Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Une enveloppe vide valant mille dollars

Dr. Michael LaitmanDe l’article du Baal HaSoulam « Introduction à l’étude des dix Sefirot »: … c’est le chemin de la Torah, ce qui signifie la préparation intensive qu’il faut faire pour préparer la purification de son corps avant que l’on soit vraiment récompensé de garder la Torah et les Mitsvot.

Nous parlons ici de ce qu’on appelle le « temps de préparation. » Une personne vient à étudier la Kabbale, mais elle ne comprend pas encore où elle se trouve. Elle commence par quelques cours d’introduction, puis elle fait la connaissance d’un groupe, elle participe à divers ateliers et au travail commun. Si elle se joint à un groupe, elle prend de nouvelles valeurs et attitudes de son groupe, qu’elle le veuille ou pas. C’est ainsi que sa période de préparation commence, elle dure jusqu’à ce qu’on est atteint un état appelé « Lishma« , ce qui signifie que la Lumière qui ramène vers le Bien commence à l’impacter de manière que ses désirs soient modifiés.

« L’achèvement du chemin de la Torah » signifie « demander un miracle », ce qui signifie apprécier le processus du don sans réserve. Il faut souhaiter se débarrasser de ses intérêts égoïstes. Cependant, elle doit aspirer à cette condition, non pas parce qu’elle veut échapper à des souffrances, mais plutôt pour devenir capable de donner sans réserve. Donner doit devenir son seul plaisir. Quand une personne se lève au-dessus de ses désirs égoïstes, elle est toujours préoccupée par divers problèmes, mais ce sera pour le bien de s’occuper des autres. Elle considère que seul ce genre de comportement comme la « vie. »

Une fois tout en allant avec le Rabash à un sauna, je lui ai demandé le moyen de vérifier mon niveau de « Lishma. » Il me l’a expliqué comme suit: « Un de vos amis vous donne une enveloppe avec de l’argent qu’il vous devait. Il y avait 1000 $ dans l’enveloppe. Vous compter l’argent et vous voyez qu’il y a 999 $. Vous pensez que ce n’est pas une grosse affaire et décidez que probablement votre ami a tout simplement mal calculé le montant et a oublié qu’il manque 1 $. Vous pensez que ce n’est même pas la peine de lui en parler. Donc, vous refermez l’enveloppe et concluez l’affaire.

C’est ce qu’on appelle « agir dans la raison. » Si vous comptez l’argent ou si vous êtes conduits par toute sorte de calcul, cela signifie que vous êtes gouverné par votre mental. Si vous comptez l’argent, et acceptez encore l’estimation de votre ami, (il est évident qu’il voulait retourner la totalité du montant des 1000 $), vous acceptez l’enveloppe sans hésitations qu’elle contienne oui ou non la totalité du montant que vous êtes censé recevoir en retour. Cela signifie que vous allez au-delà de votre propre opinion et au-dessus de votre mental.

Ce n’est pas grave, combien votre ami vous a remboursé. Vous acceptez le montant qui vient de lui comme s’il s’agissait de mille dollars, il n’y a pas de minimum que vous accepteriez. Vous ne mettez pas en place une quelconque condition, ni même pensez à une erreur possible de sa part. C’est tout simplement impossible! En acceptant 999 $, vous êtes à 1$ au « dessus de la raison. »

Si vous ouvrez l’enveloppe et voyez qu’il n’y a dedans qu’un dollar (1 $), et que vous l’acceptiez toujours comme s’il s’agissait de mille dollars (1000 $), cela signifie que votre « foi au dessus de la raison » vaut 999 $. C’est assez significatif …

C’est le genre de foi qui ne vous permet pas d’obtenir quoi que ce soit en retour. Vous prenez le jugement du Créateur ou l’estimation de votre ami pour acquis, ainsi, vous ressentez comme si vous aviez reçu la totalité du montant. Vous ressentez « comme si » votre ami avait retourné le montant total des 1000 $, 100%. Cette situation vous remplit et vous permet de passer de l’échelle de « Lo Lishma » à « Lishma. »

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale le 12-12-2012, “Introduction à l’étude des dix Sefirot

L’activité la plus rentable

Dr. Michael LaitmanNous devons comprendre que plus on avance, plus le travail devient difficile. Maintenant, quand nous ne voyons pas de récompense, il est facile pour nous de travailler. Nous n’avons seulement qu’à croire que nous obtiendrons une récompense. Les amis nous disent qu’il y a un grand objectif, la grandeur du Créateur, pour lequel nous devons travailler, et j’y cours comme si je voyais combien Il est grand.

En fait, je ne vois pas cela, c’est l’environnement qui m’a convaincu, et je reçois de l’énergie et du carburant à partir de cela. J’ai besoin de garder une seule condition en ordre de travailler pour la bonne cause: de m’annuler devant les amis. Cela signifie que de toutes les conditions, je dois garder qu’une seule condition: m’abaisser. Ensuite, le groupe commence à m’influencer et à évoquer la grandeur de l’objectif en moi, la grandeur du Créateur, la récompense, pour me motiver. C’est assez pour me faire avancer.

C’est la meilleure condition. Après tout, quand par la suite la grandeur du Créateur m’est vraiment révélée, comment je serai capable de travailler, non pas pour moi comme s’il n’y avait pas de récompense, si vous saviez qu’à la fin du mois, vous obtiendriez un million de dollars ? Et c’est pour un travail plus facile, par exemple, c’est comme d’ouvrir la porte à quelqu’un une fois par jour, et c’est tout. Comment puis-je me débarrasser de cette pensée ? Maintenant, je dois travailler très dur, contre mon désir de recevoir.

Tout le chemin, d’une étape à une autre, dans la mesure que nous avançons, nous découvrons cette grande et importante entreprise avec laquelle nous travaillons, l’activité la plus rentable. Nous aurons à surmonter cette notion, comme si nous n’avions rien et nous détacher de notre désir égoïste et caché.

C’est très difficile. La première condition présente que nous devons garder est beaucoup plus facile, elle est la plus simple de toutes. Donc, nous devons la conserver et mettre fin à cette phase ! Je dois m’annuler afin de recevoir de l’environnement la grandeur de l’objectif, la grandeur du Créateur, et le groupe, de sorte qu’il me sera donné du carburant pour avancer. Une seule condition est requise, une petite concession de mon ego.

Ensuite, toutes ces concessions se développeront progressivement et ne seront pas seulement l’auto-annulation, mais je commencerai à travailler avec le désir de recevoir. Chaque fois que je suis d’accord ou en désaccord, c’est jusqu’à ce que je ramène la Lumière sur moi.

Si je ne parviens pas à m’annuler, je dois me connecter à la Lumière qui Corrige. Je dois d’abord essayer de me soumettre par moi-même, mais je vois que je ne peux pas le faire et que la résistance qui en moi ne fait qu’augmenter. Alors je commence à chercher une façon de m’annuler et alors seulement je ressens le besoin d’attirer la Lumière pour m’aider. Maintenant, je sais déjà ce que je dois rechercher pendant la leçon.

Nous devons écrire les principes que nous travaillons, pour que ce travail soit partagé par tout le monde. Tout le monde doit faire des efforts et se soucier de la garantie mutuelle et de l’accomplissement collectif des principes.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale le 18-12-2012, “Introduction à l’étude des dix Sefirot

L’arme la plus puissante

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « La sagesse de la Kabbale et de la philosophie »: De même, toutes les images fixes que nous connaissons et utilisons pour définir les matériaux sont incompatibles et n’existent pas de leur propre droit. Au contraire, seulement elles revêtent et dévêtent des formes sous l’influence de conditions telles que la chaleur ou le froid.

Pendant la leçon, nous pensons à la force qui « attire » la matière qui n’existe pas vraiment. Si, pendant que nous lisons, nous sommes ensemble, nous pensons constamment à l’unité du groupe et voulons découvrir la force générale parmi nous, puis nous découvrons tout un monde et y vivons d’une manière beaucoup plus claire, plus émotionnelle et plus intensive que notre vie actuelle.

Ce n’est pas un fantasme. Évoquez ces forces. Maintenant, vous êtes à la recherche d’amis endormis, et ils vous regardent de la même manière. Alors évoquez ces forces et vous comprendrez qu’il y a des mondes entre vous et que chaque chose dépend de votre proximité et de l’unité dans votre esprit et vos sentiments, de votre désir et votre inclination, dans le désir de ressentir votre essence intérieure ensemble. Tout à coup, vous verrez comment la force abstraite se transforme en quelque chose de réel et de concret.

Auparavant, il suffisait de prêter une attention aux forces corporelles « grossières »: chaleur, froid, pression, etc… Mais il existe des forces beaucoup plus fines et plus fortes chez une personne que celles qui fonctionnent dans le micromonde, à un niveau subatomique. Ces forces fines vous révèlent la véritable matière. Lorsque vous entrez dans ce champ, vous découvrez que c’est le début et la fin de tout, que toute dans la création est là avec son plan. Ici, cependant, il n’y a rien d’autre qu’un tableau qui est faux, artificiel et extérieur, et qui est destiné à vous embrouiller et à vous concentrer sur la correction par de fausses incitations sans vous prendre votre libre arbitre et afin de ne pas vous transformer en un robot.

Cette prise de conscience devrait nous concentrer sur l’essentiel, le développement des forces qui sont entre nous. Elles sont la plus puissante « arme » contre le mal, contre tous nos problèmes. Même dans notre monde imaginaire les forces subatomiques sont beaucoup plus fortes que les forces ordinaires du macro monde. Beaucoup d’énergie est nécessaire pour provoquer une collision entre les particules dans le collisionneur. Nous, cependant, entrons dans le champ de nos forces personnelles qui opèrent entre les amis. C’est comme une grande intensité qui ne peut être mesurée en utilisant les moyens dont nous disposons dans ce monde.

Elle est une force réelle. Nous avons seulement à y parvenir et apprendre à la gérer, car elle ne sera pas révélée sans intention de donner, pour le bien des autres.

Question: Est-ce que cela signifie qu’il y a des forces en moi qui me permettent de découvrir une nouvelle réalité? Comment puis-je les trouver?

Réponse: Commencez à agir, exercez-vous, fixez la connexion avec les amis, annulez-vous, et par ceci permettez leur de se connecter à vous. Commencez à les évoquer afin qu’elles vous impressionnent de la grandeur de l’objectif. Nous devrions faire de tels efforts chaque jour, à chaque instant, parce que le désir de recevoir est constamment renouvelé et exige constamment que nous puissions renouveler nos relations, le tout Ha-Va-Ya-H. C’est tout notre travail.

Si vous évoquez et organisez les forces qui vous connectent avec les amis aussi correctement que possible, la force du don et la force de recevoir, vous découvrirez que les relations entre vous sont beaucoup plus importantes que le monde corporel.

Il adviendra, puisque vous étudiez et attendez la Lumière qui Corrige, qu’elle vous influencera. Tout à coup, vous découvrirez que les relations entre vous sont la chose la plus importante, et alors vous commencerez à découvrir un nouveau matériau spirituel, qui est beaucoup plus réel et concret que ce qui vous entoure aujourd’hui. Il sera si puissant, lourd, et authentique que le tableau temporaire et imaginaire de ce monde se dissoudra sur son fond.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 18/12/2012 « La sagesse de la Kabbale et de la philosophie »

Un désir, un point et la lumière

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, Introduction au Livre du Zohar, Chapitre 66: Gardez à l’esprit que, dans tout il y a l’intériorité et l’extériorité. Dans le monde en général, Israël, les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, sont considérées comme l’intériorité du monde.

«Israël» sont ceux qui ont un penchant pour les trois lignes, pour le don. Ces trois lignes symbolisent Abraham, Isaac et Jacob-Israël et aspirent à les intégrer afin que la force du don et la force de recevoir se connectent et ainsi atteindre l’adhésion avec le Créateur dans la ligne médiane.

Après tout, il n’y a que ces deux forces dans la réalité, la force de la réception et la force du don sans réserve. Le premier se rapporte à l’être créé et le second au Créateur.

Si la force du don est aussi dans l’être créé, une étincelle ou un point dans le désir de recevoir, alors par elle la créature peut construire la ligne médiane. Le désir est la ligne gauche, et le point dans le désir, l’étincelle du Massakh (écran) avant la brisure, est la ligne droite, et la Lumière qui a été convoquée pour les souder fournit la ligne médiane, au-dessus de la raison, le don sans réserve au-dessus la réception.

Il nous faut donc le désir et le point en lui (●) et aussi la tension (Δ) entre eux, en raison de laquelle une personne se sent mal. Puis son point reçoit une envie de se familiariser avec le Créateur. Et dans ce cas, tous ses désirs deviennent un moyen qui aide le point dans le cœur à atteindre le Créateur.

C’est pourquoi la Lumière d’abord, en descendant, a créé un désir aussi puissant qu’elle-même. Maintenant, quand la créature utilise ce désir, elle peut atteindre le Créateur et monter à Lui.

« Abraham » est le point du don sans réserve, et quand une personne l’utilise correctement et regarde le désir de celui-ci, elle est appelée «Isaac».Et puis il y a la combinaison d’entre eux, «Jacob», la ligne médiane. Nous avons besoin de ces trois composantes.

Question: Si la Lumière et le désir ont la même puissance, d’où vient la différence (Δ) entre eux?

Réponse: L’étincelle de la Lumière, ou le Créateur, entre dans le désir et évoque en lui un sentiment d’une autre nature, d’une autre essence.

Ensuite une personne se sent mal à cause de sa dissemblance avec cette nature dans l’utilisation de son désir.

La vérité est qu’aucun de nous ne sait ce que le désir de recevoir est, mais tout le monde connaît ses avantages. Donc, nous ne parlons pas de la volonté, mais de son intention afin de recevoir, nous vivons dans l’intention égoïste et non dans le désir, et il n’est pas ressenti en soi-même.

Notre perception entière, tout notre programme, est basée uniquement sur notre intention, notre égocentrisme. La différence n’est pas entre deux désirs, le désir de recevoir et le désir de donner, mais entre deux caractéristiques fondamentales.

Je les compare non pas en fonction de la taille, mais selon une différence qualitative. En fait, je me sens la différence, l’écart entre le Créateur et la créature. C’est ce qui me pousse à démarrer le chemin d’accès au niveau du Créateur, à une équivalence de forme avec Lui. Sinon, je n’aurais pas reçu un tel besoin.

Alors-je monte les niveaux de ressemblance, les niveaux à travers lesquels une personne se procure une équivalence de forme avec le Créateur.

Il y a des gens chez qui il y a trois lignes et d’autres non. En fait, ils existent dans tout le monde car finalement tout le monde doit atteindre le même état. La brisure était totale, l’intégration était totale, et la correction doit aussi être totale.

Pourtant, les trois lignes ne sont pas exprimées dans tout le monde au même moment. Dans le désir général, il ya une partie supérieure-GE, ou en d’autres termes ceux chez qui le point dans le cœur (•) a déjà augmenté et a été révélé, et il ya une partie inférieure, AHAP, ceux chez qui il est encore cachée dessous. En conséquence, ceux d’en haut sont tirées vers l’unité (Yekhoud), vers le Créateur, et ainsi ils sont appelés «Juifs» (Yehoudi). En dessous les gens ont une énorme quantité de désirs, chacun semble vivre dans son propre monde, et ils sont appelés «les nations du monde. » Au-dessus, tout le monde veut se connecter à un point par lequel atteindre au créateur et au-dessous, ce point n’a pas encore été révélé et ne signifie toujours rien, et ainsi les différents désirs attirent les gens dans des directions différentes.

 

Mais « l’individu et le général sont égaux», et chaque personne est un petit monde, donc ce système, cette structure, existe déjà en chacun. Même si le point est révélé dans le cœur d’une personne, il y a aussi beaucoup d’autres désirs, mais ils peuvent être dissimulés à l’heure actuelle en attendant leur tour. Tout le monde a des désirs qu’en attendant n’accompagnent pas le point dans le cœur.

Pourtant, les gens qui ont reçu le fondement des trois lignes du dessus ont le sentiment qu’ils sont responsables de la correction du monde.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 29/01/13, “Discours de conclusion du Livre du Zohar

Dois-je relever la tête pour regarder un ami?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible d’accélérer l’éveil du point dans le cœur dans une personne?

Réponse: Oui, cela est possible de deux façons, mais d’abord je voudrais expliquer quelque chose. Les gens en qui le point dans le cœur ne s’est pas encore éveillé appartiennent au niveau des « Nations du Monde » ou AHAP. Ceux dans lesquels les étincelles se sont déjà éveillées sont appellés « ISRAËL » ce qui signifie qu’ils aspirent directement au Créateur (Yashar-EL). Ils sont attirés vers le Haut, et doivent prendre soin de tous ceux qui sont en bas. Alors, les « points dans le cœur » peuvent être éveillés seulement par deux actions:

1. Une action externe, en diffusant notre matériel, l’éducation intégrale, les livres, les films, etc.

2. Une action interne, par la connexion entre nous, qui influence tous les autres meme s’ils n’en sont pas conscients de cela à travers le système dans lequel nous sommes tous connectés.

Question: Est-ce que ce dessin peut illustrer le travail interne et externe dans le groupe?

Réponse: Oui, ça peut le faire. La partie supérieure (en rouge) est le travail des points dans le cœur, tandis que la partie inférieure (en bleu) sont tous les désirs de recevoir du groupe. Tout cela appartient au même « corps » du groupe.

Question: Cela signifie que d’un côté je travaille avec l’ami et le vois comme mon reflet et corrige ses attributs et qualités en moi, de l’autre côté je lui dis franchement : « hé, tu es en train de mal faire quelque chose… »

Réponse: Non, cela n’est pas le travail spirituel. Je ne dois pas corriger ses attributs et qualités en moi, car il est un ami, c’est à dire que le Créateur est derrière lui. Alors je le regarde et il me semble parfait, corrigé. SI je vois quelque chose d’erroné en lui, je l’attribue immédiatement à moi-même.

En général, je dois montrer constamment aux amis un esprit élevé, confiance et joie dans le chemin spiritual, et aussi me préoccuper du groupe internement de façon qu’à travers moi les amis pussent recevoir la Lumière qui Corrige.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 29/01/13, “Discours de conclusion du Livre du Zohar

Un point où se croisent le désirable et le réel

Dr. Michael LaitmanIl est dit que la lumière supérieure est en repos absolu, et il nous manque seulement un récipient – un désir approprié pour la découvrir. Le désir doit exactement correspondre à l’un des cinq niveaux de la lumière supérieure: Nefesh, Rouakh, Neshama, Haya, Yekhida. A mesure que le désir se modifie d’un degré vers un autre, il révèle un nouveau remplissage.

Le désir doit correspondre au remplissage avec sa quantité et sa qualité – c’est notre travail essentiel. Dans la lumière il ne se passe aucun  changement. Elle n’a pas des lumières NARANHAY (Nefesh, Rouakh, Neshama, Haya, Yekhida). On ne peut rien dire de la lumière qui ne s’est pas encore enveloppé dans le désir – c’est une forme abstraite, dont on ne sait rien. Nous ne pouvons parler que de ce qui se met en nous, et même pas de ce que c’est, mais seulement comment nous Le ressentons en nous.

Nous Le ressentons en conformité avec notre désir, nos besoins, et nous appelons ce fait la lumière, comme la lumière du soleil ou de l’éclairage, une sensation agréable. Par conséquent, tout notre travail est de réaliser le désir, qui est appelé la «porte des larmes».

C’est un tel désir, sur lequel je n’ai aucun pouvoir. J’ai fait beaucoup des efforts, j’ai fait tout ce que j’ai pu, j’ai atteint une grandeur maximale du désir, et je vois que son remplissage ne dépend pas de moi. Après tout, si cela ne dépendait que de moi, il n’a pas été appelé une soif – j’aurais juste continué à travailler. Désir passionné signifie que je n’ai aucun moyen de l’assouvir.

Je désire passionnément le réaliser – à cent pour cent, et je sais à cent pour cent que ce n’est pas en mon pouvoir. Ce point où se croisent le désirable et le réel est appelé la porte des larmes. Un homme est désespéré à cent pour cent des ses forces, mais il ne peut pas laisser un but désirable, parce que c’est la seule chose qui est importante pour lui dans la vie.
Tout notre travail est d’arriver à ce point. Bien sûr, nous sommes organisés de telle façon que chacun comprend tout le monde. C’est pourquoi sans travail commun il est impossible d’atteindre un tel état. Seulement le travail intensif dans un groupe dans une seule direction donnera le résultat, et alors les portes s’ouvriront. Tous les autres désirs dans sa forme et sa qualité ne conviennent pas à l’ouverture spirituelle.

De la préparation de la leçon, 30/01/2013

Découvrir le Zohar en nous

Dr. Michael LaitmanQuestion : Vous dites que par la lecture du Livre du Zohar, nous devons découvrir en nous les mêmes attributs spirituels dont il parle. Mais il est difficile pour moi de penser à la connexion avec les amis en même temps.

Réponse : Pour l’instant nous ne pouvons pas identifier ces attributs spirituels à l’intérieur de nous, ils sont cachés trop profondément. Vous êtes parfois tellement en colère contre quelqu’un que vous aimez, par exemple votre femme, qu’il vous arrive de commencer à la haïr. Si, à ce moment-là quelqu’un vous dit « mais tu l’aimes ! », vous deviendriez fou et diriez : « Je l’aime ? Je la déteste tout simplement ! ». L’amour est caché et la haine est révélée. Parfois, c’est l’inverse, quelques mots doux évoquent l’amour en vous, et vous l’aimez, et tout est tout simplement génial. Alors, où est la haine ? C’est comme si elle n’existait pas.

De même, à l’intérieur de nous, il y a tous les discernements spirituels dont le Livre du Zohar parle : Jacob, la Torah, HBD (Hokhmah – Binah – Daat, ndt), HGT (‘Hessed, Gevourah, Tifferet, ndt), la ligne médiane. Mais ils sont tous cachés à l’intérieur, et nous ne les identifions pas pour le moment.

La chose principale est l’intention. J’ai aussi posé au Rabash une question similaire lorsque nous avons étudié ces « détails techniques » comme Krouma de Avira ou Mokhin de Avira, les 13 corrections de Dikna, etc… dans le Talmud Esser haSefirot. Cela ne me concernait pas du tout, je ne pouvais pas m’identifier à cela. Alors je lui ai demandé si je pouvais penser à moi-même pendant ce temps : qui suis-je, qu’est-ce que je suis, pour quelle raison et pourquoi ? Ou dois-je supprimer toutes les clarifications internes qui surgissent et ne penser qu’à ce qui est dans le livre. Le Rabash a dit : « Non ». Si vous vous souciez maintenant de l’intention correcte et de la façon d’approcher le don sans réserve, alors pensez à ce sujet.

Plus tard, vous verrez que tout ce que vous pensez sur les états que vous traversez, sur le groupe et sur le Créateur, et tout ce qui est écrit dans le livre concernent vraiment ce sujet, vous sentez soudainement : « Wow, ça parle de moi ! Comment est-ce que le Baal HaSoulam et les auteurs du Zohar pouvaient savoir ce que je penserais exactement à propos de ce qui est écrit dans ce texte ? ». C’est ce qui va arriver.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 28/01/13, Le Zohar

 

Changer tous les points négatifs en points positifs

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je faire une alliance avec le Créateur si je ne Le connais pas?

Réponse: La question est: Pourquoi est-ce que c’est le jeune marié qui signe le contrat de mariage (Kétouba) et non la mariée? Y a-t-il une sorte de volonté unilatérale dans ce cas? La même chose arrive quand une personne signe un accord avec le groupe ou avec le Créateur.

Cela signifie que ma signature sur le présent contrat est suffisant, car l’accord de l’autre côté, est certain. Ainsi, seul celui qui hésite et qui n’est pas sûr de signer, est alors obligé de signer l’engagement.

Il y a une force supérieure, et dans le but de la révéler, il doit y avoir une force plus faible. La force du supérieur est le don sans réserve et la force plus faible est la réception. La force de la partie inférieure doit atteindre la plénitude de sa déficience afin de se connecter à la force supérieure qui est éternellement le tout.

La plénitude est atteinte dans la partie inférieure de la connexion par la force de 10 personnes, par exemple, puis de 100, puis de 1000. Nous ajoutons toujours un autre zéro.

À moins que je me connecte à 10 personnes, je ne peux pas être appelé une « unité » spirituelle et, à moins que je me connecte à 100 personnes, je ne peux pas être appelé une seconde « unité » spirituelle ce qui signifie s’élever au deuxième niveau spirituel. Le compteur compte uniquement des zéros supplémentaires, ce qui est considéré comme un saut vers l’étape suivante.

Afin d’être adapté à toute la force supérieure, je dois au moins atteindre la connexion aux 10 premiers. Cela signifie que je dois me connecter aux 10 personnes puisque selon notre nature intérieure, nous atteignons la première, mesure minimale du don sans réserve, n ° 1, par la connexion de dix personnes comme un seul cœur et comme une seule âme. Maintenant, j’ai la première force du don sans réserve.

Si je peux me connecter à 100 personnes d’une manière similaire à celle d’un seul cœur et d’une seule âme en m’annulant totalement, j’atteints la deuxième force du don, le deuxième niveau spirituel. Et ainsi, je dois passer par 125 niveaux.

Afin de me connecter à eux, je signe un contrat mutuel. Il faut être connecté pour que chacun s’oublie lui-même et se connecte avec tout le monde comme un tout. Il est impossible de faire cela tout seul et nous devons nous aider mutuellement. Nous devons offrir à tous la grandeur de l’objectif, le cadre, la chaleur, et des exemples positifs. Pour ce faire, nous signons un contrat, et c’est ce qu’on appelle une alliance.

Chacun de nous passe par des états de « + » et de « -« , et nous avons besoin du moins pour atteindre le plus, pour nous « redresser ». Cela est possible si, pendant que je suis dans un état de « moins », la société intensifie mon intention. Mon moins grandit et se développe et le « plus »également, ils ne cessent d’augmenter. Après un petit plus, il y a un gros « moins », et après un gros« plus « il y a un moins deux fois plus grand.

C’est pourquoi je ne peux jamais surmonter le moins que je reçois et il me met toujours par terre. Je peux être totalement jeté en dehors, et je peux continuer à travailler, mais sans inspiration et sans réflexion. Quand je tombe dans un tel état, dans un tel « moins », la société doit intensifier mon intention.

C’est une bonne chose que j’ai reçu comme un moins à partir du moment où j’ai besoin d’un plus grande moins, je dois atteindre sa pleine mesure afin de remplir ma mesure. La question est de savoir comment en faire un atout. Pour ce faire, j’ai besoin d’une intention! Si mon manque et l’intention de la société se connectent, je peux changer le moins en plus à chaque fois et, par conséquent, constamment m’élever. C’est ce qu’on appelle faire une alliance.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 25/01/13, les Écrits du Rabash

Les subtilités de recevoir dans le but de donner

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment le désir de recevoir travaille dans le but de donner ?

Réponse : Il le peut à condition qu’il ai l’intention dans le but de donner sans réserve. Dans ce cas, il atteint un désir de quelqu’un d’autre et cela lui permet de donner.

Keter a créé le désir de recevoir, Hokhma. A la fin de cette phase, le désir a ressenti une étincelle du don, en a fait sa principale partie, et veut maintenant uniquement donner.

Ainsi, Bina a été créée, et ses trois premières Sefirot (GAR de Bina) sont similaires à Keter. Tout comme dans Keter, le point rouge (sur le dessin) détermine l’essence de Keter de sorte que le don sans réserve détermine l’essence de Bina. En conséquence, la créature devient semblable au Créateur et suit Ses exemples : Keter a créé Hokhma, et Bina ; elle aussi, a pris sa moitié inférieure, les sept Sefirot inférieures (ZAT de Bina) de Hokhma.

La question est de savoir s’il reçoit ou donne sans réserve lorsque la partie inférieure de Bina reçoit la Lumière de Hokhma.

Dans l’ensemble, il s’agit de l’action du point lui-même, qui ressent le don sans réserve par cette action.


La partie supérieure de Bina est un désir de donner sans réserve qui vise le Créateur : Il veut donner comme Lui (↑), et pour cela, il reçoit (↓). Son don sans réserve est vraiment dans le remplissage des sept Sefirot inférieures.

De la même manière une mère nourrit son bébé et est heureuse pour lui, ce qui signifie qu’il est possible de remplir les récipients de réception et par là-même de donner.

Question : Alors, comment les récipients de réception dans notre cas se changent-ils en récipients de don sans réserve ?

Réponse : Une fois qu’ils sont sous la « restriction », ils sont remplis de la Lumière de Hassadim, c’est déjà donner dans le but de donner, Lishma (en Son Som). Ensuite, nous pouvons les utiliser même pour recevoir dans le but de donner sans réserve. Ainsi, ils deviennent des récipients de don, puisque recevoir afin de donner est du pur don. C’est la seule façon qu’a l’être créé de pouvoir donner sans réserve.

D’autre part, pour donner afin de donner sans réserve ne veut pas dire que c’est le don réel. Ce n’est que la préparation pour le vrai don, et c’est le processus de la correction des récipients.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 24/01/13, Écrits de Rabash

Ce que j’obtiens dépend de moi

Dr. Michael LaitmanRabash, Lettre N°29:  Mais une personne n’a pas besoin d’apporter des déchets de l’extérieur, comme c’est le cas avec la fertilisation d’un arbre. Elle doit traduire les impuretés du monde vers la révélation, ce qui signifie, à l’intérieur de son sentiment.

Question: Qu’est-ce que “déchets”pour moi, et qu’est-ce que “fertiliser”?

Réponse: Cela dépend de votre choix. Vous avez la possibilité de décider si vous préférez manger à partir de déchets ou de bonnes choses de mauvaises choses? Et vous pouvez toujours choisir quelque chose de ces deux possibilités, mais peu à peu faire pencher la balance dans le sens du don. Vous n’avez pas la force d’annuler la réception complètement, mais de toute façon, vous avancez dans la bonne direction.

Dans votre récipient, Kli, il y a toujours trois parties. Dans la partie supérieure, vous pouvez travailler pour l’amour du don, dans la partie intermédiaire règne la restriction, et dans la partie inférieure est quelque chose que vous voulez pour vous-même.

La ligne droite ne peut exister sans la ligne gauche, ni la ligne gauche sans la droite. Tout doit être diversifié, jusqu’au Gmar Tikkoun (la correction finale), et tout le mal fonctionnera aussi bien.

Question: Cela signifie que si les amis créent un obstacle pour moi, alors ils me donnent de l’«engrais»?

Réponse: Cela dépend de votre sens de « obstacle ». Si les amis me montrent combien ils souhaitent désespérément reconnaître la grandeur du Créateur, atteindre un niveau plus élevé, l’adhérence, Gmar Tikkun, l’unité et le lien entre eux, la révélation de la Lumière, alors pour moi, c’est peut être un obstacle puisque cette approche est haïe par l’ego, mais il peut aussi être une motivation qui me poussera vers l’avant.

La partie supérieure montre à l’inférieure la Lumière, Son don sans réserve, et la partie inférieure, en sentant cela, doit clarifier si pour elle c’est de la nourriture ou des déchets. Il est écrit: « Droites sont les voies du Seigneur, en elles marche le  juste, mais les pécheurs tombent en elles. » Je peux décider que le don est pour moi particulièrement la Lumière qui me tire vers l’avant. Je veux y adhérer et surmonter moi-même pour ce faire, même si ce n’est pas simple de le recevoir comme nourriture. Et puis, dans ce cas, je suis appelé «juste». Mais si je ne le veux pas, alors je suis appelé un «pécheur».

De cette façon, je m’examine selon le principe «une personne devra toujours se voir comme à demi-juste et à demi-méchant. » La partie supérieure me donne la lumière et je peux le sentir comme comme de la lumière ou des ténèbres.

Par exemple, dans la leçon d’aujourd’hui, il y avait beaucoup de gens assis là sans bonne humeur. Et j’ai été très heureux à ce sujet. Parce que c’est la façon dont une maladie est découverte. Cela est très bien. Maintenant, ce qui reste est de faire le traitement. Mais ils ne le croient pas. Ils se sentent malades.

Cela veut dire, que la question est: Cela dépend de la façon dont une personne décode ce qu’elle reçoit. Il n’y a pas de mal dans le monde, mais tout dépend de la façon dont nous interprétons ce qui se passe. Pour moi, la lumière, la force de la vie, peut être soit de la nourriture soit des déchets. L’arbre, naturellement, reçoit les engrais des animaux comme une bonne chose, mais nous devons choisir, parce que depuis le début l’«engrais» qui arrive du haut ne nous semble pas bon pour nous. Cette chose n’a pas l’air bon pour moi dans la mesure où il ressemble plus à des «excréments» et pas à un trésor ….

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 25/01/13, Les écrits du Rabash