Découvrir le mensonge empoisonné de l’ego

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment dois-je faire en sorte que l’étude ne devienne pas une « potion de mort » pour moi ?

Réponse : Nous devons atteindre l’état dans lequel l’étude devient une « potion de mort ». Pour ce faire, je dois découvrir que je suis immergé dans mon ego et que je déteste tout le monde, y compris le Créateur. Je vois que je ne veux pas me connecter et donner sans réserve à quiconque. Mais je sais que c’est le but de la création et que je dois l’atteindre. Cela signifie que j’ai déjà découvert deux lignes qui se contredisent l’une l’autre.

Avec ma compréhension intérieure de la nécessité d’atteindre le don sans réserve, je découvre que ma nature est à l’opposé de celle-ci. Puis je découvre que c’est la « potion de mort. » Je dois découvrir que la réception pour moi-même et utiliser les autres sont mortels pour moi.

Je regarde les visages des amis et je comprends que je veux tous les utiliser : je veux être plus intelligent qu’eux tous, plus beau, plus fort et plus efficace.

Si mon approche envers chacun d’entre eux n’était pas comme ça, je ne sentirais pas et ne verrais pas que tout le monde existe. Je ne le discernerais pas dans mes organes sensoriels, car derrière mes yeux, il y a mon ego, et si je n’ai pas l’intention d’utiliser une personne pour mon bien, je ne la vois pas du tout. Elle n’existe pas pour moi !

Il s’agit donc d’un niveau élevé si je découvre que je suis dans un état de Lo Lishma (pas en Son nom) et que je veux utiliser tout le monde, mais je comprends que c’est la « potion de la mort », ce qui signifie le contraire de ce qui devrait être. Après tout, je veux la vérité mais j’existe dans ce mensonge. Il est le résultat d’une grande Lumière qui vient à un homme et l’éclaire, en lui montrant l’état réel de corruption dans lequel il se trouve et en lui permettant de le comprendre.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 30/11/12, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Vous avez tiré un ticket gagnant parmi des milliers

Dr. Michael LaitmanSi le chemin spiritual était agréable et profité à notre nature, notre égoïsme, qui l’aurait rejeté? Le monde entier viendrait vers nous en courant et s’assiérait à la table de travail. Tout le monde viendrait s’il pouvait sentir de la joie et la douceur dans cela.

Personne ne refuserait une opportunité tellement tentante de révéler le futur devant lui et obtenir toute la connaissance. Notre ego nous aurait poussé vers l’avant, nous aurait tiré, sans nous donner un instant de répit. La jalousie, la luxure et l’ambition auraient brûlé dans la personne, lui promettant toutes sortes de satisfactions dans ce monde et dans le monde supérieur, le Jardin d’Eden. Tout cela l’aurait inspiré et attiré de plus en plus.

Bien sûr, ce n’est pas comme ça, et il est difficile pour nous de comprendre et impossible d’accepter que toute la réalité, à l’exception de nous mêmes, est opposée à ce que nous voyons. C’est plein de bonheur et plaisir, la révélation de la Force Supérieure. Tout cela est révélé dans la mesure où une personne acquiert la qualité du don sans réserve.

Il est impossible de réaliser la satisfaction spirituelle, le degré du Créateur, d’aucune autre façon. C’est-à-dire, une vraie gestion est cachée derrière la forme opposée, et nous ne sommes pas capables de l’apprécier, de comprendre et goûter ce que l’intention de donner sans réserve signifie. Nous n’avons pas les outils pour avoir du plaisir du don sans réserve.

S’il vous plait, donnez à tout le monde! Toutefois, vous ne tirerez aucun plaisir de cela car vos désirs sont à l’opposé. Et seulement chez quelqu’un en qui l’étincelle s’est allumée dans l’obscurité de l’égoïsme, le forçant à chercher le don sans réserves, et celui pour qui cette étincelle est importante, et essaie de l’augmenter par l’étude et l’environnement, avance. Vraiment, il y en a très peu d’élus, parmi des milliers.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 02/12/12, Introduction à l’étude des dix Sefirot”

Un ego qui a muté et qui se tue lui-même

Dr. Michael LaitmanS’il y a un désir de recevoir en nous et rien que cela, alors nous travaillons comme des robots. dès l’instant où le plaisir nous éclaire, nous commençons immédiatement à le chasser et le moment où nous ressentons des souffrances, nous essayons de leur échapper. C’est le comportement naturel de tout être créé: minéral, végétal, ou animal.

Une personne ordinaire dans notre monde n’est pas différente de l’animal quand il s’agit de cela, parce que le désir de recevoir est également présent en elle, mais son désir de recevoir est tout simplement plus sophistiqué et confus car une personne ne comprend pas d’où cela vient tout d’un coup.

Les animaux fonctionnent selon leurs instincts naturels et il n’y a rien d’extérieur qui les influence. Une personne, cependant, est motivée par des attributs tels que la jalousie, laluxure, et l’honneur. Elle est marquée par l’environnement qui peut l’influencer vers des valeurs qui sont contre sa nature et qui la détruira.

La société ne joue pas en faveur de l’individu, mais en faveur de la société générale, égoïste, et brisée. Si une personne est une égoïste, alors elle fonctionne simplement comme un animal avec son petit ego. Elle essaie de se débrouiller dans ce monde autant qu’elle le peut: se construire une meilleure maison, avoir une bonne santé, des conditions plus confortables. Elle essaie de faire ce qui est avantageux pour son corps.

C’est ainsi que les gens se sont développés dans le passé. Mais quand leur ego a grandi et il les a forcés à se connecter, afin d’en tirer un plus grand profit au détriment de l’autre, cette connexion égoïste a généré un phénomène appelé «l’opinion publique». Cet effet environnemental est devenu dangereux pour l’individu, car non seulement l’ego croît en fonction d’un tel lien, mais il a aussi pris des formes déformées qui sont loin d’être les formes naturelles.

Ce n’était pas une connexion naturelle, mais une connexion déformée des désirs, à partir de la connexion de nombreux égoïstes, leurs désirs sont à l’opposé des autres désirs, et il est impossible de comprendre comment ils peuvent même se connecter. Ainsi, l’influence de l’environnement sur chaque individu apporte les distorsions et les corruptions du désir naturel, tels que: la jalousie, la luxure, l’honneur et la puissance.

C’est ainsi que l’humanité s’est développée: L’ego individuel a grandi, et à la suite des connexions déformées des égoïstes, sous l’influence négative du système social sur chaque individu, la société s’est développée dans une direction qui est opposée à la sainteté, à l’état corrigé que nous devons éventuellement atteindre dans l’avenir.

Nos valeurs sociales ont repoussé vers des années-lumière les besoins naturels de l’homme … et de ce fait nous fonctionnons tous selon des valeurs égoïstes artificielles qui ne nous font que du mal. Mais nous sommes obligés de fonctionner de cette façon puisque nous sommes subordonnés à la loi selon laquelle l’environnement affecte une personne.

Tout le problème réside dans le fait que cet environnement est mauvais et notre ego démesuré, complexe et déformé a muté de façon différente d’une génération à l’autre de sorte que nous ne comprenons même pas que cela nous touche et nous conduise d’une manière opposée à la manière naturelle correcte.

 
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 29/11/12, «Introduction à l’étude des dix Sefirot»

L’élixir qui ôte le voile sur les yeux

Dr. Michael LaitmanSi une personne vient à la sagesse de la Kabbale et l’étudie tout le temps pour elle-même et non pas pour atteindre la plus haute qualité, alors tout se ferme pour elle. Elle ne comprend rien à ce qui se passe à l’intérieur d’elle, si elle ne s’accorde pas à la connexion du groupe, si elle ne cherche pas de correction, pour se changer à travers la Lumière supérieure, et, si elle n’a pas un besoin urgent de se changer.

Et au début, elle effectue toutes les actions entièrement de façon artificielle, et seulement peu à peu sous l’influence dela Lumière supérieure cela devient une condition nécessaire. Mais si elle ne va pas dans la bonne direction et si elle ne veut pas participer à cela même artificiellement, comme un enfant dans un jeu, alors la Kabbale devient un poison au lieu de  » l’élixir de vie. »

Pourquoi? Parce qu’elle devient de plus en plus égoïste. elle veut faire de l’argent avec la Kabbale. Elle pense qu’elle est déjà devenue grande et importante et qu’elle n’a besoin de rien d’autre. Ces personnes se mettent habituellement de côté ou ouvrent leur propre groupe. Mais c’est bien. Tout finira par devenir clair.

De la leçon virtuelle du 18.11.12

La perfection des opposés

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’arrive-t-il à l’individualité de chacun au cours de l’unité du groupe mondial? Y a-t-il une quelconque importance pour nos attributs lorsque le Créateur nous sépare, nous reconnecte, ou nécessite un certain genre d’effort de notre part? Ou cela ne fait-il aucune différence?

Réponse: Imaginez qu’une fois il y avait un corps, il se brisa en petits morceaux. Comment est-il possible aujourd’hui, à partir de toutes ces pièces, de créer le même corps?

Chacun de nous est responsable d’une certaine partie de ce corps en général, appelé Adam HaRishon (le premier homme). Je suis une petite partie de son foie, et vous êtes une petite partie de ses poumons, et quelqu’un d’autre est une petite partie de son cœur, etc.

Alors, comment pouvons-nous changer notre fondation? Cela est impossible!

Par conséquent chacun doit rester avec ses attributs initiaux. Il conserve son caractère avec tous ses attributs innés. C’est lui dans son ensemble.C’est précisément grâce à cette individualité qu’il s’exprime.

Cependant, cette magnifique image complète est composée spécifiquement de contraires, des différences de chacun de nous qui sont complètement à l’opposé de son ami. Et ainsi ils peuvent tous se connecter et dans cette connexion atteindre cette unité, comme un corps général qui serait parfait spécifiquement grâce à chacun complétant l’autre. En aucun cas ils n’ont besoin d’être identiques.

Une seule chose est nécessaire de la part d’une personne, c’est de se connecter aux autres dans le don sans réserve envers tous les autres ! En suivant cet état, chacun se réalise de manière individuelle à travers les autres. Et à partir de cela ils deviennent un immense Kli (récipient / désir) qui est complet.
De la leçon virtuelle du 11.11.12

Don sans réserve et réception : un conflit à tous les niveaux

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « Exil et rédemption » : Le Créateur de toute évidence nous montre qu’Israël ne peut pas exister en exil, et ne trouvera pas de repos comme le reste des nations qui se mêlaient parmi les nations et trouvèrent le repos, et furent assimilés à eux, jusqu’à ce qu’aucune trace d’eux ne subsiste.

Dans l’ensemble, les récipients de réception sont divisés en 70 parties appelées « les nations du monde ». Au cours de la brisure ils sont tous devenus intégrés et ont également été intégrés avec le désir de donner.

Mais il y a un autre problème : d’une part, l’intégration des désirs de recevoir ne crée pas une collision. Même s’ils sont différents, ils ne se contredisent pas entre eux par nature. Au contraire, ils opèrent selon un plan collectif de la réception, et ils se comprennent certainement l’un l’autre. Dans l’ensemble, les nations de ce monde se comprennent aussi et sentent qu’elles appartiennent à la race humaine.

Mais il n’en est pas de même avec les désirs de donner sans réserve, avec ceux chez qui il y a des étincelles du don sans réserve. Qui plus est, ils étaient également dans les corrections à l’époque du Temple. Il y a des Reshimot (enregistrements d’information) du don laissés en eux, et ils appartiennent à une espèce totalement différente. C’est là que le conflit se créé : le désir de recevoir, par sa nature même, déteste le désir de donner qui est à l’opposé de celui-ci et semble l’obliger à donner sans réserve. Le désir de donner, de son côté, ne ressent pas de haine envers le désir de recevoir, puisqu’il a été envoyé par le Créateur pour prendre soin du désir de recevoir et pour l’aider sans être hostile à son égard.

Ainsi, la part du peuple juif ici n’est pas une haine envers les nations du monde, mais il y a une certaine faiblesse. Les nations du monde, cependant, haïssent les Juifs, parce que le désir de recevoir veut attraper le désir de donner sans réserve et le réduire en esclavage sous sa domination. C’est la façon dont les choses sont, quand « quelque chose à partir de rien » rencontre « quelque chose de quelque chose. » Les événements dans notre monde découlent de la nature supérieure.

De la 4eme partie du cours quotidien de Kabbale du 29/11/12, « Exil et rédemption »

Alors, le châtiment ne sera pas en vain

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le chemin spirituel est basé sur les problèmes? Pourquoi le Créateur fait avancer ceux qui ont l’aspiration du but par les souffrances ?

Réponse: Le Créateur ne nous fait pas avancer. Il y a la loi des Lumières et les récipients, et le Créateur ne participe pas dans ce mécanisme, ‘Il a donné une Loi et elle ne doit pas être enfreinte». Ce n’est pas lui qui fixe tous les problèmes et les obstacles, nous les attirons sur nous par nous-mêmes, en n’utilisant pas cette loi de façon correcte.

Imaginons que je prenne un récipient sur lequel est marqué “acide : Poison” et j’en bois. Qui a déterminé cela? Le Créateur ou moi? En fait, c’est moi même qui me suis fait  du mal, et même si le Créateur a fait que le poison soit nuisible pour le corps humain, je suis à blâmer : Je comptais sur quelque chose d’exceptionnel, sur un miracle, et il n’y a pas de miracles.

Même l’exode depuis l’exil en Egypte est appelé “un miracle” mais seulement par rapport qui sont dans les 49 degrés d’impureté, dans la dernière phase de l’exil. Ils ne comprennent même pas comment il est possible d’aller de cet état de façon immédiate vers la révélation du Créateur. Quand une personne découvre qu’elle est mauvaise de toutes les façons possibles, la rédemption a l’air d’un miracle pour elle.

Mais en fait, il s’agit seulement de la loi qui opère toujours partout. Nous devons seulement apprendre les lois de la réalité, les lois de la Nature, et les utiliser correctement. Nos corrections et le monde entier sont subordonnés, tous deux, à ces lois. Le système des lois nous entoure sans exception.

Question: Alors comment pouvons-nous résoudre les problèmes et la souffrance qui se révèlent?.

Réponse: Au début nous devons remercier pour cela : « Merci de nous rappeler ce qui est important, nous devons tenir dans la direction correcte et penser à quelque chose de complètement différent ». Quand mes parents me punissent, je ne devrais pas penser au châtiment ou à mes parents, mais uniquement à une seule chose : Que voulaient ils dire, qu’est ce que j’ai que je ne peux y arriver que par le châtiment ?. Si je ne pense pas à cela, les coups n’aideront pas, et je ne serai pas capable de les adoucir, non plus.

Entre temps, nous sommes en train d’essayer d’adoucir les coups sur Israël aujourd’hui en construisant différents systèmes anti-missiles. Cela, bien sûr, est aussi nécessaire, mais en fait, l’Etat, comme un petit enfant, s’enveloppe de quelque chose de doux pour ne pas sentir les coups de ses parents. Prendre de telles mesures nous fournira seulement une solution temporaire qui aidera le peuple à choisir le chemin correct et le suivre. Mais c’est la correction et rien d’autre qui finalement éliminera toutes les menaces. Quand on reçoit des coups, nous devons penser à ce qui les a causés.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 28/11/12, Exil et rédemption”

Ne manquez pas votre chance !

Dr. Michael LaitmanIl y a des moments et des périodes spéciaux dans la spiritualité, des « moments de bonheur » pour ainsi dire, que nous ne pouvons pas prévoir ou ramener. Ils viennent de temps en temps et ne dépendent pas de nous, mais des relations entre Zeir Anpin et Malkhout de Atsilout.

Imaginez deux cylindres, l’un dans l’autre. Dans chacun d’eux il y a une petite fente et au milieu il y a une lampe. Lorsque les deux cylindres tournent, leurs emplacements coïncident parfois, puis un faisceau de lumière émerge à travers les fentes et peut être vu de l’extérieur.

C’est la même chose avec Zeir Anpin et Malkhout qui coopèrent dans des situations particulières et parfois « miroitent » pour une personne. C’est ce qu’on appelle un « temps de bonne volonté. » Il vient d’En Haut et vers chaque individu dans son propre mode de vie, puisque nous sommes tous différents et appartenons tous à différentes parties du système général, en passant par différents états internes et externes.
Pour résumer, à la suite de la brisure des récipients, les connexions entre nous sont excellentes et confuses, et il y a ainsi beaucoup de conditions différentes. Mais à un certain point, il arrive un « bon moment » pour une personne et il est très important qu’elle s’en empare et l’accomplisse.

De la 4eme partie du cours quotidien de Kabbale du 26/11/12, « L’essence de la sagesse de la Kabbale »

Exil et Lo Lishma (pas en son Nom)

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la différence entre l’éxil et l’état de Lo Lishma?

Réponse: Une personne sent qu’il est en exil après avoir été dans un état élevé, et alors elle peut comprendre que maintenant elle est descendue en exil. L’exil est une descente, après qu’une personne ait compris quelque chose, senti quelque chose, qu’elle  a été en contact avec le Créateur, et maintenant elle sent qu’elle est séparée de tout cela, au moins dans une certaine mesure.

Les niveaux des patriarches: Abraham, Isaac, et Jacob dont la Torah nous parle, sont les niveaux de la compréhension, l’atteinte, le sentiment de don sans réserve, les attributs du Créateur, Sa révélation. Alors que la descente dans l’exil en Egypte est déjà l’endurcissement du cœur, qui est ressenti après qu’une personne ait atteint l’état appelé les “patriarches” (l’état le plus initial).

Alors que Lo Lishma est le degré initial d’une personne qu’étudie et essaye de s’élever au- dessus tous les états qu’elle ressent, elle est encore dans ses intentions égoïstes. Elle rêve d’atteindre le don sans réserve et ressent la valeur de cet attribut, et elle veut se détacher de lui-même. Mais elle veut ce détachement pour elle-même aussi, sentant comme cela serait bon. Ce sentiment d’aspirer au don sans réserve mais agir encore pour son propre bien est appelé Lo Lishma.

Mais c’est à la condition qu’elle apprécie le don non pas parce qu’elle l’aide à se détacher des problèmes corporels ou dans l’espoir de recevoir une récompense spirituelle ou une quelconque réalisation. Elle veut être dans le don sans réserve parce que c’est comme ça que la Lumière opère en elle. Une personne ne sait même pas ce que cela veut dire d’être dans le don sans réserve. Mais des nouveaux attributs sont nés en elle et des tells récipients et tendances sont stabilisés, qui la forcent à apprécier le don sans réserve. Elle ne sait même pas d’où ça vient, mais c’est le résultat de l’influence de la Lumière qui corrige.

Alors cette tendance devient de plus en plus consciente et la personne commence à y tenir par elle-même. Finalement, elle  atteint un état où elle ne veut que le don sans réserve, en se coupant d’elle-même de tous ses intérêts personnels.

Pour ce faire, la personne doit passer plusieurs fois par le durcissement du cœur, et rencontrer des nombreux obstacles. On lui montre qu’il y a des choses dans la vie qui lui sont chères et dont elle  ne peut pas se détacher, à quel point elle  se soucie encore d’elles et ne peut pas surmonter son amour égoïste pour certaines personnes ou sa passion pour différents phénomènes. En même temps, elle  voit à quel point elle est incapable de surmonter sa haine envers quelqu’un ou quelque chose.

La Lumière l’aide à clarifier cela, et éventuellement par beaucoup de travail et de prière la personne essaie de surmonter tout cela et se rapproche d’atteindre le don sans réserve. Alors la Lumière Supérieure complète ce niveau pour elle, comme il est écrit : « J’ai fait des efforts et j’ai trouvé ».

La chose la plus importante est d’accélérer cet avancement en travaillant intensément avec le groupe. Car tout dépend de l’environnement.


De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 27/11/12, Introduction to à l’étude des dix Sefirot

La vraie rédemption s’atteint par l’éxil

Dr. Michael LaitmanIl y a deux états intérieurs à la base: l’exil et la rédemption. En fait, les deux appartiennent à la spiritualité, car vous ne pouvez pas sentir que vous êtes en exil si vous ne ressentez pas un écho, un reflet de la rédemption, en d’autres termes, si vous ne ressentez pas déjà la rédemption d’une certaine manière.

Des enfants nés en prison ou dans des camps de travail en Sibérie, parfois  ivaient là pendant des années, incapables de sortir, et cela était tout leur monde, la planète toute entière. Oui, on leur avait parlé d’une autre vie, mais ils vivaient et étaient élevées dans les conditions des camps, incapables de voir quoi que ce soit d’autre.

Nous apprenons tout de son opposé, ce n’est pas juste quelques différences, mais pour pouvoir une image entière cela doit être diamétralement opposé. Si je veux atteindre l’amour, par exemple, je dois d’abord arriver à la haine, et plus je ressens de la haine, plus je peux sentir l’amour, jusqu’à arriver à l’état de « l’amour couvrira tous les pêchés », et qu’il devienne l’amour absolu.

Cela va de même avec l’éxil et la rédemption :

  • · Est-il possible d’atteindre la rédemption sans quitter d’abord l’éxil?
  • · Est-il possible de reconnaître l’éxil sans être attiré par la rédemption?

Tous ces états se suivent les uns les autres des différentes façons et par cela permettent à une personne de trouver tous les discernements dans l’éxil comparés à tous les discernements dans la rédemption. Seulement lorsque ces deux images sont placées l’une en face de l’autre qu’un grand récipient vide se révèle, un désir brûlant, et aussi une grande satisfaction, qui n’éteint pas le feu dans le récipient. Cela arrive car dans la spiritualité une personne travaille pour donner sans réserve, ce qui veut dire qu’elle remplit son récipient seulement pour adhérer au Créateur.

Par conséquent, dans notre monde, nous aussi passons par différents états corporels, comme une réplique des états spirituels. Ici aussi, il y a l’éxil et la rédemption, mais tout le monde comprend ces concepts différemment, indépendamment du Créateur et les ascensions spirituelles, et parfois indépendamment de la nation, l’Etat, ou un certain lieu.

D’autre part, il se pourrait bien que la «rédemption» pour nous, soit le cadre dans lequel nous découvrons une vie bonne et heureuse au niveau corporel, indépendamment de la spiritualité. Dans ce cas, nous appelons la haine et les problèmes du quotidien «l’éxil». Une approche similaire, sans aucune explication quant aux racines spirituelles est aussi légitime quand nous nous tournons vers les gens.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 28/11/12, Exil et rédemption”