La révolution circulaire

Dr. Michael LaitmanOpinion (Frans van Houten, PDG de Royal Philips):Aujourd’hui le monde a besoin d’un changement de paradigme d’une ampleur comparable. Mais cette fois, c’est le modèle économique dominant qui doit être transformé.

En 2030, la classe moyenne mondiale comptera près de cinq milliards de personnes. Et toutes ces personnes seront en demande du même genre de services et de confort matériel dont les populations riches ont longtemps profité. Cela va mettre une pression croissante sur l’environnement et épuiser le stock mondial de ressources.

Le problème est que le monde a longtemps perpétué une perspective à court terme sur la production et la consommation de biens aussi bon marché que possible. Le résultat est une économie linéaire basée sur l’utilisation rapide, l’élimination et le remplacement des marchandises.

Le maintien du modèle actuel exigerait des ressources illimitées facilement accessibles et une place infinie pour les déchets : ce qui n’est évidemment pas possible. En effet, les conséquences de notre économie jetable (la montée en flèche des émissions de CO2, des flux de déchets impossibles à gérer et une difficulté croissante pour extraire les ressources, pour n’en nommer que quelques-unes) sont évidentes.

Pour trouver une alternative durable, il suffit de regarder la nature qui ne gaspille rien…

Cela nécessite une nouvelle génération de matières premières, ainsi que des processus de développement et de production innovants. Cela exige aussi de nouveaux modèles économiques, une nouvelle définition du concept de propriété juridique et de l’utilisation, de nouvelles règles de passation des marchés publics et de nouvelles stratégies de financement. Enfin une économie circulaire plaide en faveur d’une logistique adaptative et d’une culture du leadership qui adopte le nouveau système et récompense les avancées en vue de sa mise en place…

Mais les entreprises ne peuvent pas transformer l’économie toutes seules. Afin de déplacer l’effort des entreprises de la minimisation des coûts initiaux vers la maximisation de la valeur totale pour assurer la protection de la santé et le bien-être de la population, les gouvernements vont devoir remplacer leurs processus d’appel d’offres par la mise en place d’exigences de circularité, contribuant ainsi à stimuler la demande de nouvelles solutions.

De même, les consommateurs doivent être ouverts à l’utilisation de produits qui ne leur appartiennent pas. Parce que l’économie circulaire est par nature systémique, elle ne peut réussir que si tous les acteurs sont co-concepteurs, co-créateurs et copropriétaires des produits et services…

Comme toutes les transitions majeures dans l’histoire humaine, le passage d’une économie linéaire à une économie circulaire sera tumultueux. Il comptera son lot de pionniers et d’opposants, de victoires et de défaites.

Mon commentaire: les capitalistes ne changeront jamais leur but: le profit maximum en aucune façon. Notre égoïsme ne peut pas penser à autre chose. La transition vers l’économie solidaire, où seuls les nécessités ne sont produites que dans le respect de l’environnement, n’est possible que par la rééducation des capitalistes soit volontairement (en expliquant sa nécessité) soit contre leur volonté (par la souffrance et les crises).

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