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Le Kli précède donc la Lumière

89Question : Selon l’ordre du travail de bas en haut, il s’ensuit que la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer) doit venir en premier. Autrement dit, la foi doit venir en premier, et ensuite la Lumière Directe (Ohr Yachar) la revêt ?

Réponse : Nous ne ressentons pas la pression du Créateur qui désire se revêtir en nous, car notre désir n’est pas corrigé. Dans la mesure où vous avez un écran (Massakh) avec l’intention de donner sans réserve, vous ressentirez la pression de la Lumière Supérieure qui désire revêtir le désir corrigé appelé âme.

Alors la question se pose : lorsque la Lumière vient et frappe l’écran, où sont la Lumière de la foi, la Lumière Réfléchie et tout le reste ? Elles sont toutes présentes avant cela, dans un état d’obscurité. L’écran est construit durant l’obscurité. Et lorsque vous l’acquérez, vous recevez la force de maintenir la restriction (Tsimtsoum) et le pouvoir de la foi. C’est ce qu’on appelle l’écran.

L’ampleur de l’écran indique le degré de foi. Il est nécessaire de « faire le plein, de s’en munir » à l’avance.

Naturellement, cela se fait par la Lumière, mais la demande de cette Lumière ne se développe que par des efforts venant d’en bas, par l’impression reçue des livres et de leurs auteurs, ainsi que du groupe, et non d’en haut. Ici, un effort personnel est requis, afin que le Kli précède la Lumière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La grandeur d’une personne dépend de la mesure de sa foi en l’avenir » du 29/06/2026

La racine de l’écran

276.02La racine de l’écran est mon attitude envers le Créateur ; c’est ce que nous appelons la grandeur du but, la grandeur du Créateur. Bien que cela soit encore afin de recevoir, cela constitue la racine de l’écran.

Quand puis-je dire que je le possède ? Lorsque je suis dans l’obscurité, précisément lorsque la Lumière Environnante (Ohr Makif) ne brille pas sur moi. La Lumière Environnante n’est pas la Lumière qui me corrigera. C’est la Lumière qui, plus tard, se revêtira en moi sous forme de Lumière Intérieure (Ohr Pnimi).

C’est précisément durant l’obscurité qu’une personne voit qu’elle se trouve dans un état animal, et que l’humain en soi n’est pas éveillé d’en haut. Tout dépend de la capacité de l’individu à faire de lui-même un Humain, à éveiller en lui un désir envers le Créateur.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « La grandeur de l’homme dépend de la mesure de sa foi en l’avenir » du 29/06/2026

La force spirituelle des sources authentiques

13.02Le Livre du Zohar et Le Talmud des dix Sefirot (TES) sont deux sources véritablement monumentales de pouvoir spirituel. Le Livre du Zohar, avec son commentaire Soulam (« L’Échelle »), et TES, qui est un commentaire de l’Arbre de vie du Ari, sont deux œuvres fondamentales.

Il convient de préciser qu’il ne s’agit pas de simples livres, mais de sources qui présentent le système spirituel lui-même. Par conséquent, lorsque je les étudie, j’attire la Lumière et son influence sur moi.

Question : Mais vous les étudiez en tant que kabbaliste ayant déjà atteint la perception spirituelle ?

Réponse : Pas nécessairement. Cela n’a pas d’importance.

Même ceux qui ne comprennent rien à ce qu’ils lisent, en lisant ces sources et en étudiant le système interne dans lequel ils existent, reçoivent une illumination de la Lumière qui les rapproche des degrés spirituels.

Dans quelle mesure doivent-ils traverser ces degrés et les comprendre ? Dans la limite des capacités de leur âme, jusqu’à ce qu’ils atteignent le Monde de l’Infini et y prennent leur place, la place d’où ils sont descendus jusqu’au niveau de notre monde.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les propriétés de notre génération » du 30/09/2010

Comment passer d’un niveau à l’autre ?

292Dans Le Talmud des dix Sefirot, nous étudions comment le développement des échelons s’effectue du haut en bas, du Créateur jusqu’à ce monde. Nous constatons que chaque échelon donne naissance à un échelon inférieur en s’inversant et en cessant complètement d’être ce qu’il est.

C’est comme une graine semée en terre qui doit se décomposer entièrement et pourrir pour qu’un arbre, quelque chose de nouveau, puisse en pousser. Ainsi, passer d’un échelon à l’autre est comme traverser un abîme, comme sauter par-dessus quelque chose qui n’a pas de transition douce d’un état à l’autre.

Le moyen d’effectuer cette transition est appelé « au-dessus de la raison » ; c’est lorsque ce que je vois, sais et pense actuellement à mon échelon actuel, je dois pour ainsi dire le fouler aux pieds, le rayer et aspirer à un accomplissement supérieur. Comment est-ce possible ?

Le moyen d’acquérir une raison supérieure est appelé Bina, la qualité de Hafetz Hessed, où l’individu cesse complètement d’être un receveur et de se ressentir et de se mesurer à l’intérieur des Kelim (récipients) de réception. Cela signifie qu’il n’utilise plus sa nature et adhère au supérieur comme un embryon (Oubar), c’est-à-dire qu’il neutralise ses Kelim de réception et souhaite simplement se connecter au supérieur.

Ce sont des sauts depuis la raison inférieure vers la qualité de Bina, puis vers la raison du supérieur, où l’individu travaille avec les Kelim de réception d’un degré supérieur et reçoit l’accomplissement correspondant. En essence, ce sont les étapes du progrès.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que le déluge dans le travail ? » du 24/05/2026

Ne déviez pas du droit chemin

760.4Question : Comment puis-je vérifier si je me suis écarté du droit chemin ?

Réponse : Le Rabash écrit que nous devons constamment examiner si moi, mes actions et le Créateur sommes alignés sur une seule ligne.

Autrement dit, il faut se demander si ce que je fais en ce moment même vise à me rapprocher du Créateur, si je peux déjà commencer à clarifier ce que signifient « plus proche » et « le Créateur ».

Mais même si je n’y parviens pas, il est essentiel de ne pas oublier que tout cela connecté au Créateur, que je souhaite être en adhésion avec Lui. Et lorsque je ressens réellement cela, je ne ressens aucune tension mentale. C’est comparable à la sensation du froid ou de la chaleur. Comment pourrais-je l’oublier ? C’est impossible, car je le ressens. Ici, la mémoire n’est pas nécessaire.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La sévérité de l’enseignement de la Torah aux idolâtres » du 11/05/2026

Comment s’aligner sur le plan du Créateur ?

239Tout ce qui se produit autour de nous, à l’échelle de la société ou de l’univers tout entier, obéit à un plan immense et précis, et nous existons au sein de ce plan. Notre tâche est de nous aligner correctement sur ce plan. Cependant, nous ne devons en aucun cas tenter de modifier ce qui vient de l’extérieur ; nous devons plutôt nous corriger nous-mêmes afin de nous adapter à ce mouvement extérieur.

Question : Dans ce cas, percevrai-je chaque événement comme étant arrivé au bon moment ?

Réponse : Il arrive au bon moment, normalement et correctement. Et soudain, je comprends la justesse intrinsèque de tout ce qui se passe et je réalise à quel point cela me convient parfaitement.

Question : Et je ne regrette rien ?

Réponse : Il n’y a rien à regretter car tout cela se déroule hors de moi, sous mes yeux. Cela me permet uniquement de suivre le cheminement intérieur nécessaire pour le percevoir correctement, l’accepter, m’y unir et progresser en résonance avec lui.

Question : En équilibre avec lui ?

Réponse : Oui, en harmonie.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 29/04/2026

Rien n’est créé sans but

766.1Commentaire : Dans une des leçons, vous avez dit qu’il est impossible de progresser par des actions interdites.

Ma Réponse : Rien au monde ne vous empêcherait de progresser. Une telle chose est impossible car elle fait partie intégrante de notre âme. Dans tous les cas, chaque action est un progrès. Vous ne trouverez rien qui vous empêche de progresser.

Rien n’est créé sans but ! Nous ne le voyons pas et ne pouvons pas nous y référer. Par exemple, je viens de faire un pas dans une direction, disons vers le but, que je le veuille ou non, mais en chemin, j’ai écrasé une fourmi. Cela aussi contribue au but. Il n’y a rien que vous ne puissiez relier à Malkhout du Monde de l’Infini, qui englobe la création entière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La signification de l’interdiction stricte d’enseigner la Torah aux idôlatres » du 11/05/2026

Les douze parties du travail sur le Kli commun

237Jusqu’à ce qu’elle atteigne la réparation finale (Gmar Tikoun), le chemin d’une personne repose entièrement sur la foi au-dessus de la raison, tant en Égypte que dans le désert. Sur ce chemin, on passe de Lo Lishma (pas en Son nom) à Lishma (en Son nom). Cette transition est opérée par le Créateur selon les efforts de chacun.

Le travail d’une personne se divise en deux catégories : 13 attributs et 12 qualités. Les 13 attributs représentent les définitions des propriétés de l’abondance descendant d’en haut et sont appelés Mazalot (fleuves de fortune, signes du Zodiaque). Cette abondance arrive progressivement ; la Lumière de Hochma (Ohr Hochma) ruisselle du Rosh (tête) de Arikh Anpin sous la forme des « treize corrections de la Dikna (barbe) ».

Lorsque l’être créé atteint son point le plus bas, il doit être corrigé afin de recevoir cette abondance dans ses propres récipients corrigés. Cela signifie qu’il subdivise ses niveaux de réception en parties distinctes, désignées comme les douze tribus, les douze parties spécifiques du travail accompli sur le récipient collectif (Kli).

Chacune de ces parties implique son propre travail spécifique, sa propre bannière unique, sa propre manière de « percer » sous la guidance de sa bannière. La nature de ce travail et de ces actions est complètement différente selon les uns et les autres, tout comme un campement spirituel diffère entièrement d’un autre.

Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont les bannières dans le travail ? » du 02/05/2026

Votre âme vous apprend

256Commentaire : Tant que vous n’êtes pas entré dans le monde spirituel, ce que vous lisez dans les livres, comme « fais ceci, ne fais pas cela », ne vous est d’aucune utilité, et pourtant, c’est très important.

Ma Réponse : Tant qu’une personne n’est pas entrée dans le monde spirituel, il est évident qu’elle ne peut pas discerner quels commandements (Mitsvot) sont à accomplir et lesquels sont interdits. Elle ne perçoit pas la structure de son âme : quels Kelim (récipients) elle possède en dessous du Tabour (nombril) et lesquels au-dessus du Tabour, quels désirs elle peut utiliser pour donner sans réserve et lesquels elle ne le peut pas.

Commentaire : Mais on peut simplement lire ce qui est écrit dans les livres.

Ma Réponse : Tout est écrit dans les livres, mais vous ne pouvez pas utiliser ces informations comme base pour une introspection. Ce n’est qu’au moment où, tenant le livre entre vos mains, vous lisez et ressentez, ou que vous percevez soudainement quelque chose par vision intérieure et que vous distinguez ces choses en vous, que vous vous souvenez où cela est décrit de cette manière. On appelle cela « l’âme d’un homme lui apprend ». Ensuite, on passe à la Kabbale pratique et on effectue les corrections sur son désir.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Tout Israël a une part dans le monde à venir » du 23/04/2026

Se transformer

234Commentaire : Il est parfois regrettable qu’une personne ne puisse persévérer dans le travail spirituel et l’abandonne.

Ma Réponse : Ces personnes sont très rares. À l’époque du Baal HaSoulam et du Rabash, le taux d’abandon était très élevé. J’estime qu’entre 3000 et 5000 personnes sont passées entre les mains du Rabash durant toute sa vie. Et combien sont restées ? Probablement entre 70 et 80 personnes. Et c’est encore une estimation généreuse. Autrement dit, le taux d’abandon était très élevé. Aujourd’hui, il est bien plus faible.

Et où les gens peuvent-ils aller ? Notre époque est complètement différente. Aujourd’hui, chacun comprend clairement ce que la Kabbale lui apporte. Nous l’expliquons en termes simples.

Les gens pensent que dans la Kabbale, vous devez entrer quelque part avec votre esprit et y agir comme on le fait avec toute chose dans notre monde. Imaginez que je sois physicien. On m’apprend à travailler dans une centrale nucléaire, et je le fais. C’est tout. Dois-je changer pour cela ? Non. J’ai obtenu mon diplôme, mon habilitation de sécurité, et je suis allé travailler.

Mais ici, non. Ici, vous devez commencer à vous transformer vous-même. Toute la science repose sur le changement personnel, et jamais sur celui des autres. Par conséquent, la Kabbale est une méthode complètement différente.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les souffrances des kabbalistes » du 08/10/2010