Category Archives: Spiritualité

Travailler dans la joie

Dr. Michael LaitmanDu Baal HaSoulam, Shamati n°53 « La question de limitation »: Et c’est là le sens de « toute peine en surplus », signifiant que la tristesse vient à une personne parce qu’elle veut des luxes. C’est ce que cela veut dire quand Israël est venu pour recevoir la Torah, Moïse fit sortir le peuple vers le bas de la montagne, comme il est écrit, « et ils se placèrent au bas de la montagne. »

(Une montage [en hébreu: Har] signifie pensées [hébreu: Hirourim]). Moïse les a conduit à la fin de la pensée, de la compréhension et de la raison, le degré le plus bas qui soit. C’est seulement alors, quand ils acceptèrent un tel état, d’y marcher sans aucune hésitation et mouvement, mais de rester dans cet état, comme s’ils avaient le plus grand Gadlut, et être d’heureux en cela, c’est le sens de « Servir le Seigneur avec joie. » Il en est ainsi parce que pendant Gadlout il n’est pas pertinent de dire qu’Il leur donne à travailler pour être dans la joie, car lors de la joie Gadlout vient tout seul. Au lieu de cela, le travail de la joie leur est donné pour la durée de Katnout, de sorte qu’ils auront la joie même s’ils ressentent Katnout. Et c’est un grand travail.

 

C’est ce qu’on appelle la partie principale de la mesure, qui est un discernement de Katnout. Ce discernement doit être permanent, et Gadlout est seulement une addition. En outre, on devrait aspirer à la partie principale, et non pas aux ajouts.

 

Une personne réduit ses exigences habituelles, descendant graduellement au « petit état » (Katnout) dans lequel elle ne demande rien pour elle-même. Et ce qui est nécessaire à son existence, elle le considère comme encore plus faible parce qu’elle se soucie de ces besoins à contrecœur, par devoir.

A partir de ce moment, elle commence à pénétrer dans le monde spirituel. Une indication de cet état est la joie. Tout d’abord, il faut atteindre la première restriction (Tsimtsoum Aleph), l’écran et la Lumière réfléchie, l’intention de donner, et avancer aussi loin que possible. Et puis, tout ce qu’une personne a besoin n’est pas considéré comme de la consommation. C’est pourquoi le signe de cet état est une joie constante, car elle n’a pas besoin de se soucier de quoi que ce soit, elle est baignée dans la Lumière du Créateur, dans la mer du don.

De la préparation de cours quotidien de Kabbale du 05/02/13

Je donne sans réserve signifie que j’existe

Dr. Michael LaitmanJe suis divisé en deux parties: GE et AHAP. La partie importante en moi est GE, et dans cela je suis dans un état figé.

D’un autre côté, je mets en fonctionnement mon AHAP seulement pour les besoins des autres. C’est comme si « j’avalais »son désir et commençais à le servir. La Lumière vient d’En Haut, et je fais passer cette Lumière vers l’autre à travers mon AHAP, et celle-là est la seule façon dont j’utilise mon AHAP.

Si, toutefois, l’autre n’a besoin de rien, alors mon AHAP n’existe pas. Il est enveloppé dans mon GE, et je retourne dans l’état de petitesse, à l’état figé.

Cela est parce qu’en réalité je n’ai besoin de rien, excepté pour mon GE, et j’ai besoin d’eux seulement pour être prêt à donner sans réserves aux autres. Dans chaque contact je contrôle immédiatement ce que l’autre veut et quand je trouve des désirs insatisfaits chez lui, j’alloue et développe en moi seulement la partie pour satisfaire ce qu’il désire de l’En Haut. Seulement dans cette mesure je fais fonctionner mon AHAP.

Ceci est appelé le monde spirituel: Je n’existe pas. Je n’existe que dans la mesure où je donne aux autres sans réserve. Aussi longtemps qu’il n’y a pas d’autres, je ne suis rien, un zéro complet. Cela est parce que mon GE n’est pas moi-même, il est seulement mon état d’être prêt, à la recherche : qui a besoin de mon don sans réserve ?

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 24/01/13, Les écrits du Rabash

Le point où Il y a une place pour tout le monde

congrès, groupeJe ne m’attendais pas à que nous vivions ce que nous avons fait lors du dernier congrès. Il s’agit d’une étape très importante: Nous ressentons que quand on dit s’élever au-dessus de nous-mêmes, de faire place à l’ami, l’autre à votre place, d’être intégré dans l’autre, de se connecter à lui. Nous avons connu toutes sortes de sentiments comme ceux-ci: Lorsque nous tous entrons dans un endroit et ne prenons aucune place, et grâce à l’auto-annulation, il y a place pour tout le monde. La même chose a été dite à propos du saint temple : Tout le monde est à l’étroit dans un lieu noir de monde, mais quand chacun doit s’incliner, alors il y a assez de place pour tout le monde.

Nous passons par de nombreux états. Tout d’abord, nous les goûtons, et cette dégustation est très importante. Puisque, ceci accompagne en fait l’entrée dans la phase de transition. Jusqu’à présent, nous ne savions pas comment interpréter, comment ressentir notre état. Nous avons dit des mots sans savoir ce qui se trouve derrière eux.

Et maintenant, une sensation a été créé: Nous sentons que nous sommes debout à côté d’une barrière psychologique, près d’une barrière que l’on ne peut pas passer de notre propre force, et là, sans doute, l’aide d’en haut est nécessaire. Elle est tout simplement indispensable, mais il faut l’inviter puisque la Lumière n’arrive pas si le Kli n’est pas prêt à cela.

C’est la façon que les Lumières et les Kelim sont construits. Pour le premier niveau que nous voulons atteindre, la loi est la loi, et nous avançons à un tel désir, qui sera compatible avec la Lumière de ce niveau.

On ne s’arrête pas. Il est interdit de le faire. Nous avons encore besoin de découvrir cette porte, la porte des larmes, la porte d’entrée, la demande de correction, MAN (Mayin Noukvin). Nous devons nous-mêmes les former: car il n’y a pas de Kelim ni même il y aura ceux qui seront immédiatement prêts à fonctionner. Nous sommes les premiers dans ce domaine. Nos pères nous ont accueilli, ceux qui ont posé les fondements de la Kabbale, qui ont créé le système kabbalistique, qui ont découvert la force supérieure et tous les niveaux qui sont entre les Lumières et les Kelim. Mais nous sommes les premiers dans la réalisation du bas vers le haut, de véritables pionniers.

Nous avons une grande responsabilité pour l’ensemble de l’humanité. Nous espérons que nous serons en mesure de les mener correctement par le chemin de la lumière et non celui de la souffrance. A ce moment précis, selon les événements dans le monde que nous voyons, nous approchons le point décisif du choix entre ces deux méthodes. Tout dépend de nous.

Et la chose principale est de se vérifier par le désir du supérieur. Même si nous avançons selon les lois spirituelles, au-dessus d’elles se trouve le désir du supérieur, que l’on peut obliger, en s’élevant au dessus de la voie de « en son temps », au-dessus de l’opposition permanente entre les Lumières et les Kelim, et peut accélérer le chemin à l’aide de Hassidim (miséricorde). Dans la mesure où nous sommes entraînés à cela, dans cette mesure, la miséricorde fera fonctionner le don, l’amour, les renoncements, l’achèvement et l’annulation de soi entre nous, dans cette mesure, nous inviterons sur nous-mêmes l’influence de la Lumière au-dessus de la loi. Puisque, en cela, nous montrons notre volonté d’incliner correctement notre tête et recevoir le chemin devant la Lumière qui nous engage à le faire. Nous nous obligeons nous-mêmes.

Nous espérons que nous percerons et de découvrirons rapidement l’influence de la Lumière sur nous. Il est clair que cela doit se transformer en une habitude où chacun ressent que tout le monde fait partie du Kli, un seul désir, une seule famille, une seule âme. Seulement il s’agit de la création et nous faisons partie d’elle. Maintenant, notre perception est troublée, et dans notre monde, il nous semble que chaque partie existe comme par elle-même. Mais dans la spiritualité, il existe seulement un ensemble parfait.

Si l’on peut se connecter et s’unir, comme deux liquides ou comme des gouttes de métal fondu qui se fondent en un seule, en substance, ce sera l’état spirituel entre nous. En lui il n’y a pas celui qui est séparé, seulement nous tous ensemble. Et par la suite le concept de « nous » disparaît également et ce qui reste n’est qu’un Kli pour la Lumière.

Du congrès d’Arava 18/1/13, Atelier 5

L’individualité est de vous inclure dans tout le monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment mon sens intégral de la perception, la nouvelle couche de ma psyché se combine ou résiste à mon « Moi » subjectif, mon individualité?

Réponse: Votre individualité est sous votre «nous». Ne forcez jamais votre « Moi ».

La chose est que votre « Moi » continue toujours à grandir dans le sens que vous pouvez vous réaliser vous-même par « le nous ». Comme vous vous incluez dans l’organe commun du désir et la pensée entiers de l’humanité, vous commencez « à gonfler », vous étendre.

Vos sensations et conscience en expansion semblent couvrir l’ensemble de l’humanité. Comme une femme enceinte avec un fœtus dans son ventre, vous vous sentirez comme si vous conteniez toute l’humanité à l’intérieur de vous. Il s’agit de la réalisation effective de votre «moi».

Votre inclusion dans tous les autres est votre individualité. Par exemple, l’individualité d’une femme dans sa famille est exprimée par le fait qu’elle tient tout le monde, sert tout le monde, s’occupe de tout le monde, pour la famille elle est – tout.

Dans le cas contraire, votre individualité sera exprimée par votre égoïsme, l’individualisme et la séparation de tout le monde. Il n’y a pas plus de place pour cela dans notre monde, nous allons à un nouveau niveau.

Du programme de KabTV “Un monde intégral” du 27/11/12

Changer tous les points négatifs en points positifs

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je faire une alliance avec le Créateur si je ne Le connais pas?

Réponse: La question est: Pourquoi est-ce que c’est le jeune marié qui signe le contrat de mariage (Kétouba) et non la mariée? Y a-t-il une sorte de volonté unilatérale dans ce cas? La même chose arrive quand une personne signe un accord avec le groupe ou avec le Créateur.

Cela signifie que ma signature sur le présent contrat est suffisant, car l’accord de l’autre côté, est certain. Ainsi, seul celui qui hésite et qui n’est pas sûr de signer, est alors obligé de signer l’engagement.

Il y a une force supérieure, et dans le but de la révéler, il doit y avoir une force plus faible. La force du supérieur est le don sans réserve et la force plus faible est la réception. La force de la partie inférieure doit atteindre la plénitude de sa déficience afin de se connecter à la force supérieure qui est éternellement le tout.

La plénitude est atteinte dans la partie inférieure de la connexion par la force de 10 personnes, par exemple, puis de 100, puis de 1000. Nous ajoutons toujours un autre zéro.

À moins que je me connecte à 10 personnes, je ne peux pas être appelé une « unité » spirituelle et, à moins que je me connecte à 100 personnes, je ne peux pas être appelé une seconde « unité » spirituelle ce qui signifie s’élever au deuxième niveau spirituel. Le compteur compte uniquement des zéros supplémentaires, ce qui est considéré comme un saut vers l’étape suivante.

Afin d’être adapté à toute la force supérieure, je dois au moins atteindre la connexion aux 10 premiers. Cela signifie que je dois me connecter aux 10 personnes puisque selon notre nature intérieure, nous atteignons la première, mesure minimale du don sans réserve, n ° 1, par la connexion de dix personnes comme un seul cœur et comme une seule âme. Maintenant, j’ai la première force du don sans réserve.

Si je peux me connecter à 100 personnes d’une manière similaire à celle d’un seul cœur et d’une seule âme en m’annulant totalement, j’atteints la deuxième force du don, le deuxième niveau spirituel. Et ainsi, je dois passer par 125 niveaux.

Afin de me connecter à eux, je signe un contrat mutuel. Il faut être connecté pour que chacun s’oublie lui-même et se connecte avec tout le monde comme un tout. Il est impossible de faire cela tout seul et nous devons nous aider mutuellement. Nous devons offrir à tous la grandeur de l’objectif, le cadre, la chaleur, et des exemples positifs. Pour ce faire, nous signons un contrat, et c’est ce qu’on appelle une alliance.

Chacun de nous passe par des états de « + » et de « -« , et nous avons besoin du moins pour atteindre le plus, pour nous « redresser ». Cela est possible si, pendant que je suis dans un état de « moins », la société intensifie mon intention. Mon moins grandit et se développe et le « plus »également, ils ne cessent d’augmenter. Après un petit plus, il y a un gros « moins », et après un gros« plus « il y a un moins deux fois plus grand.

C’est pourquoi je ne peux jamais surmonter le moins que je reçois et il me met toujours par terre. Je peux être totalement jeté en dehors, et je peux continuer à travailler, mais sans inspiration et sans réflexion. Quand je tombe dans un tel état, dans un tel « moins », la société doit intensifier mon intention.

C’est une bonne chose que j’ai reçu comme un moins à partir du moment où j’ai besoin d’un plus grande moins, je dois atteindre sa pleine mesure afin de remplir ma mesure. La question est de savoir comment en faire un atout. Pour ce faire, j’ai besoin d’une intention! Si mon manque et l’intention de la société se connectent, je peux changer le moins en plus à chaque fois et, par conséquent, constamment m’élever. C’est ce qu’on appelle faire une alliance.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 25/01/13, les Écrits du Rabash

La beauté à la lumière du don


Baal HaSoulam, livre «Shamati», article 9: “Quelles sont les trois choses qui élargissent les connaissances de l’homme dans le travail »: Le « St Zohar » interprète ce que les Sages disent: “Trois choses élargissent les connaissances de l’homme. Ce sont une belle femme, une jolie maison et de beaux  récipients”. Et il dit : une belle femme « est la sainte Shekhina.  » Une jolie maison »  c’est son cœur). Et des récipients signifient ces membres. Jusqu’à là sont ces paroles.

Et il faut interpréter que la Sainte Shekhina ne peut pas être découverte dans sa forme réelle, qui est grâce et beauté, sauf quand elle a des beaux récipients, qui sont ses membres qui s’étendent du cœur.  »

Il s’agit-là de nos récipients, ce sont des désirs qui doivent traverser des changements, parce qu’aujourd’hui, nous ne les utilisons pas correctement, c’est-à-dire que nous les utilisons pour nous-mêmes. “Femme”, qu’elle est belle pour le désir de recevoir, elle est moche pour le désir de donner, et doit recevoir une autre forme, pas la grâce et la beauté, mais être pieuse, c’est-à-dire, qu’elle se trouve complètement dans Hassidim. « Jolie maison » c’est l’ensemble du cœur de l’homme, et « beaux récipients », ce sont les désirs externes. Ainsi, en général sont appelés les cinq degrés de nos récipients. Et les récipients sont réparés par la jalousie, la convoitise et l’honneur, ce sont les mêmes attributs qui sortent l’homme de son monde égoïste, pour l’éveiller à s’élever vers des nouvelles valeurs.

Aujourd’hui, on n’a pas les forces de saisir ni d’identifier ce qu’est la vie spirituelle. Nous ne pouvons pas atteindre leurs valeurs, les discernements, les mesures d’acquisition, les sentiments, la compréhension. Mais on peut, ce qu’on appelle, “élargir nos connaissances. »

Cela signifie, que nous commençons à faire pénétrer dans notre désir de recevoir les attributs du don. Comment pouvons-nous faire cela? Le fait est que l’essence du don est l’intention et non pas le désir. Cela n’est possible qu’à condition, que tout d’abord, je m’arrête de travailler avec le désir de recevoir, que je fasse sur lui “une restriction ”.

Dès aujourd’hui, il ne forme plus le lieu où je reçois le plaisir ou la douleur. Je le « ferme », et il n’y a plus en moi de tel attribut. Et puis je vais développer pour ce désir la possibilité de recevoir de côté: “Je vais t’utiliser maintenant comme je le veux. »

Peu importe que viennent toutes sortes de plaisirs: avant je les recevais dans ce désir, mais maintenant, je les rejette les uns après les autres. De plus petit plaisir au plus grand plaisir.

Pourquoi ai-je besoin de tout ça? Peut-être que je suis juste « au régime”? Non. Je rejette les plaisirs parce que je veux ressembler au Créateur. Ce qui signifie, que je dois reconnaître l’importance du Créateur, que je ne reçois rien. La reconnaissance de cette importance je la reçois du groupe et commence à apprécier le Créateur, à apprécier l’attribut du don. Alors je n’utilise vraiment pas mon désir de recevoir. Si des plaisirs viennent, au-dessus d’eux, au-dessus de mon désir, au-dessus de moi-même, je veux développer et construire le désir de donner.

Par cela je stabilise en moi l’image de l’homme, semblable au Créateur. J’utilise mon désir de recevoir, par le plaisir, par le groupe et la puissance de la lumière, qui arrive et réalise tout comme étant des moyens de Lui donner sans réserve.

Et le don au Créateur, est l’essence du moyen possible pour lui faire plaisir. C’est-à-dire, est ce que c’est l’objectif? Non, c’est aussi un moyen. Et l’objectif est d’obtenir l’adhésion à Lui, parce que qu’en cela qu’il est vraiment content. En chemin, le but devient à chaque fois le moyen pour atteindre un but plus élever, et ainsi jusqu’à que on arrive la fin …

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, «Shamati», 23/01/2013

Sortir du brouillard


Question: Je pense qu’au congrès d’Arava nous avons prouvé que tout est possible. Et après?

Ma réponse: Le problème est le suivant: Dans ce monde, quand je vois le but et qu’il est important pour moi, alors j’ai assez d’ardeur et d’énergie pour l’obtenir, mais si la cible n’est pas visible ou n’est pas importante, alors je n’ai aucune énergie pour travailler, « Vraiment, pourquoi travailler dur? ».

En fin de compte, notre problème est de reconnaître l’importance de but. Délibérément d’en haut, l’importance en est diminuée, afin qu’à chaque fois nous acquérons une nouvelle importance, de sorte que chaque fois nous ayons un nouveau Créateur, un nouveau monde spirituel, tout est nouveau.

Et nous avec les amis devons construire cela par nous-mêmes. Ils ont besoin de me parler de l’importance de la voie spirituelle, bien qu’eux-mêmes ne la sentent pas. Mais nous nous sommes engagés les uns envers les autres, et c’est ce qu’on appelle “La garantie mutuelle”. Cela signifie, qu’il faut encore et encore se raconter les uns aux autres, combien le chemin spirituel est important, comme une maman ou grand-mère raconte une histoire à un enfant avant de se coucher.

Dites-moi, qui y-a-t-il eu de si spécial dans notre congrès? D’où est venu l’enthousiasme ? Y a-t-il quelque chose de tangible? Non. Avez-vous reçu quelque chose en main? Non. Avez-vous senti, entendu, vu, ou goûté la spiritualité? Non. En fait, il n’y avait rien, simplement on vous a gonflé “d’air chaud » comme un ballon, et en gonflant vous avez commencé à voler vers le haut. C’était tout votre congrès.

Alors qu’est-ce qui vous empêche de le faire maintenant? Pourquoi vous ne pouvez pas monter encore plus haut? Précisément maintenant, quand vous vous sentez la lourdeur, le manque d’intérêt, quand apparait en vous toutes sortes de calcul et que vous commencez à penser de manière plus «réaliste», principalement c’est maintenant que vous devez commencer à agir.

Question: au congrès nous nous sommes soi-disant frappés la tête contre le mur, car nous avons essayé d’atteindre quelque chose d’impossible, jusqu’à ce que nous ayons découvert que c’était possible, même au niveau minimal, c’est-à-dire, que tout est possible.

Ma réponse: Excellent. Maintenant continuez. Mais ne pensez pas que vous avez révélé maintenant un peu ce qu’est le ressenti spirituel, du fait qu’on a voulu vous donner une véritable base pour la suite des étapes suivantes. Au contraire, votre cœur s’alourdit, des difficultés sont ajoutées, vous devez oublier cela, comme si cela n’avait pas du tout existé. Tous vos « acomptes » seront repris, sinon ils deviendront une base égoïste pour progresser: “Ça vaut la peine d’avancer, car c’est agréable et extraordinaire, je veux une vie comme ça”. Ceci déjà n’est pas la spiritualité, mais “Klipa”. Avant elle n’était pas là et maintenant elle apparaît. C’est certainement aussi un acquis, mais pas la même acquisition que vous attendiez.

En bref, continuez. Précisément c’est maintenant que nous commençons à travailler avec des discernements spirituels: un peu de mérite, un peu d’annulation de sa personne, l’importance … Nous avons traversé la période la plus difficile, et maintenant à chaque fois nous aurons quelque chose de réel, de tangible. Vous sentirez ces choses entre vos « mains », vous les “goûterez”, vous les sentirez dans une épaisseur intérieure, par une résistance. Et bientôt vous allez même commencer à les mesurer.

Nous avons passé l’étape la plus difficile, où nous ne savions pas où nous étions, ce qui se passe, comme un nouveau-né qui vient de naître qui n’entend pas encore, ne voit pas, n’agit pas … Maintenant commence la nouvelle phase.

A partir d’article Numéro «Shamati», 21/01/2013

Les efforts d’un bébé accélèrent sa naissance

congrès, groupeQuestion : Au cours du congrès, nous avons fait des efforts pour naître, mais comment pouvons-nous les synchroniser avec les douleurs de l’enfantement qui viennent d’En-Haut ?

Réponse : C’est pour cela que l’on nous donne des exercices d’En-Haut : il y a un temps de descente, et un temps de montée, il y a des moments où l’on se réunit et nous étudions. Et les états les plus importants sont ceux où nous nous unissons l’un l’autre : pendant les cours, les autres activités conjointes, et aux conventions. Maintenant, nous ajoutons nos efforts aux douleurs naturelles de l’enfantement afin d’accélérer ce processus.

Et en fait, nos actions d’aujourd’hui accélèrent notre naissance à la fois quantitativement et qualitativement. En conséquence, nous commençons à comprendre et à mieux sentir où se trouve en fait le point le plus crucial, où nous avons besoin d’appuyer, et que sera un nouveau-né en fonction de nos attentes.

Un nouveau-né est notre prochain degré, comme des enfants qui suivent leurs parents, c’est notre état suivant. Nous passons tous ces états en raison de la concentration de nos efforts, en plus de ce qui nous est donné d’En-Haut.

Nous ne sentons pas dans notre travail ce qui appartient à la préparation du côté du Créateur et ce qu’Il fait. Nous appliquons la pression, en essayant de s’annuler devant tout le monde afin de créer un seul cœur, un seul désir, et en essayant de ne pas être un obstacle. Mais tout le reste est fait par le Créateur. Il réveille en nous des désirs et nous agissons, mais cela n’est pas ajouté à notre propre compte. Seuls les efforts que nous appliquons pour nous annuler, notre sacrifice de soi, sont comptés.

Ces actions nous sont données avec beaucoup de difficulté et pour quelques instants. Mais rien de plus n’est nécessaire, nous pouvons accumuler ces moments et atteindre très rapidement la force du don sans réserve, et sentir cette force se revêtir en nous. C’est ce qu’on appelle la révélation du Créateur à la créature.

Du congrès d’Arava du 18/01/13, Leçon n°5

Les étapes de l’amour des autres

congrès, groupeQuestion : Comment les changements graduels arrivent-ils à finalement nous conduire à un état où mon voisin devient plus important pour moi que je ne le suis pour moi-même ? Qu’est-ce que je ressens à chaque étape ?

Réponse : Ce type de changement se produit chez une personne uniquement avec l’aide de la Lumière qui Répare. En gros, cela peut être divisé en quatre étapes :

1. Nous ne sentons personne en dehors de nous ; ils semblent tellement « sans vie » à nos yeux. Ils vivent quelque part près de chez nous, mais nous n’avons rien en commun avec eux. Nous communiquons avec eux, les étreignons, chantons des chansons avec eux, mais nous continuons à les considérer comme des « marionnettes » qui existent à côté de nous.

2. Plus tard, dans la mesure du niveau d’affliction que nous traversons, qui est déclenchée par notre souci de ne pas progresser suffisamment, nous commençons à nous inquiéter : « Qu’est-ce qui va m’arriver ? ». En ce moment, nous continuons à souffrir et à faire des efforts, mais nous ne comprenons toujours pas les manières de se connecter avec les autres. Cela ne veut pas « pénétrer » dans nos oreilles, ce ne sont que de belles paroles, je les ai entendues de nombreuses fois…

La réalité, le processus d’apprentissage, et tout ce que nous faisons devient de plus en plus important pour nous, bien que nos préoccupations concernant les relations avec nos amis ne sont pas encore tout à fait claires pour nous. Nous ne ressentons pas encore que notre connexion nous mène quelque part. Elle semble juste être une sorte de « moralité » et nous rappelle même des commandements religieux.

3. Ainsi, nous commençons à négliger tout ce que nos amis font dans le groupe : les connexions, les danses, les chants. Nous ne sommes pas capables de nous comporter de cette façon. A nos yeux, cela semble très frivole ; nous acceptons d’agir de cette façon seulement parce qu’elle crée une ambiance bonne et agréable, et nous savons que nous devons encourager nos amis et rester ensemble. Donc, nous nous rencontrons lors des repas communs dans le but de se connecter un peu et peut-être même d’attirer de nouvelles personnes à nous. C’est ce que nous pensons.

4. À ce stade, nous reconnaissons que quoi que nous fassions, cela ne fonctionne pas pour nous. Nous commençons à remarquer qu’en ce moment, d’autres gens sont beaucoup plus intelligents à nos yeux. Nous commençons à nous dire : « Comment font-ils cela ? » Nous réévaluons notre attitude et arrivons à la conclusion que l’unité est importante.

Pas de doute, il s’agit du résultat de l’impact de la Lumière plutôt que d’une conséquence des activités mutuelles entre amis. Bien que, depuis que nous continuons toujours à participer à des activités conjointes, la Lumière Environnante descend vers nous. Nous commençons à considérer nos activités orientées vers l’unité comme utiles, mais pensons encore qu’elles sont purement théoriques. Nous continuons à parler d’elles, à lire et à écouter à propos du travail en groupe plus intensément qu’avant ; auparavant nous ne faisions même pas attention aux articles qui décrivent ces choses. Nous pensions que la « Préface à la sagesse de la Kabbale », « L’étude des dix Sefirot » et les autres écrits valaient la peine d’être lus, mais l’article « La dernière génération » nous a rappelé les idées communistes.

Peu à peu, sous l’influence de la Lumière Environnante, nous commençons à réaliser que nous devons travailler contre notre ego et le surmonter. Ensuite, nous remarquons que surmonter notre égoïsme et la connexion avec nos amis sont en fait une seule et même chose : il est impossible d’y parvenir autrement. C’est seulement faisable qu’en étant dans le groupe et exclusivement par la connexion aux amis.

Avant, nous n’avons jamais évalué les actions extérieures et les avons négligées dans la mesure où nous souhaitions qu’elles n’eussent jamais existé. « Pourquoi devons-nous nous unir avec les autres ? Aime ton ami semble repoussant… Avez-vous déjà vu cela se produire ? Qu’est-ce que vous racontez ? Cela me gêne que les livres de Kabbale parlent de telles choses… ».

Tout d’un coup, nous remarquons que le contenu interne de nos actions est totalement orienté vers l’unité, la fusion de nos particules internes, plutôt que des corps physiques. Nous continuons de négliger nos connexions physiques. Si cela ne nous conduit pas à joindre les points dans le cœur, nous continuons à mépriser les « trucs » et les « slogans » comme : « Unissons-nous ! Asseyons-nous ensemble lors des repas et discutons ! ».

Nous commençons à changer notre attitude envers l’unité. Soudainement on se rend compte qu’il s’agit de la connexion « des points dans le cœur » avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le bien. C’est pourquoi nous devons rester dans le groupe. C’est différent que de passer du temps dans un bar où les gens s’embrassent, chantent, et se sentent bien. Ici, nous nous asseyons également ensemble, nous pouvons prendre un verre et nous serrer dans les bras, bien que notre intention n’est pas d’unir nos corps ou certains idéaux terrestres égoïstes, mais plutôt d’essayer de rapprocher nos points dans le cœur et de demander à la Lumière de nous toucher et de les connecter entre eux. La Lumière nous influence suffisamment dans la mesure de nos efforts mutuels et de notre désir d’union.

C’est la façon dont nous avançons. Passer par ces étapes est essentiel. En conséquence, nous devenons convaincus que notre présence dans le groupe et les activités de groupe sont nécessaires pour relier les points dans le cœur avec l’aide de la Lumière. A partir de ce moment-là, nous arrêtons de négliger l’unité. Nous savons déjà que la réalisation spirituelle se trouve entièrement dans l’unité et notre avancement devient plus évident pour nous. Dans le même temps, nous découvrons une nouvelle difficulté sur notre chemin : nous devons trouver le moyen de nous détacher de notre « moi » à partir de quoi nous contribuons à l’unité. Nous devons être soucieux de donner à « l’exteriorité » plus de poids que notre propre « moi ». Pour cela, nous avons également besoin de la Lumière. Cependant, c’est la prochaine étape et elle se compose également de quatre sous-phases.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 07/01/13, Le Zohar

Toutes les graines pousseront finalement

Dr. Michael LaitmanQuestion : Le Baal HaSoulam a écrit que dans l’état de la dissimulation, nous restons dans le monde d’Assiya. En quoi est-il différent de notre monde matériel ?

Réponse : Dans la matérialité, personne ne peut jamais faire la différence entre donner et recevoir. Nous ne nous associons jamais soit avec Lo Lishma (pour soi-même) ou Lishma (pour le bien des autres), ni ne sentons la différence entre le bien et le mal.

Il est dit que le monde de Assiya se compose essentiellement du mal, le monde de Yetsira est à moitié bien et mal, et le monde de Béria est généralement bon. Quand on est présent dans l’un de ces mondes, on est capable de faire la différence entre le don et la réception, alors que dans notre monde, nous ne pouvons voir aucune différence entre eux.

En ce moment, nous sommes au plus bas niveau du monde de Assiya qui n’a rien de commun avec le monde spirituel d’Assiya. Nous essayons de placer notre monde à une échelle générale des mondes spirituels, car il n’y a rien d’autre que la spiritualité. Cependant, notre monde n’a pas de place sur l’échelle des mondes spirituels ; c’est une réalité illusoire qui est placée au niveau le plus bas possible, tout en bas du monde de Assiya, c’est une illusion qui donne l’impression erronée qu’il est possible d’exister à l’intérieur des frontières rigides du désir de recevoir, dans l’égoïsme pur.

En aucun cas c’est possible. Bien que la force supérieure maintienne la vie dans cette corporéité afin de nous donner une chance de rester en vie, jusqu’à ce qu’une étincelle spirituelle éclate en nous dans la spiritualité.

Dans ce monde, il y a une goutte de semence spirituelle, même si elle est « emprisonnée » dans ce monde matériel et n’a pas la liberté de sortir de celui-ci. Grâce à des efforts appliqués par cette goutte de semence pour se libérer, elle finit par passer de ce monde à la spiritualité. Quand elle y arrive, cette étincelle spirituelle commence à se développer dans un nouveau monde.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 10/01/13, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »