L’âme est un capteur spécial


Question : Qu’est-ce que l’ âme ?

Réponse : Une âme est un organe spirituel par lequel nous ressentons ce qui est extérieur à nous. Si une personne la créé, elle ressent la dimension supérieure en dehors d’elle. Personne n’a une âme à l’exception de ceux qui ont travaillé spécialement afin de la trouver, de l’acquérir, de la créer, à l’intérieur d’eux.

Une âme est un désir de donner sans réserve, la capacité de ressentir le monde qui est extérieur à vous, un capteur spécial. Ce sens est acquis et il nous permet de ressentir les autres, même s’ils ne possèdent pas cet organe de détection.

De la leçon de Kabbale en russe, le 21/02/16

La responsabilité d’un kabbaliste


Question : Au cours de l’histoire humaine, il n’y a guère eu un jour sans guerre dans le monde. Même de nos jours, de nombreuses guerres cruelles se produisent. Pourquoi des gens même avancés comme les kabbalistes souffrent-ils de cela ?

Réponse : Les kabbalistes souffrent encore plus que les autres parce qu’ils ressentent la responsabilité envers tout le monde. Ils ressentent l’énorme  souffrance que la guerre entraîne avec elle. De plus, ils ressentent aussi un très grand plaisir que l’humanité pourrait ressentir au lieu de la souffrance, si elle faisait un effort pour se corriger.

Un kabbaliste par rapport à une personne ordinaire est comme un adulte par rapport à un enfant. Un enfant qui est malade souffre seulement de la maladie alors que l’adulte proche de lui souffre beaucoup plus et est prêt à prendre toute la douleur de l’enfant sur lui-même.

A propos de cela, il est dit (Ecclésiaste 1:18) : « Car abondance de sagesse, abondance de chagrin, et accroître sa science, c’est accroître sa peine. » À cause de cela, nous devons nous unir, surmonter rapidement cette période de souffrances et de guerres, et entrer dans la sensation du monde supérieur.

De la leçon de Kabbale en russe, le 14/02/16

Apporter le bien au monde


Question : Comment pouvez-vous vous pardonner si vous savez que vous vous êtes comporté de manière horrible, mauvaise, basse ?

Réponse : Ce n’est pas la bonne approche. Vous n’avez rien fait par vous-même. C’est le Créateur qui a tout fait à travers vous, parce que « il n’y a rien hormis Lui ».

Par conséquent, vous ne devriez pas vous blâmer pour quoi que ce soit, ni ne devriez blâmer les autres autour de vous car ils n’ont rien fait non plus. Le Créateur fait tout !

Il apporte la bonté cachée dans le monde, qui se révèle dans notre monde comme le mal. Si nous nous comportons correctement, ce qui signifie en Son nom, nous allons commencer à apporter à l’humanité la bonté révélée et le monde deviendra bon.

De la leçon de Kabbale en russe, le 14/02/16

Nous devons créer le monde spirituel


Question : Nous disons que tout est opposé. Est-ce que cela veut dire que plus je suis mauvais dans le monde corporel, mieux je suis dans le monde spirituel ?

Réponse : Une chose n’a rien à voir avec l’autre. Nous devons créer le monde spirituel car il n’existe pas. Dans la mesure où nous créons l’attribut de l’amour et du don sans réserve à l’intérieur de nous, nous commençons à ressentir une nouvelle dimension qui est créée à l’intérieur de nous a appelée le monde supérieur.

De la leçon de Kabbale en russe, le 21/02/16

La mondialisation: le monde au bord du précipice


Opinion: Lefigaro.fr: A présent, tous les indicateurs de l’économie mondiale confirment non plus l’avancée de la mondialisation, mais plutôt son net recul sur tous les fronts. Malgré les programmes d’austérité appliqués en son nom, elle n’est pourtant pas au rendez-vous. Au contraire, elle semble s’en éloigner au risque de décevoir ses promoteurs, tandis que d’autre part les leviers nationaux de commande, monétaire et budgétaire, jadis répudiés en son nom, redeviennent implicitement d’actualité. En cette année en cours, l’économie mondiale se trouve acculée à nouveau au bord d’un précipice encore plus profond qui risque de mettre en cause toutes les politiques tentées à ce jour…

Les moteurs fondamentaux de la mondialisation – (a) investissements directs hors frontières, (b) échanges commerciaux internationaux, (c) stabilité financière internationale – semblent déjà inopérants, notamment depuis 2010, pour assurer la nécessaire stabilité et cohésion du système économique mondial. L’investissement direct international, supposé le premier pilier de la mondialisation, ne cesse de se contracter pour passer en 2015 en dessous des 2% du PIB des principaux pays investissant à l’étranger…

Pourtant, le stock des dettes financières, tant publiques que privées, ne cesse de s’accumuler impétueusement et beaucoup plus rapidement que la croissance des PIB des pays endettés…

D’autre part, le moteur du commerce international, lui aussi pilier fondamental de la mondialisation, est également en train de ralentir brusquement et même plus fortement que le PIB mondial. Au cours des années 2000-2008, le taux de croissance du commerce mondial était de 2 à 4 fois supérieur à celui de la croissance du PIB…Dans le déclin du commerce international, la chute des prix des matières premières (commodities) et même hors pétrole est encore plus significative. Ces prix s’effondrent les premiers, tirant vers le bas tous les autres. Comme le souligne Daniel Gros, directeur du Centre d’Etudes Politiques Européennes de Bruxelles, tant que les taux de croissance des économies dépassent ceux du commerce international de matières premières, on en conclurait forcément l’entrée en scène de nouvelles matières premières de substitution d’origine domestique qui ne passent plus par les échanges internationaux . Cela indiquerait au moins que les modèles d’économies «tirées» par les exportations cessent de plus en plus de faire recette et que les marchés domestiques seraient en train de se substituer, du moins en partie, à la demande externe qui s’avère de plus en plus défaillante. Bien évidemment, si tel est le cas, il s’agirait d’un rééquilibrage nécessaire de l’extérieur vers l’intérieur, qui de toute façon ferait suite au relâchement des liens de la mondialisation au bénéfice des entités économiques nationales ou régionales plus cohérentes et autocentrées, moins dépendantes de l’extérieur. D’ailleurs, si ce tournant des économies vers leur espace intérieur se confirmait, on comprendrait aussi plus facilement le gonflement parallèle des dettes, car ces dernières correspondraient au creusement des déficits et à l’accroissement des dépenses publiques nécessaires à la stabilisation en période de crise, en discordance bien sûr par rapport aux directives de l’orthodoxie mondialiste. Si de toutes les crises de l’histoire, le rôle de l’Etat est toujours sorti renforcé, ne serait-ce que pour compenser les effets dévastateurs de chaque crise, pourquoi n’en serait-il de même avec celle-ci en cours? Difficile de ne pas voir dans la nouvelle crise mondiale qui s’annonce, le changement de modèle économique. Notamment le postulat des vertus de l’extraversion risque d’être parmi les principaux enjeux de cette crise…

Tant que la mondialisation reste confiée à la finance internationale, les retombées sur l’économie réelle s’avèrent dévastatrices pour tous, y compris pour ses promoteurs. La finance ne devrait pas commander l’économie, mais au contraire la suivre et se mettre à son service. Or à présent, avec l’ordre des choses à l’envers, au lieu d’un nouvel ordre mondial annoncé, la mondialisation avec la finance aux commandes n’amène qu’à un profond désordre mondial renvoyant aux plus sombres périodes de l’histoire.

Mon commentaire:  Si tous les calculs ne veulent rien dire, alors rien n’empêchera le monde de continuer sa chute.

Comment le monde supérieur se révèle-t-il ?


Question : Comment pouvons-nous imaginer la révélation du monde supérieur et l’apparition du Créateur à l’homme ?

Réponse : Lorsque nous naissons, nous sommes au niveau animal de notre développement. Nous ressentons ce qui est autour de nous dans nos propriétés égoïstes et les kabbalistes appellent notre monde ou ce monde ce qui est représenté à l’intérieur d’eux.

Si nous parvenons à créer des qualités altruistes (l’amour des autres) en mettant en pratique la sagesse de la Kabbale, nous découvrirons un monde supplémentaire en elles.

Dans ce monde additionnel, tout nous sera décrit et présenté sous la forme de forces qui dirigent les objets dans notre monde. Voici comment nous allons effectivement découvrir le système de direction de ce monde appelé le monde supérieur ou le Créateur.

Une confrontation sans fin


Question : Pourquoi devrait-on étudier la sagesse de la Kabbale si une personne ne peut s’attendre qu’à des problèmes ? N’en a-t-elle pas assez  ?

Réponse : Les problèmes d’un kabbaliste ont un caractère absolument différent, ce sont des problèmes d’amour.

Le Créateur flirte apparemment avec une personne, se cache un peu, puis se révèle, se cache à nouveau, et encore une fois se découvre afin qu’une personne apprenne à L’identifier et à Le ressentir. En fait, le Créateur est en face de quelqu’un tout le temps, mais la personne ne Le ressent pas. On n’a pas la possibilité de Le ressentir.

Avec l’aide du travail de chercher à plaire au Créateur, il appartient à la personne de Le trouver. Supposons qu’une personne éprouve une sorte de malaise. Le Créateur fait cela intentionnellement afin qu’à travers cela, la personne Le voie et Le ressente, et parfois la découverte arrive aussi dans des situations agréables.

En somme, tous les problèmes sont conçus pour la découverte du Créateur à tous les niveaux et dans toutes les circonstances derrière lesquelles Il se trouve.

De la leçon de Kabbale en russe, le 16/02/16

Une personne spirituelle


Question : À votre avis, qui peut se considérer comme étant une personne spirituelle ?

Réponse : C’est quelqu’un qui se transcende elle-même avec l’aide de la méthode de la sagesse de la Kabbale, créant à l’intérieur de lui une nouvelle sensation appelée une « âme ». Une personne qui fait cela perçoit la substance spirituelle à travers la caractéristique du don sans réserve, ce qui signifie non à l’intérieur de soi-même, mais en dehors de soi. Dans notre monde, il y a peu de gens comme ceux-ci, personne ne les reconnaît, ils ne se révèlent à personne, et n’enseignent à personne.

La seule organisation qui est sérieusement impliquée en cela, c’est Kabbalah La’am (La Kabbale pour le Peuple), qui agit comme un Centre d’Éducation International de Kabbale, se fixant pour elle-même le but d’enseigner la sagesse de la Kabbale à d’autres personnes parce qu’elle reçoit cette mission d’en-haut. Nous essayons de créer les bonnes conditions pour que chaque personne qui veut atteindre un état spirituel et ressentir le monde en dehors d’elle puisse le faire.

De la leçon de Kabbale en russe, le 21/02/16

Ce que nous célébrons à Pessah


Question : Qui sont les Égyptiens et le peuple d’Israël en termes de travail spirituel ?

Réponse : La Torah parle d’une personne comme d’un objet qui inclut en lui-même le monde entier. Tout est à l’intérieur de la personne.

Les Égyptiens en nous sont des forces égoïstes ; le peuple d’Israël, ce sont des forces altruistes ou des forces qui veulent être altruistes, mais elles sont sous le commandement des Égyptiens (égoïsme). Le Pharaon représente l’ego tout entier dans lequel nous existons.

Le Créateur est la force supérieure qui contrôle le Pharaon, Moïse et tous les autres. Sa tâche est d’amener l’ensemble de la création à l’équivalence de forme avec Lui, à l’altruisme. Mais cela nécessite la reconnaissance de l’ego comme un mal et la sortie de celui-ci.

Moïse est une force représentant une partie du Créateur qui existe à l’intérieur de la personne et la tire vers la révélation et l’atteinte des qualités spirituelles supérieures. Entre ces forces se produisent des interactions lorsqu’une personne ressent à l’intérieur d’elle-même lesquels de ses désirs sont égoïstes, lesquels sont altruistes, lesquels d’entre eux nécessitent une connexion avec le Créateur et lesquels s’accrochent à Pharaon.

De cette façon, elle les trie intérieurement et à la suite de ce travail, elle comprend ce qui la pousse réellement. Elle voit qu’elle est complètement sous le contrôle de Pharaon. Partout où elle se tourne, partout elle découvre le Pharaon caché à l’intérieur d’elle.

Il lui semble qu’elle travaille déjà pour l’amour du don sans réserve et de l’amour des autres, qu’elle est au-dessus de tous les désirs terrestres égoïstes, mais elle continue de les révéler en elle. En fin de compte, elle ne fait pas simplement que désespérer mais elle est convaincue que le Pharaon la possède à 100%.

Mais en même temps, un point spécial appelé Moïse qui résiste au Pharaon émerge en elle. Elle commence un combat avec le Pharaon et se condamne aux dix plaies d’Égypte qui doivent passer au-dessus de l’ego. De cette façon, une personne commence à comprendre qu’elle peut se débarrasser de l’ego. Mais comment peut-elle le faire ? Ce n’est pas encore clair.

Avec cette sensation, elle entre dans une nuit noire où, d’une part, elle ne peut pas voir ni comprendre comment la rédemption se produit, mais d’autre part, elle le désire passionnément. Cette nuit est appelée la nuit de la sortie d’Égypte et nous la célébrons à Pessah.

La Mer Finale : Yam Souf

Question : Qu’est-ce que la Mer Finale (la Mer Rouge) représente ?

Réponse : La Mer Finale (Yam Souf en hébreu) ​​est une frontière entre l’ego et une liberté de celui-ci. Ce n’est pas encore l’altruisme, ni l’amour et le don sans réserve, mais une sortie de l’ego.

A la frontière entre l’égoïsme et l’altruisme se trouve là une barrière d’eau. L’eau a deux qualités : d’une part, la qualité de la communément appelée Guevourot, ce qui signifie des lois strictes, les forces dures, et d’autre part, les forces de la miséricorde et de l’amour.

L’eau qui se compose de ces deux forces représente une frontière qui divise l’Égypte (un monde égoïste) et un monde altruiste. Par conséquent, il est nécessaire de passer, ce qui signifie franchir la partie de l’eau qui représente la force dure qui protège l’Égypte et qui empêche d’en sortir.

Si une personne peut passer ce mur d’eau, elle pénètre dans le liquide amniotique qui commence à la développer comme un fœtus dans le ventre de la mère. Mais elle doit tellement haïr l’ego qu’elle sera en mesure de se débarrasser de lui. Et ainsi les eaux se sépareront.