Category Archives: Kabbale

Embrassez l’immensité

222Question : Notre groupe mondial n’a-t-il pas encore franchi le mur de fer qui nous sépare, ainsi que le monde entier, de la Kabbale ?

Réponse : En réalité, franchir ce mur de fer signifie acquérir la qualité du don sans réserve complet. Demandez-vous si vous êtes déjà dans cet état.

Parmi nous, certains sont en train de franchir ce mur, d’autres l’ont déjà franchi et d’autres encore sont en chemin, certains plus proches, d’autres plus éloignés.

Chacun de nous devrait ressentir qu’il ne lui reste qu’un seul effort pour franchir ce mur de fer. Au-delà, il y a de nombreuses autres étapes, et à chaque fois on aura l’impression de le franchir à nouveau. Mais toutes les étapes suivantes se déroulent au sein de cette échelle spirituelle, dans le monde supérieur, déjà dans la qualité du don sans réserve, d’un petit niveau de don sans réserve à un niveau toujours plus grand. En conséquence, un volume toujours croissant et des connexions internes toujours plus nombreuses entre le monde entier et soi-même se révèlent. Une personne ressent comme si elle contenait le monde entier.

En réalité, tout se trouve à l’intérieur de nous. Parfois, en contemplant le ciel étoilé la nuit, on éprouve soudain le désir de tout contenir en soi ; on veut tout embrasser. En fait, tout est en nous, et de ce fait on ressent en soi non seulement les étoiles, car elles ne représentent qu’une infime partie de notre monde, mais l’univers entier, sans parler du monde supérieur.

Extrait d’une Leçon virtuelle, le 18/11/2012

En attendant le Messie

232.01Commentaire : Vous avez dit un jour que 99,9% des personnes qui étudient la Kabbale abandonnent avant d’atteindre l’état initial.

Ma Réponse : Généralement, dans leurs tentatives d’ascension, beaucoup chutent du chemin. Puis, au cycle suivant ou après plusieurs années, ils essaient à nouveau. C’est très difficile.

En principe, 99% abandonnent parce qu’ils ne comprennent pas ou ne réalisent pas que 99% de leurs efforts sont l’œuvre de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon). La Lumière agit sur eux, et ils n’ont à y contribuer qu’à hauteur de 1%.

Mais cette participation doit être très subtile, délicate et sélective. Elle doit être précisément telle qu’elle attire sur soi-même l’influence de la Lumière Supérieure. Lorsqu’une personne accomplit certaines actions, elle devrait supposer que par ces actions, elle attire la Lumière Supérieure sur elle-même, et voir son avenir et son accomplissement uniquement dans cela. C’est comme si vous attendiez de l’air, quelque chose qui ne dépend pas de vous ; cela viendra et c’est tout !

C’est l’état dans lequel nous devons être, où nous agissons de toutes nos forces, nous étudions, nous essayons de nous unir, de diffuser, tout, et à l’intérieur il y a ce sentiment d’attente. C’est le concept d’« attendre le Messie ».

C’est pourquoi les Juifs étaient appelés « Zhidy » (du mot « attendre »), ceux qui attendent la rédemption. Voilà la rédemption.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Une âme sans corps » du 05/10/2010

Dans le champ magnétique du don sans réserve

294.2Question : Qu’est-ce que la foi dans la sagesse de la Kabbale ?

Réponse : La foi est le don sans réserve au-dessus de la réception. Nous utilisons la force de la foi car à l’intérieur d’une personne, il n’existe aucune force innée de don sans réserve ; on doit la recevoir du Créateur. Par l’influence de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon), la capacité de donner sans réserve se crée en elle.

C’est comme un aimant qui attire un morceau de métal. La capacité de donner sans réserve se maintient dans la personne uniquement parce qu’elle est sous l’influence de la Lumière Supérieure, et c’est pourquoi on l’appelle la foi. Elle doit être imprégnée de cette impression venue d’en haut, et alors seulement elle peut accomplir des actions altruistes, des calculs désintéressés. C’est pourquoi on l’appelle la foi.

Si le don sans réserve provenait de sa propre force, on ne l’appellerait pas la foi. Elle n’existe qu’à la condition que la Lumière Supérieure transmette sa qualité à la personne et crée en elle la capacité de donner sans réserve. La qualité du don sans réserve chez l’être créé provient de sa ressemblance avec la Lumière Supérieure, de son aspiration vers celle-ci ; c’est pourquoi on l’appelle la foi.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article n°16, 1988 : « Quel est le fondement sur lequel repose la Kedousha [Sainteté] ? » du 04/06/2012

L’esprit au service du désir

115.06En matière de développement spirituel, l’éducation, la raison et les capacités mentales sont totalement dénuées de sens.

Je l’ai constaté à partir de ma propre expérience. Je me suis toujours considéré comme intelligent ; je souhaitais me développer et naturellement je respectais la raison, la compréhension et le savoir. Pour moi, il était tout simplement divin de savoir, de comprendre, de réaliser, de penser, d’analyser et de synthétiser tout ce que l’on ressent et perçoit. Mais au final, il s’avère que personne n’en a besoin. C’est étonnant que personne n’en a besoin.

En fait, le travail spirituel consiste à réaliser avec votre cerveau développé que vous n’en avez pas besoin. Il suffit d’agir de manière à susciter l’influence de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon). Cela changera vos désirs, non pas votre esprit mais vos désirs. En accord avec ces nouveaux désirs, un nouvel esprit se développera au service de ces désirs. C’est tout.

Il m’a fallu beaucoup de temps pour enfin comprendre que le savoir n’est pas important ; il suffit d’attirer la Lumière Supérieure.

C’est pourquoi tous les gars intelligents qui viennent étudier la Kabbale, et qui veulent tout comprendre rapidement par la seule force de leur intelligence, « s’écrasent » comme des vagues contre ce mur de pierre jusqu’à ce qu’ils commencent à réaliser que c’est le contraire qui est vrai.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La Raison et les Sentiments » du 05/10/2010

Le succès dans la science de la Kabbale

566.01Question : Il est écrit dans TES (Talmud des dix Sefirot) : « Et qu’il consacre tout son temps à la science de la Kabbale – le véritable moyen d’atteindre le succès. » De quel type de succès s’agit-il ?

Réponse : Le succès dans la Kabbale signifie découvrir le Créateur.

Question : À quel bon signe le Baal HaSoulam fait-il référence, un signe qu’une personne doit recevoir sur le chemin spirituel ?

Réponse : Un bon signe est lorsqu’une personne, au lieu de s’appuyer sur ses propres efforts, reçoit du Créateur la clé de ce qu’elle attendait.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 21/11/2025

Tout provient de l’atteinte

222Question : Que signifie « la science de la Kabbale est revêtue des noms du Créateur » ?

Réponse : Cela signifie que tout ce que vous étudiez dans la Kabbale n’est qu’une chose extérieure, tandis que l’atteinte est une couche plus profonde. Après tout, tout ce que les kabbalistes écrivent provient de leur atteinte, de ce qu’ils révèlent dans la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer).

Question : Puisque toute la sagesse de la Torah est révélée dans la Lumière Réfléchie, peut-on dire que la Lumière Réfléchie est la ligne gauche ?

Réponse : Non, pas nécessairement.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 21/11/2025

Comment atteindre la vie spirituelle ?

249.02Ce n’est que lorsque je tente de sortir de mon désir de recevoir que je révèle mon incapacité à le faire. Je ne veux pas que mon égoïsme détermine toute ma vie car c’est un mauvais penchant qui m’empêche d’atteindre l’éternité, la perfection et le but de la création ; il entrave ma connexion avec autrui et m’aveugle au bien qui réside au sein d’une telle connexion.

L’égoïsme me cache tout, m’inculque de fausses valeurs et me condamne à une vie éphémère et transitoire. Par conséquent, je le déclare mon ennemi.

L’égoïsme est apparu lorsque l’âme d’Adam HaRishon s’est brisée, lorsque la connexion entre ses désirs a été rompu. Il y avait un récipient composé de dix Sefirot complètes et il s’est brisé. Désormais, au lieu de l’unité entre toutes ces parties, il y a un rejet mutuel et la haine se révèle.

C’est ce qu’on appelle le mauvais penchant (Yetser haRa). C’est lorsque chacun pense devoir régner et ne se soucie que de lui-même, et que les autres doivent le servir. C’est pourquoi l’égoïsme est appelé « l’ange de la mort », car si je me coupe des autres, je ne perçois que la vie que je ressens actuellement dans ce monde : une faible étincelle d’existence.

Mais si je suis connecté aux autres, je perçois le flux commun de la vie qui traverse chacun. C’est ce que signifie la vie spirituelle. Soit nous ressentons la vie telle que nous la vivons aujourd’hui, soit nous atteignons la sensation de la vie collective qui comporte 125 degrés, chacun étant supérieur au précédent. Pourtant, tous appartiennent déjà à la vie éternelle que nous ressentons car la Lumière circule entre nous.

En ce moment, je suis incapable de percevoir l’ange de la mort dans le simple fait de demander quelque chose pour moi-même, car cette compréhension doit venir d’en haut, de la Lumière Supérieure (Ohr Elyon). Pour cela, il me faut au moins une légère illumination que je n’ai pas encore. C’est pourquoi je me rends au groupe à contrecœur, sans foi, et je fais des efforts pour me connecter aux amis. Je ne veux pas de connexion et eux non plus, mais nous agissons selon les conseils des kabbalistes.

Parce que nous nous efforçons de nous unir malgré notre réticence, nous attirons de force la Lumière Supérieure vers nous. Et lorsqu’elle brille sur nous, nous commençons à ressentir la différence entre la vie spirituelle et la vie matérielle et nous progressons graduellement.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Travailler avec la foi au-dessus de la raison » du 10/09/2020

Ce qui nous donne la vie

276.02Question : Il est clair que la pluie est une bénédiction pour la terre, etc. Mais quelle est la signification du mot « pluie » ? Que signifie-t-il pour une personne ?

Réponse : Le mot « pluie » contient le fondement, la racine, le commencement de toute vie corporelle. Car la pluie est essentiellement une bénédiction qui descend du ciel sur la terre. Elle symbolise la bienveillance du Créateur envers Ses créations.

Question : Veuillez m’expliquer, dans le cadre du travail intérieur et spirituel d’une personne, que signifie la pluie ? Qu’est-ce que cela signifie ?

Réponse : La pluie est une grande bénédiction spirituelle bienveillante qui descend d’en haut et se manifeste dans notre monde corporel sous la forme de pluie, d’eau qui descend du ciel.

Question : Quelle est cette grande bénédiction pour mon cœur, pour mon âme ?

Réponse : C’est ce qui nous soutient ; c’est ce qui nous donne la vie.

Question : La pluie, précisément ?

Réponse : Oui, l’eau, précisément. Cela fait aussi référence à l’eau spirituelle : les eaux supérieures et les eaux inférieures. C’est la force de la nature, la bonté du Créateur envers nous qui descend et s’exprime corporellement par Ses actions sur nous.

Question : Quand quelqu’un dit « Mon âme est morte, je suis desséché intérieurement, tout en moi est desséché », est-ce une demande de pluie ?

Réponse : Oui, cet état peut être effrayant. Tout comme nous sommes immergés dans l’eau dans le ventre de notre mère et en sortons avec les eaux. Ces choses ne sont pas simples.

Question : Alors, concrètement, demandons-nous la pluie chaque fois que nous ne nous sentons mal ?

Réponse : Oui. La pluie, l’eau, signifie Hachamim, la miséricorde. Et c’est pourquoi nous la demandons.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » le 12/11/2025

Approche de la spiritualité

231.02La première tactique consiste à s’habituer à ne rien recevoir pour son propre plaisir, même les choses permises et nécessaires à l’existence du corps, comme manger, boire, dormir et autres nécessités (Le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot »).

Question : Comment cet exercice nous rapproche-t-il de la spiritualité ?

Réponse : Cet exercice nous amène à un état où nous demandons, nous nous tournons vers le Créateur et prions pour qu’Il nous illumine d’une Lumière qui apaisera notre désir de recevoir, afin que nous ne ressentions aucune différence, que nous recevions plus ou moins.

C’est précisément ce que nous devons comprendre.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des dix Sefirot » du 07/11/2025

La psychologie dans une impasse

423.02Question : Pourquoi le Baal HaSoulam avait-il un respect particulier pour la psychologie matérialiste ?

Réponse : Parce qu’à l’échelle de notre monde, elle explique tout correctement ; cependant, à l’instar des autres problèmes de notre monde, elle aboutit à une impasse.

Que pouvons-nous faire dans le monde avec notre psychologie actuelle ? Nous étudions l’être humain par tous les moyens possibles, nous sommes prêts à investir des milliards de ressources et d’efforts, et pourtant nous n’obtenons aucun résultat car nous ne prenons pas en compte le monde intérieur d’une personne.

La psychologie est comme un outil avec lequel je voudrais ouvrir une personne, regarder à l’intérieur, creuser, comme on le fait avec un ordinateur ou un moteur, afin de découvrir comment elle fonctionne, comment la corriger, l’ajuster, l’adapter à moi-même, comprendre quels sont ses problèmes, etc.

Mais en réalité, la psychologie ne m’aide pas dans cette voie. C’est comme essayer d’utiliser un tournevis et un marteau pour pénétrer à l’intérieur d’un mécanisme moderne composé de toutes sortes de circuits électroniques afin de le comprendre. C’est impossible de travailler de cette façon.

Pourtant, nous ne pouvons agir autrement car notre égoïsme, à travers lequel nous observons et étudions autrui, est très unilatéral et vil. Il nous empêche de comprendre ses motivations, ses ressources, ses causes et ses problèmes. Nous avons l’impression que la psychologie est inadaptée aux enfants, aux adultes, aux couples mariés, à tout le monde. Nous ne comprenons pas les gens et sommes incapables de les cerner. C’est le problème majeur de notre société : nous ignorons nos propres besoins.

Naturellement, la Kabbale remplace complètement la psychologie. Elle l’utilise lorsque c’est possible puis la développe car la psychologie ne peut évoluer d’elle-même. C’est pourquoi nous accueillons favorablement la psychologie matérialiste, mais nous devons d’abord la faire évoluer vers le domaine de la Kabbale.

Remarque : D’ailleurs, de nombreuses personnes ayant étudié ou poursuivant des études en psychologie s’intéressent à la Kabbale.

Ma Réponse : Naturellement, je suis certain qu’à l’avenir tous les psychologues et les philosophes se tourneront vers l’étude de la Kabbale car ils y trouveront des réponses aux questions auxquelles la psychologie ne peut répondre.

Extrait de KabTV, « Les Fondements de la Kabbale » du 13/12/2018