Category Archives: travail intérieur

NO MAN’S LAND

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous parlons beaucoup de Lumières et de récipients, mais nous examinons rarement  le point de notre propre «moi» qui se trouve entre eux. Qu’est-ce que cela représente?

Réponse: Le « Moi » existe simplement comme mon point de choix et pas plus que ça. Tout le reste se connecte à lui quand il reçoit les désirs des autres et l’accomplissement du Créateur. Ce point est comme un pointeur sur une échelle, le moment du choix, la section, au tiers du milieu de Tifferet. Il n’appartient à rien: ni réception ni don sans réserve.

Le tiers supérieur de Tifferet  appartient à la partie supérieure, les qualités du Créateur, et le tiers inférieur se rapporte à la volonté de réception, la créature. Et il n’y a littéralement rien au milieu, c’est une terre sans homme.

Question: Donc qu’est ce qui est là? Après tout,  n’est ce pas le choix réalisé selon certains critères?

Réponse: Une fois que vous y arrivez, vous comprendrez que ce point est littéralement « . Suspendu dans les airs » Vous devenez une personne spirituelle hors de ce point; c’est le point initial qui existe dans le milieu, entre la Lumière (existence de l’existence) et le désir (ex nehilo). C’est le miracle de la création.

Nous atteignons ce point lorsque nous commençons à y connecter tous les désirs et les Lumières. Puis, comme j’agis au-dessus de ces Lumières et de ces désirs, j’atteints le point à partir duquel j’agis. Il ne vient pas de la Lumière ou du récipient, mais de l’essence du Créateur.

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De la 5ème partie de la leçon quotidienne Kabbale 27/06/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

La racine de l’obscurité

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, L’étude des Dix Sefirot, partie 1, «Tableau des questions et réponses sur le sens des mots»: la question 17. Ce qu’est l’obscurité.

Behina Dalet (la quatrième phase) dans  Ratson (désir), qui ne reçoit pas Elyon Ohr (la Lumière supérieure) en elle due au Tsimtsoum (restriction), est considéré comme  Shoresh (racine) de l’obscurité.

Ceci en dépit du fait que Tsimtsoum (restriction) dans la quatrième phase a eu lieu par sa propre volonté. La quatrième phase a surmonté son propre désir de recevoir et a commencé à vouloir être comme le Créateur, selon son libre choix.

Bien sûr, on ne peut pas dire qu’il était totalement libre s’il ressentait une telle souffrance horrible. Ce n’était pas parce qu’il n’avait pas la Lumière, il avait toute la Lumière de l’Infini. Mais même ainsi, il se sentait mal à cause de la réception.

Puis il a décidé que se remplir avec la Lumière dans la quatrième phase signifiait l’obscurité complète. À partir de ce moment, c’est ce que «l’obscurité» signifie. C’est, si je reçois moi-même de l’Hôte, le Créateur, et que je sens que je suis le récepteur, si je me réjouis non seulement de ce que je reçois, mais aussi du  fait que je reçoive de Lui à cause de Son amour et de Son attitude bienveillante envers moi, ce qui signifie que je reçois à la fois Son attitude et le plaisir lui-même (sinon, ce serait la première phase), ensuite je décide que c’est l’obscurité totale pour moi.

En réalité, rien ne change. Il est dit que la Lumière est sorti, mais la Lumière ne va pas à l’intérieur ou à l’extérieur à tout moment. Cela dépend uniquement de la manière dont je considère mon état, pensant que je suis dans l’obscurité.

Une seconde plus tôt, j’étais dans mon meilleur état et heureux: l’Hôte et les rafraîchissements. Je recevais le plaisir du rapprochement avec le Créateur et pouvait recevoir du plaisir de tout ce qu’Il fait. Soudain, dans le même état, je commence à découvrir le contraste entre nous, ce qui signifie que je comprends qu’il y a une autre condition, l’équivalence de forme entre mes qualités et les Siennes. Puis, je décide que mon état est le noir complet et rien n’est pire que cela.

À partir de ce moment, cette décision prise à un degré plus élevé se répand sur tous les degrés inférieurs, étant la racine de l’obscurité dans notre monde également. L’obscurité est un sentiment qui reflète le fait que je suis opposé au Créateur, que je suis le récepteur, et qu’Il est le Donneur.
De la 3e partie de la leçon quotidienne Kabbale 20/06/2011, Talmud Esser Sefirot

L’échelle des propriétés

Dr. Michael LaitmanLe Livre du Zohar, Chapitre « Trouma (Don), » Point 503: «. Tu dresseras une table » Une table réside à l’intérieur du tabernacle avec une haute bénédiction au-dessus d’elle, et la nourriture pour le monde entier qui en provient. Cette table ne doit pas être vide, même pendant une minute, mais la nourriture devrait se trouver sur la table car il n’y a pas de bénédiction sur un espace vide. Pour cette raison, il doit toujours y avoir du pain sur la table afin que la haute bénédiction soit toujours en elle. A partir de cette table, la bénédiction et la nourriture vont vers toutes les tables dans le monde, qui sont bénies grâce à elle.

La clé lors de la lecture du Livre du Zohar est d’organiser le système de valeurs en soi-même afin que par chaque mot, on peut se déplacer le long de l’échelle des propriétés et définitions intérieures, la compréhension que tout existe au sein de son propre désir. Ce désir a de multiples nuances, et en leur sein, on doit essayer de comprendre le matériel de l’étude. Puis, à la suite de ces efforts, la lumière environnante viendra à nous.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 11/07/2011, Le Zohar

La vie sous hypnose

Dr. Michael LaitmanLa souffrance nous amène à la question suivante: quel est le sens de notre vie ? Je ne veux pas vivre pour souffrir tout en servant mon égoïsme. Il vaut mieux mourir que de vivre comme cela. Beaucoup de gens dans le monde sont prêts à mourir, et en fait,  beaucoup se suicident.

Alors, comment puis-je changer la situation de sorte qu’au lieu de servir mon désir, mon désir me serve? Ceci n’est possible que si la Lumière qui ramène au Bien agit sur moi. J’ai besoin de cette force cachée, même si je ne sais pas d’où elle vient. C’est seulement elle qui va changer en moi l’ordre des priorités, en élevant l’importance de la vie spirituelle, du don sans réserve, en m’excitant, et en m’élevant au-dessus des préoccupations égoïstes concernant mon existence ici et maintenant.
A un certain stade, l’homme réalise son  asservissement et comprend la signification de ces mots: «J’ai créé le mauvais penchant ». L’ego vous emmène vers la mort, voilà pourquoi vous vous référez à lui  comme au « mal ». La vie vous semble être la mort parce que vous travaillez pour un maître cruel qui ne vous paie rien et vous laisse sans plaisir, jusqu’à ce que finalement vous mouriez. Il n’y a pas d’esclavage plus difficile.
Mais pour le moment, je ne vois pas encore voir mon mauvais penchant, il m’aveugle, semble être moi. Mais en réalité, c’est comme si quelqu’un m’avait hypnotisé, programmé, et je fais ce qu’il veut. Sa puissance est si forte qu’il me contrôle d’une manière invisible et tyrannique.
Nous sommes nés hypnotisés, et nous ne comprenons même pas que nous sommes sous l’influence de quelqu’un d’autre. Il arrive dans la vie que nous tombons sous l’influence de quelqu’un, et ce n’est qu’après que nous sommes surpris de le  découvrir. C’est la même histoire concernant le mauvais penchant. Le problème ici est le moyen: Qu’est-ce qui va nous aider à nous libérer de son oppression?

La réponse est la souffrance. La souffrance est comme Pharaon qui a rapproché les fils d’Israël du Créateur. Cet ange de la mort vous force constamment à vous mettre vous-même sous pression pour lui, et, enfin, vous découvrez que vous souffrez par ses ordres et par votre servitude. Alors vous commencez à chercher la cause de vos souffrances, et vous découvrez qu’elles vous aident réellement à rejeter le mal. De cette façon Pharaon, qui accabla les fils d’Israël par un lourd travail, les a rapprochés de leur rédemption.

C’est ainsi que nous sommes, de concert avec le monde entier, debout au début du même processus. Les âmes les plus pures s’éveillent d’abord, s’interrogent sur le sens de ce qui se passe: «Où est le mal autour de moi qui me donne des ordres ? Je ne veux pas souffrir. »

Au début, on essaie de comprendre sa souffrance égoïstement. Puis on lève les yeux et on commence à examiner la situation dans son ensemble: «Qu’est-ce qui se passe réellement ici? » C’est une façon de nous orienter vers un but,-essentiellement,  une autre autorité. Nous allons d’un ange à l’autre: de Pharaon vers le Créateur. Il n’y a que deux options, et rien d’autre entre elles. En fin de compte, vous choisissez qui régnera sur vous.

Les âmes les plus pures traversent ceci actuellement, et d’autres viendront après eux.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 08/07/2011 , « La Liberté »

Je donne en recevant tout

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si je suis le désir de plaisir et que je le reste pour toujours, comment puis-je donner?
Réponse: Je donne en recevant tout du Maître! En faisant cela je Lui apporte le contentement. Afin de Lui apporter le plaisir infini, le même que celui qu’il me donne, je ne peux pas rester un petit receveur égoïste; j’ai besoin de recevoir «pour l’amour du don sans réserve».
Le désir de recevoir est limité car il est impossible de recevoir plus que ce monde corporel. Même maintenant, nous sommes dans le monde de l’Infini, entouré par l’amour du Créateur. Cependant, nous ne sommes capables de le ressentir qu’au plus petit degré dans lequel nous ressentons ce monde, c’est le maximum qui soit possible.

Si toutes les générations de l’humanité à travers le temps avaient reçu tous les plaisirs de ce monde, ce serait appelé une « fine bougie » (Ner Dakik), une petite étincelle de Lumière. Plus de Lumière ne peut être révélée à l’intérieur des désirs de réception. Toute la Lumière restante ne peut être révélée que dans les désirs du don sans réserve.

Pourquoi y a-t-il une condition si stricte? Le fait est que l’étincelle est la seule chose qui se dresse face à la volonté de profiter créée par cette étincelle. Ce monde est une manifestation de l’étincelle qui a créé le désir de plaisir.

Le développement ultérieur de la volonté se produit grâce à son ressenti du Donneur. C’est, tout ce qui est au-delà de notre monde, toute la Lumière  spirituelle infinie et grande que nous sentons plus tard, qui devient révélée par la vertu du  ressenti du Donneur.

Mais je ne peux pas sentir le Donneur, si je n’ai pas la même qualité: le don sans réserve. Il s’avère que je dois acquérir des désirs altruistes, et selon l’étendue de mon don, je ressentirai le don sans réserve du Créateur. Et ce sera appelée la Lumière supérieure.

Le don sans réserve du Créateur, son amour pour moi, je ne peux  le sentir que selon le degré de combien je Lui donne-si nos désirs sont similaires. Sinon, je ne serai pas capable de Le sentir. Le Créateur est totalement révélé à moi, même maintenant, mais puis-je Le sentir? Non, je ne le peux pas. Je manque d’outils, les désirs.

Dans la mesure où je développe mes désirs, je vais le sentir. Ce sera ma Lumière NRNHY , la révélation de l’attitude du Créateur envers moi, Son amour. Le don sans réserve se révèle d’abord et puis l’amour.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 06/07/2011, Shamati n°38

Lorsque chacun est responsable de tous

Dr. Michael LaitmanIl est dit: «J’ai créé le mauvais penchant, et j’ai créé la Torah comme une épice car la Lumière en elle  ramène vers le Bien » Ainsi, tout d’abord, nous avons à révéler le mauvais penchant, et puis, dans la mesure où nous le sentons, nous  voulons trouver une « épice », un « remède »  pour retourner   dans la bonne inclinaison.

Comment pouvons-nous révéler le mauvais penchant? Pour ce faire, quelqu’un doit trouver le bon environnement. S’il  veut être inclus dans cet environnement de sorte que chacun d’entre eux devienne comme un seul homme dans un seul cœur; s’il veut la garantie mutuelle et l’unité intégrante avec tous, sans distinction aucune, quand chacun est responsable de tous les autres, similaires aux cellules d’un corps vivant, s’il ne juge pas les autres, mais se soucie d’eux afin qu’ils puissent le réveiller, si la chose principale pour lui est son travail personnel intérieur; s’il essaye d’être parmi les amis et de s’incliner devant eux seulement pour recevoir d’eux la conscience de l’importance de l’objectif et pour s’annuler à nouveau de sorte que l’importance de ses amis le charge d’une reconnaissance encore plus grande de l’objectif et de l’environnement; s’il est constamment dans ce cercle et travaille en lui, alors il reçoit de ses amis leur conscience intégrale et collective de l’importance du but.

Ce n’est plus son récipient, ses désirs, mais le désir collectif. C’est déjà Malkhout. Une personne seule qui s’efforce d’augmenter sa demande au groupe, à Malkhout du monde d’Atsilout, est désormais en elle, si seulement elle se connecte avec ses amis, les éveille, et travaille avec eux. En réponse, ils la réveillent, et ensemble, ils deviennent un tout, un seul désir. Leurs demandes personnelles deviennent unies et se transforment en Malkhout du monde d’Atsilout, qui est proche de nous.

S’il y a l’unité entre eux, au moins en quelque chose, cela  influence les degrés plus élevés, que nous ne sentons pas. Notre sentiment, la perception et la réalité n’est que dans Malkhout.

Ainsi, notre travail doit viser Malkhout du monde d’Atsilout, la connexion avec tous les autres et, ensemble, à l’unité avec la source de la Lumière: le Créateur. Ce travail est divisé en deux composantes qui, en fait, doivent être soudées l’une à l’autre :
• la relation de chacun avec le groupe;
• la relation de chacun avec le Créateur.

Si nous agissons correctement, nous atteignons la première révélation. Cela ne dépend que de la mesure dans laquelle nous unissons nos demandes en une seule prière. Et puis tout le monde avec son désir personnel trouvera qu’il est inclus dans Malkhout. En soi, Malkhout est un point, mais nous le « développons », le construisons par nos désirs. Les neuf  Sefirot inférieures sont dans les mondes de BYA (Beria, Yetsira, Assiya), dans un état brisé.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du  06/07/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Au service du monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment devrait participer la nation d’Israël vivant sur le plan matériel à la correction générale?

Réponse: Ensemble avec la correction d’Israël spirituel, nous devons corriger son matériel «  substance originelle » Elle est le résultat de la réincarnation des âmes d’Israël, tandis que l’Israël spirituel est tous ceux qui ont un point dans le cœur, une aspiration spirituelle “substance originelle”. par laquelle ils se joignent au processus.

La différence entre eux réside dans ce par quoi ils sont attirés : une personne avec un point dans le cœur est attirée par la spiritualité, alors qu’une personne qui ne possède pas ce point ne l’est pas. Pourtant, si une personne sans point dans le cœur appartient à la nation d’Israël (Yashar El, c’est à dire celles qui visent directement le Créateur), alors elle est obligée de travailler sur la correction.

Certes, il y a un principe indiquant qu’il n’y a aucune contrainte sur le chemin spirituel. Mais toutefois, cette obligation incombe à Israël. La Torah dit: «Vous serez un royaume de prêtres et une nation sainte pour moi. » Et le temps est venu.

Bien sûr, la responsabilité de ces membres d’Israël qui ont un point dans le cœur est différente de la responsabilité de ceux qui n’ont pas ce point, qui n’ont pas encore été réveillés. Toutefois, cette obligation incombe à tout le monde, et la pression externe de l’AHP, les nations du monde, visent précisément à corriger eux-mêmes Galgalta ve Eynaim. Cette pression ne fera que continuer à croître. Plus nous prenons du retard, plus AHP veut parce que l’égoïsme se développe constamment et devient de plus en plus vide. C’est pourquoi la pression sur Galgalta ve Eynaim deviendra plus forte. C’est ainsi que les nations indirectement incitent Israël à accélérer sa correction.

Par conséquent, les personnes avec un point dans le cœur, ce qui signifie l’Israël spirituelle, et seulement les Juifs, l’Israël matérielle, doivent actualiser la correction sur eux-mêmes et à attirer la Lumière pour AHP. Vous ne pouvez rien faire pour changer ce fait parce que nous parlons d’un seul Kli dont les parties sont interconnectées de cette façon.

Question: Cela signifie-t-il que deux processus doivent se produire simultanément?

Réponse: Je ne vois pas deux processus se produisant ici. A la fin de l’ «Introduction au Livre du Zohar, » le Baal HaSoulam écrit à propos des deux parties d’Israël: l’interne et l’externe. La partie intérieure sont « les ouvriers du Créateur, » ceux qui désir Le servir. Ils sont également divisés en deux parties: la partie intérieure, ceux qui désirent atteindre l’intention en vue du don sans réserve, et la partie externe, ceux qui permettent les actions matérielles. A côté d’eux, Israël comprend également des gens qui ne savent rien et ne sont intéressés en rien.

De même, les nations du monde comprennent également deux parties. La partie interne veut se joindre à nous et dépendre d’Israël, même si elle est appelée «Israël dans les nations du monde.” Et la partie extérieure est indifférente à cela et ne ressent que les ennuis de ce monde. Mais nous devons aussi éveiller ces personnes, alors elles éviteront au moins de faire de grandes fautes dans l’avenir et de se sauver de l’anéantissement et de graves problèmes. Voilà comment ils nous rejoignent.

En fin de compte, la correction est destinée précisément pour cette partie externe-AHP. Elles sont l’objectif de la création. La priorité absolue est la volonté de recevoir du plaisir, alors qu’Israël n’est pas l’objectif de la création, mais simplement sa correction.

C’est ce que tout notre travail doit viser: nous corriger afin d’apporter la correction dans le monde. C’est le sens de «un royaume de prêtres». Nous sommes des serviteurs, nous servons le monde.

De la leçon sur 13/05/11, “Un discours sur la sagesse» du Ram’hal

Une carence issue de la perfection excessive

Dr. Michael LaitmanQuestion: le Créateur a-t-il vraiment besoin des êtres créés? Il serait plus raisonnable de dire que nous sommes les seuls à avoir besoin de Lui, n’est ce pas?

Réponse: Si le Créateur n’a pas besoin des créatures, pourquoi les aurait-Il créé en premier ? Et pourtant, en raison du fait qu’Il est bon et qu’Il fait le bien, Il a fait les êtres créés, afin de les contenter car c’est ce qui Lui fait plaisir! C’est ainsi, le supérieur a aussi une “déficience” mais il n’est pas égoïste: Le Créateur désire donner sans réserve.

Il est écrit: «. Plus le veau veut téter plus la vache veut le nourrir »Sinon, à qui pourrais-je donner sans réserve s’Il n’a besoin de rien venant de moi? Il a un énorme désir: Il désire que je sois comblé! C’est en effet une carence, mais une carence bonne, une carence positive.

Le désir de la créature de se faire plaisir n’existait pas initialement  et il a été créé «ex nehilo. » Mais le désir et la nécessité de donner sans réserve existaient depuis toujours. Ce besoin dépend du Créateur plutôt que de l’être créé. Et c’est le type de manque dont nous avons  hérité de Lui afin que nous nous efforcions à donner sans réserve et que nous ressentions l’obligation de compenser ce manque, et si nous ne nous donnons pas sans réserve, nous souffrons.

Le supérieur souffre si l’inférieur ne remonte pas et ne reçoit pas de Lui. Ceci est considéré comme la souffrance de la Shekhina qui ne peut pas donner sans réserve et amener les âmes plus près d’elle. Nous pensons toujours que le manque est quelque chose de négatif, alors qu’en fait, si ce dont je manque est le don sans réserve aux autres, est-ce vraiment mauvais?

Mais si le supérieur a un manque, cela veut-il dire qu’Il est imparfait? Oui, il est incomplet en termes d’être dépendant desinférieurs, mais seulement à cause de son amour pour eux. Jusqu’à la fin de la correction, ce manque restera, tant dans le côté supérieur que dans le côté inférieur.

Quant à nous, nous jugeons selon nos propres manques et pensons que c’est cela dont Il a besoin de nous, il n’est pas parfait non plus. Mais là où le Créateur est concerné, Son besoin de donner sans réserve dérive de la perfection excessive.

Le besoin de Créateur et le besoin de l’être créé ne disparaissent pas, mais plutôt grandissent et à la fin de la correction ils deviennent immenses! Ce n’est pas comme dans notre monde lorsque vous assouvissez votre besoin d’amour et qu’il disparaît. Nous étions tellement impatients d’être ensemble que maintenant que nous le sommes: le désir disparait. Je suis rempli et je ne veux plus rien, je n’ai pas de place pour un autre repas.

Ainsi, nous construisons un récipient à l’intérieur, une sorte de désir qui ne disparaîtra jamais! Au contraire, je sens un manque de plus en plus grand et un remplissage de plus en plus grand. Mais le manque est compensé par le don sans réserve aux autres, ce n’est pas un défaut. Il est très précieux, honorable et exalté! Il est semblable à celui d’une mère qui désire donner tout ce qu’elle peut à son bébé. Et elle a certainement un manque depuis l’aube au crépuscule, elle pense uniquement à lui, à partir du moment où il a été conçu en elle. Mais cela veut-il dire qu’elle a un manque? Au contraire, ils peuvent tous deux se réjouir l’un de l’autre, et c’est une occasion de se remplir, d’évoluer, et d’aimer.

Le Créateur est semblable à la mère qui souffre si elle ne peut pas donner à son enfant autant qu’elle le peut. Il y a une carence énorme que la Lumière contient, et c’est dans ce cas particulier que le désir a été créé en nous. Lorsque ce désir se déploie au complet, il sera aussi exalté comme le désir du Créateur de nous donner sans réserve. Pourtant, il ne rabaisse pas, il exalte, car il découle de l’amour.

 
De la 3e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 22/06/2011, Talmud Esser Sefirot

Un réveil invisible

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si la Lumière et le Créateur ne changent pas, qu’est-ce que  le «réveil d’En Haut » (Itarouta del ela)? Qu’est-ce que cela signifie d’être réveillé par En-Haut?

Réponse: Le « réveil d’En-Haut » est toujours là. Si vous êtes en mesure de vous asseoir et d’étudier en ce moment, même pour une minute, c’est un résultat de «l’éveil d’En-Haut ». Il  vous donne la force, la patience, et le désir. Vous étudiez au lieu de dormir ou de courir après les plaisirs matériels de ce monde. Au lieu de tout cela, vous écoutez la leçon et vous aspirez à quelque chose que vous ne connaissez même pas.

D’où vient ce désir « stupide » et « irréaliste »? Est-ce qu’une personne raisonnable et sensée faire cela? C’est grâce à l’éveil d’En-Haut, où la lumière brille sur vous, d’En-Haut  et vous oblige à aspirer au don sans réserve.

La Lumière est constante et ne change pas, mais vous, oui. Vous changez à chaque fois, et votre sensibilité  augmente, c’est pourquoi vous ressentez une  influence de plus en plus grande. Vous augmentez la sensibilité de votre perception  aux degrés zéro, un, deux, trois et quatre jusqu’à atteindre le degré intérieur complet (HaVaYaH). Vous faites cela avec votre propre effort, grâce à votre «réveil d’en bas» (Itarouta de Letata).

Cependant, qui vous a donné l’éveil initial et qui vous a inspiré pour exercer l’effort? C’était le réveil d’En-Haut! Par conséquent, il est écrit: « Je suis le Premier, et je suis le Dernier. »

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 05/07/2011, Shamati n ° 5

Le message de Lumière

Dr. Michael LaitmanLes désirs des gens ne sont pas encore suffisamment développés pour saisir le message altruiste. Et ils ne peuvent plus le supporter non plus. Ils s’enfuient immédiatement. C’est pourquoi il ya une dissimulation qui nous empêche de percevoir l’idée de l’amour. Les gens commencent à entendre ses échos et à changer petit à petit.

Tout se passe au moyen de la Lumière supérieure. Toutefois, en vertu de son l’influence les gens ne deviennent pas plus intelligents parce que nous ne parlons pas de la sagesse ordinaire. Les idées spirituelles ne peuvent être saisies qu’à l’aide de la Lumière. Quand elle se déverse sur moi, je commence à comprendre quelque chose, et c’est comme ça que ça arrive encore et encore. Après une période de désespoir et de pression, j’ai soudain l’impression que le temps n’est pas perdu. Il s’avère que c’est une transition vers une nouvelle phase de développement intérieur.

Tout le monde ressent ces transitions. Nous sommes toujours incapables de se préparer pour elles ou de les contrôler, de réguler leurs ascensions et leurs descentes, les remplissages et les révélations. Cependant, le temps viendra où nous pourrons les contrôler, comme il est écrit, «je me réveille à l’aube, au lieu de l’aube se réveille à moi. »

De la 5ème partie du corus quotidien de Kabbale  du 27.06.11 «Matan Torah (Le Don de la Torah)”