Category Archives: travail intérieur

Une demande pour le reste de votre vie

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que doit-on penser en lisant le Livre du Zohar ? Doit-on se concentrer sur certaines pensées particulières et simples ?

Réponse: Pendant toute la journée, vous devez discerner ce que vous voulez demander. Supposez que vous ayez 20 demandes. Choisissez l’une d’elles, la plus importante, et vérifier si toutes les autres y sont incluses. Ne vous contentez pas de choisir l’une des 20, en laissant toutes les autres derrière. Après tout, ce n’est pas comme ça qu’on on arrive au roi, qui est capable de mener à bien toutes nos demandes.

Il doit y avoir une demande, mais elle doit inclure l’ensemble de vos souhaits. Vous devez être convaincu que si vous vous adressez à Lui avec cette demande, et que vous receviez ce que vous souhaitez, alors vous n’aurez plus  jamais besoin de quelque chose. Vous venez au Roi une fois avec une seule demande, et si vous recevez une réponse, alors vous êtes complètement satisfait. Sinon, vous seriez en train de rabaisser la dignité du Roi et Sa perfection.

Mais si vous venez avec de nombreuses demandes, cela signifie qu’elles ne comprennent pas une seule réelle et que vous êtes comme un petit enfant qui est venu dans un magasin de jouets et a perdu la tête, ne sachant pas quoi attraper car il veut tout. Si vous êtes dans cet état pour le moment, alors vous ne recevrez pas la permission de venir au Roi tant que vous n’avez pas une demande sérieuse. Vous n’êtes autorisé à entrer qu’avec une seule demande.

Cependant, ce ne doit pas être une demande qui a temporairement émergé en vous juste maintenant, mais elle doit être telle que vous n’aurez probablement jamais rien d’autre à demander. Vous avez discerné la chose la plus importante dont vous avez besoin et cela ne changera  plus.

C’est la demande que vous devriez écrire et  vérifier-  vous avez 24 heures pour le faire, jusqu’à la prochaine lecture du Livre du Zohar demain! Et puis vérifier pendant plusieurs jours –  s’il s’agit de la demande correcte ou non.

Il est souhaitable de se vérifier et de changer de cette manière votre vie entièrement, si nécessaire … Puis vous verrez comment vos désirs changent et vous apprendrez qui vous êtes. Toutes la science de la Kabbale est une étude de nous-mêmes, la réalisation de la réalité, le Créateur à travers l’auto-accomplissement.

De la 2ème partie du cours  quotidien de  Kabbale du 24/01/2012, Le Zohar

Pourquoi ai-je besoin de tous les trésors du roi?

Dr. Michael LaitmanLe Zohar raconte comment la Lumière supérieure opère et nous donne sans réserve et construit à partir de l’ensemble de nos attributs quelque chose qui est semblable au Créateur: pas de notre chair, mais de notre essence intérieure qui est appelée, «esprit» et «cœur», à partir de toutes nos pensées et  de nos désirs qui constituent le « moi» de la personne.

Je ne sais pas ce qu’Il doit faire avec eux. En attendant, tous mes désirs et mes pensées sont impliqués avec ce que je vois devant moi afin d’en tirer du plaisir. C’est la façon dont l’ego, qui se tient derrière eux, fonctionne.

Et la Lumière qui arrive pendant la lecture du Livre du Zohar ne me laisse rien de la pensée et des désirs précédents, mais il commence peu à peu à me donner d’autres valeurs, mais au niveau de l’état où je me trouve. Et puis plus tard, il commence à me détacher de la réalité actuelle, comme à chaque fois qu’Il effectue quelques changements en moi. À certaines occasions, je m’élève au-dessus de cette réalité et ensuite à d’autres occasions, j’y sombre à nouveau encore plus.

Ainsi, à travers toutes sortes d’exercices et de changements, Il m’aide à cesser d’être dépendant de cette réalité, jusqu’à ce que finalement ce ne soit pas important pour moi si je suis dedans ou complètement séparée d’elle. Et je peux utiliser toutes ces formes juste dans  un but. Même si on me donnait tous les trésors du roi, et même si je suis une personne pauvre vivant dans la forêt sans même une chemise, ce n’est pas important parce que je  ne dépends que de l’intention, quelque chose de plus exalté que mon état. Je suis d’accord avec elle et la veut, au-dessus tout ce qui peut apparaître dans mon récipient (Kli) de réception, à la fois dans les pensées et les désirs.

Si je suis arrivé à un tel état, grâce aux exercices, c’est l’œuvre de Dieu sur moi, et à partir de ce moment, je commence à voir ce dont parle le Livre du Zohar.

Nous espérons que chaque jour et à chaque instant, nous allons entrer dans un tel état ​​où la Lumière nous parvient, la force supérieure, qui va commencer à nous changer et à nous élever au-dessus de tous les désirs et les pensées de sorte que nous allons commencer à être dépendants du donneur qui nous donne sans réserve. 

De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 17/01/2012, Le Zohar

La lentille à travers laquelle vous pouvez voir le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Peut-on rester dans la sensation du monde matériel et atteindre la spiritualité en même temps?

Réponse: Une personne qui atteint la spiritualité ne perd rien de ses sensations. Au contraire, elle ressent beaucoup plus de ce monde comme une source et un motif de plaisir.

Le monde spirituel signifie que vous atteignez la raison pour laquelle vous êtes vivant. Alors toute cette vie dans la réalité que vous sentez dans votre corps, appelée «ce monde»  vaut aussi la peine.

Le monde spirituel est le Créateur. En rassemblant vos attitudes envers les autres, auparavant dispersées et brisées, en une seule, en se connectant à eux comme à un tout qui est le vôtre et qui vous est cher, vous commencez à révéler le Créateur au sein de cette attitude.

Grâce à tout ce monde, comme à travers une lentille de focalisation, je concentre tout mon attitude envers lui  – dans l’amour, l’unité et la connexion, et dans ce point de focalisation-je trouve le Créateur.

C’est comme si de nombreux rayons (les formes de mon attitude) entraient dans cette lentille (le groupe, l’humanité), en sortaient  et se concentraient en un seul point (le Créateur).

Par conséquent, rien ne disparaît, mais au contraire – j’utilise en entier ce monde. Sans lui il n’y a rien à faire pour moi. Jusqu’à  la  réparation finale (Gmar Tikoun) je dois être dans ce monde, et si je n’ai pas fini la correction, je dois retourner à la même réalité, à son observation.

Que signifie «cette réalité» ? Je reviens aux mêmes qualités de perception, aux mêmes désirs que je n’ai pas fini de corriger. Et puis je vois une fois de plus une certaine réalité, en ressentant ce monde de même que maintenant ou peut-être un peu différemment. Mais je dois voir la réalité dans l’intention de plaisir, dans mes désirs imparfaits de réception, que je garde encore, jusqu’à ce que je les corrige tous. Puis cette réalité disparaît, car elle devient unifiée.

Regardez de côté à cette réalité toute entière, qui apparaît devant nous, et à la réalité spirituelle. Nous devons voir le désir de plaisir et combien nous ressentons en elle – pour le bien de la réception ou pour celui du don sans réserve. Selon cette étude, nous sommes dans une réalité ou une autre. Et nos cycles de vie sont comme un changement de Partsouf, l’un après l’autre.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale  du 23/01/2012, Le Zohar

Comment ouvrir le Livre du Zohar

Dr. Michael LaitmanIl y a un concept appelé «ouvrir le  livre. ».Ouvrir signifie atteindre ses profondeurs, son essence, d’arriver à connaître la force qu’il contient. Après tout, un livre est la source de la sagesse, la source de la connaissance, et la révélation de ce qui se tient derrière lui. Un livre est un concept composé de trois éléments: le livre, l’écrivain, et l’histoire.

Alors, qui est l’écrivain, quelle est l’histoire, et qui est le raconte ? Il est celui qui a écrit le livre. Il a écrit, sur la base de ses impressions de quelque chose. De ce qu’il a été impressionné par la source, la source qui a créé cette image à partir de laquelle il a été impressionné et qu’il décrit dans le livre. Et il est celui qui ouvre le livre, le livre appelé Le Livre du Ciel, il lit, et explique et vous enseigne à ce sujet. Il peut vous dire quelque chose en le décrivant dans le livre. Et vous lisez ce qu’il a écrit.

Il peut également être de telle sorte que vous n’ayez pas lu, mais vous êtes déjà entré à l’intérieur de cet auteur, ce conteur, et vous devez vous identifier à lui. Si vous ne vous identifiez pas avec Rabbi Shimon, vous ne saurez jamais ce qui est écrit dans le Livre du Zohar. Après tout, il vient revêtu en lui.

C’est pourquoi il y a deux constituants ici (bien qu’en réalité il y ait plus d’un depuis que le Créateur l’ait « écrit » ). Au minimum, nous devons nous revêtir de l’habit de Rabbi Shimon. Dans la mesure où nous pouvons nous identifier à lui, le respecter, tendre à lui, et essayer de fusionner avec lui, nous commençons à recevoir des impressions, de se sentir et d’atteindre ce qu’il véhicule dans le Livre du Zohar à  travers divers conseils qui peuvent être transmis sous une forme écrite.

Nous devons parvenir à un tel état où nous ne serons pas en mesure d’écouter le Zohar sans le concept appelé «Rabbi Shimon. »Sont également inclus dans ce concept ses élèves, comme ses étudiants sont inclus en lui.

Le récipient spirituel à partir duquel nous recevons l’impact est appelé « Rabbi Shimon. » Ce n’est pas une personne, mais une sorte de nuage de qualités, de forces et de définitions spirituelles. Ce système, dans son ensemble, est appelé Rabbi Shimon.

Je suis connecté à ce système. J’en reçois de la nourriture, et il est donc très important pour moi d’y adhérer. Plus je fusionne avec lui, le sentiment que je suis en contact avec Rabbi Shimon, en particulier, puis, en conséquence, je perçois davantage ce qui est à l’intérieur de lui. Par ailleurs, ce ne sera pas l’impression externe de la lecture du texte du Zohar, mais une réalisation plus interne.

Le fait que nous séparions quelque chose qui me transmet des impressions spirituelles en plusieurs composantes: le livre, le conteur, et l’histoire, me permet de m’unir à cette impression, cela ne me distance pas de lui. C’est encore une façon d’utiliser le concept appelé «l’ouverture du livre. »

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 02/01/12, Le Zohar

Vouloir travailler

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « L’Héritage de la Terre »: En effet il est dit dans les livres qu’il est impossible pour les âmes de recevoir la bonne récompense pour laquelle le Créateur a créé les âmes et le monde, sans que le récipient soit prêt à recevoir, et une personne ne peut pas atteindre ce récipient, sans effort et les efforts de garder les Mitsvot; sous la pression et la guerre, une personne se bat avec le mauvais penchant contre de nombreux obstacles et préoccupations. La douleur et l’effort dans la Torah fournissent un récipient pour l’âme afin qu’elle soit prête à recevoir tout le plaisir et la bonté pour laquelle Il l’a créé pour les êtres créés.  »

Nous ne pouvons pas recevoir la bonté et le plaisir sans travailler dur. Pourquoi? Parce que c’est le travail acharné qui stabilise et renforce les bons désirs à l’intérieur de nous pour la satisfaction que le Créateur a préparée. Il est impossible de gérer sans ces désirs, sans le fardeau, sans travailler dur et sans souffrances réelles. Il est dit: «.Tu mangeras du pain avec du sel, et boiras de l’eau avec parcimonie, tu dormiras sur le sol, vivras une vie de tristesse, et dans la Torah tu travailleras ». Dans l’ensemble, la majeure partie de l’humanité passe par un chemin de grandes souffrances, bien pire que la mort.

Pourquoi cela se produit-il? Pourquoi est-ce la seule façon par laquelle nous pouvons clarifier le manque qui vise l’objectif? En effet, sans l’acquisition de ce premier manque, nous ne sentirons pas le but, et ne seront jamais incorporés à l’intérieur. Peut-être que nous avons déjà atteint l’objectif mais nous ne pouvons pas le sentir parce que nous manquons d’expérience.

Donc beaucoup de travail dur est nécessaire jusqu’à ce que nous fassions enfin le grand saut, et il nous est révélé comme le désir approprié. Plus nous travaillons, plus nous faisons d’efforts, et il devient plus difficile à justifier en permanence le chemin jusqu’à ce que nous ne sortions finalement pas d’Égypte. Et la prochaine étape n’est pas simple.

Les kabbalistes ne nous cachent pas cela. Au contraire, ils veulent nous expliquer que notre travail est difficile et qu’il ne cesse de croître davantage. Ne pas attendre que tout se passe demain, sauf si vous êtes vraiment en mesure d’ajouter un demain merveilleux pour le présent. Ici, tout dépend de vous.

Nous devons donc «garder la Torah et les Mitsvot», qui signifie nous corriger en attirant la Lumière qui ramène vers le bien, dont l’influence nous relie. La méthode de la Kabbale est destinée à nous connecter. Il est dit: « J’ai créé le mauvais penchant et j’ai créé la Torah comme une épice. » La Torah corrige le mauvais penchant, ce qui signifie la séparation, et elle le corrige par l’unité et l’amour. Ainsi, «Aime ton prochain comme toi-même » est la grande règle de la Torah. Nous devons découvrir la haine entre nous et l’unité pour la corriger. Nous ne pouvons pas y échapper, nous devons nous unir en un tout.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 20/01/12, Le Baal HaSoulam, « L’Héritage de la Terre »

La nuit: prélude au jour

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « Introduction à l’étude des dix Sefirot»: Cependant, quand les difficultés et les tourments s’accumulent dans une large mesure, cela provoque une dissimulation double, que les livres appellent « la dissimulation au sein de la dissimulation. » Cela signifie que même Son dos  est invisible.
Une personne est un désir de recevoir. Si elle trouve la force de s’élever au-dessus de son égoïsme, elle devient équivalente au Créateur et ensuite en fonction de l’étendue de l’équivalence de forme, le Créateur se révèle à elle comme bon et bienveillant, comme celui qui donne sans réserve. Car une personne qui monte au-dessus de son désir devient aussi bonne et bienveillante. D’abord sa Providence se révèle à elle, basée sur la récompense et la punition et, plus tard, Il se révèle à elle comme l’éternelle Providence.

Mais si une personne ne peut se maintenir au-dessus du désir égoïste dans l’équivalence avec le Créateur, si elle n’a pas de Massakh (écran) assez fort elle ne peut pas faire face au plaisir qui apparaît devant elle, et il se transforme immédiatement en obscurité pour elle. Voilà comment une personne ressent la dissimulation. Ce n’est pas le vide, et ce n’est pas le manque de connaissances, mais plutôt un sentiment de quelque chose qui est caché: Il y a quelqu’un là-bas, et je peux le distinguer de mes propres qualités corrompues. Après tout, elles sont opposées à Lui, et c’est pourquoi j’estime qu’Il est caché.

Donc, la dissimulation est une sorte de révélation. Elle est divisée en deux parties: la simple dissimulation et la dissimulation double, mais dans tous les cas ce n’est pas un détachement total, comme dans notre cas. Ici, tout dépend du Massakh, de ma persévérance en essayant de me maintenir au-dessus de mon désir égoïste, de résister aux plaisirs à partir du don sans réserve, et de faire le lien non pas aux plaisirs du don sans réserve, mais à l’attribut du don sans réserve. Je dois faire le lien à la source, au Créateur, non pas parce que je suis comblé par Lui mais à cause de Sa qualité.

Mais s’il y a des états contre lesquels je ne peux pas lutter, j’entre dans la dissimulation et ceci m’amène à une grande souffrance. Pourtant, ce sont les souffrances spirituelles. Après tout, la dissimulation se réfère à la perception spirituelle. Cela ne fait pas référence à notre monde «inconscient» avec ses besoins «bestiaux», mais plutôt des souffrances spirituelles quand je ne peux pas faire plaisir au Créateur. De grands vides apparaissent en moi ce qui me causent une grande douleur et une grande  souffrance, mais je sais de quoi et pourquoi et je souffre.

Ainsi, dans la dissimulation, nous découvrons les récipients qui progressivement nous font avancer vers la révélation. Pendant cette période de préparation dans la dissimulation, nous devrions toujours essayer d’analyser: «De quoi je manque et pourquoi? Pourquoi je ne ressemble pas au  Créateur? Pourquoi je ne réussis pas? Que dois-je faire? Quels sont les moyens et les astuces que je devrais utiliser pour réussir? « Je dois faire de grands efforts qui sont désagréables d’une part, mais agréable, de l’autre. Tout dépend de la force de la foi, de la Lumière de Hassadim, de combien je veux ressembler à celui qui donne sans réserve.

En général, il est important de respecter la dissimulation et de la considérer comme une phase essentielle de notre développement. Nous n’atteindrons pas la révélation avant d’étudier la dissimulation en profondeur de toutes les manières possibles. La dissimulation, le sentiment d’obscurité, la nuit, est le moment de construire les récipients. Puis viendra le jour, qui est la révélation de la Lumière à l’intérieur de ces récipients.

Après tout, la lumière ne vient pas de l’extérieur. C’est la dissimulation qui la révèle. En d’autres termes, j’arrive à une telle correction que la dissimulation précédente devient la Lumière pour moi. D’abord je sens la dissimulation dans mon désir parce que je suis subordonné à l’intention égoïste. Puis je commence à travailler et à acquérir Massakhim (écrans) jusqu’à ce que j’acquière l’attribut du don sans réserve. Puis, je cesse immédiatement voyant la dissimulation, la restriction, et à la place je ressens l’attribut du don sans réserve en moi: je deviens celui qui donne sans réserve et je suis rempli de joie en ressemblant au Créateur. Ceci est la Lumière. Elle vient à moi non pas de l’extérieur, mais Elle se révèle en moi et alors je sens mon attribut corrigé.
De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 19/01/12, «L’étude des dix Sefirot »

La spiritualité n’est qu’entre nous

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Arvout (garantie mutuelle) » (version abrégée):Le Seigneur a parlé « Maintenant donc, si vous écoutez Ma voix, et gardez Mon alliance, alors vous serez Mon propre trésor parmi tous les peuples; et vous serez pour Moi un royaume de prêtres et une nation sainte »Et tout le peuple répondit ensemble, et dit: « Tout cela, nous le ferons ». Ces mots ne semblent pas correspondre à leur rôle, car le bon sens dicte que si on offre à son ami de faire un quelconque travail, et qu’on veut son accord, on devrait lui donner un exemple de la nature de ce travail et de sa récompense. C’est seulement alors que le receveur examine s’il y a lieu de refuser ou d’accepter. »

Quand nous commençons à travailler avec les récipients, ils ne sont pas ronds encore, parce qu’ils sont divisés en trois parties: la tête, l’intériorité, et la fin. Dans l’ensemble, notre réalité est sous la forme d’une pyramide qui est faite des cinq couches selon leur grossièreté: la racine, la couche n°1, la n° 2, 3 et 4. C’est toute la réalité.

Le point dans le cœur (*) se réveille dans les récipients les plus purs et ils ne peuvent satisfaire la correction auxniveaux de la racine, des niveaux 1 et 2. Ensemble, ils forment la partie appelée « Galgalta Ve Eineim»(GE), ou «Israël», qui vient des mots hébraïques « Yasher El » qui signifie « droit à Dieu ».Par leur nature, ils sont les récipients  du don sans réserve.

Bien sûr, les récipients les plus légers d’Israël sont les premiers qui éveillent à la correction. La correction elle-même est effectuée par la Lumière supérieure, qui influe sur les points dans leurs cœurs afin qu’ils se réveillent. Dans ces récipients, il y a le niveau de nos ancêtres qui n’ont pas besoin d’aucune préparation, et il y a aussi le niveau des fils qui doivent déjà travailler en groupe ou en tant que peuple, passer par la lourdeur du cœur ou découvrir «l’esclavage fd’Egypte », afin de s’unir et de faire alliance entre eux autour du mont Sinaï, puis s’élever aux niveaux des premier et deuxième temples.

Et ainsi le récipient de Galgalta ve Eineim atteint la fin de sa correction Gmar Tikoun , puis il est brisé et tombe dans les récipients de réception, à un état ​​d’exil. Puis il y a le mélange, l’incorporation mutuelle des récipients.

A la fin de ce processus, après 2000 ans, vient l’année 1995, le point à partir duquel la clarification et la correction commencent.

Il est dit: « et vous garderez Mon alliance, et vous serez Mon propre trésor parmi tous les peuples. » Cela signifie que les récipients  de GE devront se corriger eux-mêmes, après les 2000 années de mélange. «Un royaume de prêtres» signifie que tout le monde travaille dans le don sans réserve, et une «nation sainte» est la nation qui travaille pour le monde. Ainsi, ils servent le Créateur et les autres peuples et ils ne s’appartiennent pas du tout à eux-mêmes.

Ils ont le choix seulement dans le tiers médian de Tifferet, dans lequel ils viennent à la décision de consacrer la partie supérieure au Créateur et à consacrer la partie inférieure à servir les autres nations afin qu’elles soient aussi corrigées en vue du Créateur.

Le peuple d’Israël l’a accepté quand ils ont pris sur eux la correction de tous les désirs, dans la garantie mutuelle et dans l’unité. Ce sont des désirs qui sont révélées contre l’unité, contre l’alliance, contre la garantie mutuelle, qui appartiennent à la correction.

D’autre part, tous les désirs qui n’appartiennent pas à la connexion, aussi «élevés» qu’ils puissent être, sont appelés «bestiaux» parce qu’ils appartiennent à notre corps bestial. Dans notre monde il y a les niveaux minéral, du végétal, et de l’animal, tandis qu’au niveau du parlant, nous sommes tous reliés les uns aux autres. C’est pourquoi seuls les désirs, qui aspirent à la connexion ou sont contre elle, lui appartiennent.

Par conséquent, les désirs aux niveaux du minéral, du végétal, et de l’animal appartiennent à ce monde et nous ne les voyons pas comme faisant partie de la correction. Par exemple, si vous souhaitez manger dix repas par jour, vous n’avez pas à surmonter ce désir afin d’atteindre le but spirituel. Concentrez-vous sur les désirs qui visent au don sans réserve envers d’autres ou à ceux qui sont contre le don sans réserve envers les autres. Ce sont les seuls désirs spirituels, et seulement eux sont appelées Adam (l’homme).

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23/11/2011, «Arvout (la garantie mutuelle) »

Est-ce que je veux la révélation du Créateur?

Dr. Michael LaitmanUne personne passe par des phases de dissimulation et de révélation sur son chemin spirituel. Pourtant, la dissimulation n’est pas une chose facile. Qui est réellement caché ? Où a-t-Il disparu et où est Il ? Après tout, la dissimulation fait partie de la révélation.

Si je sens que quelqu’un est caché, cela signifie que je le connais, je sais qui il est et comment il devrait être révélé. Dans ce cas, nous pouvons déjà dire quelque chose sur la dissimulation : après tout, j’ai déjà une compréhension, une atteinte, une certaine sensation, mais ils sont l’opposé de la révélation.

Alors, comment peut-on l’atteint ? Tout d’abord, je dois comprendre que, pour le moment, je suis détaché dans un état d’inconscience. Ensuite, je dois probablement ressentir que quelque chose m’est caché. C’est déjà un pas en avant. Puis, je traverse une double dissimulation et une dissimulation unique, suivie d’une révélation partielle et d’une révélation complète.

Alors, comment puis-je traverser toutes ces phases ? Tout dépend de la manière dont le Créateur se révèle à moi. La question est : Comment puis-je accélérer Son apparition ?

Il veut se révéler à l’être créé, et nous aussi, pour l’instant, semblons vouloir Le révéler. Mais il s’avère alors qu’en fait nous ne le voulons pas du tout, parce que révéler le Créateur, c’est révéler l’attribut du don gouvernant le monde, et c’est devenir celui qui donne sans réserve. Cela signifie que je me restreints ; je me perds, et m’oublient totalement. Mon « moi  » cesse d’exister. Je ne peux même pas y penser. Donc, est-ce que je veux la révélation du Créateur ?

Ici, nous commençons à comprendre que ce n’est pas aussi simple que cela, que cela implique des choses très sérieuses, et qu’elles sont toutes dissimulées à l’intérieur d’une personne. A cause de notre nature, nous détestons la révélation du Créateur. Après tout, celle-ci contraste avec les plaisirs égoïstes que nous voulons. Sa révélation progressive m’est dépeinte comme quelque chose de terrible : C’est comme si je dirigeais le monde entier et que soudain un monstre commençait à en couper des morceaux, pièce par pièce, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien et qu’il m’avale aussi. Qui plus est, je dois lui donner mon accord, le vouloir, le chercher, le supplier de le faire.

Nous voyons donc que la chaîne de ces événements ne nous est pas révélée directement ; nous devons passer par un processus de préparation qui n’est pas simple. D’abord je profite des révélations, qui peuvent être agréables ou désagréables à mon égoïsme. Ensuite, je dois acquérir le sentiment qui est au-dessus de mon égoïsme, et puis je vois l’image opposée, que je ne suis plus guidé par les sensations d’amer et du doux, mais par les critères de la vérité et du faux.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 19/01/12, «L’étude des dix Sefirot »

Pas pour moi, mais pour autrui

Dr. Michael LaitmanSupposons que j’aie voulu voler quelque chose et que j’aie souffert parce que je ne savais pas comment le faire : «Pourquoi n’ai-je pas réussir? Où puis-je apprendre l’art de voler ? «  Puis, sous l’influence d’un bon environnement, je réalise que mon désir est mauvais. Ainsi, je me trouve dans un état de dissimulation, je ne suis pas d’accord avec mon propre attribut. Ma bonne image, celle du « bon gars » corrigé, m’est cachée. « Comment puis-je être respecté par les autres et par moi-même, et ne pas me réprimander tout le temps ? » Ainsi, je progresse et en apprend davantage sur les formes de dissimulation. Dès que je peux voir mon image parfaite, même si je la vois encore grossièrement mon désir crée une prière. Que je le veuille ou non, la prière se dégage de mon cœur et j’acquière la forme désirée. « Ca y est; je ne veux plus voler ! Je n’ai besoin de rien. « Et ainsi je suis comblé.

Et c’est la Lumière. Jusqu’à présent, c’était la Lumière de Hassadim, et même si elle est beaucoup plus faible que la lumière de Hokhma, je la préfère maintenant parce qu’elle a une autre qualité : J’aime ressembler au Créateur.

Puis vient la phase suivante de la correction : Si je n’ai besoin de rien, puis-je donner aux autres ? Alors, je me mets au travail. Il se divise en plusieurs parties. Je dois d’abord savoir qui j’ai volé afin de rembourser la «dette». Ensuite, je découvre que j’ai volé tout le monde.

Mais dans l’ensemble, je commence à apprécier le fait que je sois devenu équivalent au Créateur. Je remplis tout le monde avec la Lumière de Hokhma et tel est le niveau de ma ressemblance avec le Créateur.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 19/01/12, «L’étude des dix Sefirot »

Laissez le Zohar pénétrer le cœur

Dr. Michael LaitmanCe monde nous permet d’être impressionnés par le groupe, les amis ; ils peuvent être exactement comme moi, même pire que moi, ou même si seulement ils pouvaient être comme des enfants attirés par quelque chose de sublime, sans rien comprendre encore. De l’En-haut, ils reçoivent le désir et viennent vers le groupe avec l’enthousiasme et l’excitation de débutants. Il est clair qu’ils n’ont pas encore de pouvoir propre pour avancer vers la correction.

Pour ma part, cependant, je dois ajouter mon intention à leurs actions externes : Je veux être comme eux, je veux être incorporé dans cette excitation, au lieu de prédire de façon rationnelle leur refroidissement imminent. Je devrais être impressionné par leurs actions, par leur niveau élevé d’énergie, pour être incorporés en eux, et pour l’ajouter à mon intention. Je avoir comme eux un désir ardant pour l’importance du don, même sans aucun retour, sans aucune confirmation de toute possibilité de profits personnels.

Ainsi, en ajoutant mes intentions aux actions extérieures des amis, je peux m’élever, apprendre et être impressionné par le groupe. Peu importe le niveau, je peux toujours le connecter à mon état, à mon intention, et donc avancer.

La façon la meilleure et la plus sûre de mesurer cela est de me demander, pendant le cours du Zohar, si je suis préoccupé et inquiet que cela m’aidera ? Est-ce que je ne veux vraiment que cela et rien d’autre ? Ma préoccupation est-elle vraiment aussi grande ? Cela fait de nombreuses années que nous sommes ensembles, et nous vieillissons ensemble. Alors, progressons-nous?

Le point très important permettant le développement de la partie humaine en nous, est quand je suis assis face au livre du Zohar et que je vois en lui, dans son influence, mon seul secours. J’ai laissé toutes les autres sources qui m’ont influencé, car après les avoir vérifiées, je les ai trouvées vides et sèches.

Ce n’est que lorsque j’ouvre le Livre du Zohar, que je sens le souffle d’une grande force. Cependant, c’est comme si j’étais séparé de cette force par une cloison et que je devais effectuer en moi diverses actions pour enlever la carapace de mon cœur, de sorte que le livre m’influence.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 18/01/12, Le Zohar