Baal HaSoulam, «L’Arvout (Garantie mutuelle)», article 25: … à propos de la raison pour laquelle la Torah n’avait pas été donnée à nos pères, parce que le commandement d’«Aimer ton prochain comme toi-même», qui est l’axe autour duquel gravite toute la Torah, et ce, malgré tous les commandements qui l’entourent pour la clarifier et l’interpréter, elle ne peut pas être observée par un individu, mais seulement au travers du consentement d’une nation entière.
Je ne peux pas arriver à quoi que ce soit dans un groupe de dix, si tous les autres amis ne me soutiennent et ne coopèrent pas avec moi. En fait, nous devons être «comme un seul homme dans un seul cœur. » Mes efforts personnels seront inefficaces si les autres ne participent pas aux efforts.
Cela peut sembler un très gros obstacle, mais en fait, ce n’est pas un obstacle. Si je ne peux pas m’intégrer dans un cadre appelé «le groupe corrigé de dix » cela signifie que je n’ai pas encore atteint ma correction personnelle et ne suis pas devenu celui qui donne sans réserve, qui a adhéré au Créateur, au moins dans une certaine mesure.
La perception de la réalité spirituelle fonctionne déjà ici. Je ne dois pas voir quoi que ce soit à l’extérieur comme un facteur externe. Le modèle des dix est en moi comme une réplique de mon monde intérieur qui est destiné seulement à faire que je puisse travailler avec mes attributs qui semblent être à l’extérieur, dans les amis. Cela m’aide à m’approche de la correction d’une manière plus pratique.
Le Créateur n’est pas révélé à un être créé individuel, mais seulement dans un groupe de dix. Cela correspond à la structure de la nation et du monde entier. Par conséquent, je dois travailler sur l’ensemble de la large dimension de la réalité.
C’est parce que tout cela est réellement moi. Je vois mes attributs internes à l’extérieur, comme une radiographie, dans la nature minérale, végétal, et animal et chez l’homme. C’est comme si tout se transmettait de moi vers l’extérieur.
Donc, je dois voir comment tous les autres avancent vers la correction et à quel point je peux aider à faire avancer chaque partie qui est extérieur à moi. Dans un endroit, je présente l’éducation intégrale, et dans un autre lieu, je présente du matériel d’introduction de l’éducation intégrale. Cependant, d’une façon ou d’une autre, tout cela ne vient que de moi, de la même source, et vise dans une seule direction, vers une éducation réelle intégrale, et au-delà aux cercles plus internes, ce qui signifie les désirs qui sont plus proches de mon point dans le cœur. Ici, je peux participer à la sagesse de la Kabbale et travailler dans un groupe de dix, ce qui signifie dans un environnement qui est plus proche de l’étincelle spirituelle dans mon point dans le cœur.
C’est ainsi que je dois voir le tableau d’ensemble. Grâce à cette perception, je comprends que si je restreins ma perception et ne m’inquiète pas du monde entier, cela ne mènera à rien.
Toutefois, une personne avance le long de ce chemin par la Lumière qui ramène vers le Bien qui l’aide progressivement à percevoir les choses correctement. Donc, nous devons faire ce que nous sommes obligés de faire, et nous finirons par changer. La Lumière viendra nous illuminer, et alors je vais voir et comprendre que mon approche et ma perception devraient être générales. La Lumière va me permettre de sentir et de comprendre ce qu’est l’attribut du don, et je vais l’accepter et continuer.
De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 23/05/13, “La Garantie Mutuelle ”
La nature a fait un chien instinctivement relié à son propriétaire. Il estime que sa vie dépend du propriétaire, et il s’annule devant lui. Nous aussi, nous devons nous annuler, pas instinctivement, mais par notre propre libre arbitre en fprenant notre propre décision, en travaillant contre notre ego qui n’existe pas chez les animaux, afin d’atteindre la même loyauté correcte et l’auto-annulation sans conditions préalables, simplement parce que Le Supérieur est ma source de vie.
Nous devons apprendre de la nature, mais là, cela arrive de soi-même, alors que nous devons travailler dur. Il y a de tels états difficiles que nous ne pouvons tout simplement pas accepter cela, et que cela nous confond et efface tous nos efforts.
Cette « loyauté de chien » n’est pas si différente de la façon dont une personne doit se soumettre devant le groupe et c’est beaucoup moins que la loyauté que nous devrions ressentir envers le Créateur. Toutes nos études et notre travail sont destinés à cela, pour stabiliser les récipients qui nous sont nécessaires, et à travers lesquels nous pouvons communiquer avec le Créateur. Nous avons besoin d’eux si nous voulons avoir quelque chose avec laquelle venir à Lui.
Tout cela est nous a été donné pour notre préparation: un enseignant, un groupe, le monde, l’étude, la diffusion, tout ce à quoi nous pouvons penser, et tout ça pour créer la première cellule par laquelle vous adhérez au Créateur. C’est comme un cône. Vous effectuez de nombreuses actions ici bas, et vous arrivez à un point seulement de l’adhérence avec le Créateur au-dessus lorsque vous pénétrez vraiment l’utérus avec la goutte de sperme.
Selon l’échelle spirituelle vous effectuez un grand nombre d’actions ici bas, des milliards d’actions que finissent par se transformer en une action unique au sommet de l’échelle, et dans cette seule action, vous entrez en contact avec le Créateur. Vous tournez un grand nombre d’actions dans une seule petite, l’action qualitative à l’égard du Créateur.
C’est la seule chose qui nous permet de L’atteindre. Voyez combien d’actions un petit enfant doit faire jusqu’à ce qu’il puisse effectuer une action rationnelle. Voyez comment il travaille dur à courir en rond jusqu’à ce qu’il parvienne enfin à faire quelque chose de significatif où l’esprit, le sentiment et le mouvement deviennent un tout.
De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 20/05/13, Le Zohar
Question: Qu’est-ce que cela signifie d’être le « peuple élu? » Pourquoi est-il choisi? Est-ce pour souffrir?
Réponse: Il est choisi pour faire un type particulier de travail dans le monde, et cela est exprimé à travers l’histoire. Oui, sa mission est difficile, et ce travail est réalisé de différentes manières.
Tout d’abord, la nation juive a donné au monde la Torah, la connexion avec le Créateur. Cette connexion a été adoptée de différentes manières par différentes parties de Malkhout générale, qui sont appelées les nations du monde. Elles ont perdu l’idée originale et l’ont utilisé dans leur propre intérêt, chacun à leur manière.
Ainsi, les religions ont été formées: le christianisme, l’islam et le judaïsme comme nous le savons, après la destruction du Temple. Des croyances et des méthodes aussi ont découlé de cela, dont l’origine précède parfois même Abraham.
Dans l’ensemble, le concept de la piété est interprété de différentes manières par chacun des soixante-dix récipients brisés et de leurs descendants. Sur le plan individuel, nous percevons aussi la vie et nos relations avec le monde et avec la piété de différentes façons, chacun se rapportant à la vie à sa façon.
En ce qui concerne le peuple élu, même si leurs récipients sont brisés, ils peuvent effectuer des actions qui visent à la correction grâce à leur préparation préliminaire.
Il a connu à peu près tout ce qu’on peut imaginer et a été jeté aux endroits les plus étranges! Toutefois, il a finalement atteint la «ligne d’arrivée», la dernière phase de l’accomplissement de soi. Cette phase peut durer des décennies et impliquer des processus dont je préfère ne pas en parler, mais c’est comme ça, et la ligne d’arrivée se rapproche.
Ce sont les résultats de la préparation préliminaire de ces récipients dans lesquels il y a des étincelles de l’éclatement, et par conséquent, ils réagissent différemment à la Lumière qui ramène vers le bien. La lumière se déverse sur tout le monde également, mais chaque nation se réveille en fonction de son caractère unique, et tout le monde avance dans son propre chemin. La lumière arrive à tout le monde, mais le rythme et la nature des changements sont différents.
Si vous aviez vu la Lumière Environnante qui vient et les progrès de toute l’humanité, si vous connaissiez l’essence intérieure de chaque nation, vous n’auriez pas à regarder les informations. Vous sauriez exactement ce qui va se passer avec chaque nation et avec chaque individu, même sans suivre les informations.
Question: Mais, encore, qu’est-ce que le « peuple élu? » Et qui en fait partie?
Réponse: Il s’agit d’un groupe de récipients, des désirs, qui ont une certaine Aviout (épaisseur). Ils sont reliés à un groupe dans le but d’effectuer un travail collectif et de ce fait se déplacer vers l’avant. Il y a une étincelle dans cette nation qui est séparée de la volonté égoïste, une étincelle qui dans le futur, peut être transformée en une force du don qui se développe dans le désir général d’une personne.
Question: A-t-il quelque chose à voir avec les gens qui vivent en Israël?
Réponse: Cela n’a rien à voir avec un lieu géographique. Toutefois, en même temps, cette nation a des conditions particulières externes dans la terre d’Israël et, par conséquent, des conditions intérieures qui sont différentes des conditions d’autres parties de la nation qui sont dispersées partout dans le monde.
D’une manière générale, il y a un ordre de développement des différentes parties de l’humanité. Tout d’abord, c’est notre groupe mondial, puis la nation d’Israël vivant dans la Terre d’Israël, puis la nation d’Israël vivant en dehors de la terre d’Israël, puis le reste de l’humanité, et cela est conforme à l’ordre d’attraction des personnes vers la correction.
Dans le passé, la nation d’Israël était les récipients corrigés qui étaient au-delà du Makhsom (barrière), au-delà de Parsa. Ensuite, ielle s’est brisée et a sombré dans une intention égoïste afin de mélanger avec AHP et finalement, pour atteindre le niveau général plus élevé de la correction du monde.
Avant la destruction du second Temple, ces récipients appartenaient à GE (Galgalta ve Eynaim). Ils ont dû être brisés et pénétrèrent dans les récipients de toutes les nations du monde puisque le Créateur voulait vraiment leur donner la Torah en premier. La «nation d’Israël» est la phase de préparation, le lien. Il faut passer par toutes les diversités de son destin de façon qu’elle puisse enfin assurer la correction du monde. C’est ce que nous essayons de faire, d’être l’avant-garde, les pionniers. Par conséquent, le peuple juif a reçu la chance de retourner en terre d’Israël et de là, revenir à leurs racines et commencer la correction.
Question: Est-ce la terre d’Israël sainte, de quelque manière que ce soit, dans le sens géographique?
Réponse: Non, mais la connexion avec elle, même au niveau minéral, comprend déjà l’intention altruiste.
Une personne sanctifie la terre. Une personne sanctifie la nature minérale, végétale, et animale. Cependant, nous n’appartenons pas au niveau «humain» puisque nous sommes encore au niveau animal. Ainsi, la «Terre d’Israël», ce qui signifie le désir de recevoir au niveau minéral, n’est pas sanctifié. Après tout, je n’attribue pas cette envie à moi même et la sanctifie. Je vis en terre d’Israël tout simplement parce que je me sens à l’aise ici. Si je sens de la pression ici, je vais quitter cet endroit, tout comme c’est arrivé il y a deux mille ans.
J’ai rencontré beaucoup d’Israéliens au cours du congrès du New Jersey, et aucun d’eux ne veut revenir, à l’exception de quelques individus qui sont connectés à nous. Les sondages montrent que les Juifs aux États-Unis s’éloignent d’Israël et ne veulent pas être identifiés avec Israël. Ils préfèrent être des Juifs américains, comme les membres des autres nations. Même s’ils sont en colère que j’écrive à ce sujet dans mon blog, ce sont les résultats des sondages dans lesquels ils ont effectivement pris part. Je vois la même chose dans les discussions et les conférences que je donne en Amérique.
Je ne les blâme pas, en aucun cas, bien sûr. Cela est assez naturel quand on vit dans un pays et que vous êtes connectés à cela égoïstement et voulez vous sentir bien là. Vous pouvez vous souvenir de votre pays d’origine une fois toutes les quelques années. La plupart des Juifs en Amérique, y compris ceux que j’ai rencontrés, n’ont jamais été en Israël. Qu’ont-ils réellement à faire ici?
Question: Ainsi, une personne doit vivre en Israël afin de compléter la correction?
Réponse: Le Baal HaSoulam dit qu’une personne qui est attirée par la spiritualité est attirée vers la terre d’Israël. Après tout, il y a quelque chose ici. Cette attraction ne peut pas être exprimée en mots, elle est causée par l’étincelle en nous. C’est pourquoi les gens qui étudient la sagesse de la Kabbale viennent ici, même s’ils ne sont pas juifs. Ils estiment que la source est ici, que cet endroit est différent et unique, et que vous vous sentez différemment ici par rapport à n’importe quel autre endroit. Cela n’a rien à voir avec la dynamique et la qualité de la vie extérieure, mais avec des raisons beaucoup plus profondes.
De la 3ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 14/05/13, Les écrits du Rabash
La Torah, «Exode», chapitre 18, versets 13-14: Il est arrivé le lendemain que Moïse s’assit pour juger le peuple, et le peuple se tint devant lui du matin jusqu’au soir. Quand le beau-père de Moïse a vu ce qu’il faisait pour le peuple, il dit: «Quelle est cette chose que tu fais pour les gens? Pourquoi sièges-tu seul, tandis que toutes les personnes se tiennent devant toi du matin au soir? «
Cela signifie qu’il est impossible de clarifier quoi que ce soit et d’avancer de cette façon avec tellement de gens qui ne sont pas organisés selon la structure spirituelle.
Versets 15-16: Moïse dit à son beau-père, « Car les gens viennent à moi pour chercher Dieu. Si l’un d’eux a un cas, il vient à moi, et je juge entre un homme et son prochain, et je fais connaître les ordonnances de Dieu et ses enseignements. «
Moïse est le point dans le cœur qui détermine le chemin d’une personne, examine et étudie comment juger, et vérifie où il est en fonction de son désir de recevoir. Ainsi, Moïse juge le peuple par son point dans le cœur à l’égard de son désir de recevoir.
Versets 17-18: Le beau-père de Moïse lui dit: « Ce que vous faites n’est pas bien. Vous vous éconduirez sûrement vous mêmes et ces gens qui sont avec vous, car la question est trop lourde pour vous, vous ne pouvez pas le faire tout seul ».
Il est impossible de clarifier les choses dans le travail spirituel de cette façon et de juger les gens suivant les lois du Seigneur.
Versets 19-20: Maintenant, écoute-moi. Je te conseille, et que le Seigneur soit avec toi. [Tu] représentes le peuple devant Dieu, et tu présenteras les choses à Dieu. Et tu les admonesteras concernant les statuts et les enseignements, et tu leur feras connaître la façon dont ils doivent aller et les actes qu’ils doivent effectuer.
Cela signifie que Jéthro enseigne Moïse comment il fallait tout organiser.
Versets 21-27: Mais tu choisiras de toute la nation des hommes de substance, craignant Dieu, des hommes de vérité qui haïssent le gain financier, et tu nommeras sur eux [Israël] les chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et les chefs de dizaines. Et ils jugeront le peuple en tout temps, et ils devront te soumettre toute question importante, et ils jugeront chaque question mineure, ce qui rendra [le travail] plus facile pour toi, et ils porteront [le fardeau] avec toi. Si tu fais cela, et que le Seigneur te commande, tu seras en mesure de survivre, et aussi, tous ces gens vont regagner leur place dans la paix « . Moïse obéit à son beau-père, et il a fait tout ce qu’il a dit. Moïse choisit des hommes de substance, de tout Israël et les nomma comme chefs du peuple, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaine et chefs de dizaine. Et ils jugèrent le peuple en tout temps; le cas difficiles ils l’apporteraient à Moïse, mais tous les cas mineurs ils les jugeaient eux-mêmes. Moïse renvoya son beau-père, et il s’en alla dans son pays.
Il est clair que nous sommes très loin de ce qui est décrit ici et il y a beaucoup de travail à faire, mais nous nous sommes déjà divisés en groupes de dix, afin de clarifier les états où nous sommes et dans quelle mesure on avance. C’est parce que l’avancement d’Israël est fondé sur un lien fort, jusqu’à ce que nous atteignons la révélation du Créateur, ce qui est appelé entrer dans la Terre d’Israël, le désir qui vise « Yashar El. » Par conséquent, nous nous sommes divisés en groupes de dix et nous essayons de faire le travail. Ensuite, il y aura d’autres phases.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23/05/13, Discussion à propos des dizaines
La préparation pour le travail spirituel général se compose de plusieurs étapes qui sont décrites comme des fables. Le travail spirituel par groupes de dix est décrit dans la Torah dans la section à propos de Jéthro. Jethro était le Grand Prêtre à Madian, ainsi que le beau-père de Moïse, le père de sa femme Séphora. Moïse a vécu dans la maison de Jéthro quand il s’est échappé de chez Pharaon, et c’est effectivement selon ses instructions que la structure de la nation d’Israël a été formée.
C’est une merveille pourquoi un prêtre de Madian, l’un des sages de toutes les nations du monde, a une telle connaissance de la nation d’Israël et a su former chacun de ses camps afin qu’ils puissent mieux comprendre les lois et se comporter correctement en fonction de la sentence du Seigneur. Que signifient ces concepts subtils qui concernent les corrections internes de la nation, qu’ont ils ont à voir avec un prêtre de Madian qui leur dit comment organiser la nation?
Jethro conseille Moïse après qu’il a déjà reçu la Torah! Cela peut sembler très étrange, mais le mode d’organisation de la nation provient de la sagesse des nations du monde, comme il est écrit: «Si une personne vous dit qu’il est la sagesse parmi les nations du monde, croyez en lui. » Par ailleurs, Jethro n’est pas un inconnu. Il connecte en fait le désir de recevoir à la Torah, au désir de donner sans réserve.
Nous avançons selon les étapes que la Torah dicte, et cela détermine la façon dont nous devrions nous diviser en groupes de dix, puis en groupes de centaines, des milliers, et donc avancer dans notre travail spirituel. Il s’agit d’une division naturelle en fonction de la nation qui devrait exister dans un groupe. Une simple foule sortit de Babylone, et Abraham, Isaac et Jacob ont commencé à les organiser en une nation.
Ils n’ont pas erré d’un endroit à un autre de leur parcours. Le groupe est sorti de l’ego général, de Babylone. Ils ont rompu avec les Babyloniens et se sont installés dans un endroit entouré de Babylone sur tous les côtés. Dans ce lieu, ils sont passés par toutes les étapes appelées Abraham, Isaac et Jacob. Ensuite, ils ont atteint le stade où ils ont commencé à sentir que l’ego était en train de les séparer – l’exil, la distance – en dépit de leur désir de se connecter comme ils avaient appris de leurs ancêtres. Une fois que ce groupe avait reçu la méthode de connexion de leurs ancêtres, ils connaissaient déjà les stades d’avancement de la révélation du Créateur. Ils ont compris que tout cela n’est révélé que dans la connexion entre eux, «Aime ton ami comme toi-même», d’où l’on vient à l’amour du Créateur.
Cependant, quand ils ont effectivement commencé à travailler sur le lien entre eux en suivant les conseils des trois niveaux supérieurs d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, ils ont commencé à sentir combien il est difficile de répondre à cela. Ils ont compris combien ce travail est épuisant et comment il les laisse impuissants. Ils ont passé par 400 ans d’exil et totalement perdu l’espoir.
Nous essayons de nous combler à travers différentes actions extérieures juste pour trouver de nouveaux pouvoirs. Cependant, toutes ces innovations sont toujours externes, même si nous apprenons encore une nouvelle chose et organisons un autre congrès. Cela est tout beau et bon, mais cela ne conduit pas à l’avancement significatif. Nous sommes encore en train de construire « Pithom et Ramsès, » ce qui signifie que nous faisons des efforts pour découvrir qu’il n’y a pas d’espoir!
Ensuite, un type plus intensif, efficace et ciblé de travail commence dans les groupes de dix, et nous voyons que si nous voulons être incorporées dans le travail spirituel, nous devons d’abord nous diviser en groupes de dix.
Il y a un stade dans laquelle nous devons nous séparer. Le travail en groupes de dix avance déjà selon les règlements qui découlent de l’avis des kabbalistes et surtout Rabash qui a formulé les principes de travail dans un groupe basé sur la méthode du Baal HaSoulam. Nous avons tout ce qu’il faut pour ce travail, mais nous devons apprendre la structure particulière du groupe des dix, comment le construire et comment remplir la méthode de connexion qui est la méthode pour la révélation du Créateur.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23/05/13, Discussion à propos des dizaines
Question : Pourquoi une prière pour l’auto-correction n’est-elle pas efficace ?
Réponse : C’est seulement une prière de beaucoup qui fonctionne. Une prière pour soi-même est nécessaire afin qu’une personne comprenne enfin que cela ne sert à rien et que c’est inefficace. Ce monde nous confond, car les gens qui pensent à eux-mêmes réussissent. Une personne commence une entreprise, s’engage dans le sport, et plus elle fait d’efforts, plus elle a de succès. Il s’agit d’un fait réel.
Toutefois, la spiritualité est à l’opposé de la corporéité. Plus je pense à moi-même et fais certains exercices, plus cela prouve que je ne peux pas réussir de cette façon. Les lois qui opèrent dans la spiritualité sont à l’opposé de toutes les lois de ce monde : ce n’est pas celui qui est sage qui réussit grâce à sa sagesse, et ce n’est pas le courageux qui réussit grâce à sa bravoure. Alors que ces qualités sont très utiles dans notre monde : plus vous avez de pouvoir, de cervelle ou d’argent, plus vous réussissez.
Ce monde est basé sur la bravoure égoïste. Cependant, dans le monde spirituel, c’est le contraire, et tout dépend de combien je sors de moi-même et reste impuissant, sans cervelle, et totalement incapable de réussir par moi-même, mais seulement en investissant dans les autres, me soumettant devant eux, et étant influencé par eux. Ainsi, j’enseigne à moi-même que c’est la façon d’avancer.
C’est une question très délicate. Nous travaillons dans le système intégral, et je ne peux réussir qu’à travers ma connexion avec tout le monde, dans la mesure où je peux me donner à eux. Je ne pourrai jamais quitter mon « cercle » et être à l’écart par rapport aux autres, et je ne veux pas cela ! L’avancement indique une plus grande pénétration dans le groupe afin d’être l’égal de tout le monde.
C’est en fait le contraire des lois de ce monde. Ainsi, toutes les règles que nous lisons dans les textes kabbalistiques ne sont pas seulement de bons conseils et suggestions d’une mamie concernée par un enfant qu’elle essaie de convaincre de ne pas sauter, ni de se battre, et de s’asseoir tranquillement. Au contraire, ce sont des règles blindées du système supérieur. Nous devons oublier tous les systèmes égoïstes habituels et essayer de s’habituer et d’accepter les lois du système supérieur où tout passe par le groupe, à travers le « dix », uniquement à travers l’environnement.
Vous atteindrez tout, mais les moyens, les règles du succès, sont différents de ceux qui sont acceptés dans ce monde. Votre réussite ne dépend que de vous dans la mesure où vous vous soumettez devant l’environnement, avec votre désir de tout donner aux amis, de vous en soucier, et de les aimer comme les personnes qui sont les plus chères pour vous et les plus aimées. Même si vous ne ressentez pas cela, vous vous forcez à agir de cette façon, comme si chacun d’eux était une personne formidable, la plus grande de notre génération, celle qui est la plus proche et la plus chère pour vous, encore plus que vous-même.
Bientôt, vous aurez réellement l’impression que c’est le cas et chaque personne deviendra très importante et chère à vos yeux : son état, sa santé et sa réussite. Vous allez comprendre et sentir que vous dépendez de cela et que vous n’aurez pas d’autre soucis excepté leur bien-être et leur santé.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 20/05/13, Écrits du Rabash, « En ce qui concerne l’amour des amis – 2 »
Question: Comment est connectée la pensée au sentiment, dans la création?
Réponse: Malkhout qui élève sa demande, le point noir de carence, est le sentiment. Mais ce sentiment ne peut pas prendre un certain caractère, le volume ou la forme si elle n’est pas intégrée dans Hokhma et Bina. Ces deux forces sont destinées à construire une forme appelée Adam qui ressemble au Créateur, à partir du désir cru et sans forme.
Après que la demande s’élève à Hokhma et Bina deux forces opposées commencent à opérer sur elle. Une seule force ne peut pas définir la direction et il doit y avoir deux forces qui opèrent dans des directions différentes. La force de la réception et la force du don construisent une forme qui est similaire à Keter à partir de la matière première, du manque de l’inférieur.
Hokhma et Bina sortent de Keter et ainsi Malkhout s’élève à elles et leur demande: «Construisez-moi comme Keter puisque vous sortez de Keter et la connaissez. Alors s’il vous plaît faites-moi comme elle « . C’est tout notre atteinte.
Malkhout ne sait pas ce qu’est Keter parce qu’elle est en haut. C’est le « point du Youd » (« Kotzo shel Youd ») que nous atteignons. Mais « Par Tes actions nous Te connaîtrons», ce qui signifie que nous allons comprendre le Créateur selon ce qui est fait de nous, et donc ça s’appelle une pensée.
Vous n’avez pas besoin d’être très intelligent pour accomplir cela, puisque moins vous devenez sage et plus vous êtes proche de votre réalité intérieure, mieux c’est. La sagesse spirituelle ne dépend pas de l’esprit corporel. Aucun kabbaliste est plus sage que les gens ordinaires et n’est pas né en étant un génie, mais il a plutôt de capacités moyennes dans le cadre de ce monde.
Le besoin de spiritualité n’est pas le résultat de ses aptitudes mentales supplémentaires ou encore ceux émotionnels. C’est quelque chose qui est totalement indépendant des attributs corporels. Il n’y a donc rien à craindre, si vous avez un désir qui vous oblige à vous assoir et étudier, c’est assez. C’est un signe que vous pouvez le développer, et non par la connaissance et les différents débats. La sagesse vient plus tard, à la suite de l’atteinte spirituelle. Tout d’abord, vous découvrirez le sentiment et alors seulement vous deviendrez plus sage par lui. Cela fonctionne de manière relativement opposée à ce monde dans lequel plus vous pensez froidement, comme un ordinateur ou une machine, plus vous pouvez faire de meilleurs calculs, plus vous êtes sage.
Dans la spiritualité tout est à l’opposé puisque le récipient spirituel est basé sur l’émotion, le désir de plaisir. Tous les comptes sont dans le désir de recevoir. Si vous ne mettez pas ce désir de côté et commencez à jouer avec lui, vous n’aurez pas avec quoi travailler. De quelle autre façon allez-vous atteindre le sentiment, la compréhension et l’atteinte?
Une pensée est la force de Bina et Bina est totalement basée sur un sentiment fort, puisque c’est le niveau de Hokhma qui voulait ressembler à Keter. C’est comme un invité qui découvre qu’il veut être comme l’hôte car sinon il ne peut pas exister.
Le problème n’est pas seulement d’exister, mais d’exister à la Lumière de l’hôte. Mais cela est impossible si vous ne Le remboursez pas au moins en Le traitant aussi bien qu’Il vous traite. Vous ne pouvez pas Le payer comme dans un restaurant ni l’indemniser pour les frais qu’il a fait pour la préparation des rafraîchissements pour vous, pour le coût des produits, le carburant, le travail, majoré de 20%. Il s’attend à un sentiment de vous qui est révélé dans la pensée, dans Bina. Tout est accompli dans le récipient de sentiment. Donc, tous nos progrès découlent de la déception, de la tension, et d’un sentiment de pénurie économique, que nous traduisons à une carence spirituelle.
De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 14/05/13, Le Livre du Zohar – Introduction