Category Archives: Egoïsme

Laissez votre « moi » à la maison

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je veux que nous menions à bien le travail à la convention dans le désert d’Arava de la meilleure façon possible. Comment devons-nous agir à l’intérieur pour atteindre le succès?

Réponse: C’est difficile. Je dois constamment procéder à une analyse, poser des questions et leur chercher des réponses, tomber et m’élever. Et je dois résoudre tous les problèmes seulement par l’union avec les amis. De cette façon, je veux montrer l’exemple à tout le monde.

Le succès est impossible pour une personne. Il doit être réalisé pour tout le monde ensemble. Et cela signifie que je ne me soucie que de la volonté commune. Ce qui est important n’est pas ce que je ressens, mais ce que nous sentons. Ce n’est pas moi qui m’élève au-dessus de quelque chose et révèle quelque chose, mais nous qui nous élevons et la révélons. C’est toujours nous, tandis que je n’existe pas du tout. Je veux vivre dans cette «soupe». Le mot «moi» et la sensation de soi-même doit être laissé à la maison.

En outre, nous n’est pas seulement un rassemblement d’amis ou une «unité des forces spéciales ». Tout cela sont des jouets, alors qu’en réalité, «nous» est une âme. Il n’y a pas de pièces qui se relient les unes aux autres, tout le monde est fusionné en un seul ensemble. Et cela n’a aucun rapport avec ce que nous sommes aujourd’hui. Il s’agit d’une nouvelle création qui vient juste d’être créée.

Après tout, l’essence spirituelle que nous voulons former n’existait pas avant. Auparavant il n’y avait qu’un Reshimo  cassé qui y conduisait. Et aujourd’hui, avec nos efforts, nous essayons de former une âme du monde de Nikoudim, qui était censée être corrigée lors de cette phase, mais a été délibérément brisée pour nous.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 08/02/2012, « Introduction à l’étude des Dix Sefirot »

Les gens se replient sur eux-mêmes

Dr. Michael LaitmanAvis (Tiré de Vesti.ru ): «Les parents veulent que leurs enfants grandissent ayant confiance en eux. Les enfants sont orientés à atteindre le succès. L’ambition et un sentiment de supériorité sont instillés en eux. Un enfant est un reflet de notre système de valeurs.

« En 2011, les parents voulaient développer chez leurs enfants la capacité à atteindre leurs objectifs, un sens des responsabilités, et la capacité de se défendre eux-mêmes. En 1998, c’était les bonnes manières, la capacité d’agir dans la société, et de communiquer avec les gens. Aujourd’hui, ces qualités ne sont pas incluses, même pas dans le top cinq.

« Ces données suggèrent que le monde est devenu beaucoup plus difficile, et les gens plus égocentriques. Nous avions l’habitude de dire «nous» et maintenant c’est «je», mais il est difficile de vivre quand vous avez seulement « moi », vous êtes seul! »

Mon commentaire: Notre système de valeurs est une conséquence de notre égoïsme grandissant. Il va grandir jusqu’à ce que nous nous rendions compte de ses propriétés mortelles et commencions à chercher les moyens de traiter avec lui. Puis, nous ressentirons la nécessité d’une méthode de correction et commencerons à sortir de la crise générale. Nous pouvons avancer ce moment par la diffusion de la méthode de la garantie mutuelle.

Le réseau de bonnes relations

каббалист Михаэль ЛайтманQuestion: Vous avez donné un exemple que dans la société intégrale, en se versant une tasse de thé, je dois d’abord  m’assurer que tout le monde ait sa tasse de thé. Qu’est-ce que cela signifie?

Réponse: J’ai donné l’exemple que la moitié du monde meurt de faim, alors que l’autre moitié jette deux tiers de ce qu’elle consomme. Alors, pourquoi nous devons vivre dans un tel monde ? N’est-ce pas l’origine de la terreur, de guerres, gaspillage insensé de l’énergie, la pollution de la nature?

Question: Mais si je veux boire un verre d’eau, comment dois-je agir correctement selon votre exemple?

Réponse: Laissez-nous apprendre dans notre groupe, la façon de prendre en compte les uns les autres. Et puis du groupe, passer vers des États et commencer à construire entre eux des systèmes de relations qui mèneront vers une vie plus équilibrée.

Il est clair que si vous vous versez un verre d’eau,vous demandez alors à ceux qui sont proches de vous, s’ils veulent boire. Vous n’allez pas dans la rue pour distribuer de l’eau, elle va atteindre la rue grâce au fait que nous construisons un système spécial.

Mais je veux qu’il existe! Après des petits changements qui se sont réalisés à l’intérieur de moi, la compréhension après le cours, les cours pratiques – je suis d’accord que la société doit être plus équilibrée et pour atteindre le même niveau de la vie.

Pour la première étape, laissez-nous arranger pour que tout le monde ait son ensemble: X, Y, Z. Donnons-nous pour tâche que dans les cinq ans, nous assurons pour chacun ait un toit au-dessus de la tête, la fourniture complète de vêtements et de nourriture, tout ce qui est nécessaire dans la maison.

Toute cette fourniture, nous la construisons sur la base de l’excès. Parce que si on fait le calcul, il s’avère que nous avons 90% au-dessus de ce que nous avons besoin. Si je t’aime, alors tu peux venir chercher la moitié de ma garde-robe – crois-moi, je ne serai pas fâché. Ou je reçois mon salaire diminué de 10%  qui vont pour quelqu’un d’autre et je ne le sentirai pas.

Il faut construire de tels systèmes à l’échelle mondiale, mais pas par la force, sous la contrainte, mais grâce à l’éducation préalable. Les bolcheviks avaient déjà tenté de réaliser un système par la force, et tout le monde sait comment s’est terminée la tentative. C’est pour ça que nous devons d’abord éduquer les gens, pour obtenir leur consentement à ce que nous faisons.

Chaque fois nous devons montrer les résultats positifs que nous avons obtenus: où sont ces gens riches qui donnent pour les autres, où sont les pauvres qui reçoivent, comme tout est équilibré, et comme tout le monde est heureux. Grâce à la garantie mutuelle, nous pouvons nous débarrasser de l’excès inutile. Nous allons arrêter la production de milliers de médicaments inutiles que certains produisent actuellement dans leur propre intérêt, empoisonnant l’humanité.

Pourquoi devons-nous dépenser des sommes énormes pour l’armée et les munitions militaires, et encore d’autres. Il y a beaucoup de choses que nous devons corriger maintenant, quand nous avons atteint cette nouvelle ère. Nous ne sommes plus en mesure de continuer ainsi. La crise va nous conduire à un tel état que nous serons obligés de nous serrer la ceinture. Nous n’aurons pas des moyens pour l’entretien ces systèmes inutiles et égocentriques que nous avons construits. C’est pour ça qu’ils sont touchés par la crise et commencent à se décomposer.

On doit le montrer dans l’ensemble: quel mal nous cause un manque d’attention aux autres, et quel trésor s’ouvre tout à coup devant nous grâce à la bonne relation.

Mais avant tout, nous avons besoin de l’éducation intégrale. Le sens n’est pas dans la redistribution d’excédent et le paiement des inconvénients. Il s’agit d’une tendance intrinsèque, qui nous a conduit vers la nécessité de la connexion. Il y a un réseau qui s’ouvre, qui nous relie, ce qui nous oblige d’entretenir de bonnes relations.

Par conséquent, la crise mondiale à tous les niveaux de notre activité se révèle, c’est-à-dire dans tout les domaines  qui nous relie les uns aux autres. La crise est le manque de bonne communication entre les gens. C’est ce qui explique toutes les crises particulières: de la famille, de l’éducation, de la culture etc. Et même dans l’économie. La raison de ces crises est dans la mauvaise connexion entre nous, qui nous fait souffrir tous.

Ces crises, c’est-à-dire nos relations extérieures avec les autre, ne disparaitront pas qu’au moment où nous apportons la confiance dans nos relations. Alors seulement nous pourrons développer des systèmes qui nous mèneront vers un équilibre.

Nous voyons que la forme globale et intégrale se révèle dans le monde extérieur, comme dans notre monde intérieur. Autrement dit, nous n’avons nulle part où nous échapper. Nous sommes entrés dans cette crise pour commencer à se développer sous la préssion de la nature.

Nous sommes dans une situation où l’homme n’est pas d’accord avec la nouvelle éducation jusqu’au moment où il fait des profondes réflections, trouve le mal qui est à l’intérieur de lui-même, décide qu’il a besoin de changer sa nature, car c’est le choix entre la vie et la mort. Il doit voir qu’il n’y a pas d’issue, et que on a besoin de former de nouveuac chemins, construire un nouveau système.

Ensuite, il commence à chercher ce qui peut l’aider dans cette situation? Et à ce stade tout le monde doit dire son opinion: les psychologues qui conseillent de travailler dans le groupe, les sociologues, les politologues, les enseignants, les entraîneurs sportifs. Nous avons besoin de construire de tels systèmes, pour que les gens commencent à comprendre la nécessité des changements sur la base de connaissances reçus et savoir comment les mettre en pratique. Alors, il faut lui donner un lieu pour étudier.

D’une «Discussion sur l’éducation intégrale » n°6, 03/01/2012

Tous les désirs sont nécessaires, tous les désirs sont importants

Dr. Michael LaitmanQuestion: Doit-on se débarrasser de tous nos désirs corporels afin d’atteindre le niveau du «pauvre? »

Réponse : Nous devrions nous débarrasser d’aucun désir. Nous devons en demander la correction, et rien de plus. La Lumière supérieure sait mieux que nous, ce qu’il faut faire. Je ne dois pas me débarrasser de quoi que ce soit. Même si je vois mes pires attributs, je ne dois pas me débarrasser d’eux, car ce serait comme si je voulais couper mes propres bras et jambes. Je ne me corrige pas moi-même, c’est la lumière qui doit me corriger.

Si je viens vers vous, vous attaque, vous crient dessus, et vous insulte, je ne dois pas  » me taire ». Je dois prier pour que la Lumière supérieure effectue cette correction, parce que ce sera une correction réelle et non pas quelque chose qui est fait sous la pression. C’est une énorme différence.

Baal HaSoulam dit que si vous supprimez quelque chose, alors vous détruisez cette partie du monde, et à cause de cela, le monde ne sera jamais corrigé. Il faudra beaucoup plus d’efforts pour le ramener comme il était et pour le corriger.

De même, nous utilisons parfois des médicaments pour supprimer une maladie et pour la cacher à l’intérieur. Cela est encore pire que si la maladie était clairement visible et cela ne permet pas de la guérir. C’est ainsi qu’agit le serpent : Il se cache à l’intérieur et vous ne le voyez pas, mais ensuite il sort en rampant.

Par conséquent, notre attitude à l’égard des transgressions, des querelles entre les gens et à l’égard des différents conflits est totalement différente : Laissez-les tels qu’ils sont, mais nous devons construire au-dessus d’eux la correction, parce que maintenant c’est le meilleur moment pour les corriger.

Couvrir les révélations négatives et vouloir les cacher est ce qu’il y a de pire. Il y a des gens qui ont peur des querelles et des conflits, ils ont peur de ces révélations. Ceci est mauvais, parce qu’il ne pourra y avoir de correction.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 02/02/12, Le Zohar

Êtes-vous prêt à attaquer?

Dr. Michael LaitmanNous voulons préparer un congrès dans le désert d’Arava, s’il a lieu. Après tout, nous ne pouvons pas fixer  les dates de congrès, selon le calendrier, mais seulement en fonction de notre état ​​de préparation. Ainsi, chaque jour durant ce mois avant le congrès, nous devons nous évaluer: sommes-nous vraiment prêts à aller attaquer?

Nous allons prendre l’exemple du tailleur. Il reçoit des commandes de personnes, et coud des pantalons, des chemises et des chapeaux pour elles. C’est la façon dont il gagne sa vie, et c’est suffisant pour sa subsistance. Est-il utile pour lui de se faire de la publicité, ou non? S’il est un bon tailleur et peut montrer son travail, il est utile de se promouvoir.

Toutefois, s’il ne prépare pas de bons slogans publicitaires, ne sait pas exactement comment se vendre, et n’est pas sûr du succès, alors il est préférable pour lui de juste garder le silence et de rester tel quel. Après tout, s’il se fait de la publicité lui-même en sachant que son travail n’est pas très bon, alors il gagnera même moins qu’avant.

Il nous faut donc bien réfléchir avant que nous allions faire un saut, pour grandir spirituellement: avons-nous les moyens en main pour monter, ou non ; avons-nous le le manque, la nécessité, la préparation? Sommes-nous prêts pour  attaquer?

De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/2012, Le Zohar

Le don sans réserve ne paie pas les impôts

Dr. Michael LaitmanLo Lishma (pas en Son nom), c’est quand je consens à être partenaire avec le Créateur. Je n’ai pas d’autre choix car après tout je veux atteindre tout ce qui existe dans le monde. C’est la manière dont je commence, comme un égoïste, comme nous tous.

Mais après, je désespère d’acquérir ce qui est souhaité. Si c’étaient des acquisitions corporelles, j’exercerais plus d’efforts car je sais que c’est l’astuce, ou bien j’irais étudier dans une université si des connaissances sont nécessaires, ou je le volerais, mais d’une façon ou d’une autre je voudrais obtenir ce que je veux.

Mais si mon objectif est au-dessus de ce monde et que je veux atteindre la racine de mon âme, pour découvrir le but de ma vie, d’où elle vient et quel est le plan pour elle, alors je ne vais pas être en mesure de trouver cela dans ce monde. Et c’est ici que nous voyons que nous n’avons pas le choix, et que nous ne pouvons gérer par nos propres forces, et c’est ainsi que nous arrivons à la sagesse de la Kabbale.

Et ici, on me dit, « Voulez-vous atteindre cela? C’est possible, mais pour ce faire vous avez besoin de donner sans réserve au Créateur. »Et  alors je perçois le Créateur comme un partenaire, comme le fisc, où je pense que je peux gagner pour moi-même, à condition que je Lui alloue le pourcentage qu’Il mérite.

Si c’est Son système, Il a créé le monde, et je suis dans ce monde comme un travailleur, comme un exécutant, alors pour moi ce que demande le propriétaire est clair. Comme il est écrit: « La boutique est ouverte et le propriétaire fait crédit. Le livre est ouvert et la main écrit. Et quiconque désire emprunter peut emprunter ».Ainsi inconsciemment, je sens que le Créateur est mon partenaire Qui va demander Sa part.

Lo Lishma , c’est mon accord de partenariat avec le Créateur. En vérité, je voudrais tout gagner pour moi et ne partager avec personne ; je tiens à continuer dans la spiritualité comme dans la matérialité, dans  les mêmes conditions. Mais il n’y a pas le choix, je suis obligé de partager: «Dites-moi de  combien Vous avez besoin, je suis d’accord. »

Même si c’était de 99%, mais si l’un pour cent qui reste m’est cher, alors je suis prêt à travailler pour cela. L’ouvrier de l’usine travaille pour un salaire de 1.000 euros par mois, tandis que le propriétaire de l’usine peut faire des millions. Ici, c’est la même chose. Par conséquent, je souscris à un accord de partenariat avec le Créateur, et c’est ce que chacun de nous fait. Nous n’avons pas à nous mentir à nous-mêmes. Notre ego ne comprend pas une autre façon.

Et voici le point clé: Comment dois-je me rapporter à ce partenariat? Dois-je apporter mon égoïsme à ce partenariat et diviser: C’est à moi et c’est à Vous ?

Parfois, j’ai envie de prendre tout pour moi. Parfois, je suis d’accord pour donner tout pour Lui, mais bien sûr, c’est à la condition que je reçoive aussi quelque chose. Inconsciemment je veux dire, dans mon accord à tout donner, dans tout cela il devrait y avoir un certain gain pour moi.

Autant que mon état ​​de Lo Lishma me semble un état parfait, quand je veux tout donner pour le Créateur, je me vois en imagination comme en adhésion avec le Créateur, et donc tout ce qu’Il reçoit sera à moi.  Ainsi, je suis prêt à Lui donner comme à mon bébé, où je ne suis pas désolé pour tout ce que je Lui donne, puisque la nature m’oblige à sentir que c’est à moi. C’est comme si c’était moi, moi et encore plus important que moi.

Que je le veuille ou non, je n’ai pas d’autre choix que d’être situé dans ce type de partenariat inconscient, qui est bénéfique pour l’ego, comme avec l’impôt sur le revenu. Et si c’est possible d’une certaine manière  de dissimuler les impôts, alors il est clair que cela ne fonctionnera pas avec le Créateur.

Ainsi, si nous le reconnaissons, nos désirs pour atteindre le don sans réserve au Créateur sont égoïstes, c’est un jeu «fixé» depuis le début. Nous pouvons convenir de donner sans réserve seulement par désespoir, par un manque de choix, ou dans l’attente de recevoir un paiement. Tout le monde veut un partenaire puissant qui contrôle tout ; c’est une alliance très rentable. Ceci est la base de toutes les religions.

Mais notre objectif est de reconnaître l’alliance égoïste à ce point, et de la corriger. Comme c’est surtout en ce point que nous nous battons: soit ma relation avec le Créateur va devenir ma « potion de mort » soit mon  «élixir  de vie ». Vais-je aller de Lo Lishma  à Lishma ou rester complètement dans l’ego mortel? Voici le point critique.

De la 4 èmepartie du cours quotidien de Kabbale du 11/01/2012 « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Un contact à un niveau émotionnel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le but de la partie psychologique de l’éducation du cours intégral  est d’enseigner aux gens à communiquer les uns avec les autres, de s’entendre, et de développer un contact significatif et profond entre eux. Comment cela peut-il être réalisé ?

Réponse: Nous avons besoin de comprendre ce qu’il s’agit des contacts interpersonnels.

On dit que ce n’est pas une famille s’il n’y a pas d’enfants. Dans quel but vivent les gens ? Supposons aujourd’hui, qu’un couple s’aime physiquement, ils sont satisfaits l’un de l’autre physiologiquement, ils sont à l’aise ensemble. Confortable pour l’instant … Un enfant est un peu un juste milieu, quelque chose de commun qui les lie.

Quand une personne tente d’établir un contact avec quelqu’un d’autre, il ou elle devrait voir clairement ce qu’ils ont en commun l’un avec l’autre, ce qui les lie mutuellement ensemble. Ce n’est pas seulement une certaine jonction, mais un domaine commun émotionnel, physiologique, physique, social et culturel où ils ne se contentent pas de se toucher mais c’est comme s’ils se superposaient l’un sur l’autre.

Chaque individu représente un «cercle», et dans la mesure où il ou elle peut se chevaucher avec le «cercle» d’une autre personne, cela définit leur capacité à établir un contact profond et multidimensionnel.

Tout d’abord, nous devons comprendre que de notre temps, le contact entre deux personnes est tel que leurs cercles individuels ne se touchent pas les uns les autres parce que leur égoïsme est arrivé à son état ultime, et quel que soit ce que mon cercle englobe, il ne rentre dans aucun des autres cercles. Je me sens tellement exceptionnel-une personnalité, un égoïste, que je ne peux pas percevoir l’autre comme une personne qui a ses propres intérêts et besoins. Pour moi, une autre personne est juste un objet de consommation. Si cela m’intéresse, j’entre en contact avec elle, mais je ne la traite pas comme une personne, un individu avec son propre monde intérieur et ses cercles d’intérêts, mais interagit avec elle comme un consommateur avec une source de plaisir, et rien de plus.

Et voilà comment nous communiquons les uns avec les autres. C’est pratique de cette façon: chacun a son téléphone portable, son ordinateur, et son email. Nous nous cachons derrière eux et ce qui masque notre séparation absolue de l’autre.

Nous voyons comment les différentes communautés disparaissent progressivement, et nous nous cachons derrière nos écrans, apparemment en socialisant, tandis que dans l’intervalle, nous inventons de nouvelles normes de règles et de comportements pour nous-mêmes. Mais tout cela se passe virtuellement, presque sans émotion attenante avec tous les autres cercles. Nous inventons une nouvelle langue, en nous cachant derrière d’autres formes, d’autres coquille, en nous présentant en ligne complètement de façon complètement différente de ce que nous sommes réellement, en utilisant des émoticônes, au lieu de notre propre visage, ou en nous connectant avec des noms différents. En d’autres termes, les gens jouent sans se révéler sous aucun prétexte. Et l’égoïsme va de pair avec cela, il se sent bien et à l’aise.

Notre principale tâche est de révéler si les gens ont quelque chose en commun, et pas seulement deux personnes, mais tout le monde. C’est parce que nous parlons d’une société vers laquelle la nature intégrante nous pousse, que ce soit à travers la souffrance ou par notre réalisation volontaire, et nous dirige vers cet état lumineux de l’humanité. C’est pourquoi en révélant ce que nous partageons tous en commun, nous serons alors capables de prendre contact à un niveau émotionnel ; nous ne pourrons pas nous cacher les uns des autres mais, au contraire, nous tenterons de nous ouvrir.

Chaque dévoilera son « moi » intérieur et le placera au-dessus de l’extérieur, au-dessus de cette image, au-dessus de leur nom et prénom, au-dessus de leur occupation et toutes sortes d’habitudes extérieures, les coutumes, la langue, et tout le reste. Le monde émotionnel de chacun s’élèvera au-dessus de leur état physique habituel qui leur est donné par la nature. C’est ce que nous devons développer chez une personne.

Pour cela nous devons montrer aux gens qu’en nous unissant par la superposition de nos cercles individuels les uns sur les autres, par le collage avec l’autre en un mécanisme unique, nous ne serons pas transformés en robots ni ne deviendrons vulnérables, comme dans le célèbre proverbe russe, « Ouvrez votre âme afin que quelqu’un puisse y cracher ». Nous faisons cela afin que dans notre mouvement intégral unifié, quand nous sommes comme un mécanisme analogue unifié, nous atteindrons un objectif particulier et donnerons naissance à quelque chose de nouveau, tout comme un couple qui s’unit afin de porter sa progéniture.

Sauf qu’ici nous sommes tous en train de donner naissance ensemble, créant un état ​​totalement nouveau dans l’humanité, où nous n’aurons pas à nous cacher, à avoir peur, ou nous efforcer de nous arracher quelque chose les uns des autres, afin de nous élever. Au contraire, notre ascension sera mutuelle, précisément à travers cette «progéniture» commune à nous,  dont nous prendrons soin et chérirons, en lélevant  constamment et la développant.

D’une «Discussion  sur l’éducation intégrale» n°6, 14.12.2011

Emprisonné par l’égoïsme

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que la notion d ‘«égoïsme» implique un certain désir ou une certaine réalisation de ce désir? Par exemple, je tiens à prendre quelque chose de quelqu’un, ceci est mon désir, je peux travailler avec ce désir. Mais il est une toute autre chose en fait si je le leur prends.

Réponse: Nous ne parlons pas de l’action, mais de l’intention réelle. Lorsque vous voulez prendre quelque chose à quelqu’un, vous réalisez quelque chose au détriment de l’autre, et vous recevez du plaisir, pour votre propre intérêt, au détriment des autres, c’est de l’égoïsme. Mais simplement profiter de quelque chose n’est pas de l’égoïsme.

L’égoïsme, c’est quand nos actions sont destinées à nous faire plaisir et blesser les autres en les faisant: les gens, la nature, peu importe qui ou quoi.

Pratiquement toute action que nous effectuons est égoïste. C’est toujours soit réalisé en équilibre avec la nature, la société et les personnes ou contre eux, puisque nous n’existons pas par nous-mêmes comme dans le vide, mais dans le milieu environnant.

Je dois toujours penser à mon attitude bienveillante envers les autres, et cela vient principalement durant le processus de l’éducation. Mon attitude envers le monde animal, végétal, et le reste, mon attitude envers la nature toute entière, et l’Univers tout entier devient complètement différent: bienveillant, compatissant.

Nous commençons à comprendre et à percevoir les forces et les couches qui sont dissimulées par nous dans le passé, dans la nature, et dans l’espace environnant. Nous révélons la matrice, la conception de la nature, son sens intérieur, son plan, où nous existons et nous nous développons contre notre volonté. Une personne a atteint le niveau de réalisation de sa propre participation, le destin, et le but.

D’une «Discussion sur l’éducation intégrale » # 7, 14/12/11

Notre objectif est d’atteindre l’harmonie avec la nature

Dr. Michael LaitmanNous sommes nés avec le seul désir égoïste d’avoir du plaisir, et tout le reste dans la vie n’a pas d’importance pour nous. Il en va de même pour un bébé, en sortant du ventre de sa mère, il pense à lui, il ne sent que lui-même et ne sent pas le monde qui l’entoure. Après quelques semaines, il commence à ouvrir les yeux, à entendre, à progressivement activer ses organes de perception, et à percevoir d’autres personnes. Et ainsi il obtient ce qu’il veut de la vie, de son environnement (principalement grâce à sa mère), pour satisfaire tous ses besoins.

Nous devons comprendre que ce désir égoïste donné à la naissance fut reçu dans le but de, grâce à l’habitude devenant une seconde nature, pouvoir construire au-dessus une autre forme altruiste : la forme du désir de donner et de l’unité.

Maintenant, nous sommes dans un état opposé ; nous sommes séparés, chacun de nous veut gagner au détriment de l’autre, et aucun de nous prend l’autre en considération, et, en outre, nous sommes tous dans l’opposition et le désaccord les uns avec les autres. Cependant, la nature a délibérément créé en nous une telle qualité négative, afin qu’en utilisant le pouvoir que nous avons à notre disposition, nous construisions entre nous une sorte de forme de connexion positive, précisément en partant de cette qualité négative.

Nous la construirons avec compréhension et conscience. De cette façon, nous parviendrons à l’unité en créant l’image d’un être humain semblable à cette loi générale de la nature qui est dirigée vers le don sans réserve : une loi douce, et aimante.

Nous réaliserons alors que cette loi n’est pas mauvaise, que toutes ces forces maléfiques, dont nous ressentons les effets sous forme d’adversité (comme le divorce, la toxicomanie, le terrorisme, la peur de la menace d’une guerre atomique, les conflits entre pays, les maladies, les problèmes environnementaux, économiques et les crises financières), et qui nous semblent être des impacts négatifs de la nature, nous nous rendrons compte qu’ils sont tous nécessaires pour que nous puissions les compenser avec les forces de l’attribut du don, les forces de notre amour et de notre unité. Aujourd’hui, si nous percevons les effets de cette loi comme négatifs, c’est uniquement parce que nous nous opposons à elle.

Cela arrive dans notre vie quotidienne. S’il fait froid ou chaud, je dois comprendre ce qu’il faut faire afin d’équilibrer ces anomalies et amener la température à un état normal. Si j’étais immergé sous l’eau, je sentirais une forte pression. Si je montais très haut dans les montagnes, je sentirais un manque d’oxygène, et je trouverais qu’il est difficile de respirer. Je compenserais alors ces écarts afin de m’équilibrer avec la nature.

Quels moyens pouvons-nous utiliser pour parvenir à une harmonie avec une nature démontrant ces diverses adversités ? Nous sentons des coups venir de toute part. L’humanité se sent unie sous la menace commune qui est en train d’arriver.

Nous comprenons que nos qualités sont opposées aux qualités de la nature et nous devons compenser cela et travailler à l’encontre de nos qualités.

Si, à un certain moment, la nature exerçait un impact négatif sur nous, nous nous surpasserions, nous nous corrigerions, et nous y répondrions en fonction de nos capacités, nous percevrions de tels impacts de manière positive et équilibrée. Alors, les problèmes environnementaux seraient résolus, les familles seraient réconciliées, les connexions entre les pays seraient renforcées, l’économie serait plus solide, et notre vie deviendrait heureuse et confortable.

On nous donne ces opportunités, afin de faire progressivement des changements en nous-mêmes et entre nous. Sur ce chemin, nous nous approcherons de la nature générale et ne nous sentirons en totale harmonie  avec elle.

De KabTV «Une nouvelle vie » Episode # 4, 01/01/12

Une maladie congénitale: la haine des amis

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je me tenir dans le groupe alors même que j’ai l’impression de les haïr ?

Réponse: ce n’est pas terrible. Tout le monde ressent cette haine. Voyez  ce qu’il est dit au sujet des élèves de Rabbi Shimon: des gens si grands et combien de haine a été révélée entre eux. Nous devons regarder cela comme un médecin qui traite une maladie, et traiter comme un fait donné sans blâmer personne.

Nous devons accepter la haine naturelle et essentielle, et nous devons vivre avec elle. Nous devons connaître notre nature et en même temps essayer de nous élever au-dessus et de construire les relations spirituelles entre nous.

Partout où notre travail commun avec l’aide de la Lumière a lieu au-dessus de nos ego, c’est là où nous traitons la haine comme un médecin traite un patient. Quand un médecin examine le patient, il ne prend pas en compte sa personnalité, mais plutôt examine la maladie et la guérit. Voilà comment nous devrions agir.

L’ego nous est donné d’en haut afin qu’avec son aide, au-dessus, nous allons construire cette connexion avec l’autre. Si vous ne sentez pas la haine des amis à l’intérieur de vous, vous ne l’avez simplement pas encore découverte. 

De la 1erepartie du cours quotidien de Kabbale du 29/01/2012, Écrits du Rabash