Category Archives: travail intérieur

Connaître le monde dans lequel on vit

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quand une personne commence-t-elle à voir les « racines » supérieures des « branches » qui sont dans ce monde ?

Réponse : Il faut d’abord dire qu’en atteignant les « racines », une personne ne se détache pas des « branches ». Sa vision commence tout simplement à se développer par vagues, à partir du point de ce monde vers des cercles grandissants de plus en plus. Selon l’expansion, une personne se connecte plus fortement à ce qui se passe dans les racines, et comprend mieux les phénomènes de ce monde. Dans son ascension depuis le bas vers le haut, il comprend très bien ce qui lui arrive ici, puis d’une façon plus abstraite, il comprend le supérieur.

D’autre part, l’atteinte est différente de la compréhension : tout d’abord, une personne atteint un phénomène supérieur, puis à l’intérieur de celui-ci il comprend son parallèle dans ce monde.

Le Baal HaSoulam en parle dans « L’essence de la sagesse de la Kabbale » : La partie inférieure est étudiée à partir de l’enseignement Supérieur. Ainsi, il faut d’abord atteindre les Racines Supérieures, la façon dont elles sont dans la spiritualité, au-dessus de toute imagination, mais avec une atteinte pure. Et une fois qu’il a complètement atteint les Racines Supérieures avec son propre esprit, il peut examiner les branches tangibles dans ce monde et savoir comment chaque branche se rapporte à sa racine dans le Monde Supérieur, dans toutes ses ordonnances, en quantité et en qualité. Et une personne voit aussi comment toutes les branches sont connectées.

Dans l’ensemble, la réalisation et la compréhension s’influencent l’une l’autre. En même temps, la connexion entre les « branches » et les « racines » est très importante, et ce n’est pas par hasard que de grands kabbalistes ont consacré leur temps à étudier ce monde. Cela les a aidé à étudier le monde supérieur. Ils étaient des universitaires, des « encyclopédistes ». Le Rav Kook lisait des livres minutieusement dans la bibliothèque et le Baal HaSoulam apprenait la théorie des ondes, etc…

Ce n’est pas par hasard que nous sommes dans un monde matériel, corporel et c’est de là que nous nous élevons dans les niveaux spirituels. Bien que les informations à propos de ce monde, que les scientifiques découvrirent et révélèrent, ne servent pas à atteindre la spiritualité, elles ont encore aidé une personne à connecter toutes les parties de l’image générale en une seule.

Mais aujourd’hui, nous nous « tenons fermement sur le sol », et au contraire nous devons juste « pousser la tête au-dessus des nuages »…

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/11/12, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Sentir le désir de l’enseignant

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que signifie être votre disciple?

Réponse: La question dans ce cas n’est avec moi. Nous parlons d’une loi qui agit dans le système de connexion entre les âmes. Nous devons relier ces âmes dans le système correct avec la bonne connexion. La connexion elle-même existe déjà; nous avons seulement besoin de nous identifier à elle, de se connecter à elle, de la nettoyer de tous nos désordres, d’infuser à l’intérieur d’elle la force de l’amour de nos désirs.

Et donc, un «disciple» est appelé celui qui participe à cela, celui qui accomplit ce travail. Il travaille sur la relation avec moi selon le principe de «Fais-toi toi-même un Rav », et avec les amis selon le principe du«Achète-toi un ami. » Et vers tout le reste, il fonctionne selon «Juger chaque personne à l’échelle du mérite. « Et tout cela est pour atteindre la connexion avec la force supérieure.

Question: Comment la progression sur cette voie peut-elle être examinée?

Réponse: Seulement en fonction du degré d’annulation. Dans le cas contraire, votre examen sera égoïste. Une personne a besoin de s’annuler, retirer sa « partition » interne qui interfère avec la connexion, ne pas s’engager dans quoi que ce soit « derrière le dos », secrètement, mais franchement chercher le point d’adhésion par lequel elle sera en mesure de recevoir la sagesse suprême.

Chacun doit gérer cette liste par lui-même. Idéalement, vous devez savoir ce que je veux, même sans poser de nombreuses questions. Par le biais de cette clarification, vous devez annuler votre ego afin de ne pas répondre à vos désirs corporels et vous livrer à eux. Et puis, quand vous ressentez ce que mon désir est, vous l’exécutez.

Et ce n’est pas important de savoir si je suis au courant ou non, ou si d’autres le savent ou non. Il vous suffit de le faire et d’acquérir par cette connexion, à travers moi, avec un système qui est plus supérieur, avec le Créateur.

Question: En général, nous vous dédaignons, même sans le comprendre …

Réponse: C’est normal, que vous le vouliez ou non. Une morale doit être tirée de ceci: Comprendre votre relation avec le Créateur. Peut-être que pour vous ce n’est pas évident, mais cela ne peut pas être, le fait que vous Le traitiez mieux que moi.

Pour cela, l’enseignant et le groupe sont face à vous, le Créateur est caché, et vous pouvez « pratiquer » sur eux dans l’auto-analyse: «Qui est plus intelligent à mes yeux: moi ou eux? Qui est plus grand: moi ou eux? Ai-je envie de les faire plier en fonction de mes projets, de sorte que je me comporte d’une manière qui est pratique pour moi? Ou malgré tout, je baisse la tête vers le bas et fais tout ce qui est bon pour eux? Combien dois-je annuler mon avis face à eux? »

Tout le travail est dans cela. On vous a donné un «centre d’entraînement», où vous pouvez faire toute la préparation. Si vous ne voulez pas faire ces exercices préparatoires, alors c’est dommage pour vous de perdre votre temps, mieux vaut aller profiter de la vie …

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 26/11/12, «de l’essence de la sagesse de la Kabbale »

 

Devenir la superpuissance spirituelle du monde

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, «L’exil et la rédemption »: De là , par la présente, je proposer à la Maison d’Israël de dire à nos problèmes: « Assez! » Et tout du moins, faire un calcul humain en ce qui concerne ces aventures qui nous ont infligé à maintes et maintes reprises encore une fois, et aussi bien ici, dans notre pays. Nous souhaitons lancer notre propre politique, car nous n’avons aucun espoir de nous cramponner à la terre en tant que nation, tant que nous n’acceptons pas notre sainte Torah sans exténuation, vers la dernière condition du travail Lishma, et non pas pour soi-même, sans aucun reste d’égoïsme …

Tant que nous n’élevons pas notre objectif au dessus de la vie corporelle, nous n’aurons aucune renaissance corporelle, car le spirituel et le corporel en nous ne peut pas habiter dans le même panier, car nous sommes les enfants de l’idée. Et même si nous sommes plongés dans quarante-neuf portes du matérialisme, nous n’abandonnerons toujours pas l’idée. Par conséquent, c’est le saint but pour Son nom dont nous avons besoin. »

Bien sûr, la nation israélienne ne peut exister que si elle est dans la garantie mutuelle. Ceci est la base et le fondement de notre nation par laquelle nous serons en mesure de déterminer la bonne forme de notre état car sinon nous ne serons pas en mesure d’exister. Cela ne peut pas être si nous n’avons pas l’intention de donner vers le don sans réserve Lishma (en son nom).

Ce n’est qu’alors que nous serons en mesure d’être prospères et en sécurité, dans notre état, tout dépend de l’intention intérieure, qui détermine tous les autres aspects de la vie. Ainsi, le Baal HaSoulam dit que nous ne devrions pas penser à une renaissance corporelle, et, qui plus est, essayer d’être comme toutes les autres nations puisque nous existons sur une base totalement différente et non pas selon les principes des autres nations.

Les nations du monde vivent selon les lois de la volonté de recevoir, et ainsi, elles savent comment organiser leur vie corporelle dans ce monde. Elles se sentent et se comprennent l’une et l’autre. La nation israélienne, cependant, ne fonctionne pas comme ça. Nous devons avoir seulement un renouveau spirituel, et si nous continuons et remplir notre mission spirituelle, notre vie corporelle va s’arranger. Nous n’aurons pas besoin de nous inquiéter à ce sujet parce que si nous atteignons le niveau spirituel, il y aura un tel équilibre des forces entre le monde corporel et le monde spirituel qu’il déterminera le niveau et la forme de notre existence corporelle.

Donc, la seule chose dont nous avons besoin est la spiritualité: Une solution qui est aussi interne que possible. Tout le reste fonctionne automatiquement comme la projection de l’intériorité sur l’externalité.

La même chose se produit à l’égard de tout notre groupe kabbalistique mondial appelé «Israël», qui signifie le désir du Créateur, Yashar El (droit vers le Créateur). Si nous voulons que ce groupe se développe et serve telle une source de cette connaissance en existant en tant que superpuissance spirituelle, alors nous devons d’abord prendre soin de notre qualité intérieure, et en outre, investir notre énergie dans la diffusion également.

Cependant, la chose principale qui détermine notre succès est la connexion entre nous. Nous devons aller dans le monde et être impressionné par elle afin de ne pas perdre notre lien avec elle, pour diffuser la méthode de la Kabbale et de la garantie mutuelle à l’intérieur. Toutefois, tout d’abord, elle doit découler de notre souci d’unité et de connexion, de garantie mutuelle entre nous, afin de la concentrer sur le don sans réserve Lishma, ce qui signifie dans le but d’apporter contentement à la force supérieure.

Quant à Israël, nous devons aspirer tout droit au Créateur car c’est l’intériorité qui détermine tout. Donc, ici aussi, sur la terre d’Israël, nous devons d’abord nous soucier de la réalisation de la force intérieure. Une fois que nous l’avons, personne ne sera capable de nous faire du mal.

De la préparation à la Leçon quotidienne de Kabbale 26/11/12

Le développement par les coups

Dr. Michael LaitmanIl est dit “il n’y a pas un brin d’herbe en dessous qui n’ait pas un ange en Haut le frappant et lui disant de grandir”, ce qui veut dire qu’une force du Monde Supérieur qui correspond au brin d’herbe dans le monde inférieur, le frappe et l’oblige à grandir, suivant le rôle qu’il doit remplir. Ces coups se font sentir dans les sentiments et dans l’esprit, mais d’abord dans nos sentiments, car nous sommes un récipient de sentiment, le désir de recevoir, qui commence à bouger comme résultat des coups.

Un coup est ressenti par le désir quand il découvre soudain que les anciennes images qu’il avait sont incorrectes. La fonction du coup est de faire qu’une personne puisse sentir plus profondément les choses. Tout comme un marteau frappe un clou pour l’enfoncer plus profondément dans le bois, de la même façon le coup nous conduit plus profondément dans la vraie question du désir. Alors on commence à le sentir d’une manière nouvelle et nous commençons à le comprendre plus profondément.

Je suis désorienté à cause du coup, et je perds le contrôle. Mais en fait, c’est la façon dont cela doit être: plus une personne avance, plus grands sont les coups qui la frappent, elle est constamment désorientée et découvre quelque chose de nouveau, encore et encore. Vous sentirez rapidement comment ce mécanisme est constamment en train de titiller l’intérieur, régulièrement. Ces petits coups, à chaque fois, nous font plonger plus profondément dans un sentiment de confusion, et ainsi nous aident à comprendre et sentir les choses davantage.

Mais pour vraiment ressentir quelque chose de nouveau, nous devons passer par de nombreuses réincarnations. La quantité de la confusion est toujours supérieure à la quantité de sentiments, et seulement après une grande agitation et beaucoup de confusions apparaît un sentiment nouveau. Ensuite il y a une autre série de confusions et de révélations petites et alors un sentiment nouveau se présente.

En somme, ces coups sont bénéfiques, car les «anges», qui sont les forces en charge de notre développement, sont là pour nous les infliger.

De la Préparation au Cours quotidien de Kabbale du 25/11/12

Connecter le monde entier au Créateur

Dr. Michael LaitmanLe point principal que nous devons garder en permanence comme objectif interne est le principe de «il n’y a rien hormis Lui. » Le Créateur est la raison de chaque état, de chaque pensée, de chaque perception, de tout ce qui se passe. Il n’y a qu’une seule force qui me gère et gère le monde autour de moi, et seulement cela.

Il est tout ce qui signifie afin qu’ à travers ma relation avec le monde, à chaque instant,dans chaque cas etdans chaque action, tant en interne qu’en externe, j’atteigne la compréhension que «il n’y a rien hormis Lui»dans le cercle global. C’est ce qu’on appelle l’adhésion à l’intérieur du récipient général. C’est notre travail, et c’est ce sur quoi nous nous concentrons.

Cependant, le monde est grand, et,oui, nous commençons par le groupe (1), et seulement ensuite nous passons au reste du monde (2). Je dois me connecter au groupe à travers des cas et des problèmes différents, et cela devrait être la chose la plus importante pour moi maintenant. Quand je me tourne vers le groupe, je dois également me rappeler que le mondeest comme la deuxième partie de mon travail.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 23/11/12, «Le rôle de la nation israélienne »

Un congrès: le moment le plus heureux

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous pensons souvent à la façon de parvenir à un état de prière. D’autre part,un congrès est un acte tellement joyeux …

Réponse: Une prière ne doit pas être triste. Une prière est une attente de correction. Dois-je pleurer,m’agenouiller et me frapper la tête contre un mur? Il n’y a rien de tel.

Une prière est un sentiment dans le cœur. Je veux que mon cœur soit corrigé. Je le prépare pour qu’il passe par des changements, cesse d’êtreégoïste, arrête de penser à lui-même.

Une fois que le cœur cesse depenser à lui-même, je commence à sentir tout de suite le monde supérieur. C’est ce que je veux!C’est ce qu’on appelle une prière!  Rien d’autre.

Question: Mais nous disonsque nous avons besoin de parvenir à un état de désespoir, d’impuissance, comme un sentiment très difficile, mais un congrès symbolise un état de joie, d’unité. Comment puis-je intégrer tout cela en un?

Réponse: Cela est également très simple.

Le désespoir doit être joyeux. C’est ainsi, je désespérais de mes propres capacités- regardez ce que j’ai accompli!Je n’ai plus d’espoir pour moi.

Le Baal HaSoulam écrit qu’il n’y a pas de moment heureux dans la vie d’une personne que quand elle sent qu’en aucune façon elle ne peut s’aider elle-même, et rien ne pourra l’aider, mais seulement un miracle du ciel, c’est quand ça arrive. Il n’y a pas plus heureux moment que le sentiment que cela va la sauver. Quoi de mieux?
De la Leçon virtuelle du 25.11.12

Un homme avec un révolver

Dr. Michael LaitmanSi nous étions restés au niveau de développement, végétal ou animal, alors on aurait exécuté instinctivement toutes les lois de la nature. Mais il y a en nous des désirs d’un niveau supérieur, et de cela nous ne sentons pas l’obligation d’agir plutôt d’une façon ou d’une autre.Les choses ne sont pas claires.

Cela est particulièrement ressenti à notre époque. Tout au long de l’histoire, l’homme qui vit en société, progresse par les mêmes étapes: minérale, végétale et animale. Nous avons évolué progressivement, par étapes, sans penser à qui nous sommes et ce que nous sommes, et où nous nous dirigeons. Différentes impulsions nous ont poussés vers l’avant et tout cela nous a mené a un simple clarification: Comment puis-je en tirer un  meilleur profit de la situation actuelle?

En d’autres termes, l’homme conserve les lois de la nature d’une manière moins ordonnée que les animaux, en raison des conditions plus complexes.

En conséquence, les gens intelligents savent exploiter ces conditions pour leur ego et d’autres « se contentent de peu ».

Mais aujourd’hui, nous perdons la capacité de progresser de cette façon. Je voudrais continuer comme d’habitude, choisir pour moi le meilleur de ce qu’il y a, mais ces tentatives échouent toujours.

Dans ma vision du monde, il est apparu un autre facteur, qui est caché pour l’instant, comme si quelqu’un d’invisible me mettait  tout le temps des bâtons dans les roues. Je veux réparer le système financier, l’économie, l’éducation, la famille, mais rien ne fonctionne.

Je suis tout à fait logique, j’ai des données scientifiques, j’ai recours à des experts et des consultants mais je n’arrive pas à quoique ce soit. Alors qu’est-ce qui se passe?

Il découvre là un certain nouveau contrôleur, une nouvelle loi qui n’était pas connue auparavant. Il faut l’étudier, mais elle est «enveloppée de brouillard » et insaisissable.

Qui plus est, les parties de cette loi qui se révèlent lentement, nous ne voulons pas les recevoir. Nous voulons comme avant « faire des affaires » de chaque chose et réussir, et au lieu de ça elle nous force à accepter une condition qui est opposée à notre nature égoïste.

Et la condition est comme ceci: vous êtes connectés et si vous prenez une décision elle devrait être en faveur de tous. Ici nous nous arrêtons, nous ne savons pas quoi faire et baissons les bras. Nous sommes en ce moment dans cette situation.

Comme des esclaves en Egypte pour qui ont « un nouveau roi”, Nous sentons une nouvelle domination. D’abord l’ego nous fait avancer «à travers la conquête des étoiles », nous avons conquis la nature et l’espace, que nous avons occupé de différentes et multiples façons, et tout à coup nous nous sommes découragés de tout. Déjà depuis plusieurs décennies les objectifs antérieurs ne nous attirent plus. Pourquoi? Parce que notre sens nous dit: Il n’aura pas de récompense ici, pour notre égoïsme.

C’est comme si je vais gagner un million de dollars maintenant, mais devant moi un homme se tient avec un revolver.

« Vous gagnez un million”, dit il. « Mais vous gardez mille pour vous et le reste vous me le donnez. »

Je dois effectuer un effort équivalent à un million de dollars, et je ne reçois qu’une petite partie pour “couvrir les dépenses”. Mais mon désir ne me donne pas assez de carburant pour fonctionner. Alors, que faire?

Soit la peur me force ou j’ai besoin de voir l’homme avec le revolver comme mon meilleur ami, le plus cher, le plus proche. Alors, je vais être prêt à accepter seulement mille dollars pour couvrir les dépenses et le reste lui laisser avec plaisir. Plus que cela, je vais lui dire:“Merci! Sans votre arme, je continuerais à prendre pour moi. » Ainsi j’arrive à quelque chose de nouveau et je suis heureux de vous donner ce que j’ai gagné, parce que c’est comme ça que je deviens encore plus proche de vous et du nouveau but qui se découvre devant moi.

Combien l’homme doit traverser jusqu’àce qu’il  reconnaisse  cette situation …

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale,  « préface Talmud de dix Sefirot « , 22/11/2012

Les étapes sur le chemin du don sans réserve

Dr. Michael LaitmanAfin d’atteindre le but de la création, nous avons besoin de développer un désir d’atteindre cet objectif, un récipient, un lieu, où nous serons en mesure d’imaginer, sentir, et réaliser cet objectif. Tout dépend du type et de la nature du désir que nous devons préparer.

Pour cette raison, il y a une première étape où une personne mène une existence bestiale, prenant soin seulement de ses besoins matériels: la nourriture, le sexe, la famille, la richesse, le respect et la connaissance, ce qui signifie les désirs naturels avec lesquels il est né .

Vient ensuite une étape où une personne commence à rechercher le vrai sens de la vie Elle estime que les plaisirs terrestres normaux ne la remplissent pas et a du mal à croire qu’elle est née pour vivre une vie comme ça. Elle ne croit pas que l’univers entier sans fin n’existe que pour que l’homme naisse, vive en quelque sorte, et meure. Il doit y avoir ici un objectif plus élevé !

C’est un signe que le point dans le cœur a commencé à parler chez une personne, ce qui l’oblige à effectuer une recherche. Maintenant à partir de ce point, elle a besoin de développer un récipient complet. Cette étape est appelée «une vie rare et malheureuse. »C’est le cas même si une personne dispose de toutes les bénédictions matérielles, et cela ne va pas l’aider si elle se limite artificiellement, en vivant de ​​« pain avec du sel et de l’eau ».

L’humanité a traversé plusieurs étapes au cours de son développement: 2000 ans multipliés par trois, un total de 6000 ans d’évolution spirituelle du monde. Les 2000 premières années, c’était le chaos, suivi par les 2000 ans de la Torah, et les 2000 dernières années est l’ère du Messie, la correction finale.

C’est pourquoi différentes lois étaient en vigueur au cours de chaque période du temps. Chaque période correspond à son niveau de désirs: HBT , HGT et NHY , et chaque niveau est divisé dans les mêmes niveaux de HBT , HGT et NHY . De cette façon, nous pouvons diviser l’ensemble du processus de développement en étapes plus petites, 6000 niveaux. Et en conséquence, nous serons en mesure de comprendre les changements qui surviennent dans chaque partie et au cours de chaque segment du chemin.

C’est pourquoi au cours de cette période de temps, les qualités des âmes qui viennent dans notre monde conviennent à la correction de la phase concrète du développement et appartiennent à HBT, HGT, ou NHY. A notre époque, la correction n’est possible que par la Lumière qui ramène vers le bien. Pendant les générations précédentes, avant le temps des sages talmudiques, il était possible de se corriger en restreignant des désirs corporels. Après tout, les gens de l’époque ont agi au niveau zéro du désir de profiter.

Bien sûr, la vie est ressentie comme rare précisément dans le sens spirituel. Elle peut également être divisée en trois étapes: une personne se trouve dans la Kabbale et dans un premier temps ne sait pas ce qui se passe, ni où elle a abouti. Elle étudie la Kabbale théorique, dans l’espoir de devenir plus sage. Elle ne rêve que de son propre succès, augmentant ses désirs égoïstes, jusqu’à ce qu’elle comprenne que la réalisation ne veut pas dire qu’elle développe ses désirs de réception mais plutôt qu’elle acquière ceux du don sans réserve.

La lumière environnante l’éclaire et la transforme progressivement. Comme un sou qui permet un grand capital, ainsi elle a finalement commencé à comprendre que ce n’est pas le but et qu’elle ne va rien obtenir de cette façon. La forme égoïste dans laquelle elle a tenté de combler ses désirs égoïstes devient inacceptable pour lui. Maintenant, elle est prête à tout juste pour la transition vers les désirs de donner sans réserve.

Ce revirement est un signe de la transition vers un état ​​de Lo Lishma. Autrement dit, une personne découvre qu’elle n’est pas en Lishma (Lo Lishma), pas dans l’état du don sans réserve. Tout ce qu’elle a fait dans sa vie, pas dans la vie quotidienne, mais notamment en termes de sa participation dans le groupe, des études et des différents états qu’elle a traversés, tout ceci n’était que pour elle-même, consciemment et inconsciemment!

Ceci lui est révélé, mais dans la mesure où elle ne serait pas devenue complètement bouleversée et pourrais continuer, qu’elle appellerait avec une prière et ne fuirait pas complètement. C’est ainsi qu’une personne avance jusqu’à ce qu’elle découvre tous ses désirs, ce qui dépend de son accélération du temps et de sa persévérance. Et le plus important est le soutien de l’environnement, de l’entraide qui lui permet de passer de Lo Lishma à Lishma.

Cela devient possible parce qu’elle a formé les récipients, la nécessité d’atteindre le but .Ceci est exprimé en élevant la prière, MAN, le désir visant la Lumière, le Créateur , le seul qui puisse faire n’importe quoi, même de changer la nature de l’homme. Il n’y a pas d’autre source.

Quand une personne obtient l’intention de donner sans réserve, cette intention se réalise dans les mêmes désirs qui étaient auparavant destinés seulement à l’accomplissement bestial. Alors qu’elle s’attendait à les remplir avec l’aide de la Kabbale, égoïstement, et par la suite, au cours de la période de l’exil, elle a tenté de révéler en eux la qualité du don sans réserve. Mais à la fin, elle reçoit la possibilité de donner sans réserve dans les mêmes désirs, et elle le voit comme une libération. Cet état ​​est appelé Lishma, dans lequel elle devient digne de la vraie vie, à la fois dans ce monde et dans le monde à venir.

Je nous souhaite une naissance facile!

Dr. Michael LaitmanUne personne passe par plusieurs étapes de développement inconscient comme celles que nous avons vécu tout au long de l’histoire. Mais en attendant, ce n’est pas l’humain en nous qui s’est développé. L’humain en nous doit naître maintenant, à travers les douleurs de l’enfantement! Une nouvelle forme d’existence appelée«homme» va se développer à partir du niveau animal.

Toute notre histoire précédente n’était que la préparation pour le développement de la vie humaine réelle. Maintenant, l’espèce humaine doit se développer dans l’ensemble de l’humanité, qui inclut la nation israélienne en elle. Le niveau humain s’appelle le désir de se connecter aux autres, une tendance à se connecter aux autres, une intention.

Au début, ça peut être un penchant égoïste résultant de mon mal être et ma conviction que la connexion aux autres peut améliorer ma situation et me sauver. C’est l’état où nous sommes en ce moment en Israël. La pression que nous ressentons ces derniers temps et que j’ai toujours senti à cause des guerres a été créé uniquement pour nous pousser et nous forcer pour que l’homme naisse, c’est comme les contractions de travail d’accouchement qui poussent le bébé à sortir.

Tout cela arrive de façon à nous faire sortir vers les autres, et parce que cette évolution est déjà au-dessus du niveau de la nature minérale, la végétale et l’animale, un composant supplémentaire est nécessaire ici: la compréhension, la reconnaissance et l’auto-participation. L’embryon qui est sur le point de naître de nous maintenant s’aide lui-même à sortir du ventre de sa mère, de sa nature égoïste.

Grâce à sa compréhension et à la reconnaissance et aux différentes actions d’assistance, ce bébé est incorporé dans le système général, ce qui lui permet de l’utiliser. Le système commence à l’aider et cette aide est appelée la Lumière qui ramène vers le bien.

J’ai effectue des actions sur mes niveaux de développement: la nature inanimée, végétale, et animale, je travaille au sein du groupe. Et même si je fonctionne égoïstement, cela ne fait aucune différence. Si je le fais dans le but de naître et même si je le fais pour échapper à la souffrance, ces actions m’aident dans le processus de la naissance, me poussant en avant avec les contractions. Ensuite, ce sera une naissance facile depuis que j’ai ouvert le passage par moi-même!

Tant que nous sommes dans le désir de recevoir, comme dans un utérus, on se sent bien: Nous nous sommes développés, nous avons aspiré à différentes réalisations, combattu, vaincu, fait des bénéfices et tout était super. Mais ce passage est l’état égoïste qui précède l’état futur, le canal de naissance, qui est un endroit très étroit, comme nous le savons dans le monde corporel.

C’est un passage très dangereux, très difficile, impliquant de grandes souffrances et pressions. Mais nous pouvons élargir le canal de naissance par la Lumière de Hassadim, en désirant une ouverture, pour la connexion. Cela signifie que nous attirons la Lumière de Hassadim à cet endroit, et grâce à elle le canal se dilate, et nous sortons facilement, comme un bébé dans l’eau. Nous pouvons nous aider nous-mêmes de cette façon, même avec l’aide de nos précédents désirs égoïstes si nous comprenons que nous devons naître.

Nous devons donc comprendre que les mêmes problèmes que nous avons connus ces derniers temps à la suite du bombardement à l’extérieur et les difficultés économiques qui vont bientôt être révélées à l’intérieur, tous ces troubles, comme les douleurs du travail, visent à donner naissance à l’humain en nous. D’abord la nation israélienne doit le faire et ensuite tout le monde.

Cette pression va grandir et nous ne devrions pas attendre et faire des calculs basés sur des entretiens politiques. La pression augmentera jusqu’à ce que nous soyons d’accord pour participer à notre naissance.

Il n’y a rien d’autre que ces deux forces, si nous voulons sortir du canal pelvico-génitale rapidement et facilement, nous devons l’élargir par Hassadim, et à répandre la connexion et l’amour entre tous. Maintenant nous sommes dans la salle d’accouchement, dans une crise (le mot « crise », « Mashber» en hébreu, désigne les pierres de naissance que les femmes utilisaient pour l’accouchement dans le passé)

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 22/11/12, Introduction à l’étude des Dix Sefirot

Le seul moyen de correction

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “Introduction à Etude des dix Sefirot,” Item 25: Examinez la première question, où ils s’imaginent qu’ils peuvent garder toute la Torah sans la connaissance de la sagesse de la Kabbale. Je leur dis: En effet, si vous pouvez garder l’étude de la Torah et l’observance des commandements de façon appropriée, Lishma, ce qui signifie seulement pour apporter contentement au Créateur, alors en effet, vous n’avez pas besoin d’étudier la Kabbale. C’est parce que il est alors dit de vous, « Sa propre âme doit lui enseigner. » Mais si vous avez pratiqué la Torah dans Lo Lishma depuis plus de trois ans, comme Rabbi Yossi dit, et cinq ans, comme le Kama Tana dit, alors le Braita vous avertit que vous ne verrez pas un bon signe dans cette voie où vous marchez! Pourquoi gâcher vos âmes avec des faux espoirs quand vous avez une telle méthode, sûre et proche de vous, telle que l’étude de la sagesse de la Kabbale.

Nous pouvons corriger notre désir de sorte qu’il sera totalement orienté vers le Don sans Réserve, uniquement en nous unissant « comme un seul homme, dans un seul cœur ». Alors nous deviendrons un réceptacle, d’un désir qui est prêt pour le don sans réserve, et finirons par atteindre l’objectif l’adhésion au Créateur.

La question est de savoir si cela est possible sans étudier la sagesse de la Kabbale? Comme nous le savons, la réponse est non, cela est impossible parce que la Lumière qui vient corriger une personne ne se révèle que par la sagesse de la Kabbale. C’est ce qui amène la lumière vers nos âmes grossières et corrompues, et aucune sagesse peut nous aider ici.

D’ailleurs, sans la sagesse de la Kabbale, nous ne savons même pas à quoi ça servira ce que nous étudions. C’est parce que la Kabbale comprend des introductions, des explications sur les raisons pour lesquelles l’homme a été créé, pourquoi la Torah est nécessaire et comment l’utiliser correctement, uniquement pour la correction de la nature humaine, pour établir des relations plus étroites entre les gens afin qu’ils deviennent un tout et donc ressemblent à la lumière, afin que la partie appelée « Pharaon », ce qui nous sépare les uns des autres et gouverne sur nous, puisse se rompre.

En étudiant la sagesse de la Kabbale nous comprendrons ce qu’est notre libre arbitre et où exactement nous devrions appliquer tous nos efforts. Mais si une personne étudie seulement les Saintes Écritures, la Bible, le Talmud, et ainsi de suite, cela ne suffit pas pour comprendre ce qui est exigé d’elle.

À la fin de l’exil, nous avons atteint des si petits désirs que, même avec l’aide de la sagesse de la Kabbale, il est difficile d’évaluer et de traduire les termes et les définitions correctement, le dirigeant vers la personne elle-même, à ce qui se passe à l’intérieur d’elle. De la partie appelée « La perception de la réalité», nous savons que tout ce qui existe, est en fait l’intérieur de nous. Et pourtant, il est très difficile pour nous de changer notre point de vue, de regarder depuis l’éxterieur vers l’intérieur, et de voir que tout le monde est ici, et que celui-ci est l’endroit qui doit être corrigée.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 22/11/12, “Introduction au TES ( Talmud des dix Sefirot)