous», où son «moi» serai annulé et supprimé en demeurant quelque part au fond, tandis que le «nous» serai cultivé. Dans un tel état, l’opposition intérieure à cette aspiration est appelé l’égoïsme.

Autrement dit, l’égoïsme est une force qui s’oppose à l’union du groupe.

D’un entretien sur l’éducation intégrale 04/03/12

La vie impersonnelle

congrès, groupeQuestion : Comment ressent-on la connexion correcte ?

Réponse : La connexion correcte est quand nous ne ressentons que la connexion et que nous ne nous ressentons pas nous-mêmes. C’est l’exact opposé de ce qui se passe maintenant.

Si nous nous déconnectons de nous-mêmes, nous ne ressentirions que les liens entre nous, c’est-à-dire le corps général qui vit et existe. Chacun ne ressentirait pas sa propre cellule individuelle, mais se sentirait inclus dans l’ensemble du corps, et se donnerait jusqu’à ce qu’il ne se sente plus plus-même, mais ressente seulement le corps général. Cela signifie que nous avons atteint connexion.

Ensuite, le sentiment collectif de vie dans le corps général qui n’appartient pas à quiconque personnellement, mais est le résultat de la connexion entre nous, ce sentiment est appelé le Créateur.

Ce récipient est appelé Adam (l’homme), et son remplissage est appelé le Créateur, la Lumière de vie, la force du don mutuel.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 20/09/12, Écrits du Rabash

Une personne construit son propre Créateur

Dr. Michael LaitmanLe système de connexion entre nous se révèle progressivement grâce au fait que nous nous connectons. Dans cette connexion, nous sentons nos désirs, qui peu à peu commencent à se connecter, et la force générale qui coule en eux.

Cette force et la Lumière qui se révèlent au sein de nos désirs est l’image du Donneur qui est à l’extérieur. Nous avons construit cette image par nous-mêmes et nous découvrons le Donneur. Cette image est appelée le Créateur, ce qui signifie Boré – viens et vois (Bo-Ré en hébreu).

Le Créateur existe uniquement si la créature Le construit et Le découvre dans ses désirs, ses intentions, ses aspirations et ses efforts.

Cela peut sembler étrange, car après tout, il est dit : «Je suis le premier et je suis le dernier, » « Il n’y a rien hormis Lui», «Sa gloire remplit toute la terre. » Et après tout cela, il est dit qu’une personne elle-même construit son propre Créateur ?

Nous sommes toujours prêts à croire que nous devons révéler le Créateur qui est caché, comme s’il fallait enlever le rideau derrière lequel il se cache. Mais il est dit que nous sommes ceux qui construisent la forme que nous appelons Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 20/09/12, Écrits du Rabash

Des mondes superposés

Dr. Michael LaitmanUn bon environnement est une société qui touche une personne d’une manière positive et la change dans le sens de la connexion, de l’unité, de la situation la plus confortable. C’est encore juste un être terrestre, un animal bien portant.

Mais à l’intérieur de cette société, une personne se met soudain à ouvrir une merveilleuse source d’énergie qui jaillit de là et l’élève vers le haut comme une fontaine d’eau vers le soleil.

Imaginez que notre monde est superposé, une superposition de plusieurs mondes, de nombreuses possibilités. Nous sommes encore dans une coupe possible d’entre eux, et nous pouvons nous déplacer dans d’autres. Tout dépend de l’angle de vue de l’observateur, de la personne.

D’une conversation sur la diffusion, le 07/09/12

Plusieurs détails sur l’image du monde spirituel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pouvez-vous décrire en quelques mots à quoi l’on doit s’attendre dans le monde spirituel?

Réponse: Il est impossible de décrire avec des mots le sentiment du monde spirituel. Comment le sentiment de l’infini, l’ascension au-dessus du temps- lorsque deux pôles opposés se connectent et que le passé, le présent et l’avenir se fondent en un seul point-peuvent-ils être transmis à une personne qui ne perçoit le monde que par ses sens corporels habituels ?

Si vous modifiez d’un millimètre l’angle de votre vision dans cet espace, vous verrez un monde totalement différent. Si vous le changez d’un autre millimètre, vous verrez un autre nouveau monde. Tout dépend de votre position en ce qui concerne le monde de l’Ein Sof (infini). Vous choisissez l’angle de vision par vous-même, puis une autre section d’une réalité infinie se révèle immédiatement à vous.

Cependant, il est impossible d’expliquer cela, car ces images ne comprennent pas les images visuelles auxquelles nous sommes habitués. Il est possible d’enseigner à une personne la mécanique spirituelle, pour expliquer comment se produit le passage d’un état à un autre et comment effectuer différentes actions, mais il est impossible de transmettre ce qu’elle ressentira alors. Pour ce faire, elle doit être prête pour une sensation spirituelle.

A chaque niveau spirituel, il y a l’expansion de l’esprit et un sentiment exceptionnel qui ne peut être comparé à rien dans ce monde. Il n’existe aucun moyen d’exprimer cela, même pas en musique ou en couleurs.

Peu importe comment les artistes ont essayé d’aborder ceci dans les phases récentes de l’histoire de la peinture, de l’impressionnisme, tout ce flux fut arrêté, après avoir atteint une impasse. Une personne n’a pas d’autres moyens plus grands pour exprimer son monde intérieur.

D’une conversation sur la diffusion, le 07/09/12

N’oubliez pas d’acheter du pain pour l’âme

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que puis-je faire si rien ne peut me réveiller et que nous sommes totalement encerclés par l’indifférence ?

Réponse : Il faut comprendre ceci : si je ne peux même pas me réveiller de l’intérieur, je peux encore agir à l’extérieur, et ainsi je réveille l’intériorité des amis. Si on parle de la grandeur du Créateur, nous allons être activés et nous éveiller nous-mêmes. C’est la manière de faire dans chaque action. Il suffirait d’embaucher des acteurs étrangers pour qu’ils jouent devant nous, montrant leur crainte et excitation en ce qui concerne l’objectif spirituel, afin que nous puissions être impressionné par cela.

Il y a une histoire au sujet d’un kabbaliste qui a vécu dans un village isolé en Europe. Il avait l’habitude d’inviter des Klezmorim (musiciens juifs ashkénazes de la rue, ndt) à jouer pour lui. Sa femme ne cessait de lui crier dessus car il leur donnait les derniers sous, sans quoi ils n’auraient pas assez de nourriture. Le mari répondait qu’il devait le faire pour raviver son âme.

La femme se demandait comment il pouvait être impressionné par eux. Après tout, il était un grand homme, un rabbin respecté, et eux n’étaient juste que des vagabonds ivres dépensant de l’argent pour acheter de la vodka et se soûler. Mais il a répondu que cela n’avait pas d’importance. Ils ont joué contre de l’argent car ils voulaient boire et lui a écouté car il voulait être poussé vers le travail spirituel.
Donc, vous aussi devez trouver des amis qui vont jouer devant vous, même si c’est pour leur propre bénéfice, aussi longtemps que vous serez impressionné.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 14/09/12, Écrits du Rabash

Le texte qui produit l’unité de sentiments

congrès, groupeQuestion: pendant le travail dans le groupe intégral, nous avons trouvé un texte qui a été organisé d’une manière particulière. Il décrit ce qu’est un groupe, et ce qu’est «nous», à tous les niveaux, etc. Il est étonnant qu’autour de ce texte, a commencé une création d’une sorte de champ, pour être précis, une sorte de sentiment partagé. Quelle est votre opinion sur le travail avec le texte?

Réponse: Je pense que c’est la chose la plus importante! Quand un groupe se réunit, un texte doit toujours lui être présenté.

Ces textes peuvent être répétés. Avec le temps, le groupe passe par toutes sortes d’états, et à chaque fois, le même texte précédent est compris différemment, d’une manière nouvelle. Puisque, après tout, nous changeons tous, et donc l’ensemble du groupe est différent à chaque fois, et il découvrira dans son ensemble, toutes sortes d’aspects de l’unité, de la connexion, de l’intégration, etc.

Il s’agit d’un travail créatif. Les membres du groupe ressentiront la direction vers laquelle ils ont été amenés et attirés, hier et aujourd’hui. Selon la situation de chacun d’eux, ils ressentiront un désir général, partagé, un attribut d’ensemble de l’attraction mutuelle, du don sans réserve et de l’amour, un ascension de l’ego qui sépare habituellement les gens, qui positionne chacun dans un certain rapport aux autres. Et ici, ils doivent s’élever au-dessus de cet état, en dépit de leur ego.

Question: Pendant une heure et demie, nous n’avons pu passer que deux paragraphes de l’article, car il est effectivement possible de tenir une discussion d’une heure sur chaque mot.

Réponse: C’est vraiment le cas. Tout à coup, un mot invite à une variété pleine de sensations! Cela se produit car c’est spécifiquement ce domaine partagé, ce qui crée une abondance inhabituelle de variation.

Question: Que pensez-vous? Est-il utile au début de lire l’article en entier, puis de le diviser en paragraphes et en discuter?

Réponse: Non, il n’y a pas besoin de charger les gens de cette information, car cela est sensoriel, mental, et il sera difficile pour les gens de faire face à cette masse.

Considérant que, s’ils écoutent une ou deux phrases d’une manière détendue, puis tout à coup ils commencent à voir dans le texte: » Comment pouvons-nous le mettre en œuvre? De quoi cela est-il fait ? Pourquoi? Pour quelle raison? » Et même si quelques phrases que vous n’avez pas encore lus, expliquent les précédentes, ce n’est pas important si vous êtes bloqué sur elles, car de cette façon vous comprendrez davantage l’importance, en vous confondant en les présentant.

D’un entretien sur l’éducation intégrale 04/03/12