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Le conducteur de mon “âne”

Dr. Michael LaitmanLe Créateur conduit notre « âne » (Hamorחמור), ce qui signifie qu’il gère notre matière (homerחומר) (qui a la même racine en hébreu), notre désir, par la Lumière qui ramène vers le Bien.

Depuis le début de la création, Il développe le désir de recevoir comme quelque chose à partir de rien à travers les quatre phases de la lumière directe (la structure du premier HaVaYaH) et ainsi de suite. La Lumière fonctionne toujours partout, comme il est dit, «Je suis le premier», et en même temps, «la fin de l’acte est dans la pensée initiale, » ainsi l’objectif de notre développement est prédéterminé pour rendre la créature indépendante.

Le Créateur a accompli le premier acte, qui est en fait le seul acte appelé « création ». Il a pris quelque chose de lui-même. C’est pourquoi il est appelé Bryia, la création en hébreu, qui signifie Bar – le moi extérieur de quelqu’un. D’autre part, il a apporté le désir de perfection et cela a été fait immédiatement.

Dans la perception de l’être créé, il y a tout un processus qu’il doit découvrir par lui-même: qui il est, ce qu’il est, à l’égard de qui il existe, et pourquoi cela arrive de cette façon. Il doit l’accepter basé sur sa nature.

La chose principale est que, en raison de tous les sentiments et les clarifications qu’il traverse, il atteint un état appelé adhésion; cette adhésion est le résultat de la connaissance, comme il est dit: « Connais ton Seigneur. » Ainsi, la créature atteint le point du milieu, le Séfira de Keter ou la Sefira de la connaissance, qui est l’esprit du Supérieur.

Ainsi, nous effectuons différentes actions afin de découvrir où nous sommes réellement et dans quel état. Les états que nous traversons sont divisés en niveaux des mondes: ce monde, le monde de Assiya, Yetsira, Bryia, Atsilout, et le monde d’Ein Sof (Infini). C’est ce que nous appelons les états qui nous ont été préparés à l’avance lors de la descente de haut en bas jusqu’au moment où nous sentons que nous existons et nous commençons à nous poser la question: «Que faisons-nous maintenant, que pouvons-nous faire? Comment pouvons-nous le réaliser? Quelles sont les attentes? Comment sommes-nous gérés et comment pouvons-nous nous gérer nous-mêmes ».

Là arrive un moment où je me pose la question: «Qui suis-je? » Je vois une sorte de réalité devant moi et mon sentiment est divisé en deux:

  • L’intériorité, qui est le sentiment du moi, mon corps, mon désir, etc.
  • En dehors de moi-même, ce qui est la nature minérale, végétale et animale et parlante, le monde entier et les différents sentiments des autres mondes dont les kabbalistes parlent, qui sont tous à l’intérieur de moi, dans mon récipient spirituel, que j’ai à unir.

Alors, quelle est cette force supérieure? Qui est le pilote « de l’âne »?

Nous ne pouvons pas bien sûr parler abstraitement au sujet du Créateur, à propos de la Lumière supérieure. Nous devons L’«habiller» dans une certaine forme révélée que nous comprenons, et donc dans le Livre du Zohar dans l’article « Le meneur d’ânes (point 74), » Rabbi Shimon veut nous transmettre les points par lesquels nous pouvons percevoir la force supérieure qui guide et gère la matière. Cependant, nous devons essayer de sentir cela autant que possible, à la fois dans notre cœur et notre esprit, autant que nous en expérimentons le besoin.

De  la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/06/13, Le Livre du  Zohar — Introduction, “L’ânier”

S’évader du monde du fantasme vers le monde de la vérité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je ressentir les autres si le cœur ne se sent pas encore qu’ils sont proches ?
Réponse: Vous devez penser  que les autres font partie de votre âme et que seule la connexion avec d’autres vous permet de construire le récipient pour recevoir la lumière, la révélation du Créateur, la révélation du véritable état, ce qui signifie le don. Le monde de la vérité est le monde du don. Cependant, nous sommes sous la domination d’un mensonge, d’une certaine fantaisie que ce monde existe apparemment par la force de réception. Nous devons réfléchir à cela autant que nous le pouvons, jusqu’à ce qu’il soit clair que tout existe selon la force du don.
Notre perception fictive et déformée qui nous oblige à penser et à sentir différemment, n’est qu’en nous. Donc, à cause de cela nous ne voyons pas le monde réel et nous sommes comme des aveugles qui marchent dans l’obscurité, à tâtons en se tenant à un mur. Nous ne comprenons pas où nous en sommes!
Ainsi, toute l’humanité erre les yeux bandés dans le noir. Nous devons faire de plus grands efforts afin d’éliminer cette dissimulation et puis nous verrons que toute la réalité n’existe que par la force du don et de l’amour. Nous allons voir la réalité comme une sorte d’un monde imaginaire enchanté où tout fonctionne selon les lois du don total. Nous nous promenons dans cette ville enchantée et nous avons la chance de nous corriger et de nous améliorer constamment, par l’acquisition d’une puissance supplémentaire de don à chaque fois.
Ainsi, nous nous assimilons de plus en plus dans cette ville et nous pouvons nous servir de tout et comprendre et sentir plus. C’est ce qu’on appelle gravir l’échelle spirituelle.
Mais au moment où l’échelle spirituelle se révèle à nous, il est clair que toute la réalité n’est que don et amour. Par ailleurs, il y a une petite bulle dans cette réalité dans laquelle nous dormons, comme dans un coma, ne reprenant pas conscience. Ce fantasme malade n’est que dans nos têtes comme dans un esprit d’une personne qui a perdu conscience et un fluide différent, des pensées chaotiques, coulent dans son esprit. C’est ce qui nous arrive maintenant …
La réalité de notre monde n’existe pas! C’est seulement une sorte de fantaisie, mais c’est très important car ce n’est qu’à partir de cela que nous pouvons nous élever à la vérité.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 04/06/13, Le Zohar

Une aide extérieure dans l’intérêt d’une connexion intérieure

Dr. Michael LaitmanQuestion:Que signifie utiliser l’enseignant afin de se connecter au niveau supérieur

Réponse: Utiliser l’enseignant signifie suivre les recommandations et les commandements de l’enseignant. Le professeur recommande que l’étudiant devrait travailler sur sa relation avec les amis et participer à la diffusion de cette méthode, de l’éducation intégrale, ce qui inclut travailler sur la préparation du matériel et sa diffusion, et de l’incorporation d’une personne dans le groupe. Mais il doit faire tout cela, en pensant qu’à cet égard il apportera du contentement à l’enseignant.

C’est un système très simple. Il y a mon groupe de dix, et nous devons être impressionnés les uns par les autres afin de nous connecter ensemble à un niveau supérieur, qui est appelé un enseignant, le Rav (Rav signifie celui qui est plus grand, ce qui signifie un niveau supérieur). Nous voulons surmonter et remplir l’écart entre notre niveau et le sien, ce qui signifie monter.

 

Mais comment puis-je monter si je suis repoussé par le niveau supérieur? Je dois voir cela comme une grâce, comme extrêmement attractif, et donc je dois être impressionné par les amis comme par la grandeur du niveau supérieur. Si je peux imaginer par moi-même que ce niveau est grand et qu’il contient tout ce qui est bon, alors je ne pense probablement pas correctement, mais bien au contraire.

C’est ce qu’on appelle utiliser le corps de l’enseignant, qui fournit une aide extérieure dont vous êtes sûr que c’est son désir. Le professeur dit quoi et comment nous devrions le faire: comment étudier, comment se connecter, comment diffuser la méthode, et selon quels critères il faut exister.

Question: Comment pouvons-nous vérifier que nous sommes déjà en contact avec l’enseignant?

Réponse: Vous ne pouvez vérifier cela quand vous avez la reconnaissance du niveau de l’enseignant.

De la 1ère partie du Cours quotidien de Kabbale du 05/06/13,  Les écrits du  Baal HaSoulam, “Un discours de conclusion du  Zohar

Un repos bien agité

Dr. Michael LaitmanQuestion : Qu’est-ce qui peut rendre le cœur plus sensible à la Lumière qui ramène vers le bien ?

Réponse : Seule la Lumière qui ramène vers le bien peut rendre un cœur plus sensible. Rien d’autre ne fonctionne sur le cœur ou le fait avancer vers la correction. Le cœur est un désir qui répond à la Lumière qui l’influence.

Même nos désirs les plus corporels pour dormir ou manger sont le résultat de l’influence de la Lumière qui excite les récipients. Nous sommes dans une mer de Lumière qui est dans une fréquence de vibration infinie. C’est ce qu’on appelle « repos absolu » à l’égard du Créateur car toutes Ses actions ne visent qu’à la correction et cet objectif ne change jamais.

Tout est géré selon un plan et par conséquent, il est appelé repos absolu puisque cela fait avancer toute la création vers le bien et tend vers votre bonté maximale tout le temps. Ainsi, nous disons que la Lumière est dans un état de repos absolu, bien qu’elle effectue des actions sans fin. Elle corrige et répare en permanence quelque chose, mais pour la Lumière, c’est le repos. Si vous aimez quelqu’un, chaque occasion de faire quelque chose de bon pour votre bien-aimé est un pur plaisir, et pour vous, un état de repos. Le Créateur peut nous donner la bonté tout le temps, et il est donc dans un état de repos absolu.

Tout est fait par la Lumière. La Lumière vous secoue et veut que vous répondiez tout le temps. Lorsque vous commencez à lui répondre, vous pouvez vous attendre à agir ensemble. Vous serez comme un couple, comme un cheval et son cavalier, ressentant tous les deux cette intériorité. Vous devez essayer d’atteindre une telle sensibilité.

Pour notre part, nous devons avoir une carence pour ressembler à la partie supérieure, pour adhérer à Lui, et à coopérer avec Lui. Il agira sur vous en fonction de votre déficience. Il évoquera le manque en vous, vérifiera votre réponse, et continuera à susciter un nouveau manque, et ainsi de suite. C’est à vous de savoir comment, avec l’aide de l’environnement, vous pouvez développer votre sensibilité envers ce qui se passe en vous.

De la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale du 27/05/13, Le Zohar

Appartenir à un organe spirituel unique

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, «Un discours de conclusion du Zohar »: Nos Sages ont dit: «Fais-toi un rav et achète toi un ami. » Cela signifie que l’on peut se faire un nouvel environnement. Cet environnement va l’aider à obtenir la grandeur de son rav par l’amour des amis qui apprécient le rav. Grâce aux amis discutant de la grandeur du rav, chacun d’entre eux reçoit la sensation de sa grandeur. Ainsi, le don sans réserve envers son Rav deviendra réception et la motivation suffisante pour une mesure qui apportera une personne à s’engager dans la Torah et les Mitsvot Lishma.

Ils ont dit que «la Torah est acquise par quarante-huit vertus, en servant les amis et par la minutie des sages. » Il en est ainsi parce qu’en plus de servir le rav, il faut la minutie de ses amis, ainsi que l’influence des amis, ce qui signifie qu’ils auront une incidence sur lui en élevant la grandeur de son rav. Il en est ainsi parce que l’obtention de la grandeur dépend entièrement de l’environnement, et une seule personne ne peut pas faire quelque chose à ce sujet, quelle qu’elle soit.

Sans la pression du groupe, sans ressentir que l’environnement apprécie hautement le mentor spirituel, une personne ne peut pas l’estimer. L’égoïsme ne lui permet pas de le faire. Il est clair que nous avons ici besoin de l’aide de la société; elle seule peut nous obliger à avoir l’attitude correcte envers l’enseignant, à travers lequel nous allons obtenir de l’aide d’en Haut.

Un enseignant est un degré plus élevé, et le groupe doit inculquer l’importance de ce degré plus élevé chez une personne. La différence entre le monde matériel et spirituel, c’est qu’il  suffit à l’étudiant de suivre les instructions de l’enseignant, effectuant une un travail matériel ensemble avec lui, et cela va déjà le connecter à l’enseignant, même s’il n’a pas atteint les mêmes propriétés spirituelles. Une simple aide est suffisante pour établir une connexion avec le plus haut degré et commencer à recevoir la Lumière qui ramène vers le Bien.

Cependant, tout cela n’est possible que sous la condition que la personne vénère l’enseignant. Et cela est en contradiction avec la nature humaine, et c’est pourquoi cela peut être réalisé seulement grâce à l’influence de l’environnement. Plus l’environnement vénère l’enseignant, plus il est facile pour la personne de courber la tête devant lui et ainsi obtenir de l’aide d’en haut, selon l’ordre des degrés spirituels.

Les dix Sefirot du récipient spirituel de la personne sont ses amis, et la source supérieure à partir de laquelle ils obtiennent la Lumière, est le Maître. Ainsi, la personne monte les échelons de l’échelle.

Être dans ce monde imaginaire nous donne une occasion unique, grâce à l’utilisation de notre désir égoïste, d’entrer en contact avec le degré spirituel supérieur et également pour construire notre union spirituelle au moyen de la connexion matérielle entre amis. Sinon, il n’y aurait aucune chance de se connecter au désir du don depuis les profondeurs de notre égoïsme.

C’est cette matière, la forme imaginaire qui nous permet d’utiliser notre désir égoïste d’augmenter à des degrés spirituels avec l’aide de mesures physiques. Ainsi, il se produit tout au long jusqu’au plus haut de l’échelle spirituelle: la même attitude envers le groupe et l’enseignant reste. Plus une personne monte, plus ou moins haut elle se sent elle-même, en fonction de son état. Elle apprécie plus le groupe et aime les amis ou vice-versa, les déteste plus. En outre, l’enseignant lui semble plus insignifiant, ou plus exaltée.

Cette connexion n’est jamais perdue. Ce n’est pas important dans quel monde existent les amis et les enseignants, dans ce monde ou si une partie d’entre eux sont déjà entrés dans l’autre monde, et qu’ils ont perdu leur forme matérielle. En général, leur relation avec l’autre est toujours conservée dans la structure de l’âme car elles appartiennent au même organe spirituel.

De la préparation au Cours quotidien de Kabbale du 05/06/13

Le roi d’Israël, un rôle modèle pour le peuple

Dr. Michael LaitmanChaque lettre qui est décrite dans l’article « Les Lettres de Rabbi Hamnouna Saba » indique un mot ou une action. La lettre Mem signifie le mot «roi», alors pourquoi le monde n’a pas été créé avec cette lettre? C’est comme s’il yavait une différence entre la force de la correction et l’état dans lequel elle apporte l’objet qu’elle corrige.
Mem est la force de la correction, Malkhout (le royaume) des forces, le roi est synonyme de domination, et le monde ne peut exister sans un roi, ce qui signifie sans une force de correction qui pousse constamment le désir de recevoir à recevoir la correction, l’état désiré .
D’une part, un roi est une très grande illumination dans lequel la lumière de Hokhma et la Lumière de Hassadim qui viennent de la tête de Arich Anpin se connectent. Mais d’un autre côté, cette illumination ne peut pas dominer le monde, car elle remplit les êtres créés. Les créatures ont besoin de liberté! Bien qu’il y ait un roi et Malkhout, leur domination devrait être acceptée progressivement et volontairement de sorte que les gens voudront ressembler au roi par leur propre libre arbitre.
Un roi ne doit pas être un dictateur ni un tyran, mais un modèle et un symbole que l’on doit atteindre. Le roi gouverne, mais sa décision est bonne et il attire les gens. Ainsi, le roi d’Israël diffère du roi des nations du monde. Le roi d’Israël n’est pas un exemple de domination. Il gouverne par sa Sainteté, en étant grand et sublime, corrigé et parfait et non par la force.
Il est très puissant, mais c’est un pouvoir totalement différent, différent des autres rois.
De la 2ème partie du cours quotidien de  Kabbale 27/05/13 , «Introduction au Livre du Zohar»

Une clef pour comprendre le Zohar

Dr. Michael LaitmanSi nous voulons comprendre le Livre du Zohar, nous devons imaginer les relations entre nous: comment l’intensité de la connexion augmente et diminue en fonction de nos actions et nos fforts. Le réseau qui nous relie est décrit en détail dans TES (Talmud Esser Sefirot): Keter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin et Malkhout ou les Partsoufim Atik, et Arikh Anpin qui est Keter, Aba et Ima, qui est Hokhma et Bina et ZON, qui est Zeir Anpin et Malkhout.
Nous sommes liés par ce réseau, inclus dedans. Plus ce réseau devient clair, plus nous nous élevons. Moins il est clair, plus nous descendons. C’est ainsi que nous fonctionnons.
Alors, tout notre travail est d’évoquer le lien le plus fort possible avec les dix Sefirot dans lequel nous existons. Puis, chacun se verra comme Malkhout qui opère toutes ces dix Sefirot, jusqu’à ce qu’elles prennent toutes  leur forme définitive, la forme du monde de Ein Sof (Infini).
Ainsi, TES et surtout le Livre du Zohar ont été écrits pour nous faire voir que nous sommes dans Malkhout du système supérieur à partir duquel nous voulons évoquer l’ensemble du système.
Nous faisons partie d’un réseau, et nous devons stimuler ce réseau. Ensuite, chacun sera impressionné et sentira l’autre et donc, aussi sera en mesure d’examiner et de comprendre le fonctionnement de tout ce système.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 02/06/13, «Le Livre du Zohar, Introduction»

Une inclination spéciale : un cadeau de nos ancêtres

Dr. Michael LaitmanQuestion : Qu’est-ce qui fait précisément qu’un groupe est fort ? Sur quelles qualités devrions-nous travailler ?

Réponse : Nous ne devrions pas évaluer le pouvoir du groupe par rapport au nombre de personnes qui s’y trouvent, c’est une mauvaise estimation car il y a une différence entre le nombre de personnes différentes et leur préparation intérieure. Ainsi, il est impossible de juger chacun selon les mêmes paramètres.

En Russie, par exemple, il est facile d’organiser un groupe de plus d’une centaine de personnes, tandis qu’aux États-Unis, il est difficile de rassembler même une dizaine de personnes. Nous ne pouvons pas comparer le succès par la taille du groupe. Ce qui est important, c’est la qualité, ce qui est difficile à identifier.

C’est dans toute l’Europe de l’Est, et en particulier la Russie, que les kabbalistes ont été très actifs au cours des dernières générations. Le kabbaliste le plus important dans l’histoire de la sagesse de la Kabbale après le Ari était le Baal Shem Tov, qui avait beaucoup de disciples et étudiants partout dans la Biélorussie et l’Ukraine qui simplement « labouraient le terrain » là-bas, et ainsi leurs idées étaient dans l’air. En conséquence, il y avait un grand nombre de kabbalistes venant de la Pologne, de la Galice, et de l’est profond.

Par conséquent, les gens qui vivent là-bas, et en particulier le peuple russe, ont un sens particulier, une inclination particulière pour la Kabbale. C’est ainsi que l’influence de la Lumière environnante se révèle. Il est donc impossible de comparer cette région avec l’Europe occidentale, où autant de Juifs et de personnes intelligentes et instruites vivent mais la grande inclination pour la spiritualité n’a toujours pas été révélée. C’est ce qu’on appelle le « mérite des ancêtres ».

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 30/05/13, Écrits du Rabash

La lettre Noun – une beauté impuissante

Dr. Michael LaitmanLa question est pourquoi  le monde  n’a pas été créé avec la lettre Noun qui est si bonne et belle? La lettre « Noun » est synonyme de 50, ce qui signifie « 50 portes de Bina, » une correction ensemble, la fin de l’esclavage en Egypte, la réception de la Torah. Tout cela dépend de la lettre « Noun. » Elle correspond à la Sefira Yessod en petitesse avec laquelle nous devons travailler jusqu’à la fin de la correction.
Le Zivouguim (accouplements) sont faits dans Yessod, ce qui signifie dans la foi au-dessus de la raison, de bas en haut, jusqu’à la fin de la correction. Apparemment, cette lettre est impeccable et elle exige à juste titre, que le monde soit créé avec elle et promet de l’amener à la fin de la correction.
Tout cela est vrai, à une exception près, cette lettre est impuissante! Si ce n’était pas pour la lettre « Samekh» qui peut toujours compter sur petitesse, Noun ne serait pas capable de faire quoi que ce soit. Donc, elle est impossible d’effectuer seule des corrections de cet attribut. La lettre « Samekh » doit participer à toutes les actions en vue de fournir ce soutien, la Lumière de Hassadim, puis, grâce à elle, l’attribut de Noun peut fonctionner dans la Sefira de Yessod et ne pas tomber dans alkhout. Dans l’ensemble, toutes les lettres sont nécessaires, et il est impossible d’amener le monde à la correction souhaitable par cet attribut, bien que la lettre « Noun » ait fait tout ce qu’il fallait, à l’exception de son propre pouvoir.
Si vous descendez de Tifferet à Yessod, vous êtes déjà en danger, puisque vous commencez à travailler avec Malkhout. Ce type de travail n’est possible que de bas en haut, et vous avez besoin de vous préserver de toute chute et ne pas commencer à recevoir dans la direction opposée: de haut en bas.
Qui vous aide à résister à cette tentation? Il doit y avoir quelqu’un au-dessus de vous qui vous tient par une corde, afin que vous puissiez vous y accrocher et ne pas tomber. C’est comme si je  descendais dans un puits plein de serpents et me tenais un peu au-dessus, mais très proche.
Il s’avère que vous êtes si près de Malkhout, et vous pouvez monter et transmettre ses peurs et ses angoisses au supérieur afin de les sanctifier. Mais vous dépendez totalement de la corde à laquelle vous êtes suspendu; vous dépendez entièrement du supérieur, de la lettre « Samekh » qui vous retient.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 27/05/13, Le Zohar

Mon coeur est fermé et quelqu’un frappe dehors

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand est-ce que la réalité corporelle devient la réalité spirituelle d’une personne?
Réponse: Cela arrive quand elle comporte avec les autres comme avec elle-même, lorsque la frontière entre les deux est effacée.
En fait, nous ne pouvons même pas dire que nous acquérons l’attribut du don, bien que cette transition soit décrite de cette façon. Nous ne pouvons pas réellement acquérir de nouveaux attributs. Notre essence, comme le matériel informatique, reste inchangé.
Toute la question est à quel point je « prends à » l’autre comme s’il était moi-même. Je fonctionne au-dessus de mon ego croissant car sinon il y aurait une proximité naturelle entre moi et l’autre, tout comme entre un couple ou entre partenaires qui se soucient les uns des autres en raison de l’interdépendance des intérêts communs. C’est la raison pour laquelle la résistance de l’ego doit se mettre en place et surtout que me rapproche toujours  plus d’autrui, jusqu’à ce qu’il devienne réellement comme moi selon les principes de «ne fais pas aux autres ce qui tu destestes» et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Cela ne veut pas dire que je sors de moi-même. Plus précisément, j’ «avale» les attributs de l’autre, qui semblent en dehors de moi. Puis tout le monde est mien.
Question: Le problème est que quand je regarde mon groupe de dix, je ne veux pas l’«avaler»….
Réponse: Cela viendra, et alors vous sentirez que les amis sont les personnes les plus proches de vous et que personne n’est plus proche qu’eux. Même vos parents, même votre famille vous semblera beaucoup plus loin que les amis. Après tout, les amis sont près de votre âme et la famille est plus proche de votre corps. La famille est comme un contrat que nous avons à garder, et la garantie mutuelle entre les amis est très dynamique, en constante évolution, en rejoignant, se rapprochant de vous de plus en plus ….
Je le répète, finalement, vous ne sortirez pas à l’extérieur, mais en fait permettrez à tous les amis d’entrer en vous.
Question: Comment puis-je accélérer ce processus? Car il revient et me frappe encore et encore ….
Réponse: C’est vrai, l’avenir frappe à votre porte, et vous ne le laissez pas à l’intérieur et ainsi vous ressentez une douleur. Vous devez ouvrir la porte à l’avance avant d’être frappé, sinon c’est trop tard.
Il est dit dans le « Cantique des Cantiques »: « . Ouvre la porte pour moi mon bien-aimé » Mais sa bien-aimée n’est pas prête, elle ne veut pas recevoir son bien-aimé, et sa porte est verrouillée. Quand elle ouverte, le bien-aimé est déjà parti, et se cache: «. Je l’ai cherché  mais je ne l’ai pas trouvé, je l’ai appelé, mais il ne m’a pas répondu »
Donc, vous devriez ouvrir votre porte à l’avance, vous ouvrir ensemble avec les amis  au Créateur.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 03/06/13, Écrits du Baal HaSoulam