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Le Jour du Souvenir du Ari

183.02Lorsque nous célébrons le Jour du Souvenir (jour du décès) du Ari (Isaac Ashkenazi Louria), nous le commémorons par un repas festif auquel participent de nombreux étudiants du monde entier, ceux qui honorent cette âme spéciale qui nous a ouvert la voie de la libération spirituelle : sortir de l’exil final et atteindre la révélation du Créateur.

La révélation du Créateur est la révélation à l’intérieur de nous des qualités de l’amour et du don sans réserve qui nous connectent tous ensemble. Et dans la mesure où nous nous unissons, nous révélerons en nous la force supérieure, la vie spirituelle supérieure.

Si nous parlons du Ari comme d’un homme qui a vécu et est mort, et non comme d’une âme existant éternellement dans le monde spirituel, alors il est celui qui nous a tendu le bout d’une corde ici dans ce monde, et en nous y accrochant nous pouvons commencer notre ascension vers le monde spirituel depuis notre état actuel.

C’est pourquoi nous sommes si reconnaissants envers le Ari et lui vouons un si grand respect. Nous désirons être aussi proches de lui que possible car il représente pour nous le désir du Créateur, et grâce à lui nous nous élevons.

Le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag) écrit qu’il n’a rien ajouté à l’enseignement du Ari, mais qu’il l’a seulement expliqué. Chaque kabbaliste qui est venu après le Ari a développé son enseignement un peu plus ; le Ari a posé les bases mêmes de la méthode de correction.

On pourrait se demander ce qu’il en est d’Abraham qui est appelé le père de la nation : n’était-ce pas lui qui possédait la méthode de correction ? Mais à l’époque d’Abraham, nous n’avions pas encore connu la brisure des âmes, la destruction des premier et second Temples, et la période d’exil n’était pas encore terminée.

Le Ari vécut à la toute fin de l’ère du dernier exil ; à partir de lui commencèrent les « douleurs de l’enfantement » de l’ère de la rédemption, où nous devons entreprendre notre ascension. C’est pourquoi le Ari a puisé dans toute la Kabbale du passé, la Kabbale des Patriarches et celle de l’époque de l’exil, et en a tiré la méthode de correction des âmes. C’est pourquoi cet homme nous est particulièrement cher.

Espérons que nous mériterons de devenir de véritables étudiants du Ari !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Lettre n°39 du 15/07/2010

Récipient spirituel et Klipa

88Question : Qu’est-ce qu’un véritable récipient spirituel (Kli) ?

Réponse : Un véritable Kli est un désir prêt pour la correction. Je dois clarifier pleinement quelle partie je peux corriger pour le don sans réserve et quelle partie je ne peux pas corriger et que je dois simplement restreindre.

Par exemple, on me donne un désir et je détermine que je peux en corriger 20 % pour le don sans réserve, et que je dois restreindre 80 % et en faire un Sof, la fin du Partsouf. Cela signifie que j’ai corrigé ce désir dans son intégralité. Il existe toujours les deux types de désirs, mais je dois savoir clairement ce que je dois faire avec chacun d’eux.

Cependant, des désirs peuvent s’éveiller en moi que je ne comprends pas. La Lumière (Ohr) qui m’atteint peut être insuffisante pour illuminer tous les désirs dans leurs moindres détails. Par conséquent, je me retrouve avec des désirs non clarifiés appelés Hash et MalNoga.

Je suis comme dans un brouillard, et je ne dois toucher à aucune partie de ces désirs. Je dois seulement les maintenir en vie, telles des Klipot (écorces/peau), pour y maintenir une forme de vie. Je dois accepter de tels compromis par impuissance et incapacité à les corriger. Ainsi, contrairement aux désirs clarifiés appelés « racine », « âme » et « corps », ces désirs sont appelés « vêtements » et « palais », ce qui signifie qu’ils ne sont pas comme les miens, comme mes véritables désirs.

Plus tard, à la fin de la correction, ces désirs deviendront véritablement miens. Ils rejoindront ce que l’on appelle « cerveau », « os » et « tendons », et deviendront mon unique récipient spirituel, et ils révéleront que toute la réalité se trouve à l’intérieur de moi. Non pas comme maintenant où il me semble qu’il y a moi et un monde extérieur en dehors de moi.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Baal HaSoulam, « La porte des intentions » du 25/04/2010

« Aime ton prochain comme toi-même » est la loi principale de la nature

631.1Tous les commandements (Mitsvot) de la Torah sont des instructions sur la manière d’accomplir l’unique commandement principal : « Aime ton prochain comme toi-même. »

C’est pourquoi on l’appelle la loi générale de la nature.

Les autres commandements sont essentiellement ses composantes, indiquant à différents niveaux et dans diverses circonstances comment mettre en pratique « aime ton prochain », c’est-à-dire comment s’unir mutuellement au-dessus de l’égoïsme qui nous sépare et nous repousse.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 24/07/2018

Avant le Ari, les portes de la sagesse nous étaient fermées

219.03Le Ari est une grande âme qui est descendue dans notre monde afin de nous ouvrir les portes de la sagesse. Ainsi, comme l’a écrit le Baal HaSoulam, depuis le Ari tout dépend de l’homme qui doit se corriger et ainsi être capable de découvrir le Créateur, de s’unir à Lui et d’atteindre le but de la création.

Avant le Ari, c’était tout simplement inaccessible au commun des mortels, car les âmes n’étaient pas encore prêtes et devaient traverser un certain chemin de développement et se mélanger les unes aux autres.

Le Ari symbolise l’ère du Messie (Machiakh) ; c’est pourquoi il est appelé Machiakh ben Yossef (le Messie fils de Joseph). À partir de cette époque, la sagesse de la Kabbale a commencé à prendre la forme d’une méthode de correction. Auparavant, elle était réservée à des individus sélectionnés, sous une forme particulière.

Nous devons respecter les kabbalistes qui étaient à Safed (ville des kabbalistes au nord d’Israël, ndt) à cette époque aux côtés du Ari et qui reconnaissaient sa grandeur. Ils l’appréciaient. Le Ramak (Rabbi Moché Cordovero) était déjà âgé, célèbre et respecté, mais il assistait aux cours du Ari et s’y tenait comme un étudiant. Bien que deux fois plus âgé que le Ari, il était connu et vénéré comme un grand kabbaliste.

Grâce à lui et à plusieurs autres kabbalistes qui appréciaient le Ari, il fut protégé des opposants à la Kabbale. Après tout, il n’avait que quelques jeunes étudiants (âgés de 26 ans !). À cette époque, l’attitude envers la Kabbale n’était pas du tout amicale. Il nous semble seulement que tout était permis, comme on aime à l’écrire aujourd’hui.

Le sort du Ramhal (Rabbi Moché Haïm Luzzatto) est quelque peu similaire : il fut persécuté pour avoir étudié la Kabbale, expulsé du ghetto de Padoue (en Italie), la ville où il vivait. Jusqu’à ce que le Gaon de Vilnius proclame publiquement sa grandeur, et qu’on le laisse tranquille.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Préface de « L’Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 08/08/2010

La singularité de la mise en œuvre de la méthode du Ari

628.1Question : Quelle est la particularité de notre mise en œuvre de la méthode du Ari (Isaac Louria) ?

Réponse : Ce qui est particulier, c’est qu’à l’intérieur de cette connexion entre nous, nous nous efforçons de révéler la force appelée le Ari, la force qui nous connecte et nous constitue en un seul tout unifié.

Ce faisant, nous recevons du Créateur ce que nous sommes capables de recevoir : un état nouveau, corrigé, un nouveau désir.

La Lumière que nous attirons révèle nos âmes dans un mouvement unique vers le Créateur, et nous ressentons le Créateur comme un tout unique et radieux au-dessus de nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Journée commémorative du Ari » du 29/07/2025

La persévérance sur le chemin

507.03Si une personne souhaite que le Créateur l’aide à parvenir à la révélation spirituelle, elle doit alors faire preuve d’une grande persévérance : avoir foi en les sages et avoir foi en le Créateur. C’est une forme d’adhésion dans laquelle une personne abandonne son opinion pour se rallier à celle du maître et suivre ses conseils.

Le maître représente tous les kabbalistes qui pendant des millénaires ont écrit des livres pour nous et nous les ont expliqué. L’étudiant doit s’appuyer sur eux dans sa progression, comme un petit enfant qui ne sait pas où il se trouve et ne comprend pas quoi faire, mais qui obéit aux adultes.

C’est ce qu’on appelle la foi simple sans laquelle aucun développement n’est possible. Les petits chiots regardent leur mère et courent après elle ; c’est toujours ainsi qu’ils commencent.

Tout débute par des actions simples et mécaniques que l’étudiant accomplit même parce qu’il n’a pas d’autre choix, et il suit également l’exemple des autres. Et par ces actions, nous attirons la Lumière (Ohr) qui corrige.

Le Créateur organise pour nous toutes sortes de situations afin que nous puissions faire des efforts, et ainsi nous avançons en entamant ce chemin. Il n’y a pas d’autre moyen d’avancer. Ce n’est pas pour rien qu’il est dit : « Comme le bœuf à son fardeau et l’âne à sa charge. » Il faut donc apprendre à ne pas prêter attention à ses émotions. D’un côté, je suis rempli d’expériences agréables et désagréables, je deviens de plus en plus sensible, et en même temps, je continue d’avancer malgré tous mes états. C’est très important.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Viens à Pharaon – 1 » du 18/03/2018

L’enseignement de la Lumière au monde entier

525À partir d’Adam, plus un kabbaliste vivait tôt, plus il était proche de la racine et plus il s’élevait. Tous ceux qui lui ont succédé ont reçu la Lumière par son intermédiaire.

Mais pour ceux qui souhaitent se connecter au rayon de Lumière venant de l’infini, le kabbaliste le plus proche est toujours le plus important, car c’est lui qui nous relie et nous unit à la Lumière, au Créateur. Pour nous, ce kabbaliste est le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag).

Il a écrit qu’il était honoré de nous transmettre la sagesse de la Kabbale. Et nous sommes honorés qu’une telle âme nous ait été révélée nous apportant la méthode de la Kabbale, grâce à laquelle nous pouvons découvrir le Créateur.

Les écrits du Baal HaSoulam sont les seuls à être adaptés à notre époque afin d’atteindre le but spirituel. Seuls les livres du Baal HaSoulam apportent la Lumière nécessaire à notre correction. Pour s’y préparer, les articles du Rabash (Baruch Ashlag) sont indispensables.

La révélation du Créateur aux créatures, à savoir la libération spirituelle, doit être complète pour tous, c’est-à-dire que leur enseignement est un enseignement pour le monde entier.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale dédiée à la mémoire du Baal HaSoulam, le 16/09/2010

L’unification sans aucune condition

528.01Question : Nous continuons de prier, mais nous constatons chaque jour que nous sommes de plus en plus séparés. Pourquoi cela se passe-t-il de la sorte ?

Réponse : Parce que vous devez clarifier très précisément que vous n’avez rien d’autre que le besoin de vous unir. Lorsque vous ressentirez véritablement cela, votre état futur apparaîtra devant vous : la connexion avec tout le monde sans aucune condition. C’est ce que vous devez atteindre.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « La Dévotion » du 03/07/2025

Les grands kabbalistes de notre génération

209Question : Qu’a fait de particulier le Baal HaSoulam, outre l’adaptation de la Kabbale à notre génération ?

Réponse : Le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag) était un grand kabbaliste de la première moitié du XXème siècle. Il a résumé toute la Kabbale lourianique (la Kabbale du ARI, Isaac Ashkenazi Louria- l’Arbre de vie), l’a organisée en un système et l’a présentée dans Le Talmud des dix Sefirot. De plus, il a écrit de nombreux articles, plusieurs introductions au Livre du Zohar, et a fait de la Kabbale une véritable science.

Dans ses écrits, le Baal HaSoulam fut le premier à s’adresser au grand public. Avant lui, les kabbalistes écrivaient uniquement pour ceux qui avaient déjà atteint le monde supérieur.

Il fut le premier à diffuser la Kabbale au grand public, car à partir de son époque, le monde est entré dans une période d’ascension spirituelle, même si cela ne s’est pas encore révélé. Il s’agit d’un processus d’accumulation et de construction progressive.

De plus, le Baal HaSoulam commença à diffuser la Kabbale non seulement auprès des Juifs, mais aussi à l’adresse du monde entier, partout où cela était possible. Il a écrit ouvertement à ce sujet : « Je suis heureux d’être né dans une génération où il est permis de révéler la sagesse de la vérité, et j’ai reçu la permission de dévoiler la Kabbale au monde. »

Le fils aîné du Baal HaSoulam, le Rabash (Baruch Ashlag), fut le grand kabbaliste de la seconde moitié du XXème siècle et il est notre maître. C’est pourquoi notre organisation s’appelle Bnei Baruch (les Fils de Baruch) ; c’est en son honneur. De lui, nous avons hérité la méthode kabbalistique que nous étudions aujourd’hui.

Il a écrit trois volumes d’articles expliquant l’ensemble du travail spirituel d’une personne, comment atteindre les mondes supérieurs. De plus, nombre de ses enregistrements d’archives audio ont été conservés, mais pas encore publiés, et nous y travaillons.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Une chaîne de connaissances longue de 57 siècles. L’histoire de la méthode kabbalistique » du 23/07/2017

Un kabbaliste peut-il nuire à autrui ?

629.1Question : Une personne, suite à l’étude de la Kabbale, peut-elle nuire à autrui ? Par exemple, tuer quelqu’un intentionnellement en raison d’un désir accru ?

Réponse : Absolument pas. Même les médiums ou les clairvoyants ordinaires ne peuvent pas faire cela, et encore moins un kabbaliste.

En réalité, un kabbaliste est connecté au Créateur et, dans une certaine mesure, Lui ressemble. Cela signifie qu’il est incapable de causer du tort à autrui.

Il est possible que les autres le trouvent sévère ou rude avec eux. Mais le mal, au sens où l’entendent généralement les gens, un kabbaliste ne peut pas l’infliger. Cela contredit la nature même qu’il acquiert et absorbe en lui-même.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Nuire aux autres » du 31/08/2010