Category Archives: Travail en groupe

Donner sans réserve sans récompense

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam: « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés»: A cause de cela nous sommes obligés de commencer par Lo Lishma (pour soi-même). Le Rambam dit, « nos sages ont dit:« On devrait toujours étudier la Torah, et ​​même Lo Lishma, car à partir de Lo Lishma on en vient à l’intention altruiste de Lishma ».

Cela signifie que je dois d’abord donner sans réserve aux amis, aux autres, et au Créateur, autant que je peux, en pensant que grâce à cela, je me sens bien. Je n’ai pas encore l’intention correcte, mais pourtant j’effectue déjà des actions de don sans réserve. Nous sommes habitués à nous faire des faveurs les uns aux autres dans ce monde, en espérant en tirer profit. Une personne n’aide pas les autres à moins d’y voir un avantage personnel.

Dans le même temps, mon carburant ne vient pas de la Lumière qui ramène vers le bien, mais de mon propre intérêt. Je reçois un salaire égoïste pour mon don et c’est clair pour moi. Mais grâce à ces actions, je réveille la Lumière qui ramène vers le bien, et cela change ma récompense.

La lumière fait « un miracle », quelque chose d’inconnu pour moi. Elle me permet de donner, sans aucune récompense. Je suis rempli, mais seulement par le don sans réserve. C’est un « mouvement en sens unique ». Pour le moment nous ne pouvons pas imaginer un tel remplissage, mais quand la Lumière va nous changer, nous allons comprendre ce que c’est.

Alors en attendant, j’agis avec une intention égoïste de Lo Lishma, comme si je voulais atteindre l’intention de Lishma. Je donne sans réserve aux amis, j’étudie afin d’éveiller la Lumière qui va me changer, mais en attendant, je trouve un plaisir personnel en cela. Sinon je ne pourrais pas commencer.

Plus tard, la Lumière qui ramène vers le bien me permet d’agir sans penser à moi. Puis je découvre que je suis totalement hors de moi, dans d’autres, ou dans le Créateur, ce qui est la même chose pour moi.

Ainsi, le monde spirituel, l’intention altruiste, le don sans réserve, c’est quand je peux agir sans aucune récompense, sans aucun avantage personnel, consciemment et inconsciemment. Seule la Lumière qui nous influence peut nous permettre de faire cela, même si pour l’instant nous effectuons des actions égoïstes, à condition que nos actions correspondent parfaitement aux conseils des kabbalistes.

Nous étudions ensemble, comprenons que nous étudions sur les états corrigés, et voulons nous retrouver en eux. Par notre grand désir de les connaître, de se connecter avec eux, nous  réveillons la Lumière environnante sur nous-mêmes.

En fait, les livres de Kabbale nous disent comment nous sommes reliés les uns aux autres, comment donner sans réserve à l’autre, et se transformer en un récipient corrigé. Donc, si nous aspirons à cet état, au moins un peu, puis de là, comme d’une source d’eau, la Lumière qui ramène vers le bien vient et nous rapproche de la perfection. 

De la 4e partie du cours quotidien de  Kabbale du 01/11/2011, « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés»

Quand le Créateur est proche

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés»: Mais nous ne savons toujours pas ce qu’est le raffinement. En ce qui concerne ce qui a été mentionné avant, nous savons que, « Du poulain d’un  âne sauvage est né un homme. » Et nous sommes complètement immergés dans la crasse et la bassesse de l’auto-réception et de l’amour de soi, sans aucune étincelle d’amour pour son compagnon et sans le don sans réserve. Dans cet état, on est dans le point le plus éloigné de la racine.

Quand on grandit et qu’on est éduquée par la Torah et les Mitsvot (commandements), définis seulement par le but d’apporter du contentement à son Créateur et pas du tout pour l’amour de soi …

Une personne est dans le bon environnement, dans l’atmosphère correcte, près du groupe , de l’enseignant, et des livres quand on lui dit ce qu’est l’essence de son désir, comment l’accomplir, dans quelle direction, vers quelle situation, et quel but atteindre. Puis une personne grandit et apprend.

On en vient au don sans réserve pour son prpchain. Il arrive au degré par le remède naturel en étudiant  la Kabbale avec l’intention altruiste…

Finalement, nous étudions la sagesse de la Kabbale avec la bonne intention en vue d’atteindre le don sans réserve mutuel et ainsi d’assembler un récipient, selon le principe «un homme dans un seul cœur ». Tout ce qui est appelé « la Torah et ses commandements» est uniquement destiné à construire le récipient corrigé. C’est pourquoi il est dit : «Aime ton prochain comme toi-même est la grande règle de la Torah. » C’est parce qu’elle est censée faire de nous un récipient général corrigé.

Alors pourquoi avons-nous besoin d’unité? Afin de donner sans réserve au  Créateur et de Lui apporter satisfaction. Cela signifie que nous devons développer les  sentiments corrects entre nous, pour développer la bonne attitude envers ce que nous appelons «le Créateur», afin qu’Il soit très proche et cher à nous, afin que nous voulions vraiment lui apporter le contentement et ressentir du plaisir en cela. Le groupe peut transmettre à une personne cette attitude chaleureuse.

Par ce que la créature se développe dans les degrés de la sublimité supérieure jusqu’à ce qu’elle perde toute forme d’amour-propre et d’auto-réception. Dans cet état, les attributs de chacun sont soit pour donner sans réserve, ou pour recevoir en vue de donner sans réserve. Nos sages ont dit à ce sujet, « Les commandements ont été donnés uniquement dans le but de purifier les gens avec. »

Les actions que j’effectue pour corriger ma nature sont appelés «commandements». Leur but est de m’aider à me lier, comme avec les chaînes, dans tous mes  620 attributs, à tous ceux qui sont en dehors de moi. Grâce à cela  je peux devenir celui qui donne sans réserve et me connecter à tous en un seul.

Les actions qui me connectent aux autres sont appelées les « 248 commandements positifs» de Bina qui peuvent être partout. Ensuite j’utilise le désir des autres et mon désir, afin de les remplir, et ce  sont déjà « les 365 commandements négatifs. »

Nous pouvons dire que les commandements négatifs appartiennent à Galgalta ve Eynaim. Hillel disait: «Fais aux autres comme tu voudrais qu’ils te fassent ». Premièrement, je refuse d’exécuter toute action, car je n’ai pas encore le pouvoir de donner sans réserve. Ensuite, je passe à des commandements positifs qui peuvent être résumées par le principe de «aime ton prochain comme toi-même ». Ce sont déjà les commandements de AHP , les actions en direction de la véritable connexion.

Et puis il adhère à sa racine, comme il dit, « et adhérer à Lui. »

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du  01/11/2011, « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés »

Travaillez et la terre portera ses fruits

Dr. Michael LaitmanNous recevons tous un certain sens initial de l’importance du fruit amer du don sans réserve, mais nous ne pouvons supporter son goût terriblement amer. Cependant, si nous disons constamment à l’autre combien c’est important, alors tout le monde sera imprégné de cette importance. D’autre part, une personne ressentira plus clairement combien cela la répugne, contre sa nature tout entière. Elle aura le sens que cette chose est extrêmement précieuse, mais est au-delà d’elle-même.

Si une personne est dans l’environnement qui lui dit qu’elle n’a pas le choix car ce fruit est vital pour elle, et c’est toute sa vie, alors elle accepte de changer sa nature. Elle  commence à découvrir qu’il y a un remède pour cela, et exige la force qui va la changer: la Lumière qui ramène vers le bien.

Ainsi, progressivement, elle découvre un nouveau goût. Elle commence à trouver la douceur de cette amertume en ajoutant encore plus d’amertume!

Le Talmud donne un exemple en  interdisant de saupoudrer un citron ou un pamplemousse avec du sel, car il adoucit l’amertume naturelle et la transforme en douceur. Comme il est dit: «Le sel adoucit la viande ».

Aux fruits amers, nous ajoutons un composant encore plus amère, – l’écran  anti-égoïste et alors il devient doux! Ainsi, une personne obtient un remède appelé la force du don sans réserve.

Et puis l’amertume, qu’elle ressentait avant dans ses désirs égoïstes, devient douce à cause de l’écran. Autrement dit, elle obtient une connexion avec le don sans réserve, car le don sans réserve la change en plaisir pour elle. Et le donneur, qui est le Créateur, devient proche d’elle à un point tel qu’une personne ressent le désir de donner au Créateur.

Elle développe ensuite ce goût pour le don sans réserve, comme dans notre vie, nous développons un goût pour une nouvelle nourriture, et elle devient un plaisir pour nous. Un enfant ne boira  pas du vin parce qu’il est aigre ou amer, il  préférera plutôt un jus de fruit. Il refuse de manger des aliments très épicés et aigres que nous mangeons. Nos goûts normaux se développent également pendant notre vie, et nous pouvons développer une nouvelle attitude envers des choses qu’auparavant, nous ne pouvions pas tolérer.

La même chose arrive dans notre travail intérieur. Le don sans réserve est un fruit très amer. Il n’y a rien de séduisant en lui, c’est l’inverse tout ce qu’il y a en lui nous repousse. Toutefois, si une personne se soucie de l’importance du don sans réserve, cette importance se transforme en ligne droite pour elle, et l’amertume en ligne de gauche. Et puis elle construit une nouvelle ligne médiane, un moyen de goûter la douceur de l’amertume.

Il est tout à fait comme le Megillat Esther (Livre d’Esther), ce qui signifie la divulgation (Megillaha ) de la dissimulation (Esther). La douceur est ressentie dans l’amertume, et « l’obscurité va briller comme la lumière. » Et donc tout ce que nous nous sentions tellement amer devient doux à cause d’une nouvelle attitude.

Mais «la terre ne portera pas ses fruits jusqu’à ce que l’homme soit créé ». Les fruits existent déjà, et la terre est prête à les porter, c’est juste qu’une personne doit naître pour sentir qu’il y a un sol fertile, portant des fruits, et qu’ils sont  doux sinon, ce ne sont pas des fruits. Autrement dit, ce sont les fruits qui sont révélés à la suite du travail de l’homme, et sans cela, il ne récoltera  pas les fruits.

Dans la mesure où il a construit la ligne médiane, une nouvelle attitude face à ce qu’il ressentait comme amer, il va révéler qu’il s’agit d’un fruit sucré. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/11/2011, Ecrits du Rabash

Le voleur qui n’a pas volé une pièce de monnaie

Dr. Michael LaitmanLe fait que nos désirs soient brisés et distanciés des autres est une grande aide. Grâce à cela, nous sommes dans une situation similaire à celle décrite dans la parabole où le roi voulait transférer son trésor entier d’un endroit à un autre, mais avait peur de mettre tout ça dans les mains d’une seule personne puisque toutes étaient des voleurs.

Alors il divisa son trésor et a donné à tous une pièce de monnaie afin que chacun puisse résister à la tentation de la voler, afin de l’apporter à l’entrepôt. De cette façon, le roi a transféré son trésor entier vers le nouvel emplacement.

C’est exactement ce qui nous arrive. Nos Kli (désirs) sont brisés, de sorte que chaque personne a son propre désir de petite taille à porter. Cependant, si elle se connecte à d’autres, elle ne prend pas le mauvais désir brisé en eux, mais prend de la force pour surmonter son propre désir.

Cela nous donne des avantages. D’abord, tout ce que j’ai besoin de restreindre est mon désir de petite taille. Deuxièmement, autour de moi il y a une grande société avec des forces immenses, et donc peut m’influencer avec ses valeurs.

Après tout, bien que nos désirs soient brisés, ils sont connectés à un seul système. Autrement dit, nous ne sommes pas connectés les uns aux autres par notre propre désir, mais contre notre volonté, et non pas de notre côté, mais du côté de la nature. Si je suis sous l’influence des ces désirs qui sont si loin de moi, je peux alors les utiliser comme un instrument étranger, au lieu du Créateur.

Il s’avère que, grâce à la brisure, je reçois « l’aide à son encontre » : je peux utiliser une partie de mon désir qui a été séparée de moi par mon égoïsme. Il me semble que ces désirs sont en face de moi, loin de moi, et rejetés et détestés par moi. Ainsi je peux les utiliser comme des forces de soutien.

Cela signifie que la brisure nous est d’une grande utilité. D’une part, je ne suis pas obligé de corriger tout à la fois, tout le désir et résister ainsi aux trésors du roi. Il suffit de surmonter la tentation d’une pièce de monnaie placée en face de moi.

D’autre part, je reçois de tout le monde les forces qui me permettent de ne pas voler. Tout le monde me convainc de la grandeur du roi. Si je peux en quelque sorte me connecter à mon désir brisé, lui céder un peu, même de façon égoïste dans mon propre intérêt, ce qui est appelé « Lo Lishma , alors c’est bien. Et à travers eux je reçois la Lumière qui corrige mes désirs.

Après tout, la lumière intérieure ne peut pas briller en moi, mais la lumière environnante, si!  

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale 31/10/2011, TES

Le désir n’est pas brisé, l’écran l’est

Dr. Michael LaitmanQuestion : Vous dites que les désirs sont brisés, mais je les perçois comme un tout. Alors, qu’est-ce qu’un désir « brisé » ?

Réponse : Le désir de recevoir pour soi-même est appelée « brisé ». Et le désir orienté vers le don sans réserve est appelé « corrigé » ou sain. Ce désir ne se brise pas, l’écran oui.

Le désir est toujours sain. Si mon désir a un écran, et quand la lumière vient, je suis capable de la transmettre aux autres et ne garder que ce dont j’ai besoin pour mon existence, cela signifie que toute la lumière supérieure passe de moi aux autres. Elle ne s’attarde jamais en moi, elle circule constamment du monde de l’Infini à tout le monde sans exception. Puis je me sens absolument rempli, et la force de vie circule toujours en moi.

Mais si je n’ai pas cette qualité, ce qui signifie que je ne possède pas l’écran, la lumière supérieure ne m’atteint pas. Elle retourne immédiatement à sa source, la réalisation de la condition de la première restriction (Tsimtsoum Aleph ou TA ) : la lumière ne pénètre pas dans le désir de recevoir sans l’écran. C’est pourquoi je pense que j’existe « en moi » et non pas dans la Lumière.

« La chose en moi », de laquelle je suis, est appelée « ce monde », soit ce que nous percevons pour l’instant. « Ce monde » est ce que je perçois en moi.

Le monde d’en haut est ce que je ressens en dehors de moi, lorsque je me connecte au reste. Puis je perçois la vie dans son ensemble, et toute la Lumière du Créateur passe à travers moi vers tout le reste.

C’est pourquoi avoir un écran est quand je suis connecté à tout le monde où passe la lumière aux autres, ce qui est appelé « corrigé ». Et l’état où je n’ai pas un écran est appelé « brisé ». Le désir n’est pas brisé, l’écran l’est, même si nous utilisons fréquemment le terme : « désirs brisés »

De la leçon virtuelle du dimanche 23/10/2011

L’amour conscient pour un fruit amer

Dr. Michael LaitmanImaginez votre état qui est le même lorsque vous souhaitez donner à votre enfant quelque chose d’horrible, mais qui a bon goût pour eux. Ils ne le comprennent pas du tout et ne sont pas disposés à l’accepter. De même, nous devons consommer un fruit extrêmement amer et en tirer du plaisir en même temps. Mais comment puis-je aimer une telle amertume?  Comme un citron dans ma bouche, je crispe juste en le regardant.

Il y a la nourriture que nous mangeons juste pour accentuer sa douceur : l’aigre, le salé ou l’amer. Nous ajoutons des ingrédients afin de diluer un peu le goût, puis le sentons à travers le contraste des goûts opposés, comme « l’avantage de la lumière sur les ténèbres ». La Lumière est la douceur de notre désir de recevoir du plaisir.

Mais ici nous parlons de la transition vers l’amour désintéressé, le fruit amer. Je le rejette, par nature, et je suis incapable de sentir en lui son ultime grandeur. J’ai besoin de développer un désir pour lui alors j’augmente constamment et développe mon aspiration vers ce fruit amer, douloureux et désagréable, avec un désir de douceur qui ne fera que croître. Est-ce vraiment possible ?

Toutefois, cette mesure est nécessaire pour nous sortir du degré animal, où nous nous développons sous l’influence de notre ego, à la poursuite du plaisir. En réalité, les animaux ne recherchent pas vraiment du plaisir; ils opérèrent simplement selon leurs instincts.

Mais l’homme commence à s’élever au-dessus du degré animal et acquiert les désirs humains, alors il invente des plaisirs supplémentaires. Son désir de recevoir du plaisir croit beaucoup plus que le désir d’un animal régulier qui passe sa vie sans se développer, comme il est écrit : « Un veau d’un jour ancien est déjà considéré comme un taureau ».

Mais alors que nous nous développons dans ce monde, nous cherchons de plus grands plaisirs. Notre égo est toujours croissant et continue de créer de nouvelles sources de plaisir pour soi. De cette façon, nous poussons l’animal et le transformons en bête énorme.

Dès lors nous passons à un tout autre degré humain. Et la première chose qui se passe ici est notre perte d’entraînement pour l’accomplissement de l’égo. Nous commençons à sentir que cette vie ne nous est plus satisfaisante : elle devient fade et sans saveur. Une personne devient déprimée et commence à penser à la signification de sa vie.

Beaucoup de gens l’ont déjà senti aujourd’hui. Le degré de développement égoïste touche à sa fin, et nous ne voulons plus imaginer son fruit de plus en plus savoureux et séduisant. Nous nous interrogeons sur le but! Et cela est le degré suivant.

Et ici, nous pensons que le but est amer. Nous découvrons que si nous voulons voir le but et vraiment le révéler, nous pouvons le faire que sur le degré suivant, qui est opposé à celui où je suis maintenant. J’ai besoin de développer le désir pour un fruit très amer.

Après toutes les douceurs que j’ai eues, la crème glacée, les bonbons et les pâtisseries, je dois désirer quelque chose qui provoque des douleurs, une faiblesse, l’amertume et la douleur dans ma bouche. Ce fruit est si répugnant que ma nature ne me permet même pas de l’approcher de ma bouche.

La seule chose qui puisse être faite ici est de se sensibiliser à son importance. Tout le monde a besoin de me dire ses avantages, même si je suis repoussé par elle. Cette importance peut être développée par l’environnement, qui va me convaincre de la valeur de ce fruit amer; il me dégoûte tellement que je ne peux même pas la regarder. 

De la 1re partie du cours quotidien de Kabbale, Écrits du Rabash

Questions à propos des réunions du groupe et de la satisfaction des désirs

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans notre groupe, un certain nombre d’amis se rencontrent quand ils ont du temps libre. Je pense que ces rencontres vont dans le sens de l’unité profonde entre tous les amis du groupe.

Il y a de plus en plus d’objections à ces réunions. Nous pensons que nous devrions nous rencontrer non pas comme des groupes distincts, mais tous ensemble. Comment doit-on se comporter? Si nous continuons de cette façon, alors comment pouvons-nous expliquer cela à des amis qui sont contre de telles réunions?

Réponse: Il est souhaitable de se réunir au moins une fois par semaine pour ma leçon du  dimanche, le repas festif, et le rassemblement d’amis. Venez avec vos familles et passer quelques heures ensemble pour que cela devienne votre tradition.

Question: Vous parlez de l’amour et de remplir les désirs des autres de manière inconditionnelle. Si on répond à ces désirs, cela booste son ego, et crée un sentiment de supériorité. De quels désirs parlez-vous, et comment une personne peut-elle les satisfaire, sans penser à elle -même?

Réponse: Aimer les autres signifie remplir leur désir de spiritualité parce que tous les autres désirs (sauf pour les nécessités de la vie) sont au détriment d’une personne

Comment transcender les limites de l’univers

Dr. Michael LaitmanAfin de nous permettre d’atteindre l’objectif spirituel, nous sommes amenés à un endroit spécial avec des livres spéciaux et un environnement spécial. C’est parce que le sens de la vie ne peut être atteint que lorsqu’une personne transcende ses limites.

Ainsi, nous avons à découvrir les forces, les capacités, les attributs et les émotions qui sont au-delà des frontières de notre vie, au-delà des frontières de l’univers. Ce sont des attributs totalement différents qui ne peuvent être atteints que grâce à un environnement particulier dans lequel tout le monde veut aussi transcender la sensation de cette vie corporelle.

Il a d’abord été donné à une personne très peu d’énergie, un désir très faible. Afin de transcender les limites de cette vie et de s’élever au-dessus, elle a besoin de grands pouvoirs. Ces pouvoirs ne sont pas égoïstes, mais plutôt ce sont les pouvoirs du don sans réserve qui sont contraires à tout ce qui est en elle.

Ainsi, une personne est amenée à un environnement particulier dans lequel elle construit une relation privilégiée et découvre son désir de donner sans réserve. Bien que le don sans réserve ne semble pas attrayant au premier abord, avec le temps, elle obtient les impressions correctes et comprend que, avec l’aide de la puissance du don sans réserve, elle peut accomplir son désir de sentir la vie en dehors du corps.

Afin de réaliser son rêve, une personne a besoin d’avoir un grand pouvoir de don sans réserve .C’est pourquoi il lui  est donné une chance: «S’il vous plaît, agissez! Vous êtes parmi les autres gens, vous ne voulez pas avoir à faire avec eux, et vous ne voulez pas leur donner sans réserve. Cela est clair. Donc, vous devriez regretter de ne pouvoir le faire parce que sans cela, vous n’aurez pas de contrôle de votre propre vie. »

Ainsi, une personne commence à réfléchir si c’est une bonne affaire ou pas. Parfois, elle accepte parce qu’elle voit que c’est la seule manière possible, et, n’ayant pas d’autre choix, elle est obligée de l’accepter. Elle est prête à atteindre le don sans réserve, ne serait-ce que pour s’élever au-dessus de cette vie.

Finalement, cependant, elle commence à comprendre que la puissance du don sans réserve qu’elle  reçoit de l’environnement est l’essence de sa vie spirituelle. Il ne s’agit pas d’acompte qu’elle est prête à faire afin de recevoir par la suite la vie spirituelle dans son désir égoïste. Non, c’est la puissance du don sans réserve lui-même qui lui donne la vie supérieure, spirituelle et des sensations nouvelles.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/10/2011, Ecrits du Rabash

Le monde est déjà interconnecté, et nous ?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous travaillons principalement dans nos groupes locaux. Comment peut-on diviser correctement nos efforts entre le travail dans le groupe et des activités conjointes avec d’autres groupes?

Réponse: Tout d’abord, nous devons essayer de faire partie du plan général, selon lequel finalement tous nos groupes à travers le monde doivent se sentir comme un seul grand groupe. Le problème est que nous n’avons pas assez de gens, particulièrement les gestionnaires de projet. Nous devons organiser le travail afin que chaque groupe doive prendre part au processus général, selon le caractère du pays et de la région.

Maintenant, par exemple, le monde vit une période de soulèvements, et nous devons obtenir que tous nos groupes travaillent à y répondre. Ceci, bien sûr, doit être fait compte tenu des conditions locales, doucement, raisonnablement, et de manière compréhensive. Il n’est pas possible qu’un groupe veuille traiter avec cela  et un autre pas. Après tout, c’est le besoin présent. Si le monde ressent déjà qu’il est interconnecté réciproquement, nous devons le traiter comme un groupe. Il peut ne pas comprendre la situation encore, il peut être confus, mais il a déjà été formé.

Le système spirituel est révélé aujourd’hui, Malkhout du monde d’Assiya, et donc tout le monde reconnaît déjà l’unité mondiale. Autrefois il a été perçu différemment, mais maintenant, c’est exactement de cette façon. Les kabbalistes avaient l’habitude de dire que la sagesse de la Kabbale serait révélée à la fin du 20ème siècle, car Malkhout du monde d’Assiya descend dans notre monde. Nous pouvons le décrire différemment: il est révélé par l’intérieur, comme un filet qui monte du fond de l’océan et se referme sur nous, les petits poissons qui sont pêchés en son sein.

C’est la situation dans le monde aujourd’hui. Nous sommes dans ce filet, mais nous le sommes de bon gré, contrairement aux autres parce que cela  les mène à une crise. C’est pourquoi nous avons à faire de notre mieux pour expliquer à ceux pris dans le filet: «Ce n’est pas du tout la fin du monde. Nous ne pouvons plus échapper à ce filet, n’en rêvons même pas. Nous pouvons comprendre ses lois et les utiliser en notre faveur. Si nous comprenons la situation, nous allons atteindre le plaisir, l’éternité, la plénitude, et une nouvelle vie merveilleuse. Les choses ne seront pas les mêmes. Voyons donc ce qu’il en est. Après tout, nous n’avons pas d’autre choix. »

Nous avons à «annoncer» la nouvelle réalité. Aujourd’hui les politiciens, experts et scientifiques de premier plan en parlent déjà. C’est notre travail à l’égard du monde et de nos groupes.

Beaucoup d’entre nous sont toujours préoccupés par nos propres problèmes. Une personne veut atteindre le monde spirituel et ne le voit pas dans la connexion aux autres. Je me souviens comment j’ai personnellement eu du mal à digérer cette idée. J’ai entendu et lu beaucoup et ne pouvait toujours pas le connecter directement à moi-même. «Ce qui est écrit là est une chose, et je suis autre chose. » Une personne peut utiliser des beaux mots extérieurement, mais intérieurement traiter le monde d’une manière totalement différente. Alors c’est seulement la force générale du groupe qui opère sur nous tous, ensemble, qui peut  nous conduire progressivement à la compréhension correcte.

Aujourd’hui nous nous élevons à un nouveau niveau. Auparavant, chacun faisait  ses calculs personnels: «Si tout le monde étudie, je vais les rejoindre aussi, afin d’atteindre la spiritualité. » Puis nous avons commencé à parler un peu de la connexion dans le groupe, qui est le seul moyen par lequel le monde spirituel peut être atteint. Ce n’est pas simple, et nous ne sommes pas  totalement d’accord pour cela non plus.

Maintenant nous sommes confrontés à une condition nouvelle et plus avancée, et nous ne pouvons pas ralentir le processus d’évolution. Il ne dépend pas de nous. Nous convenons seulement que si le processus est dirigé dans cette direction, nous irons avec lui  parce qu’il n’y a pas d’autre choix.

Aujourd’hui, le même problème se révèle partout dans le monde. Mais il se manifeste différemment dans le monde et semble tourner dans notre direction. Les gens commencent à souffrir d’être connectés les uns aux autres. Nous le voulons dans le groupe et dans le même temps nous ne pouvons pas atteindre cette connexion mutuelle. C’est le contraire dans le monde. La connexion les lie tous ensemble contre leur volonté. Si le groupe allait également dans ce sens, les choses seraient beaucoup plus faciles.

Mais nous ne voyons pas que nous sommes reliés les uns aux autres. Nous vivons comme des îles isolées dans l’océan de l’humanité. On découvre un lien de plus en plus serré à partir duquel  on ne peut échapper, alors que nous, dans les groupes, nous semblons être totalement déconnectés.

Voilà comment nous sommes obligés de nous connecter volontairement et de manière indépendante et de construire le réseau général entre nous. Je dois m’y connecter moi-même. Dans l’immense réseau des âmes, nos groupes sont libres des ficelles du système général. Ainsi, on nous donne la possibilité de nous connecter au réseau en utilisant nos pouvoirs propres et de créer ces liens. C’est notre travail.

Espérons que nous puissions nous expliquer cela mieux, y compris ceux qui se sont «déplacés de côté » parce qu’ils ne peuvent accepter cette situation. C’est pourquoi j’ai de grandes attentes pour le congrès de décembre. Après tout, aujourd’hui, le monde entier est déjà lié mutuellement alors que nous ne le sommes pas. Cela signifie que c’est nous qui devons nous préparer pour la connexion et crier: «Unissons-nous »

Nous devons voir que le monde est plus corrigé que nous. Tout le monde est connecté d’En-Haut sans aucune préparation. Ils sont simplement « pris dans le filet ». Nous, cependant, devons découvrir ce réseau et le construire par nous-mêmes, et puis nos  «îles» vont leur dessiner le monde entier et leur apprendre à fonctionner correctement dans le nouveau mécanisme spirituel.

Espérons que nous réussirons à faire un pas important dans cette direction lors du congrès à venir. 

Du cours n°1 du congrès d’Arava du 27/10/2011

La liberté est une dépendance volontaire

Dr. Michael LaitmanLes kabbalistes mirent beaucoup d’accent sur le groupe, et toute la question de l’atteinte spirituelle est liée à cette notion. Le groupe est une méthode, un instrument pour l’atteinte de la Lumière. Il est le bien, la source de la lumière dans notre monde.

La lumière est la seule chose qui fonctionne. Elle fait tout, réveillant tous les désirs. Ainsi, si nous voulons changer la réalité, nous avons besoin de la lumière qui brille dans son sens habituel, et nous devons ajouter nos propres efforts afin d’accélérer notre développement, en le rendant souhaitable et bon.

Si nous voulons être des maîtres dans l’art spirituel, la lumière doit devenir la méthode, l’instrument dans nos mains qui fait ces changements. Nous pouvons seulement attirer la lumière qui ramène vers le bien dans le groupe. C’est pourquoi l’objectif du groupe, l’environnement, est de révéler la lumière qu’il contient et la laisser agir sur nous-mêmes et le monde entier. La Lumière se révèle dans notre monde à travers le groupe.

La direction de l’influence de la lumière dépend de nous. Nous ne pouvons pas changer son influence du tout ; nous pouvons qu’accélérer notre développement, faire briller la lumière plus fortement plutôt que la laisser faire naturellement. En d’autres termes, nous pouvons augmenter la vitesse.

Cependant, changer la vitesse signifie être d’accord avec ses actions et de changer nos sensations de développement. Ensuite, le développement va cesser d’être forcé et indésirable, il n’arrivera plus sous le rouleau compresseur de l’évolution. Au lieu de cela, nous allons nous développer selon notre désir et notre aspiration à avancer.

De cette façon, le travail en groupe devient le principal travail pour la révélation de la Lumière, le Créateur, dont notre vitesse de développement dépend. Ce n’est pas important de savoir dans quelle direction nous nous développons et ce que nous devons demander. Après tout, une fois que la lumière deviendra manifeste, elle expliquera et éclairera tout pour nous, clarifiera nos pensées et nos désirs, et nous tournera dans la bonne direction.

Nous dépendons complètement de la Lumière. C’est pourquoi nous comptons sur la construction d’un environnement, d’un groupe. En réalité, c’est la seule chose sur laquelle nous avons le pouvoir d’agir.

Dans la vie ordinaire, nous nous développons par la voie obligée, et personne ne nous demande où, comment et pourquoi devraient-ils changer de direction. Nous tournons simplement comme il se doit, sans même nous en rendre compte. La lumière change notre direction d’une manière dissimulée dans notre monde ou ouvertement dans le monde spirituel. La seule différence est que nous le comprenons.

Dans le monde spirituel, nous agissons parce que nous sommes d’accord pour agir, et nous voulons que la lumière opère et fasse tout le travail avec nous. Laissez-la faire ce qu’elle veut avec nous. Nous sommes prêts pour cela, et nous nous annulons avant ses actions.

Dans notre monde, chaque personne s’annule avant les actions de la Lumière, même s’ils ne comprennent pas ni ne le réalisent, comme un petit enfant qui joue et pense qu’il lui est donné toute la liberté dans ce monde.

Je n’ai pas la liberté dans le monde spirituel, mais je sais déjà que je ne suis pas libre, et je suis d’accord avec elle. Cependant, on nous donne la liberté de choix dans le milieu, entre ce monde et notre monde, dans ce qu’on appelle le tiers médian de Tifféret, pour que nous choisissions consciemment en voulant être sous l’influence de la Lumière.

En d’autres termes, ici, je suis toujours resté indépendant, bien que nous ne pensions pas que c’est la condition de notre indépendance, soit prendre la décision de nous mettre sous l’influence de la Lumière qui réforme. Nous ne comprenons pas ce qu’est notre point de  liberté.  En sonséquence, nous ne sentons pas et ne comprenons pas ce qu’est être libre. Nous existons dans l’obscurité absolue et sommes contrôlés du haut.

Dans le monde spirituel, nous existons également dans la lumière qui nous contrôle, mais ici, dans Klipat Noga, au milieu des forces de sainteté et d’impureté, nous construisons notre chemin par tous nos états, les points de liberté qui, l’un après l’autre, s’ajoutent jusqu’à faire une ligne. Nous la suivons de façon absolument indépendante et en même temps par une adhésion et une similarité absolue avec le Créateur.  Aujourd’hui, il nous est difficile de le comprendre.

Tout ceci est analysé et compris dans le groupe, dans la société. [59196]

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale , Écrits du Rabash