Category Archives: Egoïsme

Les plaintes contre le Créateur

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « De l »essence de la religion et son but »: Il a créé les créatures uniquement pour  leur donner sans réserve. Ainsi, nous apprenons qu’Il a un seul désir de donner sans réserve la bonté, et il est absolument impossible que toute malignité puisse être dans son domaine, et qui puisse être émise de Lui. Nous devons donc Le défini comme «Le Bien Absolu. »

Il est difficile d’accepter cela. Après tout, nous vivons dans notre désir égoïste qui a des plaintes sérieuses au sujet de la source, du Créateur, de la nature, ou d’autres choses. Le monde dans lequel je me sens, provoque de nombreuses revendications. A l’intérieur je ne peux pas accepter le fait que tout le monde ne m’obéit pas. Je ne peux pas accepter le fait que le plaisir infini ne cesse de me combler. Je rencontre des problèmes tout le temps, alors comment puis-je accepter le fait que Celui qui fait marcher le monde est bon et bienveillant?

Si je pouvais créer le monde par moi-même, je le ferais d’une manière totalement différente: Tout ce qui est dans ce monde ne serait que pour me servir. Mais le monde est à l’opposé, tout le monde voit juste son droit de se plaindre de la création. Alors pour quelles raisons peut-on parler du Créateur comme du Bien Absolu? A la base Il est le premier et le primordial.

Le désir de recevoir a été créé et est incité par la bienveillance, par le don sans réserve. La bienveillance, le don sans réserve, n’a besoin d’aucun facteur préliminaire. Par conséquent le terme «premier» peut être caractérisé par un seul monde: la plénitude. En d’autres termes, le «premier» ne peut pas avoir aucune lacune, peu importe quoi. La complétude génère un seul manque: augmenter la plénitude. Ici, est aussi un gros problème: d’où le Créateur obtient-il un tel désir? Manque-t-Il vraiment de quelque chose? Oui, Il manque du don sans réserve, donner.

Peut-on le voir comme une carence? Malheureusement nous ne pouvons pas saisir ces concepts aujourd’hui. Ils sont perçus comme un manque de preuves, car il nous manque le sentiment, la compréhension et l’acceptation. Il n’ya rien que nous puissions faire ici, puisque jusqu’à ce que nous entrions dans le monde spirituel, nous ne savons pas comment vérifier et comment les mesurer, comment  mentionner la façon de les sentir. Cela sera toujours une explication « boiteuse », afin que nous puissions l’accepter dans une certaine mesure, mais pas complètement. Nous ne pouvons pas comprendre que le Créateur est le Bien Absolu, et nous ne pouvons l’atteindre sans l’influence de l’environnement qui peut nous fournir tout ce dont nous avons besoin, y compris cela.

Donc, si nous finalement percevons notre source comme le Bien Absolu, nous devons  voir que tous les problèmes et les défauts sont en nous. Nous devons encore arriver à cette conclusion, et ensuite une autre question viendra, sommes nous tous corrompus? Ou est ce que ce sont tous les défauts en moi tandis que les autres sont dans un état de plénitude, comme le Créateur?

Mon examen devient plus précis. Lorsque je reconnais que c’est seulement moi qui suis imparfait, je commence à éclaircir: Où exactement je ne suis pas tout, dans quels désirs, dans quelles relations? Et est-ce que c’est par rapport au monde? Ou est-ce par rapport à moi aussi, avec le groupe, avec le Créateur? Et donc j’avance et je vais plus loin et plus profondément et mon examen révèle toujours l’imperfection par rapport à l’ensemble.

La plus grande division est que le Créateur est le tout et nous ne le sommes pas. Dans la deuxième étape, je tire la ligne entre moi et la réalité parfaite. Alors j’effectue le prochain examen, conformément à la révélation des récipients.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 27/11/11, « de l’essence de la religion et son but»

Notre spécificité

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « de l’essence de la religion et son but »: Il s’avère que notre objectif final est d’être qualifié pour l’adhésion avec Lui -pour qu’Il réside en nous. Cet objectif est une certitude et il n’y a aucun moyen d’y déroger, car Sa guidance nous supervise dans  deux chemins à la fois, qui sont le chemin de la souffrance et le chemin de la Torah. 

Il ya une force supérieure qui a créé le désir de recevoir et l’a élevé. Il a donné au désir tout ce dont il a besoin pour grandir, mais quand il a grandi, il a soudainement découvert qu’il se sentait mal, et qu’il ne faisait pas ce qu’il désirait. Dans sa jeunesse, alors qu’il grandissait  tout allait bien: il  avait tout ce qu’il  désirait. Alors il  a souhaité plus et il l’a reçu .Mais maintenant, qu’il est devenu adulte, tout est différent, il n’obtient pas le remplissage automatique. Au contraire, plus il veut, moins il reçoit. Alors le désir  se  dit : « Qui ou quelle est la cause de ce mauvais sentiment? »

L’humanité est divisée en plusieurs catégories quand il s’agit de cette question. Il y a ces 99% qui tout simplement continuent, attirés du  mauvais au bon, profitent de la vie autant qu’ils le peuvent. Il y a ceux qui sortent à la recherche de la vérité, ce qui signifie à  la recherche de la raison de ce qui se passe.

L’humanité est  en train d’essayer d’expliquer ce contraste dans la direction qui change  de façon spectaculaire quand une personne grandit. D’abord  tout le monde la traite gentiment jusqu’à ce que le véritable changement vienne et maintenant tout le monde exige quelque chose d’elle et la maltraite. Ce contraste et ce conflit sont très confus, et donc il y a ceux qui commencent à chercher une solution. La force supérieure qui a créé le désir de recevoir et qui l’a porté à un grand égoïsme peut  finalement  l’amener à l’état correct.

Il ya deux forces qui opèrent dans la réalité et nous aident à atteindre cet état: c’est la force d’attraction et la force de rejet. Le désir égoïste aime les plaisirs et déteste la souffrance. En d’autres termes, il aime la satisfaction et déteste le vide. Ainsi, il peut être géré par ces deux états. Quand il est vidé, il s’enfuit à la recherche d’un remplissage. Quand il est rempli, il est attiré vers lui. En utilisant ces deux rênes, nous pouvons faire ce que nous voulons avec lui.

Mais à quoi cela sert-il, si le désir obéit entièrement aux  rênes du Créateur? Après tout, les niveaux minéral, végétal, et animé se développent de cette façon, alors quel est le besoin de la création? Après tout, de cette manière il n’y a pas de spécificité  et l’homme est également mené  dans sa vie par les plaisirs et  les  souffrances. L’originalité et l’unicité de la création, de l’univers, ne peuvent  être révélées parmi les êtres créés qu’aux créatures uniques qui peuvent opérer entre ces deux « rênes ».

Cela signifie même que si le désir obéit totalement à la guidance supérieure, il  n’a nulle part où courir, puisque les forces l’entourent totalement, même si elles sont cachées. La chose principale est que ces créatures veulent atteindre les actions: Qu’elles sont-elles? Dans quel but ? Quels désirs affectent-ils? Elles veulent atteindre leur propre système par elles-mêmes et selon  celui-ci, elles commencent à comprendre qui gère leurs désirs. Ainsi, selon le principe de  «Nous Te connaitrons par Tes actions», elles atteignent l’esprit qui opère, la force qui opère dans la création.

Ainsi, lorsque nous grandissons et que nous découvrons les deux forces qui agissent sur nous, la force positive et la négative, quand on voit les « rênes » qui contrôlent notre course, c’est un bon signe. Cela signifie que nous sommes passés des 99% au 1% unique, pour lequel  la création a été signifiée.

Quand nous découvrons le don sans réserve du Créateur sous la forme de souffrance et de plaisir, le bien et le mal, le froid et la chaleur, la faim et la satiété, nous devons comprendre que  tout  cela est afin de nous faire prendre conscience que le Créateur est le Bien Absolu. La sagesse de la Kabbale est la sagesse pour révéler le Créateur, pour révéler Ses actes. Par conséquent, nous nous étudions constamment : «Qui suis-je et que suis-je ? Toute  la réalité, dont le groupe, est à l’intérieur de moi. » Finalement, je découvre qu’au fond de moi, c’est le Créateur, le Bien Absolu qui opère en moi. 

 De la 4e partie  du cours quotidien de Kabbale du 28/11/2011.

Qu’un seul désir? Ce n’est pas suffisant …

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment peut-on expliquer à des amis qu’il est impossible d’atteindre par soi-même la correction et que nous avons besoin d’un groupe?

Réponse: C’est ce que nos sources disent. J’ai seulement un  récipient brisé, alors que dois-je faire avec? Je dois absorber les désirs de mes amis afin d’attirer la Lumière qui corrige.

Ensemble avec les amis nous élevons une prière commune, et en conséquence nous recevons la force de la correction. Je ne serai pas en mesure de recevoir cette force si je suis seul. Au moins dix personnes sont nécessaires pour l’atteindre. Alors seulement, nous commençons à nous connecter les uns aux autres et à construire le récipient commun entre nous.

Il semble que nous soyons ensemble aujourd’hui, mais en réalité il n’en est rien. Alors, comment pouvons-nous nous  unir? Nous activons la force de la prière mutuelle pour cela. Personne ne fonctionne de soi-même. La volonté commune de nous corriger nous relie, et c’est en elle que nous voulons révéler la force spéciale qui habite entre nous, pour révéler la Lumière, le Créateur. Quand Il sera révélé, chacun de nous va disparaître en tant qu’entité isolée, et un seul  désir comblé avec une  seule Lumière va s’élever.

Puis-je révéler la force du don dans réserve par moi-même? Quoi ou à qui vais-je être en mesure de donner sans réserve ? Je dois simplement avoir ici quelqu’un d’autre aussi. Mon point dans le cœur (•) est mon envie première pour la correction, en d’autres termes, pour la connexion avec quelqu’un. Cela signifie que je dois absorber son désir. Ensuite j’ai deux désirs: le désir de tirer loin de l’égoïsme et le désir de me rapprocher du don sans réserve.

Je dois donc recevoir le désir spirituel de mon ami et l’attacher au mien. Sans cela, je ne veux pas véritablement donner sans réserve. C’est la seule façon dont je puisse élever MAN, une demande de correction.

« La multitude minimale est de deux», mais en réalité, deux ne suffisent  pas. Plus il y a d’amis autour de moi, plus j’aurai de chances d’être impressionné, d’attacher leurs pouvoirs à moi, et de  demander la correction. Par cela, je demande distinctement la connexion avec eux. Je fournis le «territoire» dans lequel la connexion sera réalisée, mes vœux sur ce qui doit avoir lieu ici, et notre force commune. En bref, je dois préparer le « moule » le plus possiblement corrigé. Cela ne  peut être fait qu’ensemble. Tous nos travaux se déroulent dans le groupe.

Par ailleurs, les femmes  supportent également ce groupe, ainsi que  la société humaine qui l’entoure à l’extérieur. Ces  facteurs ont également un effet positif ou négatif en nous poussant vers la connexion.

Question: Que ressent-on quand la Lumière emplit notre désir?

Réponse: Un des points, c’est moi. Tout ensemble, c’est  nous. La partie jaune dans le dessin symbolise notre connexion, et la couleur rouge symbolise la force supérieure, le Créateur. Nous devons unir Israël, la Torah, et ​​le Créateur en un seul, et cela doit être révélé dans notre sentiment. Le Créateur est la force supérieure, la source. La Torah est l’unité, le récipient. Et nous sommes les pièces en mouvement vers l’unité.

Espérons que nous réussirons dans ce domaine.

De la 4e partie du cours quotidien de  Kabbale du 15/11/2011 , «L’ Arvout (Garantie mutuelle) »

La crise économique mondiale s’aggrave

Dr. Michael LaitmanAux nouvelles (Tiré du  Radio show  de  Bob Tuskin): « La dépression globale est agrippée aux économies mondiales. Les politiques destructrices alimentent la crise actuelle. Les conditions sont vite  atteindre un sommet.

« Jeter du bon argent après le mauvais retarde le jour  de la décision  au prix de beaucoup plus de difficultés  à l’arrivée. Le D-Day va secouer les économies mondiales. Il est peut-être, en effet, à quelques mois, peut-être en 2012.

«Peut-être  ue la Grèce est le canari dans la mine de charbon. Le pays est en faillite. Seule sa nécrologie n’est pas écrite. Ses citoyens sont pauvres. La colère fait rage à Athènes. Le sentiment révolutionnaire peut exploser à tout moment, en envoyant des ondes de choc à travers l’Europe.

«D’autres pays en difficulté ne sont pas loin derrière, y compris en Amérique où de plus en plus de milliers de gens sont en rage contre un système qui  détruit leurs moyens de subsistance et leur avenir.

« Le 16 Octobre, le  Bulletin anticipatif de l’Europe globale  (GEAB) titrait ainsi  sa dernière évaluation économique, « La crise systémique globale – Premier semestre 2012: décimation des banques occidentales », en disant que : la deuxième moitié de 2011 est allée pour l’économie mondiale en direction d’une  «… . dislocation géopolitique (s) imparable, caractérisée par la convergence des crises monétaires, financières, économiques, sociales, politiques et stratégiques. »

« En conséquence, attendez vous à un profit ‘en chute libre’, des bilans dans le désarroi, avec la disparition de trillions de (dollars) des actifs, «aggravé par la colère grandissante du public, alors maintenant ‘ l’échafaud’ a été érigé pour éliminer 10 à  20% des banques occidentales.

« Bob Chapman collaborateur à « l’heure des nouvelles sur  a radio progressiste » qualifie les problèmes d’endettement «d’endémiques dans le monde entier. Nous sommes dans une crise financière majeure ». Le problème c’est la dette devenue incontrôlable. Beaucoup d’entre elles ne peuvent  pas être remboursées. Cela empire. De sérieux ennuis sont imminents.

« Des rumeurs journalières proposent des plans pour sauver de la crise les pays de la zone euro. «Tous sont bidons pour empêcher les  marchés boursiers et obligataires de s’effondrer. Il n’y a pas d’issue pour l’Europe, ni pour l’ensemble du système financier. » Personne ne va admettre que le système est cassé.

« Dans son article intitulé« La fin de l’histoire », Paul Craig Roberts se demande comment Washington va financer la croissance de son empire étant donné les énormes contraintes du déficit budgétaire. Seule la planche à billets le permet. L’inflation en  résulte inévitablement.

«  Sur les bases de calcul des décennies précédentes, l’économiste John Williams, trouve pas moins de 11,5%.

«Dans le nouveau millénaire, la politique de Washington a détruit la règle des normes du droit, la responsabilité publique, et« tous les principes moraux pour atteindre l’hégémonie (mondiale). … »

« Dans le même temps, Wall Street a été arrosé ainsi que les autres entreprises favorites de milliards de dollars de subvention, détruisant l’économie américaine par  ce processus.

« Cela va-t-il aussi mettre fin aux chances de l’Amérique de gouverner le monde, ou bien y aura-t-il  une manigance de guerre de dernier hourra mondial pour essayer? Avec les fous qui dirigent l’asile, ne misez pas qu’ils s’abstiendront, au risque de détruire l’humanité entièrement. »

Mon commentaire: La nature met la pression sur nous de tous les côtés, montrant que nous ne pouvons pas sortir de cet état ​​par le biais de notre esprit et de notre expérience. Le seul moyen est plus haut : nous avons à nous corriger, et de là, une fois que nous comprendrons la situation, nous devrons corriger les relations sociales, puis politiques, économiques, et les liens familiaux dans la société. Il est possible de construire, et non de détruire, à savoir sur la base de la compréhension de ce qui se passe.

Le travail dans le désert aride

Dr. Michael LaitmanLe travail commence par la question «quel est le sens de notre vie? » Ce point contient déjà le désir d’atteindre l’objectif de la création, dont la signification est l’adhésion au Créateur. C’est le point final.

Nous n’avons aucune idée de ce que cette adhésion signifie, quel genre de compréhension et de sensation elle procure. Mais il est écrit que nous avons à nous attacher à Ses qualités. Il y a des qualités du Créateur, qu’Il  nous révèle peu à peu, et nous devons nous élever à leur similitude.

Toutes les qualités du Créateur sont essentiellement juste la qualité unique du don sans réserve, le «bien absolu ». C’est la qualité que la personne doit adopter,  le «bien qui fait du bien ». Dans la mesure où le Créateur révèle Sa bonté pour elle, c’est ce à quoi devrait ressembler une personne.

Cette bonté s’exprime par rapport à son prochain, afin de nous permettre d’atteindre le véritable don sans réserve et de ne pas donner sans réserve pour nous-mêmes, égoïstement. Par conséquent, nous avons à passer par un chemin préliminaire assez long, avancer progressivement, étape par étape le long de la chaîne des états de cause à effet.

Nous commençons par l’état qui est diamétralement opposé au Créateur et nous nous  déplaçons avec l’aide de la force supérieure, avec l’aide de la Lumière qui agit imperceptiblement en nous. C’est ce qu’on appelle l’éclairage ambiant, la Lumière environnante dissimulée qui nous fait retourner à sa source.

En attirant à nous cette illumination, nous nous corrigeons et avançons. Et cela  ne peut être attiré que par l’équivalence de forme. Tout comme le Créateur Lui-même se dissimule à nous  pour l’instant, nous permettant d’effectuer la correction et d’atteindre la véritable qualité du don sans réserve, nous devons donc accepter de travailler dans la dissimulation. Dans ce cas, nous pouvons aspirer à Sa qualité du don sans réserve plutôt qu’à l’accomplissement agréable qu’il  nous donne.

Pourtant, la correction finale, l’objectif de la création est pour le plaisir des créatures, où la délectation est au-dessus de notre qualité égoïste de la réception.

Par conséquent, ce travail prend place dans le «désert», sur des terres arides, ce qui signifie que nous ne sentons aucun  résultat agréable de nos efforts. Cela a été fait délibérément, de sorte qu’une personne recherche des possibilités de travailler sans récompense, au-dessus de la récompense. Il faut être d’accord avec cela et ne désirer que cela, car on aspire à la vérité, à la qualité du don sans réserve, plutôt que d’essayer d’atteindre de cette façon une sensation agréable.

Cette préparation est entièrement appelée la correction préliminaire, avant d’entrer dans la Terre d’Israël. D’abord nous recevons la force de la correction, la qualité de la foi et du don sans réserve, qui est appelé «40 ans d’errance dans le désert ». Et après cela, nous commençons à travailler avec le désir de plaisir, et même ce désir fonctionne dans le sens du don sans réserve. C’est ce qu’on appelle travailler en  Terre d’Israël.

Les travaux sur la correction de notre désir et  l’élévation de la qualité du don sans réserve au- dessus de la volonté de plaisir est appelé le travail dans le désert, la phase de préparation. Il est décrit par le commandement: «Ne fais pas à autrui ce que tu te détestes ». C’est un travail avec les désirs du don sans réserve  (Galgalta Eynaim), le petit état (Katnout).

Mais travailler en Terre d’Israël c’est déjà travailler avec les désirs actuels : non pas au-dessus d’eux, mais directement à l’intérieur d’eux. C’est ce qu’on appelle «le travail en trois lignes ». Ce travail est fait avec la volonté réelle de réception, qui est appelé AHP, dans le grand état ou l’état adulte de l’âme (Gadlout).

Lorsque nous travaillons avec le désir de réception pour le bien du don sans réserve, sur ses 4 degrés, nous révélons les noms du Créateur. Autrement dit, nous sommes déjà en mesure d’exprimer des qualités à l’intérieur de nous qui sont égales à Sa qualité et d’imprimer Son nom à l’intérieur de nous. Le désir commence à se comporter comme la Lumière, et voilà comment une personne atteint la  similitude, l’union et l’adhésion avec la Lumière supérieure, jusqu’à ce qu’elle  passe par tous les niveaux de maturation de l’âme et atteint au total une adhésion  équivalente et absolue, qui est l’objectif de la création.

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 15/11/11, Écrits du Rabash

Comment peut-on voir qu’il est bon de donner sans réserve?

Dr. Michael LaitmanIl y a deux façons par lesquelles la nature nous fait avancer : à notre insu ou consciemment, c’est à dire par la Lumière (la Torah), ou par la souffrance. Le chemin sur lequel nous avançons sans savoir est celui de la douleur. Parce que notre nature est un désir de recevoir, on avance et on se développe progressivement d’un degré à l’autre sous l’influence d’une sensation bonne ou mauvaise. Alors qu’est-ce que nous ressentons comme bon ou mauvais?

Nous avons été créés par la Lumière, qui nous a créés avec un désir d’être remplis. Grâce à notre processus de développement, nous atteignons  progressivement tout ce qui est dans la Lumière, dans le Créateur, comme bon et tout ce qui est en contraste avec ce que nous percevons comme mauvais.

C’est un très long chemin, et pour longtemps, selon notre nature, tout semble à l’opposé de nous. Mais comme le pouvoir du don sans réserve nous l’enseigne, nous commençons à comprendre que notre égoïsme est mauvais et qu’il est responsable de tous nos échecs, et combien cela pourrait être merveilleux si nous étions dans l’attribut du don sans réserve, ce qui pourrait nous élever au-dessus de tout mal .

Ce réveil vient progressivement à chacun de nous et pour toute l’humanité. C’est par la souffrance que nous apprenons par les coups que la force nous pousse par derrière.

Dans le même temps, on nous donne l’occasion de hâter notre développement par nous-mêmes et de progresser vers la réalisation du bien. Le bien est seulement le don sans réserve, et nous devrions faire différents exercices  et utiliser différents outils afin de développer la sensation de la reconnaissance du mal en nous, non pas comme un résultat des coups mais plutôt à travers l’environnement.

Pour ce faire, nous devons être plus sensibles au bien et au mal, au don sans réserve et à la réception, à l’amour d’autrui et à la haine. Je peux me préparer avant même que le coup arrive, en travaillant avec l’environnement afin que je puisse commencer à comprendre que donner sans réserve est bon et que la réception est mauvaise.

Après tout, c’est la façon dont est la nature. Le Créateur a déterminé le but de la création: l’adhésion au Créateur, à Ses qualités, c’est tout, « comme il est miséricordieux, vous l’êtes aussi. » Donc, nous devons ressembler à Ses attributs dans tous nos attributs. Cela signifie que je dois me transformer et  comprendre que ma nature est mauvaise et que la nature du Créateur du don sans réserve est bonne.

Les astuces et les moyens que j’utilise afin de voir  combien est bon le don sans réserve, sont appelés « Mitsvot » (commandements), « l’œuvre de Dieu ».Travailler avec l’environnement nous permet de voir le don sans réserve comme bon et l’égoïsme comme mauvais.

C’est pourquoi l’âme a été brisée en plusieurs âmes individuelles  et que nous pouvons, grâce à notre travail commun, atteindre cette connexion et l’amour des autres, ce qui est le bien. De l’amour des autres nous atteignons l’amour du Créateur. C’est l’expression particulière et générale d’un même phénomène.

Toute la descente de haut en bas, ce qui signifie toute la préparation qui a été faite pour nous a été nécessaire afin que nous soyons capables de l’utiliser et de nous développer de manière indépendante et consciente, de sorte que nous finissions par atteindre le but.

De la 1 erepartie du cours quotidien de Kabbale du 06/11/2011, « Ce qu’il faut attendre de l’assemblée des amis »

Ne faites pas la charité où ce n’est pas nécessaire

Dr. Michael LaitmanQuestion : Un incident s’est produit à Tel-Aviv, où une femme a vu un homme sans-abri et a décidé non seulement de lui donner de l’argent, mais de véritablement l’aider. Elle lui a trouvé un emploi et prit soin de lui, puis il l’a tuée ….

Réponse : Elle enleva du vagabond une vie de liberté. Il s’asseyait dans la rue avec plaisir, sans se soucier de l’heure, que ce fût le matin, l’après-midi ou la nuit, et sans penser au passé ou à l’avenir. Il était au-dessus du temps et de l’espace, au-dessus de tous soucis.

Les gens jetteront toujours quelques pièces de monnaie dans son sac ou lui donneront toujours quelque chose à manger …. Les sans-abri sont une race spéciale – ils ne veulent pas dépendre de quelqu’un ou de quelque chose. C’est un sentiment merveilleux: je ne me soucie de rien.

«Où habitez-vous? »
«Sur la terre».
«Devez-vous atteindre quelque chose ou terminer quelque chose dans un certain laps de temps ? »
«Je n’ai même pas de montre. Je ne me préoccupe pas de l’heure qu’il est.  »
« Mais peut-être devez-vous quelque chose à quelqu’un? Ou quelqu’un vous doit-il quelque chose?  »
«Rien de la sorte. »

Et maintenant, jetez un œil sur vous-même : Vous avez un million de choses à faire au bureau et des milliers de circonstances. Les gens vous appellent, attendant des choses de vous, et votre famille exige aussi sa part …. Vous n’avez simplement aucune idée de ce que représente être sans abri. «Sans maison  » signifie sans frontière. Je souhaite que vous puissiez éprouver cette sensation de négligence au moins une fois dans votre vie.

Ce n’est ni un week-end ni des vacances, où vous êtes également accablés par les soucis. Une personne sans-abri mis tout en ordre, elle n’a pas de soucis dans sa tête et pas de frontières, comme si elle flottait déjà dans les nuages ​​du monde à venir.

Et maintenant quelqu’un vient et le ramène sur terre, l’enferme entre quatre murs et l’oblige à vivre selon un horaire : se réveiller, se laver, se raser, se brosser les dents, s’habiller …. Quel genre de vie est-ce ?

Nous ne comprenons pas ces gens, ils vivent dans une sensation qui les élève au-dessus de la matière.

Question : Comment pouvons-nous aider ces gens ?

Réponse : aider quelqu’un ne signifie pas vous faire plaisir comme les gens en Israël font lorsqu’ils essaient de mettre des Bédouins dans des appartements. Les Bédouins ne veulent pas vivre entre quatre murs et finissent par installer leur tente juste en face du quartier nouvellement construit. Même si vous leur donnez un appartement de dix pièces, ils n’en voudront jamais car ils ont leurs propres idées sur ce qu’est une maison.

Lorsque vous aidez quelqu’un, vous devez suivre leur désir plutôt que la vôtre.

Question : Alors nous ne pouvons pas aider les personnes vivant dans ces conditions ?

Réponse : Non. Une personne a tout ce qu’il faut et elle n’a besoin de rien de plus. Si elle avait besoin d’un logement, elle l’organiserait. Mais elle n’en veut pas. Pour elle, organiser «son coin» est déjà une restriction. Cela lui met la pression. Elle aime dormir dans les endroits qui se présentent à elle et ne pas se soucier de l’instant suivant.

Par rapport à elle, nous ne comprenons pas ce qu’est la liberté. Nous sommes des esclaves, alors qu’il est un maître.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 27/10/11, « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les créatures»

L’économie de l’équilibre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quels changements doit-on mettre en œuvre  arrivé à ce point?

Réponse: La tâche la plus importante est de changer les perspectives de l’homme sur le monde, son approche. En vérité, nous n’avons pas besoin de faire autre chose. Il est impossible de prendre des mesures concrètes sans cela.

En effet, les gens n’ont pas encore compris ce qui se passe. Ils doivent d’abord être d’accord avec l’idée que nous devons changer intérieurement en direction de l’unité. Il suffit de simplement en  convenir, hors du désespoir causé par la disparition totale des sources d’épanouissement. Les gens vont arriver à une compréhension nouvelle, seront imprégnés d’un sentiment nouveau, et commenceront à mettre en œuvre d’excellentes idées avant même que vous y pensiez.  En raison de la connexion mondiale forte, les gens vont acquérir la sagesse.

Question: Que signifie « se mettre d’accord pour s’unir » ?

Réponse: Les gens seront d’accord  intérieurement  que le nouvel et meilleur avenir du monde réside dans le lien entre tous. C’est déjà un autre regard sur le monde. Je ne m’oppose plus, je m’engage à apprendre à ce sujet, je deviens une partie de ce plan, et j’accepte ce message. J’ai déjà compris que la crise est causée par le grand égoïsme qui  nous a totalement séparés et nous a  tirés à part, tandis qu’’un seul système entier nous est  révélé.

C’est ce qui constitue l’accord: au lieu de suivre le prix du dollar américain et des taux d’intérêt, les gens vont commencer à changer leur façon de penser. «Nous serons mieux si nous nous unissons plus, parce que c’est la condition pour le succès d’aujourd’hui, que  la nature a posé pour nous ». Un propriétaire d’usine ou un médecin à la clinique, peu importe où se trouve quelqu’un  et ce qu’il ou elle fait – saura qu’il ne peut réussir que par la voie de l’unité, de la connexion. Une personne comprendra  que ce  ne sera pas utile si elle vole quelqu’un, profite  au détriment de quelqu’un, trompe quelqu’un, et ainsi de suite. Son attitude entière envers la vie va changer.

Le système financier actuel est basé sur le principe de la réussite au détriment des autres. Au début, tout allait bien: les gens économisaient de l’argent et ils investissaient dans l’industrie. Mais alors les jeux spéculatifs et les prix ont commencé à grimper  en flèche. Un combat commence autour d’un verre qui coûte cinq dollars: on est prêt à payer 20 dollars, et 30 autres, et nous construisons une industrie tout entière sur ces prix, comme si elle était basée sur l’argent réel. En conséquence, le dollar qui a été initialement fait d’or est maintenant fait de papier. Nous avons perdu le contrôle de l’économie. Ce n’est plus l’économie, mais un gros mensonge, et c’est pourquoi il est détruit aujourd’hui.

Nous devons passer à un système totalement différent et, surtout, déterminer pourquoi nous faisons cela. Le système financier mondial  doit  nous aider à équilibrer le système général. Nous opérerons non pas avec  des ressources gonflées mais avec de réelles ressources financières, qui correspondront à une capacité réelle de l’économie mondiale. Grâce à cela, nous allons amener le monde à l’équilibre. Nous allons tous discuter de la façon de mieux investir les moyens disponibles afin d’atteindre un maximum d’équilibre.

C’est la nouvelle approche économique: non pas de profiter de l’argent sur un compte bancaire, mais plutôt de renforcer le lien et l’équilibre entre tous les systèmes

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 11.10.2011 : « La paix dans le monde »

La révélation de l’intellect actif

Dr. Michael LaitmanNous nous sommes développés d’une génération à l’autre en nous efforçant de développer notre désir de recevoir du plaisir et de l’accomplir avec tout ce qui est possible. Cet accomplissement ne fait qu’augmenter notre désir parce qu’au  moment où je reçois 100, je veux  immédiatement 200, et une fois que je reçois 200, je veux 400. Lorsque la satisfaction arrive au désir égoïste, elle le taquine seulement et le pousse à rechercher une nouvelle satisfaction.

Dix kilos de satisfaction entrent dans dix kilos de désir et créent un désir supplémentaire à l’intérieur,  qui pourrait contenir une satisfaction supplémentaire de dix kilos de satisfaction en son sein, en d’autres termes, je veux déjà vingt kilos, et ainsi de suite. Ainsi la satisfaction ne fait qu’accroître le désir, car il neutralise le plaisir et produit ainsi un nouveau désir,  de deux fois la taille du précédent.

Et maintenant, selon le programme de la nature, on commence à révéler que nous sommes incapables de remplir notre désir égoïste. Et d’autre part, nous découvrons que ce même désir nous relie ensemble. En d’autres termes, ce n’est plus le désir individuel de chaque personne qui les sépare du reste du monde, mais un désir connecté avec les autres. Et cela crée un double problème.

Ce développement a un objectif particulier: atteindre l’esprit du Créateur. Quand je ne me développe qu’à l’intérieur de mon égoïsme, comme cela l’a été tout au long de notre histoire, je n’atteins aucune intelligence active; je ne pense pas au  Créateur, quelqu’un qui se tient derrière moi.

Mais quand notre désir égoïste commence à se manifester comme un désir interconnecté qui se rapporte à un système unique, je commence à me sentir concerné par rapport à ce système. Peut-être que je ne comprends pas encore ce qui se passe, mais je vois déjà qu’il y a une séparation entre ce que je suis capable de comprendre et l’internaliser avec mon esprit personnel et individuel par rapport à ce qui se passe dans le monde. Après tout, le monde représente un certain système énorme où tout est interconnecté: toutes les parties de la science, tous les processus, et tous les phénomènes.

Avec mon  esprit individuel et isolé, je ne suis pas capable de percevoir ce système, pour m’adapter à lui, et l’utiliser à mon avantage. C’est exactement pourquoi l’humanité d’aujourd’hui se sent tellement impuissante. Et tout cela  est dans le but pour nous de comprendre l’esprit agissant qui, aujourd’hui, commence à se révéler à nous dans le système commun, parfait, où toutes les pièces sont reliées et dépendantes les unes des autres.

Et si tout est ainsi connecté, il s’avère que nous ne sommes pas en mesure d’avancer,  ni de contrôler notre état, ni  de l’améliorer. Nous ne sommes pas du tout  en mesure de fonctionner dans un tel état, et c’est ce qui est maintenant révélé à l’humanité. Ceci est fait exprès pour que nous  avancions  à travers ce sentiment d’impuissance vers la réalisation de l’esprit agissant qui régit ce système de l’intérieur. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 21/10/2011, «L’intellect actif »

Quitter l’Egypte sans quitter votre fauteuil

Dr. Michael LaitmanToutes les descriptions pittoresques qui nous sont données dans la Torah nous parlent d’une connexion plus forte entre les êtres humains. Dans le monde spirituel nous n’entrons pas physiquement en Egypte,  ni ne traversons physiquement la mer Rouge et le désert du Sinaï, ni n’atteignons  la terre physique d’Israël. Dans le monde spirituel tout cela symbolise les différents degrés de la connexion entre les âmes, entre les êtres humains, qui se connectent intérieurement, dans leurs désirs.

C’est un sujet que la Torah nous raconte. Elle ne parle pas de la géographie ou de l’histoire de certains groupes qui erraient dans le pays de Canaan ou en Egypte. Elle ne  parle que de la connexion dans laquelle nous découvrons ces degrés. «Quitte ton pays » signifie « sors de tes  désirs égoïstes, la vie à Babylone ». Vous avez besoin de quitter ce désir et de parvenir à un plus grand, dans lequel vous vous connectez à votre groupe plus fortement. Ce désir est déjà appelé la «terre de Canaan» («terre» signifie «désir»).

Plus tard, nous entrons dans la ligne de gauche, nos désirs augmentent, le mauvais penchant est d’avantage révélé, et c’est ce qu’on appelle la « descente en Egypte ».Et quand on monte plus tard de cet état de «l’Egypte» en nous connectant  ensemble, il est dit que nous sommes dans « le désert du Sinaï ».

Après la connexion au-dessus de tous les problèmes qui se révèlent à nous, nous nous élevons à un niveau appelé la «terre d’Israël». Tous ces éléments sont des degrés de connexion et non des lieux géographiques.

Les noms sont tirés de notre monde, mais ils sont utilisés pour nommer les degrés spirituels. Nous pouvons prendre un bus et voyager de Babylone à la terre de Canaan et en Egypte et retourner, mais ce  ne serait pas un voyage spirituel. Ce serait juste d’un voyage corporel.

Tout dépend de la façon dont nous, assis dans un seul endroit, montons les degrés et découvrons les mondes spirituels en nous. Ce n’est révélé que selon la force du lien entre nous. Comme nous nous unissons, nous découvrons les degrés spirituels selon la force de notre unité.

Nous ne corrigeons tous nos « 613 désirs» que par la connexion. Si une personne ne se connecte pas avec les autres, elle ne remplit aucun «commandement», ne fait aucune correction du désir de recevoir. Tous les désirs sont déconnectés les uns des autres en raison de l’éclatement, et  ils  ne  peuvent être corrigés que par la connexion de l’un à l’autre.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 14/10/2011, Ecrits du Rabash