
Le problème est qu’une personne est satisfaite de ce qu’elle a gagné. Elle a atteint un certain état et sent qu’elle a réussi quelque chose, compris et ressenti quelque chose. Et puis elle veut développer le même degré : devenir plus intelligente en cela, comprendre et ressentir plus. Elle commence à se développer dans le même état comme si c’était « en largeur », à la recherche de quelques citations relatives à ce niveau qu’elle a atteint dans son cœur et son esprit.
Elle se plonge dans cet état et veut y rester. C’est comme si elle voulait rester un enseignant de l’école primaire, avec des classes de 6 à 11 ans, travaillant sur le même niveau tout le temps, mais en allant de plus en plus profondément dans la matière et améliorant ses compétences. Mais est-ce une bonne chose ou est-ce encore profitable de devenir un enseignant du secondaire, avec des classes de 12 ans et plus ?
Si elle commence à s’élever ici, alors il y a des choses qu’elle a besoin d’étudier, de comprendre. C’est ainsi que les problèmes commencent, les maux de tête et la pression. C’est ainsi que les forces égoïstes (Klipa) agissent, ce qui nous permet de travailler : « S’il vous plaît, travaillez dans l’état dans lequel vous êtes maintenant. N’avancez pas, ne montez pas plus haut ! »
Pour monter plus haut, vous avez besoin de la force supérieure. Soit elle vous réveillera et vous tirera, soit vous serez attiré par le groupe. Mais nous savons que « Celui qui accroît la connaissance, accroît la souffrance. » C’est pourquoi il est si difficile d’avancer et les forces qui nous freinent sont appelées la « coquille » (Klipot). La Klipa promet une vie douce et nous cajole : « Reste avec moi ! Je vais te couvrir et tu te sentiras au chaud, dans le confort et le calme. » Et vous vous détendez, en vous appuyant sur ces promesses et c’est fini pour vous.
Là est le problème. Si la Klipa avait montré son vrai visage, si vous aviez vu comment elle vous arrête, en ne vous permettant pas d’obtenir une connaissance, un énorme accomplissement, alors vous auriez combattu contre elle. Mais le problème dans son ensemble est que cela vous calme et en une fraction de seconde vous attrape et aspire l’épanouissement hors de vous. Et ça marche à cause de sa douceur que vous ressentez en étant un peu détendu ou en somnolant en classe… C’est le travail de base de la Klipa.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 12/08/13, Le Livre du Zohar – Introduction
S’exercez comme «un bœuf à la charge et un âne à la charge» signifie travailler sans ressentir aucun goût dans le travail. Je lis le Livre du Zohar, car le médecin a dit que cela fonctionne comme une drogue qui va m’aider à récupérer. Habituellement, elle est désagréable et assez difficile. Elle est contraire à mes désirs charnels et ce n’est pas à mon goût, mais le médecin l’a prescrit et donc je le fais.
Je ne veux pas éprouver du plaisir dans mon esprit et le cœur par la lecture du Zohar. Bien que la lecture du Zohar m’apporte de la joie, je ne suis pas content parce que je crois comprendre, sentir et suis l’intrigue comme dans un livre d’aventure, suivant les voyages des grands sages comme on suit les grands explorateurs de nouvelles terres et continents. Je suis heureux seulement parce que j’accepte cette lecture comme un médicament.
Ce n’est pas la lecture elle-même qui me donne de la joie, mais le processus que je traverse. Tout d’abord, je suis les ordres des sages, ce qui signifie que je m’incline devant eux. Deuxièmement, j’ai entendu qu’il apporte la joie et du plaisir au Créateur. Enfin, je me corrige de cette façon et me rapproche du Créateur!
Si vous plongez dans le texte, cela signifie que vous opérez dans votre désir de recevoir en essayant de le remplir d’une certaine manière par le cœur et l’esprit égoïste. Ainsi, vous volez l’intensité de votre étude, l’intensité de l’état. Cependant, par la suite, les choses vont tourner dans l’autre sens et il viendra un moment où vous comprendrez tout à coup que vous n’avez rien. Cette douleur égoïste vous fera comprendre que vous avez étudié de la mauvaise manière.
Cette approche n’est pas précise à 100% car comment puis-je essayer de comprendre de quoi traite le Livre du Zohar avec mon esprit corporel? Si vous êtes un scientifique, vous étudiez ce monde avec les outils que vous avez, avec vos émotions et votre esprit, en essayant de comprendre dans votre esprit. C’est ainsi que la science fonctionne dans ce monde et cela est appelé «raison».
Cependant, le monde spirituel est à un niveau différent. Il est dans une dimension où vos émotions et votre esprit n’ont aucun contrôle sur quoi que ce soit. Vous ne pouvez même pas imaginer ce que c’est. C’est sur une fréquence tout à fait différente. C’est comme si vous receviez une fréquence de 100 kilo hertz alors que quelqu’un d’autre travaille sur une fréquence de 100 méga hertz. Ce sont des fréquences totalement différentes: l’une est longue, et l’autre est courte. Elles ne peuvent pas communiquer et ne peuvent générer aucune forme commune.
Comment pouvez-vous parler d’un monde que vous ne pouvez pas percevoir? A quoi pouvez-vous vous raccrocher? A rien! Cependant, vous avez reçu des livres que vous ne comprenez pas du tout et ne pouvez pas comprendre. Vous ne comprendrez rien à moins que vous atteigniez le niveau du livre. Ce niveau de qualité est obtenu en changeant tous vos sens et votre esprit. Tout est changé en vous, et vous recevez de nouvelles émotions et un nouvel esprit, à la place des anciens. Avant cela vous n’aviez pas de connexion avec le livre intitulé «Torah», sauf pour sa qualité unique
De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 02/07/13, Le Zohar