Category Archives: Egoïsme

Se changer nous-mêmes ensemble

Dr. Michael LaitmanDe nos jours les actions physiques ne déterminent rien. La nature  exige de nous la bonne attitude. Et c’est ça le problème. Nous ne devrions pas donner une aide gratuite aux personnes ou retirer la dernière chemise de  notre dos. Ce qui est exigé de vous, c’est une attitude différente. Vous devez vous  changer vous-mêmes plutôt que la façon dont vous agissez.

Jusqu’à présent nous avons agi physiquement, de la façon dont le désirait notre égoïsme ou le faux altruisme. Nous avons donné du pain aux pauvres et généralement parlant, avons essayé de changer le monde d’une manière que nous aimions. Mais cela suffit. Les résultats parlent d’eux-mêmes. A partir de maintenant, nous sommes ceux qui devons changer.

Au lieu de changer le monde, nous voulons nous changer nous-mêmes avec l’aide de forces extérieures. C’est la nouvelle tendance. Sur ce chemin, nous verrons comment tout ce que nous avons réussi à concocter devient corrigé.

Mais il est difficile pour une personne de saisir cela. Elle pense: «Qu’est-ce que je dois changer? Pourquoi à la place ne pas me prendre juste 10% en plus d’impôts ». Et donc, cela nécessite l’opinion publique. Ce rendrait facile ce qui semble maintenant difficile. Et puis ce ne sera plus si difficile. Si tout le monde commence à penser cela, alors je serai heureux de les rejoindre. Après tout, l’influence des gens autour de moi fonctionne par elle-même. Cela ne dépend pas de moi, je ne détermine pas tout. Je dépends des autres.

Et donc, nous n’avons pas à nous tourner vers chaque personne individuellement. La chose la plus importante est de changer l’environnement, la façon générale de penser dans le monde. Et tout le reste viendra.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 14/07/11, « Arvout »

Une écharde dans l’univers ou un enfant aimé?

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Introduction générale au Livre, Panim Meirot ouMasbirot »: … comme les choses corporelles qui sont séparées les unes des autres par une hache et un marteau, les choses spirituelles sont séparées les unes des autres par la disparité de forme entre elles. Et quand la disparité de forme augmente jusqu’à l’opposition, d’un extrême à l’autre, une complète séparation est créée entre elles. 

Du point de vue du Créateur, qui a créé le désir de plaisir, il n’y a pas d’opposition entre ce désir et le désir du don sans réserve. C’est comme un bébé qui reçoit d’une mère -il n’y a pas de division entre eux. Ils sont indissociablement liés et profitent l’un de l’autre.
Nous voyons comment dans la nature, un organisme étranger, composé de la chair de quelqu’un d’autre reçoit l’opportunité de grandir à l’intérieur du corps de la mère et n’est pas perçu par elle comme un étranger ! Comment ce phénomène, un fœtus dans le ventre d’une mère, est-il même possible, compte tenu que lorsque nous avons une écharde minuscule, le corps commence immédiatement à rejeter l’objet intrus ? Une infection se forme immédiatement autour d’elle et le corps essaie de la repousser et de s’en séparer.
Nous savons comment, durant une greffe d’organe, il est très difficile de surmonter cet obstacle, l’incompatibilité et le rejet d’un corps étranger. Mais ici c’est le contraire qui arrive: un corps grandit à l’intérieur de l’autre, et le grand corps est toujours en train de prendre soin du petit corps, de faire tout dans son intérêt!
Ceci est un exemple de la volonté de plaisir(le fœtus) et de la volonté de donner sans réserve (la mère) n’étant pas en conflit l’un avec un autre. Et la même chose arrive avec le Créateur, qui a créé la volonté de plaisir. Ce désir ne contredit ni ne s’oppose au don sans réserve.
Toutefois, si l’objectif est de porter cette volonté de plaisir vers la forme du don sans réserve, alors ils deviennent opposés l’un à l’autre en fonction de leurs intentions. Dans l’état initial il y a un désir de don sans réserve et un désir de recevoir : le Créateur et la création. Mais il n’y a aucune divergence entre eux et ils sont unis ensemble. Mais ensuite, la création se développe et acquiert une intention égoïste, et maintenant en fonction de leurs intentions, ils deviennent opposés: l’intention du don sans réserve est opposée à l’intention pour soi-même du début à la fin, à partir de zéro jusqu’à l’infini.

Ce que nous devons corriger c’est l’intention égoïste et non pas le désir! Le désir demeure en nous. Nous gardons toujours la volonté de plaisir. Mais l’intention doit être « en vue du don sans réserve ».
Cependant, nous sommes habituellement confus à ce sujet, pensant que nous devons nous battre avec nos désirs. Les religions et les différentes pratiques spirituelles essayent de détruire le désir ou de le diminuer. Mais la Kabbale dit le contraire: « Augmenter votre désir et l’intention du don sans réserve avec lui ! » Ensuite, vous serez en mesure de donner plus sans réserve par vos actions.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 24/06/11, « Introduction générale au Livre, Panim Meirot ouMasbirot »

Le livre qui guide vers la bonté

Dr. Michael LaitmanNous sommes dans une réalité inconnue, et à ce jour, tout en existant dans ce monde dans lequel nous sommes et que nous ne comprenons toujours pas exactement, par quel programme, nous nous développons, et vers quel but nous nous dirigeons. Nous ne comprenons rien dans notre vie, et nous sommes abrités par la dissimulation, nous nous considérons comme malin et intelligent, comme si nous avions la connaissance, notre propre opinion et notre liberté de choix

 

Mais quand les coups et la souffrance nous rattrapent, nous comprenons que nous sommes capables de rien, que nous ne comprenons rien, et nous n’avons aucune chance de nous comporter intelligemment. Surtout maintenant, pendant cette période de crise, nous voyons que nous n’avons aucune chance de nous relier correctement à la réalité, que nous sommes confrontés à des problèmes et que nous n’avons pas la moindre capacité à les comprendre. Même si parfois nous comprenons quelque chose, une avancée d’un millimètre dans le temps cela ne nous permet pas de changer notre état ou de se comporter différemment. Même si nous décidons que nous avons vraiment besoin de changer et de commencer à se comporter différemment, nous n’avons pas les forces pour changer nos comportements. Alors, qu’allons-nous faire de ces décisions, si nous ne pouvons pas nous changer, changer l’influence de l’autre, et le monde entier?

Même quand nous voyons que nous  infligeons des dommages et des malheurs sur nous-mêmes, que nous sommes, en fait, en train de nous conduire vers la mort, et que nous sommes toujours incapables de nous arrêter. Quelle insignifiance, quelle ignominie! Nous souhaitons simplement finir notre vie à l’intérieur de notre volonté d’obtenir du plaisir, ce qui nous tuerait complètement si nous n’avions pas reçu la Torah, les moyens de corriger le désir égoïste de sorte qu’à partir du point le plus bas possible, un instant avant la mort, nous pouvons commencer à nous élever  vers le haut, au niveau du Créateur, le plus élevé, la qualité contraire – le don sans réserve.

Ces moyens appelés « Torah » sont plus importants que tout. Sans elle, il n’y a aucune chance de réaliser quoique ce soit. Nous ne pouvons pas développer à travers la souffrance. L’influence de la souffrance ne produit que le développement de la volonté de profiter. Les coups provoquent  la  recherche de tous les moyens pour se débarrasser des ennuis, et à la fin cela conduit à la mort, au lieu d’éviter la souffrance. Quand le désir ressent des souffrances insupportables à cause de son opposition absolue à la lumière, il est prêt à se neutraliser complètement, tout sauf souffrir.

Si oui, alors la Torah est le seul moyen qui nous conduit à la vie, à la correction, et à l’existence. C’est pourquoi il n’y a pas de chemin de souffrance, pas de chemin sans Torah. La Torah doit se révéler à l’humanité afin que les gens soient capables de l’utiliser. Et ils doivent la révéler de façon correcte-comme la Lumière qui ramène vers le bien. Mais s’ils n’utilisent pas correctement la Torah, ce qui signifie qu’ils ne la réalisent pas, ce qui signifie qu’ils suivent le chemin de la souffrance. S’ils l’utilisent correctement, alors ils suivent le chemin de la Torah, le chemin de la Lumière. Et s’ils se trouvent au milieu, entre l’un et l’autre, ils avancent par « la voie terrestre. »

Par conséquent, l’article du Baal HaSoulam, « La Révélation de la Divinité (Matan Torah) » est très importante car elle nous raconte comment nous pouvons recevoir la Torah. La Torah nous est donnée par le supérieur, et il y a une réception de la Torah par le bas. Toutes les souffrances viennent à nous parce que nous n’utilisons pas la Torah correctement, la Lumière qui ramène vers le bien, qui nous ramène à la source de la bonté. Tout dépend de nos efforts pour devenir bon. Par conséquent, nous ne manquons de rien d’autre que de ces moyens. Nous allons découvrir comment recevoir la Torah et atteindre la bonté!
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 19.06.11 « Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Trouver le courant dans l’océan de lumière

Dr. Michael LaitmanTous les articles du livre de Shamati sont destinés à harmoniser une personne vers l’attitude juste envers elle-même (ses capacités internes, ses aptitudes, ses forces et ses qualités) et vers tout ce qui est en dehors d’elle (les gens, la société, le groupe, l’enseignant, le Créateur , et la nature), de sorte qu’elle comprenne comment elle doit changer, grâce à quoi, et comment elle doit agir afin d’atteindre elle-même l’état parfait. Notre problème est le fait d’une part, qu’il n’y a rien que nous puissioons faire par nous-mêmes car nous sommes simplement le désir de recevoir, la volonté d’en tirer du plaisir.

D’autre part, si nous ne pouvons rien faire nous-mêmes et que nous ne représentons qu’un désir créé par opposition au Créateur, à la Lumière, alors comment pouvons-nous demander par nous-mêmes le changement, et exiger une action de notre propre chef ou par le biais d’autres systèmes?

En d’autres termes, nous sommes dans une double position. D’une part, je ne peux rien faire moi-même. D’autre part, je dois me résoudre au point où ma demande, mon désir, provoquera une telle influence sur moi qu’elle me fera changer. Ce point particulier est très difficile pour nous. Ici, une personne ne comprend pas son interaction avec la force supérieure qui l’a créée.

C’est, que je dois atteindre un état où je ressens mon incapacité totale à me corriger, où je réalise et je comprends que ma correction ne peut être faite que sous l’influence de la force extérieure. Inversement, cette force extérieure qui existe en dehors de moi est constante, et je ne peux l’atteindre d’aucune façon. Elle est absolue. Plutôt, je peux atteindre par moi-même en me soumettant à son influence c’est à dire par ma demande.

Ma demande est mon action lorsque je change mon comportement envers cette force supérieure et modifie ainsi son influence sur moi, et elle me corrige. Ainsi, pour l’essentiel, le travail se passe à l’intérieur d’une personne et il dépend de ses désirs, de son intention, de sa force et de sa direction. Une personne existe dans un domaine absolu, parfait, immuable. Mais le travail est fait précisément par ce domaine agissant sur une personne. Et elle se soumet à l’influence de ce domaine.

Du point de vue du désir d’être corrigé, une personne est un élément actif. Et du point de vue de la correction d’une personne elle-même, elle est passive: elle est corrigée par la Lumière qui existe en dehors d’elle, qui l’entoure, et qui est invariable. Il est possible de parler de cet état d’un grand échange, mais il doit être progressivement formé en nous comme un état défini, précis, interne et la Lumière, le Créateur.

L’article du Baal HaSoulam « Lishma est un éveil d’en Haut, et pourquoi avons-nous besoin d’un réveil d’en bas» est un de ces articles qui parle de l’alignement correct d’une personne avec le Créateur, avec la Lumière supérieure. Une personne signifie notre désir: comment peut-il être changé s’il se place correctement sous l’influence de la Lumière.

La propriété du don sans réserve que nous pouvons atteindre et auquel nous nous rapprochons progressivement sous l’influence de la Lumière est appelé «Lishma » ou « En Son nom. » Et sa propriété inverse est appelée «Lo Lishma» ou «Pas en Son nom», signifiant pour soi-même.

Les désirs apparaissent en nous indépendamment de nous, nous ne pouvons pas les régler, mais nous pouvons régler notre intention: Ce que nous voulons à chaque instant, ce que à quoi nous aspirons.
De la leçon quotidienne Kabbale de Moscou 15/06/11, Shamati # 5

L’égoïsme: Un essor interrompu

Dr. Michael LaitmanPendant des millénaires, nous avons avancé avec la lente croissance de l’égoïsme et nous avons développé la société, les technologies et les diverses sciences en conformité avec lui. Puis, durant la Renaissance  une ascension a commencé qui a atteint son apogée à notre siècle, avec notre société de consommation.

Lorsque l’égoïsme ateint un certain niveau, il s’arrête soudainement, « interrompant son essor » et sa courbe se transforme désormais en une ligne horizontale. Il ne pourra pas aller plus loin.

 

Dans cet état, l’humanité commence à sentir une dépression car elle ne peut plus voir de quelles façons elle peut se satisfaire. Dans le passé, étant à des stades intermédiaires de notre développement, nous avons toujours aspiré à quelque chose de plus. Chaque fois, il nous a semblé que le prochain état serait meilleur que l’actuel, et nous voulions y parvenir. Nous avons élevé les enfants, en espérant que ce serait mieux pour eux que pour nous, que leur monde serait plus élevé, plus sage, et ainsi de suite.

Cependant, aujourd’hui, nous ne voulons pas avoir d’enfants parce que nous ne voyons pas comment leur vie pourrait devenir meilleure. Nous pensons que l’égoïsme ne peut plus croître, il n’a nulle part où se développer. Nous avons même commencé à limiter nos programmes spatiaux les plus ambitieux. Tout est en déclin. Outre cela, les ressources ne nous permettent pas de nous développer librement. Nous commençons à nous épuiser en termes d’énergie, de ressources et en termes de notre potentiel intérieur. Nous n’avons nulle part où nous développer, rien à espérer. «Je ne veux rien. »

Plus de 50% des gens dans le monde éprouvent une certaine forme de dépression. Nous ne parlons pas de drogue, de terrorisme, de divorces, d’éloignement mutuel, ou de conflits entre parents et enfants. Tous ces symptômes sont une indication que l’égoïsme commence à « manquer. » il ne peut plus se satisfaire au niveau actuel, sur notre petite Terre.

Les désirs égoïstes se composent en deux groupes:

1.La nourriture, le sexe, et la famille. Ces désirs sont naturels, ils sont présents dans tous les animaux et dans tous les humains.
2. La richesse, la puissance, l’honneur (qui sont essentiellement la même chose), et la connaissance. Ces désirs sont d’ordre social.

Aujourd’hui, ces deux groupes de désirs ne grandissent plus. Ils semblent avoir atteint leur pic et restent au même niveau.

Bientôt, ils vont commencer à diminuer. Un être humain n’aura plus besoin de tout cela: il va commencer à abandonner ses «conquêtes», pour se vider à l’intérieur, car il ne pourra pas s’attendre à de nouveaux désirs ou à de nouvelle réalisation. Dans notre monde, ces six désirs s’épuisent, et c’est aussi l’une des raisons, l’une des composantes, qui nous pousse vers le passage de la «Makhsom », la barrière entre les mondes. Ils nous poussent par les souffrances.

 

De la 1ère leçon du 10/06/11 à la Convention de Moscou

L’histoire est finie

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale parle de désir. Il n’y a ni temps, ni mouvement, ni espace, mais seulement un état d’être. Alors, que dire du passé et de l’avenir? Et à propos des mondes spirituels? Je ne les ressens pas.Alors y a-t-il d’autres états d’existence à côté de celui-là, en plus de notre monde? Je ne sais pas car je n’en ai pas fait l’expérience. Je n’ai pas de sensations ou de Reshimot venant de là. Je ne peux pas les atteindre aujourd’hui et confirmer leur authenticité.

Une personne juge tout par ce qu’elle voit. Ce n’est pas seulement un axiome, mais le résultat de ce que le désir ressent quand il s’est développé au niveau d’être là où il est conscient de lui-même et où il comprend ce qu’il ressent. Sinon on devient détaché de la réalité et allons loin dans les fantasmes.

Je ne parle pas moi-même de la dimension supérieure. Des kabbalistes, en qui j’ai confiace, m’en ont parlé. Je considère que leurs paroles sont vraies quand ils me disent qu’il est possible d’exister dans différents états. «Aspire à eux, monte à eux », me disent les Kabbalistes. « Ils sont meilleurs que ce que vous sentez maintenant ». Alors je suis passé d’un état à l’autre dans mon désir, en le corrigeant et en l’améliorant. En le révélant comme donneur, je révèle les nouveaux états en lui.

De nos jours l’ensemble de l’humanité traverse cet axe vertical afin de se déplacer de bas en haut. Nous avons terminé l’axe horizontal de l’histoire et il n’y a nulle part pour continuer à avancer sur lui. A partir de là, notre chemin est vers le haut.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21.06.11 «Matan Torah(Le Don de la Torah) »

Le divorce babylonien

Dr. Michael LaitmanNous n’avons pas la moindre idée sur le futur ordre mondial, car nous sommes entrés dans un système de forces qui ne s’était jamais manifesté auparavant dans notre monde. Comme la nature, le Créateur, s’approche de nous, cela se profile de plus en plus clairement. Ainsi, nous devons commencer à révéler le monde supérieur, ce qui signifie le système de gouvernance par la force supérieure, la Lumière.

Comme cette force extérieure qui s’approche de nous, comme elle brille sur nous, sur notre société, et sur le monde de façon plus perceptible, plus intense, nous sentons l’opposé de cette force. Nous ne sentons pas la force elle-même, mais le sens de notre incapacité à nous établir, ne serait-ce qu’un peu.

Le monde est devenu imprévisible. Les gens s’engagent dans la divination et même croient aux miracles. Comment cela peut-il arriver à notre époque éclairée? Comment pouvons-nous soudainement commencer à y croire après le 20ème siècle? Chaque année, et parfois plusieurs fois par an, nous avons toutes sortes de dates apocalyptiques et d’autres événements apocalyptiques.

De plus, nous nous trouvons dans l’étreinte rigide de la nature qui génère de façon inattendue des crises, des tsunamis, des ouragans, des éruptions volcaniques, des incendies, des inondations, etc. Progressivement, tout sort de l’équilibre, hors de cet équilibre délicat dans lequel nous étions. C’est parce que nous arrivons à un tournant. Nous avons déjà traversé ce tournant à une plus petite échelle sociale  dans l’ancienne Babylone. La totalité de l’humanité y était concentrée, et même alors, elle découvrit qu’elle était une petite société fermée.

Aujourd’hui, même si nous sommes sept milliards, nous sommes une société fermée. Nous nous court-circuitons soudainement, nous nous  retrouvons dépendants les uns des autres. D’autre part, nous sommes comme des époux avant le divorce. Nous nous détestons les uns les autres, même si nous vivons encore dans le même appartement. Nous devrions déménager, nous ne pouvons pas être ensemble, mais des liens communs nous unissent. Il s’agit de la «colocation» dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui sur Terre.

Jadis, cela était devenu évident dans un petit territoire, en Mésopotamie il y a 3700 années. Puis, pour la première fois, les gens ont commencé à chercher ce qu’ils pouvaient faire à ce sujet. D’une part, ils étaient dans le même lieu et en interdépendance totale. D’autre part, ils se détestaient mutuellement et s’efforçaient d’être aussi loin que possible les uns des autres. Deux forces opposées, deux des tendances les plus difficiles ont déchiré la société. Alors, deux méthodes ont été suggérées.

La première méthode est la correction de leur nature. «Laissez-nous corriger l’égoïsme qui sépare, qui nous met des distances, et qui nous éloigne les uns des autres. Puis, nous allons gagner. Nous souhaitons devenir une entité unique dans un soutien mutuel. Nous aurons un pouvoir énorme, et nous pourrons vraiment  ériger une « tour vers le ciel, » la tour de l’amour mutuel, la coopération et l’unité, la force positive.

Ainsi, ils deviennent semblables à la nature parce que tout dans la nature est interconnecté. Tous ses niveaux -minéral, végétal, et animal, sont toujours en harmonie mutuelle, et seul l’humain avec son égoïsme se sent au-dessus de la nature, croyant qu’il peut faire ce qu’il veut. Toutefois, s’il comprend les lois de la nature et cherche à correspondre avec elles, dans une relation harmonieuse, alors il sentira l’ensemble de ses capacités et de sa puissance. Il comprendra et réalisera son but, son essence.

C’est ce qui a été suggéré par les adeptes de la correction humaine, mais, malheureusement, l’humanité (environ trois millions de personnes vivant entre le Tigre et l’Euphrate) ont choisi un chemin différent. Comme des époux après un mariage raté, ils ont décidé qu’il serait mieux pour eux de « déménager », diviser leur appartement commun, et rompre le contrat. Ainsi, les personnes se sont dispersées à travers le monde.

Beaucoup de sources anciennes racontent cette histoire. De ces temps, nous avons le livre sur la Kabbale appellé Le Livre de la Création. Nous l’avons dans nos archives en libre accès, en russe également.

Le livre s’appelle Le Grand Commentaire apparu après ces évènements. Il décrit également les événements qui sont arrivés dans l’ancienne Babylone et la façon dont les gens ne pouvaient pas résoudre le problème de l’unité. Pour le faire, ils ont dû travailler sur leur égoïsme, s’élever au-dessus au moyen d’une méthode spéciale, et qui nécessite beaucoup plus d’effort moral interne, que de simplement se séparer physiquement les uns des autres et faire ce que chacun veut, dans son coin.

Flavius ​​Josèphe décrit dans quels lieux les gens sont allés. Plus tard, toutes les croyances et les religions sont nées d’après leurs origines géographiques, toutes reposent sur l’égoïsme, tout ce que l’égoïsme soutient.

De la 1ère leçon du 10/06/11 à la Convention de Moscou

Nouvelles en direct: Treize minutes pour la chose la plus importante

Dr. Michael LaitmanLa crise qui a embrasé le monde était très évidente lors des récentes conventions, que nous avons organisées, y compris celle qui s’est tenue en Italie il y a trois semaines et surtout il y a une semaine à Madrid, en Espagne. Là, la crise est très visible. Les masses sont en plein désarroi, et le taux de chômage des jeunes est de 40%. Les choses ne font qu’empirer chaque jour. Il y a des manifestations et des protestations dans la rue, et plus encore.
 

J’ai délibérément marché dans les rues et parlé aux gens. Ils ne savent pas quoi faire et organisent des manifestations devant les bâtiments du gouvernement. Mais le gouvernement ne sait pas non plus que faire. Tout le monde est confus et personne n’est coupable. Et tout ça, parce que nous nous faisons face au défi de la nature.

Les places de travail ne peuvent pas être créées à partir d’un espace vide. Et pour quoi faire ? En faisant ainsi, nous épuiserions les ressources naturelles restantes encore plus rapidement, nous ruinerions le sol et polluerions l’environnement encore d’avantage. Nos ressources en eau et en air diminueraient encore plus vite. Alors, pourquoi devrions-nous stimuler une économie qui détériore ? Juste pour donner du travail aux gens ? Avec de telles conséquences, il est préférable de ne pas leur en donner !

En Espagne, je me suis présenté à la chaîne de télévision la plus populaire en « prime time ». Au lieu de parler pendant plusieurs minutes, tel que le programme le prévoyait, l’interview a duré treize minutes. Pouvez-vous imaginer – treize minutes durant les nouvelles du matin, sur les événements actuels les plus importants ! Ils ne pouvaient tout simplement pas mettre fin à l’entrevue.

Ma suggestion étais simple et se réduisait à un seul conseil pratique : Nous devons mettre les personnes à l’étude. Elles devraient recevoir des allocations de chômage (ce qui serait également la stratégie la plus efficace pour économiser de l’argent) et elles devraient apprendre dans quel genre de monde nous vivons, ce qui existe en face de nous, et quel genre de défi la nature nous lance.

Ce n’est pas le caprice de quelqu’un ou les intérêts d’un parti ou les chefs de gouvernement. Ce n’est autre que la nature, qui nous met au défi. Et le défi est pour nous de changer. Nous ne devons rien changer d’autre que nous-mêmes.

Nous devons devenir intégral et global, conformément à la crise actuelle. Après tout, la crise est la sensation de son manque de conformité avec la nature environnante. Par conséquent, si nous nous corrigions de cette façon, tout deviendrait équilibré et atteindrait l’harmonie. C’est ce que l’on devrait enseigner aux gens.

L’entrevue a reçu une réponse positive dans toute l’Espagne, ainsi qu’en Amérique latine et en Amérique du Nord, et c’est parce que c’est vraiment la seule façon raisonnable de sortir de la situation qui s’est formée. Et l’Espagne n’est pas seule. La Grèce, l’Islande, l’Italie et d’autres sont dans une situation similaire, et il y a beaucoup d’autres pays entrant peu à peu dans cette crise. Et en d’autres endroits, la crise arrive de façons différentes.

C’est ainsi que la nature nous place devant une tâche claire : Nous devons changer. Nous devons être solidaires avec la nature, comme l’est tout ce qu’elle contient – le niveau inanimé, végétal, et animal. L’homme ne doit pas penser qu’il est supérieur à la nature et qu’il peut faire ce qu’il souhaite. Sa tâche la plus importante est de devenir consciemment une partie intégrante du tout.

En devenant partie intégrante de la nature, il commence à comprendre ce qu’elle est, et découvre tout à coup de nouvelles profondeurs en elle : les mondes d’Assiya, de Bryia, de Yetsira, d’Atsilout, d’Adam Kadmon, et le monde de l’Infini. Il ne fait plus obstacle à la nature par son égoïsme, mais commence à sentir la nature comme transparente. Il comprend enfin et prend conscience des forces qui contrôlent tout, y compris lui-même.

C’est la tâche, à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui. Par conséquent, si nous le voulons et si nous utilisons la force de l’aspiration vers l’avant qui existe chez de nombreuses personnes dans le monde, alors nous allons réellement aspirer à l’auto-correction, à la révélation du monde, à sortir de l’état de rêve, de l’inconscience. Puis, nous atteindrons l’égalité totale avec la nature, le niveau du Créateur.

De la 1ère leçon à la Convention de Moscou 10/6/11

De la séparation à l’unité

Dr. Michael LaitmanLa société humaine est divisée en deux parties. Les personnes, dont le point dans le cœur s’est éveillé, et qui comprend une petite partie de l’humanité, c’est nous. Le reste de la population, qui n’a pas le point dans le cœur, mais un puissant désir égoïste se concentrant notamment en elle.

Deux forces, positives et négatives, agissent en nous. Nous avançons en créant un lien entre notre ego et le désir d’atteindre le monde spirituel, que nous développons à travers l’étude et les forces reçues de l’environnement. La connexion construite en combinant ces deux forces est appelée la ligne médiane.

Le reste de la population, comme la science de la Kabbale l’explique, se joindra progressivement à nous, sentant qu’il n’y a pas d’autre alternative : leur égoïsme, exigeant sans cesse satisfaction, va en souffrir. Au cours du développement humain, l’égoïsme de l’homme s’est constamment renforcé et travaillait dur pour se satsifaire autant que possible. Aujourd’hui, alors que l’ego de l’homme a perdu l’espoir d’obtenir satisfaction, il est confronté à une crise.

Cela encourage les gens à se rapprocher de nous, mais ils ne savent pas vers qui et comment ? Pour faciliter leur chemin, nous devons faire circuler la sagesse de la Kabbale et expliquer qu’il existe une méthode pour corriger la crise. Quand ils se joindront à nous, ensemble, nous commencerons alors à travailler sur la ligne médiane, et ainsi nous atteindrons le monde de l’Infini.

Quel résultat obtiendrons-nous ? Nous atteindrons l’éternité et la perfection. Nous nous éléverons au-dessus de notre réalité, au-dessus du point de la création de notre univers et de tout notre monde – vers la réalité supérieure.

Aujourd’hui, le point dans le cœur s’éveille chez beaucoup de personnes : elles sont déjà des millions. Et les personnes, dont le point dans le cœur n’a pas encore été révélé, ressentent la crise, en plus de l’égoïsme. Ils sentent qu’il leur manque la force positive, sans laquelle ils ne peuvent vivre. Ils savent qu’ils doivent corriger la crise, ils estiment que la solution se cache dans l’unité, mais ne comprennent pas comment la réaliser.

Dans un monde global et intégré, tout doit être unifiée ; ainsi que nous le montre la nature. Aujourd’hui, elle nous montre que nous devons atteindre le monde de l’infini, que nous sommes un tout. C’est précisément ce vers quoi la crise pointe secrètement et ce vers quoi elle nous oriente.

From Separation to Unity

Dans les personnes devant conduire l’humanité vers cet objectif, la crise révèle le point dans le cœur, une force positive, qu’elles peuvent obtenir dans un groupe et par l’étude. Avec son aide, elles peuvent se déplacer vers le monde de l’infini de façon indépendante. Et ceux, à qui la crise ne donne pas la force de s’unir, mais qui sentent qu’il leur manque cette force, vont progressivement obtenir des explications de ceux, qui ont le point dans le cœur éveillé, et ils se joindront à eux, pour ensemble viser le même objectif.

De la leçon 2, Convention en Espagne, 04/06/2011

Le besoin d’unité est propulsé au sommet

Dr. Michael LaitmanLe thème de notre Congrès est «l’union – l’avenir du monde. » Je suis très ému parce que, après de nombreuses années d’étude de la Kabbale, l’unité du monde et le besoin pour celle-ci commence enfin à se manifester.

Au cours des milliards d’années de développement de notre monde, ainsi que dans le processus de nombreux événements avant sa conception, tout a progressé précisément vers ce point-le point de réaliser le besoin d’unité. Cette idée ne fait que commencer à s’éveiller, à s’exprimer et à montrer sa nécessité. Et vous et moi sommes au centre de cette réalisation.

Tout a débuté lorsque la seule force de la nature, la force du don, ou le Créateur, ce qui est la même chose, a commencé à agir, en émanant, et en créant la matière. D’abord, il fit la matière spirituelle, c’est-à-dire le désir: le désir d’être rempli, le désir de se développer, le désir de se percevoir soi-même et tout autour.

Ce désir se développe sous l’influence de la force initiale, la force de la nature. Les phases de son développement sont appelées «les quatre phases de l’expansion de la lumière directe. »
Le seul but du développement de la création ou du désir, est de rendre la créature semblable à toute la nature, en la faisant parvenir à une harmonie complète, ou en d’autres termes, en la faisant atteindre l’équivalence avec le Créateur et l’union avec Lui, car l’union est atteinte grâce à l’équivalence de forme. La matière, c’est-à-dire un désir qui est opposé à la Lumière, opposé à l’attribut du don, doit passer par toutes les phases de son développement et doit réaliser que l’état optimal, est un état similaire à la lumière, similaire à la nature parfaite, un état d’harmonie et d’union avec elle.

Cependant,  afin de parvenir à cet état, il faut d’abord sentir que vous lui êtes totalement opposés, ce qui signifie que vous fassiez l’expérience d’avoir une qualité complètement opposée à la Lumière, l’expérience de l’égoïsme, de la cruauté, du désir de ne penser qu’à vous-même, de l’unique sensation de votre propre ego, de l’incapacité de sentir quelqu’un d’autre ou de penser à quelqu’un d’autre, si ce n’est pour votre propre intérêt, à moins qu’il ne vous apporte un avantage personnel, ou qu’il s’agisse d’utiliser les autres. C’est ainsi que les qualités les plus opposées à la lumière doivent être exprimées dans la création.

Dans notre monde, cette création est l’homme, qui passe par un très grand nombre de phases de développement tout au long de l’histoire jusqu’à ce qu’il atteigne la sensation, et surtout, la réalisation qu’il est complètement opposé à la force de la nature. Il s’agit d’un processus très long et difficile. Sur des centaines de milliers d’années nous avons progressé, et l’égoïsme a graduellement augmenter à l’intérieur de nous. Extérieurement, nous voyons comment l’homme s’est développé dans le domaine social, jusqu’à son état actuel. Dans l’ensemble, cet égoïsme, ce désir, nous a poussé sans cesse vers l’avant jusqu’à l’instant présent.

Et maintenant, finalement, nous commençons à être convaincus que cet égoïsme, cette nature que nous avons, est en fait notre ennemi, et notre seul ennemi. En nous séparant les uns des autres, il nous a littéralement privé de la possibilité d’exister normalement, même au niveau de ce monde matériel.

Nous sommes de plus en plus fermés, cruels, séparés, et effrayés, et nous prenons une position défensive, ce qui nous prive d’une vie normale et nous fait perdre le sens de l’existence. Et en effet : Pourquoi devons-nous vivre ? Dans le seul but de nous défendre et de nous protéger? Dans le seul but de nous fixer des limites et d’exister en elles pour un certain temps avec un certain niveau de confort et de sécurité ? Serait-ce là tout ?

Voilà comment l’homme par nature se sent devenir, dans ce monde, de plus en plus cruel avec le temps. Nous le faisons l’homme de cette façon. Notre égoïsme nous pousse à cela.

A la fin, tout cela s’exprime en une énorme crise. La crise se fait sentir plus dans certains pays, et moins dans d’autres, mais elle monte à la tête. Peu importe combien nous le cachons, nous ne pouvons rien faire contre elle. Elle s’exprime dans l’économie, dans la structure sociale, dans la diminution du rôle de la famille, et dans tous les problèmes qui surgissent dans notre société, tels que la crise de l’éducation, la drogue, le terrorisme, et ainsi de suite.

Dans tous les domaines d’activité de l’homme, celui-ci se heurte à de nombreuses crises, mais en fin de compte, il s’agit d’une crise due à notre opposition à la nature. Et naturellement, elle ne peut être corrigée qu’à la racine.

Nous ne pouvons pas la corriger autrement. Nous voyons comment les chefs de gouvernement s’y attellent, comment les autorités sont incapables de faire quoique ce soit, et même les tyrans,  utilisant l’argent et les armées à leur disposition, sont incapables de changer quoique ce soit. Le monde s’oriente sans repos vers une grande rupture. La force et la puissance essaient encore de tenir le monde dans les limites précédentes, mais ne sont plus en mesure de le faire.

De la 1ère leçon à la Convention de Moscou 10/06/11