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Souvenirs du désert

Dr. Michael LaitmanQuestion : Nous avons terminé la convention Arava avec l’obligation faite entre amis de maintenir la sensation mutuelle atteint lors de la convention.

Réponse : Je pense que chacun essaie de demeurer dans l’état que nous avons ressenti dans notre union commune. Tout le monde s’en souviendra au moins de temps à autre et peut-être même en permanence. La lumière brillera d’en haut sur une personne, et elle s’en souviendra et s’éveillera. Et à la fin, elle recevra un éveil externe pour revenir à l’état même qu’elle a connu lors de la convention. Elle ne le fera pas d’elle-même, mais cela se produira à travers l’éveil commun, la Lumière qui viendra d’en haut, du Créateur.

C’est un état agréable, et c’est pourquoi il est intéressant pour la personne d’y retourner. Naturellement, se sentir bien dans cette lumière est encore une aspiration égoïste, un état exalté. Mais cela vient déjà d’une action appropriée qui provient de l’union et qui se dirige vers elle.

Question : Comment travaillez-vous avec cette obligation mutuelle pendant la leçon ?

Réponse : Actuellement, nous ne devons être uniquement conscients de : «Pourquoi fais-je cela? Est-ce parce que j’étais dans un état élevé ? Puis naturellement, je veux être tout le temps dans cet état et même mieux que cela. Fais-je cela seulement pour me sentir bien, pour moi-même, parce que c’est important pour moi ?  »

Il est vrai que nous avons connu une élévation particulière, un désir, et un phénomène que nous n’avions jamais ressenti auparavant. Mais comment est-ce que je perçois cet état complet ? Ai-je l’impression que j’en retire un bénéfice personnel, que je me sens bien, confiant et confortable ? Ou est-ce que je veux monter d’un cran, le désirer pour des raisons autres que celles de me sentir bien ou de me donner du plaisir.

Je veux que cette sensation vienne de la réalisation de ses valeurs les plus élevées, sans aucune connexion avec moi. Parce que quand il s’agit de ma connexion égoïste, tout ce qui me satisfait d’avantage a plus de valeur pour moi. Mais je veux apprécier cet état, parce que cette sensation de don sans réserve est une sensation plus élevée, issue de la force supérieure, et de cette façon, je me rapproche du Créateur. En ce moment, je n’ai aucune sensation de cela, je n’en vois ni l’importance, ni la valeur, mais je veux le voir !

Maintenant nous commençons à penser à une autre raison de ressentir le même état, que nous avons atteint lors de la convention. Je veux le ressentir, parce que cela me rapproche du Créateur, d’un degré supérieur. Je ne souhaite pas  ressentir trop de satisfaction de cela. Ce n’est pas que je le rejette, mais je ne veux pas me sentir obligé. Je veux me contraindre pour la grandeur et l’importance de l’état réel du désir de donner.

De cette façon, nous commençons à changer de degrés. C’est-à-dire, je veux passer du degré, où je me trouve en ce moment, dans mon désir actuel, où je me sens bien et où je souhaite donc rester, parce que ce n’est pas un désert, mais quelque chose de beau et agréable, une terre pleine de vie. Cependant, je veux ‘expérimenter/connaître le désert pour mon ego et me sentir comblé dans mon désir de donner, mon aspiration vers le groupe, le Créateur. C’est ce qu’on appelle errer dans le désert.

Pour cette raison, nous devons maintenant essayer de changer la base et la cause de la merveilleuse sensation d’unité que nous avons atteinte lors de cette convention, où nous n’avions aucune influence étrangère. Alors, nous commencerons déjà à nous élever vers une attitude différente et plus spirituelle envers le groupe, envers la satisfaction, notre sensation intérieure, et l’état passé.

Nous nous élevons vers un état différent quand nous ne sommes plus influencés par des humeurs ou différents facteurs. Je commence à être plus en rapport avec l’importance réelle de l’état de don sans réserve. C’est la Lumière de Hassadim (miséricorde) qui s’éveille déjà en moi, et un degré spirituel qui brille sur moi un peu plus. J’essaie de me séparer de mon ego, de combien je me sens en lui, que je me sente bien ou mal, d’une façon ou d’une autre, je veux me séparer de ses conséquences, réalisations, et de ses valeurs. Je ne veux pas cela !

Je veux que cette merveilleuse, agréable et forte sensation demeure. Je ne la néglige pas, je désire seulement la percevoir dans mon attitude, qui, au lieu de venir de mes désirs de recevoir, provient de mes désirs de donner et de mon intention de tout diriger vers l’unité.

Il y a beaucoup de sensations intérieures, de calculs, et de manifestations dans ce domaine. Mais la Lumière de la correction est déjà en train d’éveiller ces Etats au-dessus de nous. Alors l’homme commence à recevoir la lumière que l’on appelle la foi, une force qui vous maintient au-dessus de votre ego, au-dessus tous ses calculs internes. Et puis nous entrons dans le travail réel avec la force de réalisation, avec les calculs, et l’attitude. C’est déjà le début de l’analyse.

De la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 21/11/2011, Le Zohar

Dans les bras chauds de l’Infini

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pendant la lecture du Zohar, y-a-t-il un moment où nous faire nos propres efforts et un moment où le Zohar nous donne lui-même une poussée ?

Réponse : Tout d’abord vous devez comprendre à quoi vous faites face. Si vous regardez un film ayant 30 ou 40 ans, vous remarquerez combien les gens étaient naïfs, comment ils jouaient et montaient le film. Mais c’était leur réalité, et ils pensaient dépeindre leur vie en toute sincérité. Les acteurs étaient formidables. C’est juste que les gens fussent différents. Si vous observez les personnes vivant il y a 200 à 300 ans, vous penseriez qu’elles sont encore plus simples et primitives.

Que découvririez-vous en regardant toutes les nations, le monde 2000 ans auparavant ? Les gens vivaient pratiquement dans les «arbres», comme de vrais barbares, même en Europe pendant le Moyen Age.

Mais que découvririez-vous si vous jetiez un coup d’œil sur les personnes qui ont écrit, il y a 2000 ans, des livres comme Le Zohar ? C’est une science, la philosophie de la perception de la réalité. Si une telle personne était assise parmi nous aujourd’hui, vous vous sentiriez insignifiant à côté d’elle. La notion de temps ne s’applique pas ici. Vous avez la possibilité d’entrer en contact avec quelque chose qui existe hors de notre monde, avec un système qui régit l’ensemble de la réalité.

Vous devriez diriger votre demande vers ce système d’administration, vers ces forces, et les âmes qui ont écrit ces livres et crier comme un petit enfant que vous désirez grandir avec leur aide dans leurs bras ! Peu importe à quel point vous comprenez et dans quel état vous êtes, car vous n’êtes pas celui qui contrôle cela. Cependant, à partir de votre état actuel, essayer de comprendre où vous êtes, dans quels bras vous êtes et demandez de l’aide.

Question : Quelle devrait être la demande ?

Réponse : Je ne sais pas. Vous devez ressentir le besoin. « Je ne manque de rien. S’il vous plaît prenez-moi dans vos bras, j’ai sommeil « . Ceci est aussi une prière/requêter : être pris dans leurs bras, comme un enfant qui se sent au chaud et en sécurité dans les bras de sa mère. Il la sent, humeson lait, et dort paisiblement. N’avez-vous pas envie de vous sentir ainsi ? Alors allez-y et  révélez au moins cela !

Ou peut-être, fondé sur cette sensation d’être tenu dans leurs bras, désirez-vous déjà quelque chose de plus précis et êtes-vous déjà capables d’utiliser leur aide ? Après tout, un adulte conserve l’ensemble de sa connexion précédente avec sa mère. La connexion mère-enfant ne disparaît pas, mais ne fait que croître et devenir de plus en plus consciente.

La grandeur de celui qui se trouve au supérieur détermine ma capacité à utiliser Son aide et à L’exalter à mes yeux, ce qui L’oblige à s’élever d’avantage. Ainsi je rends le chemin du supérieur égal à l’infini et peux alors recevoir de Lui, comme si je recevais de l’infini. Cependant, si jereste indifférent au supérieur que pourrais-je recevoir de Lui ?

Ainsi tout se trouve dans mon attitude envers mon degré actuel. Si j’élève l’état supérieur au-dessus de moi, je serais en mesure de recevoir de Lui et de L’atteindre. Plus haut j’élève l’état supérieur, au degré le plus élevé possible, que je puisse imaginer, plus je pourrais L’atteindre. Si je me hisse au-dessus de l’état supérieur, alors que pourrais-je bien recevoir de quelqu’un se trouvant en-dessous de moi?
De la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale 23/11/2011, Le Zohar

Comprendre les grands kabbalistes

Dr. Michael LaitmanLe Créateur est la force du don sans réserve qui domine toute la réalité. La force du don sans réserve peut briller à distance. Peu importe qui nous sommes et de quelle matière nous sommes faits, Son don sans réserve sur nous peut nous faire ressembler à Lui : Il nous transforme en ceux qui  donnent sans réserve.

Afin de se connecter à cette force, ceux qui  l’ont atteinte décrivent les différentes révélations de la force du don sans réserve, le Créateur. Ils nous parlent du mécanisme de Son système  de don sans réserve sur nous, et c’est pourquoi on peut se connecter à Lui. En effet, on ne peut jamais rien dire sur une personne elle-même. Nous ne pouvons parler que de la manière dont ses actions nous sont révélées. Le Baal HaSoulam a écrit que nous ne pouvons jamais connaître l’ «essence», mais seulement les actions de l’essence.

C’est la même chose avec le Créateur. Il est écrit: «  Par Tes actions, nous allons Te connaître ». Par Ses actions, nous allons progressivement percevoir Son image correcte. C’est parce que ses actions sont imprimées en nous, dans des formes différentes. A partir d’elles nous commençons à comprendre, à  réfléchir, clarifier et organiser les actions du Créateur, et puis on peut créer Son image. Tout provient de nos impressions, et c’est ainsi que nous atteignons la reconnaissance.

La révélation, la reconnaissance et la compréhension que nous atteignons sont  appelés  «cognition imaginative ». C’est imaginatif, car d’une part, notre matière reste la même: le désir de profiter. Il n’y a aucune autre matière. D’autre part, la forme qui se revêt dans cette  matière est le désir de donner sans réserve, l’attribut de Celui qui donne sans réserve, Son image, par laquelle je suis impressionné.

Afin d’être impressionné par cette image, par le Créateur, je suis impressionné par le groupe. Ainsi, je me rapproche de Sa perception. La lecture du Livre du Zohar est spéciale car pendant que nous le lisons, nous voulons être impressionnés par les différentes formes du don sans réserve du Créateur qui ont été révélées à ceux qui ont été en mesure d’atteindre Ses formes. Ces formes viennent à nous, mais elles  sont cachées, et nous ne les sentons pas, nous ne pouvons pas décrire comment nous les sentons. Nous n’avons pas un sentiment clair des  formes, de leurs différents types, manifestations ou attributs, par lesquels je pourrais ressentir tout changement intérieur.

Les kabbalistes décrivent toutes ces formes et nous donnent  une vue d’ensemble quant à la façon dont cette compréhension est formée à l’intérieur d’une personne, comment elle change et se développe en elle à partir d’une forme très petite: le point dans le cœur. A partir de ce point minuscule, chaque étape se développe d’abord dans un sens négatif qui est opposé au Créateur, et ensuite dans une direction positive qui Lui ressemble. Là encore, le développement est dans un sens négatif, dans un autre attribut qui est opposée au Créateur, et ensuite dans une direction positive qui est comme Lui. Ainsi, cela se  poursuit: gauche, droite, gauche, droite. Voilà comment notre compréhension se développe, du plus petit au plus grand.

Les états où nous sommes  opposés au  Créateur sont appelés les «mauvais penchant», et les états où nous recevons des attributs comme  les Siens sont appelés les «bon penchant ». En d’autres termes, l’«inclination», le désir, demeurent, mais nous l’appelons «mauvais» s’il est opposée en forme au  Créateur, et nous l’appelons «bon» si nous recevons des attributs qui Lui ressemblent.

Nous sommes réellement en train de parler de nous par rapport à l’attribut de l’amour. C’est l’attitude du Créateur envers les êtres créés. Ainsi, au fur et à mesure, nous avançons de la haine à l’amour, puis de nouveau de la haine à l’amour. Quand on ressent la haine, en quelque sorte, nous ressentons la notion de « Mont Sinaï », une montagne de haine. Puis, quand nous ressentons l’amour, nous sentons la Lumière qui ramène vers le bien, la révélation de la Torah.

Quand nous lisons le Livre du Zohar qui nous  raconte tous les états, bons et mauvais, les forces négatives et celles positives qui opèrent mutuellement et de manière égale en vue d’atteindre le but, nous devons essayer de nous connecter aux grands kabbalistes qui  ont ressenti tous ces états et y ont adhéré. Maintenant, je veux faire partie du groupe de Rabbi Shimon qui comprend le  Baal HaSoulam, le Rabash, et ​​tous les grands kabbalistes.

Tout ceci est un  seul mécanisme, un système, la partie corrigée de la totalité du récipient de l’âme qui a été corrigée. Là, dans ces désirs, sont les grandes âmes qui ont ressenti et atteint le Créateur, qui ont les mêmes attributs qu’Il possède. Ils nous parlent de ce mécanisme tout comme les parents parlent à leurs enfants. Bien que l’enfant ne comprenne pas tout ce qui lui  est dit, il  doit cependant essayer.

 De la 2ème partie du cours quotidien de kabbale du 29/11/2011, Le Zohar

L’amour qui révèle l’infini

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est très difficile de trouver un lien entre les mots ou les lettres du Livre du Zohar et l’amour des amis. Comment faites-vous cela?

Réponse: Nous avons déjà dit que nous ne définissons pas le mot «amour» correctement. L’amour veut dire la connexion, l’équivalence de forme, l’équivalence des attributs. Ce n’est pas le concept de l’amour que nous utilisons dans notre monde: j’aime ce qui m’appartient, et je n’aime pas ce qui n’est pas à moi.

Nous construisons l’amour, nous acquérons réellement l’amour: grâce aux efforts que je fais, en changeant et en corrigeant mes attributs, j’atteins l’amour. Ce n’est pas un amour qui est caractéristique de ma nature ni  de mon caractère, quand j’aime une chose et pas une autre. J’aime naturellement ceux qui sont proches de moi, et non ceux qui sont éloignés parce que je veux les utiliser afin de remplir mon ego. Nous ne parlons pas de telles relations. Tout ce qui se déroule à l’intérieur de notre ego n’a rien à voir avec l’amour de la sagesse dont parle la Kabbale.

Quand je suis dans le groupe et que j’essaye de travailler sur la connexion avec les amis, je sais que tout cela n’est dépeint que dans mon imagination. En fait, il n’y a pas de groupe ou toute autre chose. J’existe seulement. Toutes les images externes que je vois ne sont qu’un jeu de mon imagination. Mon ego, qui domine encore, me divise en interiorité et extériorité.

Si je me corrigeais, je voudrais revenir à la vraie image de la réalité qui existe réellement en ce moment, mais elle m’est cachée par les degrés et les mondes (dissimulations).Je voudrais retourner dans le monde de l’Infini, où il n’y a pas de « moi » et pas « d’autres ». Tout est mon désir, mon récipient, où  se trouve  le Créateur, la réalisation, et où il n’y a rien hormis Lui. C’est ainsi que j’imagine toute la réalité.

Alors, qu’est-ce que l’amour? Il s’agit de la réalisation des attributs de l’amour et du don sans réserve pour  les autres, l’amour des autres. Finalement,  tout est au sujet de vaincre le mensonge  où je me trouve. C’est tout.

La réalité infinie a été  divisée par la force de séparation en de nombreuses formes qui semblent être en dehors de moi. Cela a été fait intentionnellement. C’est une image fausse de la réalité. Si je travaille sur la base de cette forme erronée que je ne peux pas annuler, si je m’élève au-dessus et que je réunis l’Infini en un tout, alors même si les fausses formes demeurent, j’atteins  le sentiment de l’infini qui est 620 fois plus fort dans ma véritable sensation, compréhension et conscience.  

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 29/11/2011, Le Zohar

Retour à l’unité qui existe déjà

Dr. Michael LaitmanNous avons besoin de l’influence de la Lumière qui corrige pour faire de nous un seul désir, un seul récipient. Comment peut-on invoquer cette Lumière  pour qu’elle brille sur nous? Pour cela, les kabbalistes ont décrit ses actions. Il ne fait aucune différence si ces actions sont directement connectées à  nous. Ce qui est important c’est que nous réveillions la Lumière. Par nos intentions, nous La réveillons, le « Un, unique etunifié» qui existe.

Quand je lis  le Livre du Zohar, je ne ressens rien. Ce qui est décrit là m’est dissimulé. Imaginer différentes images c’est créer des idoles. Je sais une seule chose: le « Un », le concept auquel  j’aspire corrige les récipients brisés, ce qui signifie les désirs qui sont séparés par l’égoïsme. Je veux que cela corrige  la séparation. C’est ce à quoi je pense, ce à quoi j’aspire, et demande.

Je ne me  préoccupe pas de comprendre le Zohar, car comme il est écrit, «il n’est pas sage celui qui apprend ». C’est ce qu’on appelle l’ « étude de la Torah ». Après tout, la Torah, la méthode de correction (comme il est écrit: «J’ai créé le mauvais penchant, et j’ai créé la Torah comme une épice»), n’est pas atteinte par l’esprit. Je corrige mon égoïsme et me connecte avec les autres par la puissance du «Un». Dans cette collection de désirs, je découvre la nouvelle réalité intégrale, le monde supérieur.

Nous le savons par l’expérience qu’a chacun de nous, après des années d’étude de la sagesse de la Kabbale. L’esprit n’aide d’aucune façon. Il y a quelques changements internes, et puis je commence à comprendre, à sentir, et à  mieux relier les différentes notions.

Ainsi, afin de convoquer l’influence de Celui qui va m’unir avec toute la réalité, je n’ai tout simplement qu’à lire sur Ses actions. Cependant, je vise vers l’issue de la lecture, l’influence de la Lumière qui  corrige : Elle me ramène à l’état de Celui de qui elle vient. C’est ce qui est important.

J’ajoute le groupe à cela. J’ajoute moi-même, le monde entier, et tout ce que je perçois dans ma réalité. Tout doit se connecter à la notion de «Un, unique et unifié». 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale, Le Zohar

Le cœur dans lequel nous nous fondons tous

Dr. Michael LaitmanOn sait qu’à partir de la sagesse de la Kabbale, le seul moyen qui peut changer quoi que ce soit est la Lumière qui ramène vers le bien. Elle soutient notre vie, Elle donne vie à tout, et Elle exécute toutes les modifications. En conformité avec les qualités de la Lumière, le désir et le chemin complet de la création du début à la fin est insufflé dans la nature de la Lumière comment changer ce fait, le désir de recevoir, afin de l’amener à l’équivalence de forme avec la Lumière elle-même.

Nous laissons cette affaire dans les mains du Créateur, la Lumière, et nous pouvons nous réveiller et intensifier son influence sur nous-mêmes et, ce faisant, accélérer notre développement. Plus nous accélérons notre développement par nous-mêmes, par en le voulant et en révélant notre désir, plus la Lumière influence notre évolution et exécute un acte davantage significatif sur nous. Ainsi nous sentons notre avancement comme quelque chose de bon et salutaire. En effet, nous ajoutons aux processus d’évolution qui coule « en son temps » (Beito) notre part, l’ajout appelé « temps de d’accélérer» (Achishena) puisque nous aspirons à ce même endroit et vers la forme à laquelle la Lumière veut nous amener.

D’où savons-nous cela? C’est grâce aux efforts que nous faisons en essayant de nous voir nous comme reliés entre nous, comme un seul homme dans un seul cœur, afin que nos désirs fusionnent en un seul. Et puis, dans la mesure où nous essayons d’éveiller nos cœurs de se connecter, d’effectuer diverses actions afin qu’ils se connectent en un seul cœur, sans aucune différence entre eux, c’est dans cette mesure que nous éveillons la Lumière qui donnera sans réserve à nos efforts pour se connecter avec une intensité encore plus grande que quand Elle fonctionne conformément à son plan évolutif habituel appelée «en son temps. » De cette façon, nous accélérons le temps.

Afin d’éveiller l’influence de la Lumière sur le désir, nous nous devons d’imaginer que nous essayons de relier les cœurs et adopter la forme de la Lumière, l’attribut de don sans réserve. Nous devons envisager cela dans la mesure où chacun de nous perd son propre sentiment d’existence, et nous tous ensemble acquérons l’unité qui inclut tout le monde en son sein: le groupe, l’âme, composés des cœurs individuels. Et puis la Lumière nous donne sans réserve et parachève l’acte.
De la 2ème partie du cours quotidiende Kabbale 14/11/2011, Le Zohar

La force de la garantie mutuelle pour le congrès

The Arava ConventionActuellement, nous sommes au seuil de la grande union: le congrès de décembre. Pour le préparer, nous devons constamment nous préoccuper de notre connexion,  de la révélation d’un désir commun entre nous. Dans la mesure où ce désir sera vraiment commun, nous serons en mesure de ressentir en lui la force spirituelle. Après tout, l’unanimité des désirs crée la condition, le soi-disant «récipient », la Lumière Réfléchie, l’écran, parce que nous nous connectons ensemble contre notre ego.

Plus nous sommes égoïstes dans les relations entre nous, plus chacun met la pression sur lui  en dépit de son ego et plus il demande à la Lumière de l’influencer et de l’aider à se connecter aux autres, plus fort est l’écran et plus grande est la force de surmonter que nous activons pour nous élever au-dessus de l’ego qui nous sépare et nous écarte les uns des autres en nous repoussant.

Cette force commune de surmonter, appelée la force de la garantie mutuelle, devient notre force commune. Le Créateur a créé les forces de rejet entre nous, à dessein, comme il est écrit: «J’ai créé le mauvais penchant », et nous ressentons combien  nous nous repoussons. Mais nous essayons de surmonter ces forces de rejet par nos actions communes et notre étude afin d’attirer la Lumière qui ramène vers le bien,  alors que nous souhaitons nous connecter malgré les forces qui ne cessent de nous éloigner les uns des autres comme des petits démons entre nous. Nous devons l’emporter sur ces forces du mal et nous connecter.

Dans la mesure où nous essayons d’être ensemble aussi forts que nous pouvons afin d’éliminer toutes les différences entre nos désirs, nos pensées et nos  actions et pour être vraiment comme un seul homme dans un cœur,  c’est dans cette mesure que nous révélons que nous pouvons seulement nous aider les uns les autres à acquérir cette aspiration commune à la connexion, comme il est écrit: «L’homme va aider son prochain».

Puis dans cette aspiration commune, nous découvrons que nous ne sommes pas en mesure de nous  connecter. Mais nous avons déjà découvert  notre volonté commune de nous unir, au lieu de désirs individuels séparés pour nous connecter avec les autres. Cette volonté commune est appelée la prière de beaucoup, une prière commune. Et puis notre demande pour la Lumière, le Créateur, s’élève spécifiquement hors de cette prière commune. Et l’aide d’En-Haut vient seulement en réponse à ces efforts mutuels, ce qui signifie qu’elle  provient de l’intérieur, de l’unité au-dessus de notre degré. C’est ce qu’on appelle MAD, la Lumière qui corrige qui crée un lien entre nous, malgré les forces de rejet.

Ces forces de rejet  sont appelées « Aviout » (l’épaisseur du désir), et les forces de liaison sont appelés  « écran ». Ces deux forces ensemble, que nous formons pour donner sans réserve à un degré supérieur, le Créateur, sont appelés la Lumière Réfléchie car nous voulons être exactement comme la Lumière qui nous a corrigés, c’est-à-dire que nous souhaitons donner sans réserve. Et puis nous réalisons la condition sous laquelle le Créateur, Celui qui donne, se révèle en nous.

Nous complétons toutes ces étapes seulement avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le bien. Cette lumière peut briller sur nous même quand nous ne lui demandons rien, comme un enfant qui ne sait pas pourquoi il crie, mais qui  est pris en charge. Alternativement, nous pouvons commencer à distinguer exactement ce dont nous avons besoin, et puis notre prière devient plus dirigée et réfléchie. Ou bien nous élevons vraiment consciemment notre demande dans la bonne direction, en sachant clairement que nous exigeons la capacité de donner sans réserve au degré supérieur.

Mais tout est fait par la Lumière qui ramène vers le bien. Pour vous dire la vérité, quoi de mieux que de constamment  lire le  Zohar et de faire toutes ces actions … C’est la situation idéale. Mais la réalité est telle que l’homme doit aller travailler, aller à ses affaires quotidiennes, puis venir pour quelques heures et élever sa prière. Au début, il recueille les différents problèmes, les désirs, les aspirations et les espoirs en lui, et ensuite il s’agit du Zohar. Et puis nous nous  connectons ensemble et  nous élevons  notre prière commune  à travers l’étude ensemble. 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23/11/2011, Le Zohar

De nouvelles saveurs dans la «cuisine du Créateur »

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment devons-nous nous unir les uns aux autres avant  la convention de décembre? Comment pouvons-nous nous préparer en conséquence pour tout découvrir de la bonne façon?

Réponse: Nous ne faisons pas autre chose: nous lisons les mêmes articles, nous entendons les mêmes choses, mais encore, il est écrit: «Cela  doit être comme neuf à vos yeux. » Pourquoi est-il dit, « comme neuf »? Parce que vous le renouvelez en révélant votre Aviout, vos nouveaux détails de perception, de plus en plus.

Nous savons que lorsqu’on nous sert un nouveau plat, nous n’avons aucune idée de comment l’aborder. Mais une fois que nous l’avons goûté de nombreuses fois et sommes habitués à ça comme  à « la cuisine de notre mère » qui nous a été familière depuis l’enfance, alors nous pouvons apprécier son goût au maximum.

La même chose arrive dans les Partsoufim spirituels. La première fois que la Lumière pénètre, ce n’est rien d’autre que la Lumière de Nefesh. La deuxième fois, elle est déjà la Lumière de Rouakh qui pénètre dans les mêmes vieux Reshimot (gènes informationnels), la troisième fois c’est la Lumière de Néshama, et ainsi de suite.

En d’autres termes, à chaque fois que l’homme avance, il retourne à ce qu’il a déjà expérimenté et découvre une plus grande profondeur, ressent plus de saveur en lui, comme il est écrit: « Vous allez manger ce qui a longtemps été mis en réserve pour vous ».Il en est de même avec nous. Chaque fois, dans le même lieu, mais seulement de plus en plus profondément, nous devons être plus connectés les uns aux autres, plus unis et plus orientés vers une véritable connexion.

Espérons cela et élevons notre prière afin qu’elle devienne une «prière de beaucoup », dans la garantie mutuelle. 

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23/11/2011, Le Zohar

Ne perdez pas de temps

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez mentionné que l’environnement est le seul moyen pour maintenir une personne dans l’intention correcte. Est-ce à dire que la seule façon dont on peut avancer est de créer un environnement comme à la convention du désert, qui va constamment nous motiver pour rester dans l’intention correcte et dans la qualité du don sans réserve ?

Réponse: C’est exact. Sans l’influence de l’environnement, une personne se perd. Il y a beaucoup de gens qui brûlent tout simplement leur temps, assis à la maison et en regardant des feuilletons ou en lisant des romans à suspens et à l’eau de rose. Le temps passe ….Ils sentent qu’ils remplissent leur temps avec des choses vides, mais ils ne peuvent rien y faire.

Je reçois des plaintes de gens: «Je ne fais rien ! Comment puis-je sortir de cet état? » Quelqu’un se promet qu’à partir de demain il va prendre en charge sa vie, mais alors demain viendra, et il  en est encore à l’endroit où il  était hier. Jour après jour le temps passe, et l’horloge ne peut pas revenir en arrière.

Que peut-on faire? Il n’est rien qu’on puisse faire. C’est ainsi qu’il nous a été montré d’En-Haut que sans l’influence de l’environnement on n’aura pas la force d’avancer. On doit se plonger dans un environnement correct, comme un enfant qui entre dans un environnement adulte. En faisant cela,  on va recevoir la force de leur part.

Rabbi Yossi Ben Kisma  a dit: «Que ferai-je sans mes élèves ? » avait-il besoin de recevoir des connaissances de leur part? Non, mais il avait vraiment besoin de leur désir général vers le but. N’a-t-il pas possédé son propre désir? Après tout, son désir était beaucoup plus grand que l’ensemble de leurs désirs! Cela est vrai. Cependant, sans se connecter à eux, il n’aurait pas eu son «désir des milliards de fois plus grand, plus un. » Sans eux, il n’aurait pas été en mesure d’avancer d’un seul degré supplémentaire. S’il avait été laissé sans ses étudiants, en commençant le lendemain, il  serait allé de la lecture du Zohar à la lecture des nouvelles.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 17/11/2011, Le Zohar


La psychologie du monde spirituel

Dr. Michael LaitmanIl est connu que la Baal HaSoulam a respecté la psychologie matérialiste car pour ainsi dire elle ouvre la voie à la sagesse de la Kabbale. La psychologie parle des pouvoirs de l’âme d’une créature vivante, qui existe dans notre monde au niveau de l’animal.

La sagesse de la Kabbale parle du développement de ces forces dans une personne quand elle  commence à évoluer grâce à l’étincelle spirituelle qui s’éveille en elle et grâce à la Lumière qui ramène vers le bien. Cette lumière influence une personne, comme si elle était de l’extérieur, mais en fait elle se réveille réellement en elle, selon sa prière.

Et puis une personne commence à se développer et à voir quelles sont les forces de la volonté de l’âme divine, c’est-à-dire que le don sans réserve se développe en elle, et elle voit dans quelles directions et quels  moyens. Au cours de leur développement, elle  les découvre sous la forme de la Guématrie (valeur numérique) et des  noms, et elle  ressent déjà en elle quelles sont les forces qui viennent de la droite ou de la  gauche. Ce ne sont pas les mêmes côtés comme ceux  de notre monde, mais ce sont les lignes droite ou gauche dans leur racine spirituelle. Tout cela se connecte immédiatement à une personne avec le langage des branches. Mais ce sont toutes des forces intérieures de l’âme. C’est déjà la psychologie spirituelle, la sagesse de la Kabbale. 

 De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale, le Zohar