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Mon travail est une partie du travail commun

Dr. Michael LaitmanQuestion: Ce qui devrait préoccuper chacun lors du cours: La pureté de son propre travail spirituel ou tout simplement l’unité? 

Réponse: Il ne suffit pas d’être schématiquement soucieux de l’unité en général. Comme le Baal HaSoulam écrit, nous devons construire l’unité d’Israël, de la Torah, et du Créateur.

 

Nous sommes dans un état où chaque personne et nous tous ensemble décidons tout. Chaque individu ajoute sa « pièce » au désir commun du groupe et reçoit de ce dernier l’aspiration correcte pour prier. Ensuite, sa prière personnelle une fois de plus se déverse dans l’unité de la prière commune.

Le travail individuel va toujours avec le travail commun: Une personne parachève le tout, et se complète avec l’ensemble. Par conséquent, nous formons une seule prière, dont il est écrit: «Les fils d’Israël crièrent du travail. »

Afin d’y parvenir, l’objectif doit être extrêmement important pour nous afin que nous ne l’échangions pour n’importe quelles « réalisations » ou connaissances théoriques. Nous ne sommes pas satisfaits du rythme apaisant de la routine quotidienne, car au rythme actuel, nous pouvons continuer à « avancer » pour encore mille ans. Nous ne sommes pas satisfaits du succès de la diffusion, car ce n’est évidemment qu’un moyen. Peu importe à quel point nos réalisations sont importantes, nous ne pouvons pas les considérer comme le but de notre vie, pas même temporairement, un intermédaire.

Nous ne pouvons pas nous calmer par les résultats de notre labeur et de nos efforts, en espérant qu’ils accompliront le travail avec le temps. Au lieu de cela, une personne doit immédiatement porter son regard sur la chose la plus importante et placer le véritable but en face d’elle: la révélation de l’attribut du Créateur, l’attribut du don sans reserve en son sein. Nous devrions demander cela sans équivoque et sans relâche.

Toute rupture nuit à la personne et à son lien avec le Créateur. Par conséquent, c’est là que la prière commune est nécessaire, qui permet d’être constant.

Nous devons comprendre qu’il faut de très gros efforts pour entrer dans le monde spirituel, mais ils ne sont pas si difficile à faire dans le groupe et ne dépendent que de notre accord.

Qu’est-ce qui m’inspire?

Dr. Michael LaitmanJe dois toujours chercher le moyen le plus confortable qui puisse m’aider à me sentir inspiré aussi vite que possible par l’importance du but. Cela me permettra d’aspirer à la «place» ou la «goutte de l’unité » où j’espère éventuellement révéler le Créateur. À cet égard, tout dépend de mon état actuel. Diverses Reshimot apparaissent constamment en moi. En règle générale, je commence à construire l’intention à partir d’un état inconscient, vague, et « sec », sans une goutte de sentiment et de raison.
Par conséquent, je dois sortir de cette «stupeur» en brûlant d’un désir si puissant, que si je ne révèle pas immédiatement, ce dont les livres kabbalistiques parlent, «la mort est préférable » à cette vie sans réalisation supérieure.
Nous devons rechercher et utiliser tout ce qui peut nous exciter et nous toucher. Parfois, le groupe y contribue, me rappelant l’unité, la garantie mutuelle, et la responsabilité. Parfois, je suis inspiré par des pensées d’un but magnifique et exalté sur le Créateur. Parfois, je suis excité par l’action elle-même et le travail de s’unir aux amis, en dépit des obstacles. Il est nécessaire de rechercher les moyens qui créeront en moi une demande spirituelle inextricable alors que je lis les textes kabbalistiques durant le cours.
L’approche de ces textes doit être équilibrée. En principe, j’ai des raison de me plaindre. D’une part, si je ne comprends rien du tout, alors je n’ai rien à quoi m’accrocher. D’autre part, quand je commence à prêter attention au contenu, je nourris mon esprit et perds l’intention.
C’est pourquoi Baal HaSoulam écrit ce qui suit dans « Lettre 17 »: « Il est préférable pour vous de vous accrocher à l’objectif et d’aspirer aux conduites de l’Hôte. Après tout, celui qui ne connaît pas les voies et les conduites de l’Hôte, ce qui signifie les secrets de la Torah, comment pourrait-il Le servir? C’est la garantie la plus sûre pour la ligne médiane hors des trois lignes. « 
Nous aspirons à comprendre ce que nous avons à faire, en demandant, «Donnez-nous l’esprit, donnez-nous des forces, dirigez nous, expliquez nous, montrez nous l’exemple afin que nous agissions correctement. » Vous pouvez demander tout cela au Créateur comme un enfant l’exige d’un adulte. En ce qui concerne l’enfant, seul un désir est nécessaire, puisque les adultes lui fournissent tout ce dont il a besoin. Je crée ce désir dans le groupe, de mes amis. C’est là que réside mon libre choix.

Du Supérieur, je reçois tout ce dont j’ai besoin sur le chemin spirituel, outre la demande, que je dois developer par moi-même. Elle ne viendra que lorsque je serai inspiré par l’environnement selon la noblesse de l’objectif. Ensuite, l’inspiration va s’échapper du coeur et je vais alors aspirer à la direction de l’Hôte avec toutes mes forces dans le but d’apprendre à Le servir

Une rose parmi les épines

Dr. Michael Laitman« Introduction au Livre du Zohar, » l’article « La Rose »: « Katnout [enfance/ petitesse] est appelée « une rose parmi les épines, « depuis que ses neuf Séfirot inférieures furent vidées de la lumière de Atsilout et sont restées comme des épines. Gadlout est appelée simplement «une rose» ou «l’Assemblée d’Israël. » C’est pourquoi il a été dit, « Il y a une rose, et il y a une rose. »Question: Quels conseils donneriez-vous un nouvel élève qui se trouve à une leçon de la Kabbale pour la première fois?
Réponse: Notre Source est appelée « Infini » (Ein Sof). De là et à travers le monde d’Adam Kadmon (AK), la Lumière descend au Tabour (nombril) commun. Voici les Partsoufim du monde de Atsilout: Atik, Anpin Arikh (AA), Aba ve Ima (AVI), et ZON (Zeir Anpin et Noukva). En dessous, se trouvent les mondes de Beria, Yetsira, et Assiya (BYA).
Nous étudions ce qui se passe dans le monde du Atsilout. là ou la gouvernance est conduite, là où le passé, le présent et le futur sont contenus et sont pour nous d’une importance capitale.Il/ le Monde d’Atsilout est conclu/fait corps avec le Parsa (frontière, la ligne qui sépare) restreigant la diffusion de la lumière de Hokhma (la Sagesse).
En-dessous, dans les mondes de BYA, se trouvent les âmes brisées, tandis que notre monde s’étend jusqu’au fin fond, en dessous de la ligne finale commune (Sioum) découlant de l’Infini. Ici, nous vivons dans notre corps jusqu’à ce que nous nous réveillions spirituellement.
Les âmes élèvent leurs désirs, leur appel pour la correction, à Malkhout du monde d’Atsilout. Celui-ci utilise son lieu avec Zeir Anpin et élève les désirs des âmes jusqu’à lui.

Dans la mesure où Zeir Anpin se connecte à Malkhout, ils deviennent un Partsouf commune appelée ZON et montent en AVI. Zeir Anpin monte à Aba, le Partsouf paternel, tandis que Malkhout monte à Ima, le Partsouf maternel.
ZON obligent « le père et la mère» à leur donner toutes les lumières nécessaires, les corrections et les accomplissements, et ensuite retournent à sa place. Là, ils deviennent des «grands», ils acquièrent la maturité de Gadlout. Cela nous aide à clarifier le sens des deux états de la « rose » ou Malkhout: Katnout et Gadlout.

Dans la première situation, la rose ne représente que la pointe de la Sefira Supérieure Keter, alors que ses neuf autres Sefirot sont en dessous du Parsa. On y trouve aussi les mauvaises forces (Klipot, écorces). Tel est le sens de la phrase, « une rose parmi les épines»: Malkhout parmi les Klipot. Malkhout est le premier, le degré le plus bas.

Dans son état adulte, Malkhout élève ses neuf Sefirot inférieures, fait un Zivoug (accouplement) avec Zeir Anpin en s’unifiant à lui, et devient ainsi une véritable rose, fleurs dans toute sa beauté. Malkhout ne peut devenir ainsi que lorsque ses «épines», qui signifie Kelim (récipients) ni liés et ni réalisés par Zeir Anpin, s’élève avec lui à un Zivoug.
Tout cela est révélé lorsque les âmes brisées s’unissent l’une avec l’autre, et ce sont elles qui réalisent la correction de Zeir Anpin et Malkhout. C’est là que réside tout notre travail: corriger ZON jusqu’à ce qu’ils atteignent leur état final.


Lieu de résidence: Le groupe

Dr. Michael LaitmanQuestion: Lors de la leçon, nous devons aspirer à un seul lieu et tout unir à ce dernier. Toutefois, au cours des années, j’ai développé différentes notions sur les phénomènes spirituels. En lisant au sujet de Bina et de Malkhout, je les perçois différemment. Est-il possible de les réduire à un seul point? 

Réponse: Ils doivent vraiment devenir un tout. Dans leur Essence, Bina et Malkhout sont la creation et les attributs du Créateur. Nous ne savons pas exactement ce que cela c’est, mais néanmoins leur interconnexion et leurs relations indiquent une union.
Bina plonge une partie d’elle-même dans Malkhout, les lettres « ELEH » du nom Elohim. Malkhout monte à Bina, changeant le nom de MA en MI. Derrière les descriptions de ces processus dans le Livre du Zohar nous discernons les liens qui les relient.
Par conséquent, nous devons construire notre intention. En nous unissant avec le groupe, je le vois comme le lieu, le point focal, où l’attribut de Bina, le don sans reserve et Elohim est révélé. C’est là que j’élève mes désirs et aspirations. C’est là que je veux m’unir en tant que partie corrigée de Malkhout.

J’espère que Bina va m’aider à l’aide de ses recipients ELEH, qui sont descendus volontairement afin de prendre soin de moi pour devenir semblable à un utérus maternel et me relever spirituellement. C’est ainsi que je devrais me relier au groupe.

Le groupe est le système possédant le pouvoir de me révéler Elohim, HaVaYaH. Il est le lieu où je reçois la nourriture, et d’où les lumières et les changements me parviennent.
Ma conception du groupe ne dépend que de la façon dont je suis capable de d’abaisser mon égo devant lui. Le Supérieur peut prendre n’importe quelle forme, mais cela ne se produit que dans la mesure où la partie inférieure accede au degré du rejet de soi et devient semblable à Lui, passant ainsi par les phases de conception, d’alimentation, et de l’âge adulte.
C’est ce que je veux, quand je me soumets à l’influence du groupe, l’endroit qui nous nourrit. Telle doit être mon intention à la leçon: rechercher toujours ma place dans l’histoire/processus des relations entre Bina et Malkhout.

Ils se connectent par le biais de Zeir Anpin, par le biais d’HaVaYaH, l’attribut de la miséricorde, la Lumière. Tel est tout le système permettant de nous développer. Notre territoire est la partie inférieure de Bina, Zeir Anpin, et Malkhout elle-même. C’est là que se situe toute notre vie, à la fois matérielle et le spirituelle.
C’est parce que la réalité est une. Même si nous ne vpercevons qu’une image illusoire maintenant, c’est juste une faille dans notre vision, une illusion causée par une compréhension étroite et notre sensation. Quand le brouillard commence à se dissiper, le monde supérieur se révélera dans ce lieu, dans notre lien avec le groupe, avec les autres âmes, à travers AHP, ce qui signifie dans la partie inférieure de Bina (ZAT), Zeir Anpin, et Malkhout.
Voilà tout le propos de la science de la Kabbale. C’est l’expression de notre relation avec le Créateur, avec l’unité de HaVaYaH et Elohim, que nous devons atteindre.
Par conséquent, nous devons comprendre que ZAT de Bina représentent le groupe corrigé dans lequel nous nous trouvons. Nous ne révélerons jamais rien de plus. Nous ne pouvons discerner que le degré de notre capacité à nous unir dans la partie inférieure de Bina, dans le groupe. Voilà où est notre place. En nous remettant d’avantage en son pouvoir, nous révélerons notre vraie réalité, qui nous est cachée pour l’instant par le voile de notre obscure perception

Donne-toi à tes amis sans rien omettre

Dr. Michael LaitmanÉcrivez et apprenez quelle intention vous devez avoir au cours de la leçon: fusionner l’un avec l’autre comme un seul homme dans un seul cœur, à l’intérieur du système de notre connexion appelé « Garantie mutuelle ». D’une part, chaque personne ressent elle-même, et d’autre part, au-dessus de cette sensation, elle éprouve une si forte unité avec les autres qu’elle est incapable d’exécuter même un seul mouvement librement. Voilà comment une personne doit être dévouée au groupe. 

C’est comme si je faisais partie d’une toile d’araignée à travers laquelle l’ensemble de mes signaux entrants et sortants circulent. Rien ne m’est propre dans mon esprit ou mon cœur. Il ne reste qu’un point qui sans cesse aspire de toutes ses forces vers ce réseau, et qui souhaite se donner à lui.

C’est le rejet de soi-même. Dans la mesure, où je me donne aux autres, la Lumière Supérieure m’influence et me fait être une partie commune du réseau. Alors d’un côté, je sens à quel point je lui suis dévoué, et de l’autre, à quel point le réseau est entièrement mien.

C’est comme une mère qui se donne corps et âme à son enfant. Ainsi, tous deux ont le sentiment que l’enfant est bien le sien. L’un n’existe pas sans l’autre. Il est dit à ce sujet dans le Cantique des Cantiques: «Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi. » Voilà comment nous devons travailler

Laissez votre coeur frapper à la porte du Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je penser à la correction que le Livre du Zohar nous amène, si je ressens des émotions négatives comme la haine?Réponse: La prière est tout ce que le cœur ressent. Si, en ce moment, je sens mon coeur rempli de haine, alors ma prière est celle-ci: «Je veux blesser mon ennemi. »

Afin d’utiliser correctement la force qui se cache dans le Livre du Zohar, en le lisant au sein d’un groupe, je dois d’abord préparer mon cœur afin qu’il désire ce que le Créateur désire. En réalité, le Créateur répond à toutes les prières, c’est-à-dire à tous les désirs de notre cœur. C’est pourquoi notre monde est si mauvais!

Cependant, il est écrit d’un autre côté qu’Il ne répond qu’à la prière qui est passée par « la porte des larmes. » Alors, répond-Il vraiment à tous les désirs, même au caprice d’un bébé ou aux machinations d’un scélérat?

Oui, disent les kabbalistes qui ont révélé le système de nos relations avec Lui. Un voleur qui a jeté son dévolu sur un objet, ou un criminel qui s’apprête à tuer quelqu’un, désirent aussi réussir et leur prière est également entendue. Après tout, nous parlons du désir de Malkhout du monde d’Atsilout, et tout ce qui se trouve en-dessous, y compris notre monde, Lui appartient.

Alors, pourquoi disons-nous que le désir peut monter dans Malkhout, ou qu’il ne le peut pas? La problème est que nous scindons le désirs en deux types de désirs:

– Certains aspirent dans le même sens que la volonté du Créateur. Puis ils s’unissent avec le désir supérieur et sont perçus comme l’abondance d’En-Haut.

– Certains ne correspondent pas à la volonté du Créateur. Ils évoquent la même réponse de l’En-Haut que provoquent aussi les désirs positifs, mais ils sont alors perçus négativement par les désirs négatifs, comme une réaction négative. Descendre un long et pénible chemin de souffrance, au lieu d’en prendre un plus court et plus facile, sur lequel les désirs rejoignent ceux du Créateur, permet de corriger une personne.

C’est pourquoi il est préférable d’élever une prière correctement et de l’utiliser en se tournant vers le Livre du Zohar. Une personne ne peut assister à la leçon sans aucun désir. D’une façon ou d’une autre, elle désire quelque chose, et si son désir a été préparé à l’avance et tend vers la bonne direction, alors elle avancera rapidement et facilement lors de la lecture du Zohar.

En outre, nous devons nous rappeler que nous formons un groupe, qui nous aide à renforcer notre prière. Ainsi, si les pensées d’une personne ne visent pas l’objectif, alors elle prendra une position opposée au groupe et la reaction d’En-Haut lui paraîtra encore plus négative.

Par conséquent, tout notre travail consiste en la préparation de la leçon, que ce soit pendant la lecture du Zohar et d’autres livres kabbalistiques. Une fois que nous sommes à la leçon, il est difficile de changer quoique ce soit, car le cœur d’une personne est déjà réglé sur un désir précis.

C’est pourquoi, les pensées que j’ai avant de dormir et la manière dont je prépare la leçon du matin sont si importantes. Ces instants jouent un rôle décisif. Et nous ne devrions pas oublier la préparation physique, empêchant le corps de succomber au sommeil.

Rabash écrit ce qui suit à l’article 36 dans les écrits de Rabash: Il est écrit: «  Celui qui écoute la prière » Pourquoi emploit-on « la prière » au singulier? Le Créateur n’entend-il pas toutes les prières? Le fait est que nous devrions élever qu’une seule prière: Relever la Shekhina de la poussière.

Prier pour sortir la Shekhina de la poussière signifie désirer recevoir la révélation du Créateur, l’attribut du don sans réserve et l’amour du prochain, afin de devenir semblable au Créateur. Si les efforts de chacun aspirent à une seule direction, alors nous frappons à la porte, qui sans l’ombre d’un doute s’ouvrira. 


Quand une route se termine, une autre commence

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment Bina, qui ne veut pas recevoir, découvre subitement qu’elle doit recevoir «dans le but de donner » ?

Réponse: Au niveau de «donner dans l’intention de donner» (GAR de Bina), lorsque Bina devient semblable au Créateur en ce sens qu’elle ne reçoit pas, elle découvre que le Créateur est également celui qui donne. Par conséquent, elle réalise qu’elle doit donner. Mais que peut-elle donner?

Le Créateur donne à Bina, qui sent dans ce geste tout Son Amour. Par conséquent, elle comprend que si elle ne refuse plus de recevoir et commence à recevoir du Créateur, cela Lui apportera un immense plaisir. Pour ce faire, Bina doit alors utiliser son désir de recevoir, mais uniquement dans le but de donner au Créateur (ZAT de Bina)

Le sens spirituel et materiel d’Israël

Dr. Michael LaitmanIsraël dans le sens spirituel (Isra-El, Yashar El, droit vers Dieu) représente les personnes avec un point dans le cœur ou qui aspirent à la spiritualité. Par ailleurs, il y a un sens extérieur à la nation d’Israël. Toutefois, ce ne sont pas seulement des personnes, mais les âmes qui ont été choisies dans l’ancienne Babylone par une force appelée Abraham (la force de Hessed, désir de donner) lors de la brisure générale appelée «la confusion babylonienne. »À cette époque, cette confusion s’est produite au premier degré du désir et c’est de là (de Babylone) qu’Abraham choisit les désirs, qui voulaient se corriger. Plus tard ils ont atteint le niveau de Mokhin de Haya – Le Premier Temple, ce qui signifie qu’ils ont déjà atteint le niveau de AB et de SAG, puis se sont brisés.

Désormais, ces Kelim sont inclus dans le désir général et il est clair que par rapport aux autres, ils contiennent une préparation préalable, ce qui leur permet d’entamer leur élévation. Ces Kelim sont appelés Israël dans notre monde.

C’est pourquoi il y a une différence entre une personne qui est née juive et une qui ne l’est pas, mais qui appartient à Israël en vertu de son point dans le cœur. Une personne née en Israël/ comme faisant partie d’Israël a probablement une inclination à s’élever, inhérente à la rupture précédente.

Cependant, si une personne n’appartient pas à la nation d’Israël par naissance, on ne sait pas qui elle est, parce que nous ne savons pas où les dix tribus perdues d’Israël sont situées, puisqu’elles ont été dispersées après la destruction du Premier Temple. N’ayant pas pris part à la construction du Second Temple, elles n’ont donc pas atteint « une haine gratuite », qui fut la raison de sa destruction. Ces tribus ont seulement traversé la première brisure et ne sont pas capables de « recevoir dans l’intention de donner. » Toutefois, c’est comme si elles avaient gardé le degré du « désir de donner dans l’intention de donner» de manière intacte!

C’est-à-dire, maintenant qu’une majorité générale s’élève de bas en haut et a atteint le niveau du « don dans l’intention de donner», nous allons révéler en nous les dix tribus perdues! Nous atteindrons l’équivalence de forme avec elles et ainsi nous les découvrirons. 


Prévoyez-vous l’arrivée de la lumière?

Dr. Michael LaitmanL’étude de la sagesse de la Kabbale est fondée sur Segoula, signifiant l’attraction de la Lumière qui corrige. Toute la Torah, la méthode de correction, a été donnée pour cela. C’est pourquoi il est dit: «J’ai créé le mauvais penchant, et j’ai créé la Torah comme une épice. »La Torah est considérée comme une «épice» pour une raison précise. Elle ne remplace jamais le désir, mais «le relève » (l’assaisonne) avec intention, le préparant ainsi à la consommation. De la même façon, un plat est épicé assaisonné; sinon, il ne serait pas comestible. Une pincée d’épices le complète (lui donne sa touche finale).

Par conséquent, indépendamment du texte étudié, nos intentions ne doivent pas changer. Les kabbalistes ont écrit leurs livres tout en étant dans la réalisation spirituelle. Cependant, nous ne sommes pas encore entrés dans le monde spirituel et ne pouvons pas utiliser directement leurs instructions comme guide vers la réalité Supérieure. A ce stade, lors de la lecture, nous devons espérer, espérer un «miracle». Que mes yeux s’ouvrent afin que je puisse voir ce que je lis sur moi-même!

Cela ne se produira que si mon aspiration est correcte. Tout dépend de ce que je demande des études et à quel point mes attentes correspondent à la vigueur résidant dans les textes kabbalistiques. Cette force ne viendra que si j’aspire continuellement à elle et que sans cesse je souhaite qu’elle se produise et me dote de l’attribut du don. Alors, je vais surmonter mon égoïsme et ressentir une véritable proximité avec les autres âmes, avec lesquelles ensembles, nous dévoilerons le Créateur.

Une telle intention tend, en effet, à l’accomplissement de la méthode. Ainsi, je l’utiliserai comme prévu, ce qui est considéré comme « l’étude de la Torah. » Après tout, je m’attends à l’arrivée (je prévois ou j’anticipe l’arrivée)de la lumière qui corrige comme un coq qui se prépare à accueillir l’aube. Si, toutefois, j’envisage des récompenses égoïstes, je ressemble alors à une chauve-souris qui n’a pas besoin de lumière du tout.

Pourtant, il ne faut pas non plus mépriser ce travail. Bien qu’il ne soit certainement pas souhaitable, il mène cependant toujours au but, par un chemin obscur, en faisant un détour à travers une jungle de problèmes et jusqu’à ce que la personne arrive, après de nombreuses incarnations, à la question de la finalité.

Par conséquent, l’obscurité apparente qui rayonne de la Torah aide aussi un peu. Le Baal HaSoulam écrit que nous ne progressons pas toujours dans les intentions correctes et agissons parfois comme des chauves-souris.

L’aube de la philosophie

Dr. Michael LaitmanDepuis les temps anciens et presque jusqu’à nos jours, les kabbalistes ont cheminé parallèlement à la pensée philosophique, jusqu’à ce que sa flamme se soit éteinte. Tout au long de notre histoire, nous avons été propulsés par notre désir de recevoir grandissant, qui pousse chaque nouvelle génération à accomplir des exploits de plus en plus grands dans le domaine de l’ego. En réalisant nos désirs, nous utilisons notre raison égoïste en vue d’acquérir, amasser, de capturer, de développer, et ainsi de suite.
Mais aujourd’hui le développement égoïste a pris fin; le temps de la correction est venu. L’ego, dans notre monde s’est épuisé, après avoir été révélé à sa pleine mesure comme cela fut nécessaire.

Maintenant, en regardant le monde enfermé dans cette «enveloppe», nous ne pouvons pas trouver autre chose, avec laquelle remplir nos vies. Et quand ce renouvellement cesse et qu’il n’y a rien d’autre pour ressentir du plaisir, l’homme se trouve en difficulté.

Telle est la situation actuelle dans le monde. Dans quelle direction devons-nous nous développer? Pourquoi devons nous nous envoler pour Mars ou au moins pour la Lune? Pourquoi plonger au fond de l’océan? Pourquoi rechercher des espèces inconnues à la science? Pourquoi faire tout cela?

De nos jours, nous n’avons plus besoin de rien. Le désir égoïste a été pleinement manifesté, et aucune lubie ni nouvelle aspiration n’émergent en nous. Les jeux sont faits. Cela traduit la fin de la philosophie et, de manière générale, la fin de toute approche rationnelle, nous invitant à utiliser notre raison pour satisfaire nos désirs. Les désirs se fanent, et l’esprit (la pensée ou raison), qui est leur conséquence directe, renonce à son poste

Bientôt, nous verrons grandir une humanité de plus en plus stupide. En regardant cela du point de vue de la Kabbale, il sera carrément choquant de voir ce que les gens disent, ce qu’ils écrivent, quelles émissions de télévision ils regardent. Nous arriverons à un point où les gens se transformeront en jeunes enfants, jouant à des « jeux » considérés comme stupides 50 à 100 ans auparavant.

Voilà pourquoi la philosophie est en train de disparaître. Au cours des dernières décennies, elle tenta désespérément de se sauver, après avoir été abandonnée au cours de l’histoire (sur le bord de la route de l’histoire). Elle n’est plus prise au sérieux depuis que notre approvisionnement en désirs a été épuisé.

Nous ne sommes plus la recherche de grands accomlissements. Par conséquent, nous n’avons pas besoin de la raison humaine, et donc la majorité des personnes est très heureuse de se limiter à un niveau de désir animal. Le cycle est terminé et nous devons maintenant donner un compte rendu fidèle de «l’œuvre achevée. »
Ainsi, tant que les philosophes occupaient « le sommet », les kabbalistes gardèrent le silence, attendant que le développement égoïste se termine. Et maintenant qu’il est arrivé à sa fin, nous nous trouvons à un point de rupture: Avec l’ancienne étape derrière nous, nous devons maintenant révéler la prochaine étape.