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Les livres avec un sous-entendu spirituel

Dr. Michael LaitmanNous sommes habitués à la littérature traditionnelle. Les livres peuvent être divertissants au sujet de l’aventure, de la science-fiction, etc… En général, lors de l’ouverture d’un livre, je tiens à attirer des informations ou des impressions à partir de celui-ci.

Toutefois, les livres kabbalistiques agissent très différemment. Dans la Kabbale un livre est un moyen, l’élément de liaison, l’adaptateur, avec lequel je peux me connecter à l’auteur. C’est comme ça que je vois les œuvres des kabbalistes: Ils m’aident à me connecter à un système spirituel immense inondé de la Lumière de l’Infini, rempli avec le Créateur.

Ce système se compose d’âmes, en somme, des désirs corrigés des plus grands esprits qui ont accompli l’équivalence de forme avec le Créateur par de grands efforts, et ils tiennent Sa révélation dans leurs récipients, dans leurs désirs. En outre, certains d’entre eux ont formé un mince « conduit » pour moi, un canal par lequel je peux communiquer avec eux et recevoir l’inspiration, des nouvelles, la correction, tout ce qui me fait appartenir à ce système.

Ainsi, la lecture de livres kabbalistiques est tout à fait différente de la lecture de tous les autres documents. C’est pourquoi ces livres en général sont appelés « étude » (la Torah), car ils contiennent la Lumière qui corrige (Ohr). Ils contiennent un pouvoir spécial, et je peux l’obtenir si j’attends le changement, si je veux devenir comme les auteurs.

Si je regarde dans ces livres juste pour savoir et les traiter comme tous les autres livres, alors je dédaigne les efforts des kabbalistes et donc je perd beaucoup. Bien sûr, en général, cette approche n’apporte rien de bon pour moi ou quiconque.

Ainsi, il est très important de se connecter à l’héritage des kabbalistes, de saisir l’occasion d’unir ce qu’ils m’ont donné. Ici, l’intention décide de tout. Si mon mental « animal » voit toutes sortes de sagesses dans leurs livres pour améliorer quelque chose dans notre monde, alors il s’agit d’une approche complètement sans valeur appelée « la potion de mort. » Rien n’est pire que cette attitude.

Et si nous nous connectons, si nous lisons ces livres dans le seul but de voir l’ « élixir de vie » à l’intérieur, nous nous ouvrons et alors nous sommes prêts à recevoir ce qu’ils avaient l’intention de nous donner. Il n’y a pas de trucs ni d’excuses: tout ce que le supérieur nous donne est pour le mieux. Ainsi j’avance, comme ils disent, « croire le sage. »

Ce n’est pas simple, mais c’est impératif. Mon intention détermine la différence entre l’ « élixir de vie » et la « potion de mort », entre les « chauve-souris » qui vivent dans l’obscurité, et le « coq » louant l’aube. Si je ne garde pas la bonne approche, je peux rester à la même place, ou pire encore, revenir en arrière. Même si j’ai consacré toute une vie à cela, s’il y a une erreur dans la chose principale, alors la vie passera en vain, et même pire, elle peut me jeter dans les forces de l’impureté (Klipot), la purification desquelles peuvent prendre quelques cycles supplémentaires.

C’est pourquoi les gens doivent constamment se contrôler sur le chemin spirituel.

Question: Que puis-je faire avec mon mental « matériel » et mon sentiment pour me connecter à cette « adaptateur », un livre kabbalistique?

Réponse: Il est nécessaire de vous annulez devant le groupe et l’enseignant, ce qui est l’outil qui vous permet de vous connecter à l’auteur. En s’annulant devant le groupe et l’enseignant qui le supervise, une personne se connecte apparemment à la « prise » et établit la connexion avec le kabbaliste qui a écrit le livre. Le groupe joue le rôle d’ « adaptateur » entre eux.

En général, la notion de « groupe » représente un lien entre le Créateur et l’humanité.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale 30/01/13, « Introduction au Livre du Zohar« 

Donnez-vous au Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Qu’est-ce que « l’adhésion au Créateur » signifie ?

Réponse : L’adhésion est fonction de l’équivalence de forme. Le Créateur est le niveau de Bina. C’est ainsi que Keter se présente à nous à travers Bina qui est totalement dans le don sans réserve. Cela signifie que pour atteindre le Créateur, je dois aussi être celui qui donne.

Comment puis-je effectuer ce don sans réserve ? Je Lui passe mes récipients, mes désirs, pour qu’Il donne sans réserve à l’intérieur d’eux. Je dois avoir l’intention correcte ici : « S’il te plaît, recouvre-moi du don sans réserve car par là-même je veux Te faire plaisir, T’apporter de la joie, et Te faire sentir bien. » C’est ainsi que je me mets à Son service.

Avant je voulais recevoir de la bonté pour moi-même, mais à la place je me limite maintenant (Tsimsoum AlephZA), place un Massakh (écran) au-dessus pour créer la Lumière Réfléchie, et tout cela afin de faire attention à Lui et d’y penser, à celui qui donne sans réserve. Ensuite j’ai déjà une bonne intention, et dans cette mesure, je suis prêt à tout recevoir du Créateur.

C’est parce que Son désir est que je reçoive tout ce que je désire recevoir afin qu’Il ai du plaisir. Je saurai ceci lorsque je découvrirai la joie en Lui. C’est mon but : apporter le contentement au Créateur simplement comme Il veut être bon et bienveillant envers moi.

C’est-à-dire, une seule chose nous est demandée : Lui remettre le récipient pour l’induction et la révélation du Créateur. C’est pourquoi nous aspirons à Sa révélation.

Alors demandez-vous : pourquoi tout le monde aspire à la révélation du Créateur ? Est-ce pour lui apporter de la joie ou pour que cela vous apporte de la joie ? C’est toute l’idée.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/13, « Un discours de conclusion du Zohar »

Le livre « sculpte » l’homme


Question: En fait, nous avons besoin seulement d’atteindre l’équivalence de forme avec le Créateur. Alors pourquoi tous ces livres et des paroles sur l’annulation de soi et l’union? Il faut simplement exiger l’équivalence de forme, et c’est tout.

Ma réponse: S’il vous plaît, exigez. Mais omment? Les kabbalistes ont écrit des livres uniquement pour les besoins de progresser. En général, nous étudions deux types de livres:

– Il y a des livres qui nous apportent la Lumière qui ramène vers le bien – ce sont surtout les écrits du Baal Hasoulam:

– Les autres livres, les livres du Rabash, qui enseignent la façon d’aborder les écrits du Baal Hasoulam: l’union, ensemble avec le groupe, dans la vraie intention.

Sans cet enseignement, vous n’obtenez rien. il faut quelqu’un qui vous dirige.

Question: Cependant, pourquoi le Baal Hassoulam n’a jamais écrit un livre sur comment atteindre l’équivalence de forme avec le Créateur?

Ma réponse: C’est interdit. c’est moi-même qui dois chercher l’équivalence de forme, moi même qui dois explorer et la trouver et comprendre  ce que c’est,  comprendre exactement ce dont j’ai besoin, que c’est justement à cela que j’aspire.

De plus comment demander des forces pour réaliser cela. Les désirs ne peuvent pas venir de l’extérieur, je dois les former de l’intérieur. Dans notre monde tout est inversé: j’ouvre un livre de physique, de mathématiques ou de mécanique et je l’étudie. J’ai les bases dont j’ai besoin pour cela, et dans la préparation spirituelle il n’y pas de telles bases, des outils, de tels désirs, même si les kabbalistes écrivaient un livre, je ne comprendrai pas ce qu’ils attendent de moi, ce que signifie « monter le NHI » à « HGT”?

Cela veut dire que dans un premier temps, je dois faire sortir des livres de nouveaux degrés de perception, de nouvelles forces, des nouvelles réactions internes, d’ouvrir le cerveau, d’élargir les émotions.

Tout d’abord, il faut se développer de l’intérieur et pour cela le livre doit faire certaines actions sur moi, faire, « sculpter » de moi quelque chose, compresser ma substance et l’étirer par le don direct et inverse.

Ce n’est qu’à ce moment que je vais acquérir assez de finesse, sensibilité, et a une deuxième lecture je verrai de quoi il s’agit.

Ce n’est qu’après plusieurs années que la personne qui lit « Shamati » ne le lit pas du tout comme au début. Mais comment expliquer cela a un débutant? Cela veut dire que vous ne pouvez pas vous débrouiller sans une formation et des exercices…
Baal Hasoulam “article de conclusion du Zohar”03.02.2013

L’ami est mon miroir

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous disons que je me vois dans l’ami, mais quelle partie de lui est exactement ma réflexion?

Réponse: Si je considère une personne mon amie, alors réellement elle est devenue mon miroir. Si je vois quelque chose de négatif en elle au sujet de mon avancement spirituel, alors je dois comprendre que cette négativité est en moi et que ma perception est tout simplement déformée.

Quant aux autres personnes, c’est une autre histoire. Il est clair que je devrais me rappeler qu’elles représentent le Créateur, mais, dans ce cas, elles ne représentent pas la réalité extérieure comme une réplique de mes attributs internes. Nous avons besoin d’une étude sérieuse afin de traiter correctement les gens de l’extérieur qui ne sont pas membres du groupe. Dans la mesure où la première partie du système se révèle comme GE, nous apprendrons à traiter correctement le APH.

Donc, ce n’est que dans un ami que je vois mon reflet. C’est comme si le Créateur met un miroir devant moi à un certain angle et à chaque fois me montre une certaine partie et dit que je devrais me regarder, à mes défauts. Il reflète mes attributs à l’extérieur, les habille de différentes figures, et me les présente.

Dans le même temps, quand je regarde l’ami, je n’attribue pas tout à moi, mais seulement ce qui appartient au chemin spirituel. Toutefois, cela dépend déjà du niveau de connexion. Si j’aime quelqu’un, je ne vois pas de défauts en lui, je l’aime tout simplement. Les gens disent que c’est une habitude, mais ce n’est pas. Sur le plan corporel, mon désir de recevoir ne veut pas souffrir et il se protège. Je m’habitue aux défauts des autres, et c’est comme si je portais aucune attention à eux afin de ne pas souffrir tout le temps. Cependant, dans la spiritualité, comme il est écrit, « L’amour couvre toutes les transgressions. » L’amour couvre toutes les fautes, et ce n’est pas une habitude, mais c’est le travail de correction.

Sur le niveau du moment, il arrive que j’envie un ami puisque je vois en lui quelque chose de mieux, les attributs que je voudrais posséder moi-même. C’est douloureux. Dois-je remercier le Créateur pour cette douleur? Après tout, il me montre que je suis inférieur aux autres. Je commence à regretter et à chercher, et cela m’amène à la question suivante: Pourquoi ne puis-je pas vraiment aimer l’ami, si je vois qu’il est meilleur que moi?

Ainsi, dans l’exemple le Créateur se présente à moi, il me montre une possibilité d’avancement. Sinon, je serais resté « mort », toujours sur le plan de la nature, mais maintenant, grâce à l’envie, la convoitise, l’ambition, et même la haine, j’ai un « carburant », un « fusible », et je ne peux rester sur place.

Bien sûr, je peux me calmer et dire: « Allons donc, il semble qu’il n’y est que cette voie. » Mais, je peux faire le contraire, tenir sur le sentiment, et planifier la façon de sortir les attributs négatifs qui ont été révélés, de faire un véritable plan de façon à monter.

Question: Mais, quand même, dois-je attribuer systématiquement toutes les qualités négatives de l’ami à moi-même ?

Réponse: Vous avez raison, les attributs d’un animal ne sont pas pertinents. Si, par exemple, il est trop hâtif ou un peu paresseux, c’est la nature qui lui a donné ces attributs. Quelqu’un peut être lent et un autre peut-être trop fort, tout le monde a une palette d’attributs corporels innés.

Nous parlons d’un penchant à changer, le feu qui brûle dans une personne. C’est ce que vous avez besoin: des raisons de ressentir l’envie. Avez-vous envie de ses attributs innés ou de sa sensibilité et son aspiration pour l’objectif?

Question: Supposons que je vois que l’ami dort pendant la leçon, et je comprends que c’est réellement moi qui dort. Comment puis-je utiliser cela? Après tout, je ne vois aucune faille en moi-même.

Réponse: C’est très simple. Si vous ne dormez pas, alors il ne dort pas non plus. L’inclure en vous, et essayer de réveiller son image à l’intérieur de vous. Même s’il continue à dormir pendant la leçon, il recevra tout par vous.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale 29/01/13, « discours de conclusion du Zohar« 

L’essence est pour l’homme, la nécessité est pour l’animal

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je savoir où aller par avance? Comment puis-je aspirer à un niveau supérieur de l’union par l’avance s’il m’a été révélé après coup?

Réponse: En effet, nous ne savons rien sur le chemin et nous ne pouvons pas trouver de point de repère à l’exception du Reshimot brisé (gènes spirituels). Afin de mettre en œuvre correctement, j’ai besoin d’un certain milieu, d’une certaine réalité, ce qui signifie que j’ai besoin d’un groupe. L’a satisfaction des Reshimot se fait par la Lumière.

Dans l’ensemble, il y a plusieurs éléments ici: les Reshimot, mon désir général avec toutes ses caractéristiques, le groupe dans lequel je suis inclus, et la Lumière qui agit sur nous. Si je veux être fidèle, une part active dans le système dans ces composants, je dois m’annuler pour m’unir aux amis et les voir comme les plus grands de notre génération.

Je dois avoir besoin de la Lumière qui ramène vers le Bien, l’influence du Créateur, grâce à laquelle nous nous connectons entre nous, mais quelle est la raison pour laquelle nous nous connectons? C’est dans le but de Le soutenir ou le lieu dans lequel Il se révèle. Pour quoi faire? C’est dans le but de Lui faire plaisir.

Donc, je dois faire de mon mieux pour construire tous les détails à l’intérieur de moi et commencer à travailler.

Au départ, il n’y a rien de spirituel en moi, seulement un désir «animal». C’est dans cette volonté que le point se réveille, au niveau supérieur, le niveau«humain», ou le Créateur. Il s’agit du Reshimo brisé que je ne peux pas remplir jusqu’à ce que je sois amené au groupe, aux livres, à l’enseignant, et, en général, à la Lumière qui ramène vers le Bien. Ensuite, j’annuler mon désir de recevoir et je ne vois à l’intérieur de moi que les Reshimot, ce que je veux intégrer dans le groupe.

Je fais sortir ce point de mon cœur et je l’apporte au groupe pour qu’il y vive et qu’il reçoive le don sans réserve de tout le monde. Ainsi, à travers les amis, je reçois la Lumière qui ramène vers le Bien. Avec eux, j’étudie et effectue des actions différentes et je change graduellement.

Je ne laisse que le minimum nécessaire dans mon désir de recevoir, qui «n’est ni condamné ni glorifié. » Ceci est mon « animal », le niveau « animal », bien que je développe le niveau «humain» dans le groupe.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 30/01/13,les Écrits du Baal HaSoulam

Au bon endroit, au bon moment, et pour le bon objectif

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la signification des paroles du Créateur: « J’aimerais qu’ils me laissent et ma Torah me soutiendrait »?

Réponse: Cela signifie que l’homme fait des efforts qui sont mauvais, au mauvais endroit, au mauvais moment, et pour la mauvaise raison. Il y a beaucoup de conditions qui doivent être réunies.

Tout d’abord, il faut organiser un groupe. Sans un groupe une personne ne sait pas comment sortir de son ego. Elle peut en parler avec de jolis mots, mais en réalité, elle ne réalisera rien.

Et en plus de cela, il nous faut être patient, comprendre qu’il s’agit d’un processus cumulatif auquel tous nos efforts s’ajoutent, ce qui ensuite nous rapporte des résultats. C’est comparable à un compteur, dans lequel il y a des roues qui tournent, et à un certain moment, tout d’un coup, le nombre à l’affichage change et un « 1 » apparaît au lieu de « 0 ». Et puis encore les roues tournent, pendant une longue période, jusqu’à nouveau que le numéro change en « 2 » et ainsi de suite.

Nous devons comprendre que des semaines ou des mois peuvent s’écouler avant que le compteur passe à la valeur suivante. Mais les semaines ne passent pas si pendant ce temps nous n’investissons pas d’efforts. Ici, la personne commence à comprendre qu’elle n’a pas la force ni le désir, qu’elle n’est pas en mesure de faire quoi que ce soit, et veut juste tout quitter. Le corps l’entraîne sur des questions vides, et l’essentiel est de ne pas ressentir son état comme étant un problème difficile.

Nous comprenons déjà comment cela se produit. Ici, la personne doit trouver elle-même le soutient, le « Soutient de la Lumière. » Cela signifie que les amis s’entraident. Notre faiblesse est qu’il n’y a pas d’aide mutuelle, et tout ce qui est construit est seulement sur elle. La force est uniquement dans la connexion, et si la connexion est interrompue, alors personne n’aura de force.

La Lumière illumine de l’autre côté et augmente lentement mon désir de recevoir avec un seul gramme, et immédiatement je chute. Je suis prêt à tout oublier, à me coucher et ne rien faire, juste rester seul. Du moins, d’un point de vue physique, il est interdit de se laisser tomber de cette façon. L’environnement devrait faire pression sur moi, ils devraient m’appeler si je n’arrive pas à la leçon et ils devraient me réveiller à la maison.

Je dois prendre ces mesures avec mon environnement de sorte qu’il fonctionne sur moi. Aussi à la maison, je construis un tel système qui ne me laisse pas rater la leçon du matin. Je fais de même avec les amis. Je me prépare de façon à ce que ma conscience souffre si je n’arrive pas à une leçon.

Mais je dois préparer tout cela à l’avance et non pas au moment de la descente. Je dois m’inquiéter par avance de quelque chose qui m’engagera à arriver à la leçon, même si je manque de forces. J’ai tout organisé de cette façon afin que je ne puisse pas rester à la maison, sinon, que dira ma famille? Je ne peux pas présenter des excuses chaque jour que je ne me sens pas bien. Et les amis commenceraient à appeler et à demander ce qu’il m’arrive, où ai-je disparu, et cela me gênerait.

Si je reçois une lourdeur du cœur, alors ces mesures travailleront sur moi. Dans ces moments, je suis moi-même incapable de faire quoi que ce soit, mais je pense que je me suis préparé un soutien et donc il se tient en ma faveur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 07/01/13, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Ce que désire l’autre

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Discours de conclusion du Zohar » : Qui est le Tout-Puissant, tous Ses actes sont de donner sans réserve et d’en faire profiter l’autre, et pas du tout pour Son propre avantage, car Lui, le saint, n’a pas de manque qui doive être rempli, et il n’a aussi personne de qui recevoir, même vous, toutes vos actions seront de donner sans réserve et que cela profite aux autres.

Question : Qu’est-ce que ça veut dire « donner sans réserve et en faire profiter l’autre » ?

Réponse : Cela veut dire que j’ai besoin de ressentir exactement ce que vous voulez. Et pour cela, j’ai besoin d’avoir de l’amour pour vous, une inclination vers vous. Cela signifie que j’ai besoin de faire un « Tsimtsoum » (restriction) sur moi-même et d’assembler sur tous mes désirs un « Massakh » (écran) et « Ohr Hozer » (Lumière Réfléchie). Puis à l’intérieur de mes qualités, qui seront dirigées vers l’extérieur et non vers l’intérieur de moi-même, je pourrais être capable de vous comprendre et de vous ressentir, et de révéler exactement ce que vous désirez.

J’ai besoin de recevoir tous vos « goûts » de vous, même si je ne les reconnais pas. Et pour moi, vous êtes une sorte d’étranger qui est venu d’une autre planète. Pourtant, je prends sur moi vos récipients sous une telle forme que je reçois même ce que votre mère vous a donné comme nourriture durant votre enfance.

Comment est-il possible de ressentir cela dans mes récipients, mes désirs, si je n’ai aucune idée de quoi vous êtes constitué et de la réaction intérieure que vous ressentez envers toute chose ? Ici, j’ai vraiment besoin de me rapprocher de vous, de vous aimer. Dans la sagesse de la Kabbale nous l’appelons « une approche », « embrassant », « donnant un baiser », « accouplement » et « adhésion » ; ce sont des concepts qui symbolisent la mesure de la connexion par le biais de l’équivalence des désirs et des remplissages communs.

Question : Voilà, ce qui me semble maintenant manquer chez l’autre, est-ce seulement la façon dont cela semble à mes propres yeux ?

Réponse : Vous ne pouvez pas interpréter vos besoins dans vos récipients actuels. Oui, il est vrai que dans notre monde, les moyens de communication et l’influence de l’environnement permettent en quelque sorte de mettre le désir sous un dénominateur commun, mais ressentir vraiment ce qui se trouve dans le cœur de l’ami est la même chose que ressentir le Créateur. Vous avez besoin de faire un Tsimtsoum, un Massakh et Ohr Hozer. Seulement de cette façon vous le sentirez comme vous-même et seulement de cette façon vous serez en mesure de sortir vers les autres.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 31/01/13, Écrits du Baal HaSoulam

Dépasser la dissimulation

congrès, groupeQuestion: De quoi dépend la capacité d’une personne de résister dans la guerre contre ses ennemis intérieurs?

Réponse: Tout d’abord, il peut s’agir des gens qui se sont déjà éveillés à la quête de la vérité et qui sentent la nécessité de trouver le Roi et de retourner vers Lui. Un point qui s’éveille dans le cœur de l’homme – ce  le point du regret pour la perte de « l’épée et le bouclier », qui était jadis donné par le Créateur. Cela signifie qu’un homme avait jadis un écran pour les désirs de donner et les désirs de recevoir, c’est-à-dire sur les niveaux 0-1-2. Et maintenant, cet écran a disparu.

Mais l’homme garde une étincelle de cet écran, un sentiment qu’il avait jadis une force, et peut-être qu’il peut, qu’il est capable de donner sans retour, qu’il le souhaite. C’est le côté opposé d’une âme sainte – je ne comprends pas le spirituel, mais je sens que je peux comprendre. Il y a en moi un désir inconscient de cela, un désir passionné.

L’étincelle – c’est un morceau minuscule et cassé de « l’épée et du bouclier », donnés jadis à l’homme par le Créateur. Cette étincelle  contient en soi la Lumière de Hassadim et la Lumière de Hokhma , et les écrans pour elles. C’est comme le gène de l’information (Reshimot), à l’intérieur duquel il y a tout le système de l’univers.

Par conséquent, si une personne a cette étincelle, elle a toutes les possibilités pour atteindre spirituel. Il ne lui manque qu’un moyen pour  relier son étincelle à la Lumière. Et cela se fait avec le groupe. Le groupe nous donne l’importance de cet objectif et à part de cela, rien d’autre n’est pas nécessaire. Le plus important est de ressentir tout le temps la nécessité de demander la lumière ramenant à la source, pour atteindre la ressemblance avec le Créateur.

Nous devons recevoir l’importance du spirituel du groupe, parce que nous sommes dans la dissimulation. Le groupe ajoute de conditions à notre état qui nous permettent de dépasser la dissimulation: comme si nous voyons la grandeur du Créateur devant nous. Il est clair que c’est une grandeur imaginaire, et non réelle, mais nous acceptons  consciemment cette «tromperie», sachant très bien que c’est un jeu et que nous n’avons pas d’autre choix.

Ce sont les conditions qui nous ont été données dans la période de la préparation, dont il est dit: « Fais des efforts – et trouve! »

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, les Écrits de Baal HaSoulam 31/01/2013

Plus la matière est dure, plus la forme est exacte

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “Discours de conclusion du Zohar“: Au contraire, nous comprenons la Dvekout comme l’équivalence de forme entre deux objets spirituels, et nous comprenons donc la séparation comme la disparité de forme entre deux objets spirituels.

Question: Qu’est-ce que “équivalence de forme”?

Réponse: Il existe deux catégories: interne et externe. Par exemple, je vois différentes statues. L’une est faite de marbre, une autre de plâtre, une troisième d’argile, et encore une autre de granit, plastique, etc. Elles ont toutes la même forme extérieure, mais le matériel est différent.

De la même manière, nous sommes aussi tenus d’atteindre une équivalence de forme. Tout d’abord, votre matériel, ce qui signifie qui vous êtes et ce que vous êtes, se révèle sous la forme d’ouate ou de l’argile, et à partir de ce matériel, vous sculptez une image supérieure. Votre «matériel» est vos attributs – vos désirs, vos pensées, tout ce que vous êtes à l’intérieur.

Ensuite, vous créez l’image de la partie supérieure d’une matière plus dure, et, même si elle est moins souple, vous pouvez créer des formes plus précises. Chaque fois, le matériel devient de plus en plus difficile, jusqu’à ce que vous atteigniez le matériel le plus dur, et, par conséquent, vous atteignez une ressemblance beaucoup plus précise au supérieur. Ce sera une précision totale, une équivalence complète de la forme, l’adhérence.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/13, Les écrits du Baal HaSoulam

L’art de suivre le guide

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je m’annuler correctement devant mon professeur? Comme il est écrit, « la gauche repousse et la droite attire ». Je dois construire ma ligne médiane de ces deux systèmes, mais comment exactement : en recevant quelque chose par parties ou bien le tout comme un ensemble ?

Réponse: La ligne médiane est l’adaptation au Supérieur. Cela symbolise que je reçois tout ce qui vient de mon professeur, autant que je le peux. En général, un « professeur » est appelé un guide dans le chemin spirituel. Je dois recevoir ce que j’entends de lui de façon spirituelle, et pas rationnelle. Autrement, il ne serait pas un professeur.

De son côté, il veut vous préparer avec ses explications sur comment mener une vie indépendante.

Toutefois, pour recevoir de lui tous les discernements, toutes les préparations, toutes les instructions, et son orientation, je dois m’annuler devant mon professeur, devant son chemin, devant tout ce qui a une relation avec le système. Pour pouvoir comprendre le système, j’ai besoin d’un groupe, La « tête »- ce qui signifie l’idée, le plan du professeur – réside dans le groupe, et j’entre dans cela et suis « avalé » par cela. Alors, quand je suis dans le groupe, nous avançons tous en accord avec l’orientation du professeur, car il nous mène et nous « pousse », le groupe et moi dans le groupe, après lui.

De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 30/01/13, Les écrits du Baal HaSoulam