Category Archives: Zohar

Ce n’est plus une simple formule sèche

« … Son sentiment religieux prend la forme d’un étonnement enthousiaste face à l’harmonie de la Loi naturelle, qui révèle une intelligence d’une telle supériorité que, comparé à elle, toute la pensée et le mode d’agir systématiques des êtres humains est une réflexion tout à fait insignifiante ».

Albert Einstein, “Le monde tel que je le vois”

Dr. Michael LaitmanQuestion: Souvent, on demande aux physiciens du temps d’encadrer les résultats de leurs recherches dans la langue de formules. Cependant, la perfection et l’harmonie des phénomènes, objet de leurs recherches, ne peuvent pas être confinées à des formules. IElles se manifestent par des sensations qui viennent de la nature et sont beaucoup plus importantes que les chiffres secs.

Réponse: Il y a une loi physique qui peut être définie comme suit: « La tension du champ est inversement proportionnelle au carré de la distance entre les objets. » Cette loi couvre différents phénomènes, indépendamment des types de champs électriques auxquels ils appartiennent. Ceux qui arrivent à comprendre cette loi peuvent également le sentir. En utilisant notre terminologie, nous dirions qu’avec chaque étape nous recevons deux fois plus de lumière.

Tout dépend de l’observateur. Prédire (percevoir) ne fait pas partie de la formule, mais plutôt la formule se dévoile à l’intérieur de nos sensations. Nous vivons à travers elle et sentons son impact sur nous. Si nous savons vraiment ce que signifie cette formule, on sent les pouvoirs qui agissent en conformité avec elle.

Ceci s’applique également à la spiritualité. Ainsi, en ajoutant la langue de la Kabbale aux textes du Livre du Zohar, le Baal HaSoulam a amélioré nos sensations. On ne voit pas encore exactement comment cette combinaison nous influence, mais en même temps, nous savons que cela permet à la Lumière de nous toucher efficacement et donc nous faire avancer.

De la 2ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 29/03/13, Le Zohar

La résurrection des morts

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam,“Introduction au Livre du Zohar,” Chapitre 3, Recherche No. 5: La question de la résurrection des morts: Puisque le corps est si méprisable, qu’immédiatement à la naissance, il est condamné à périr et être enterré. En outre, le Zohar dit qu’avant que le corps ne pourrisse complètement, l’âme ne peut pas monter à sa place dans le jardin d’Eden, alors qu’il y a encore des restes de celui-ci. Par conséquent, pourquoi faut-il revenir et se lever à la résurrection des morts? Le Créateur pourrait-Il ne pas délecter les âmes sans cela?

En effet, pourquoi «le corps» doit être ravivé? Qu’en est-il de l’âme? Descendra-t-elle du Ciel à nouveau?

Encore plus déconcertant est ce que nos sages ont dit que les morts sont destinés à s’élever avec leurs défauts, de sorte qu’ils ne seront pas pris pour un autre, et après cela, Il va guérir leurs défauts.

Rien ne reste du corps après qu’il ne pourrisse. Alors, pourquoi faut-il qu’il soit ressuscité? Quelle différence cela fait-il si quelqu’un dit quelque chose?

Nous devons comprendre pourquoi Dieu devrait faire attention qu’ils ne soient pas pris pour un autre, que pour cela Il devrait recréer leurs défauts et devrait alors y remédier.

« Un corps», ce qui signifie le désir de recevoir, a toujours été saint et a toujours été dans l’adhésion. L’ensemble du cycle que nous faisons est nécessaire seulement pour monter plus haut vers le Créateur, afin que nous sentions tous les 125 degrés, de sorte que nous aurons la finesse et la sensibilité et permettra de clarifier et d’affiner notre perception pour sentir le Créateur, et nous nous élèverons par rapport au niveau de l’être créé au niveau du Créateur par nous-mêmes.

Par conséquent, le désir de recevoir doit passer par tout ce cycle et à la fin de la correction revenir et acquérir tous les défauts. Alors, nous serons en mesure de comparer ce qu’il était au début de la création et ce qu’il est devenu, à la fin de la création après qu’il a traversé tous les niveaux et a pourri.

Tout cela est accompli par notre travail à l’issue duquel, après la«résurrection des morts», nous acquérons un nouveau discernement du désir et par celui-ci on peut adhérer au Créateur.
De la 4ème partie du Cours quotidien de Kabbale du 27/02/13, “Introduction au Livre du Zohar

Les secrets de la lecture du Zohar

Dr. Michael LaitmanQuestion : Est-ce vrai ce que les gens disent, à savoir que lorsque l’on regarde les lettres du Livre du Zohar écrit en araméen, il nous connecte automatiquement à la Lumière même si nous ne comprenons pas la langue ?

Réponse : Rien ne se passe automatiquement. On peut comparer cela à un bébé qui est né et vit dans ce monde et qui se développe parce qu’il est pris en charge depuis qu’il s’annule lui-même devant les adultes. Il s’agit d’un attribut inné, et par là, il permet aux parents de prendre soin de lui. Ils prennent soin de lui, et il se développe.

Si une personne s’annule elle-même au cours de l’étude en lisant le Livre du Zohar, elle est sous l’influence et la garde des amis, même si elle ne comprend pas et ne ressent rien mais veut se placer sous l’influence des Lumières, des amis, et du groupe majeur qui traite de cela. Cependant, elle a besoin d’avoir cette intention. Même si elle l’oublie, elle a encore besoin de sentir qu’elle est à sa place.

Question : Comment pouvons-nous suivre le texte lors de la lecture du Livre du Zohar et garder la bonne intention en même temps ?

Réponse : La chose principale est l’intention, et le texte est important dans la mesure où une personne peut l’attribuer à une intention correcte. Peu à peu, elle commence à voir le sens exact des mots en lui : un « enfant », les « sages », les Sefirot, Malkhout et Bina. Elle va le voir. Sous l’influence de la Lumière qui Ramène vers le Bien, qui fonctionne très lentement, une personne va peu à peu commencer à ressentir différentes impressions. Elle sentira une connexion avec ce qu’elle lit.

Question : Quelle devrait être notre approche lors de la lecture du Livre du Zohar ou qu’est-ce qui devrait changer en elle afin que la Lumière nous influence et nous change ?

Réponse : Nous devons nous connecter. Une personne doit sentir qu’elle est dans un groupe uni comme un commando, comme dans un tout qui est fait de parties distinctes. Elle a besoin de sentir cela naturellement. Dans le cas contraire, ses intentions ne sont pas les bonnes intentions.

Ainsi, en ressentant toute la réalité connectée en elle, elle veut appartenir au Créateur, ensemble avec cela, et se connecter et se conformer à Lui. Elle comprend que cela arrive à la suite de son changement intérieur et elle l’attend avec impatience.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/02/13, Le Zohar

Derrière les horizons de la correction

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « Un discours de conclusion du Zohar« : Mais, dans notre génération, nous avons été récompensés par le commentaire du Soulam (Échelle), qui est une interprétation complète de toutes les paroles du Zohar. De plus, non seulement il ne laisse pas une question peu claire dans l’ensemble du Zohar sans l’avoir interprétée, mais les précisions sont basées sur une analyse simple, que tout étudiant peut comprendre.

Bien sûr, cela ne fait pas référence à « l’homme de la rue » qui ouvre le Livre du Zohar et le commentaire du Soulam et immédiatement les comprend. Le Livre du Zohar est écrit à partir d’un niveau de correction finale, ce qui n’est arrivé qu’une fois dans l’histoire, dans le groupe Rashbi. Les autres kabbalistes n’ont pas eu la possibilité d’atteindre ce niveau de révélation, et seulement environ dix pour cent d’entre eux pourraient quelque peu comprendre ce qui est dit dans le livre.

La dissemblance entre les étapes de réalisation est comparable à la disparité entre les niveaux végétale et animé de la nature, ou entre un chien et un être humain, ou entre le « linéaire » ou « rond » du monde, en d’autres termes, il y a une différence entre le monde d’avant qui vit dans le respect des lois simples de l’égoïsme et un nouveau monde qui commence aujourd’hui à émerger et qui agit en conformité avec les lois de l’unité. Auparavant, les individualistes réussissaient, mais seulement ceux qui sont capables de s’unir prospéreront.

Et pourtant, même si le monde a déjà commencé à se corriger et aspire à la fin de la correction, il apparaît toujours de manière linéaire, il n’est pas question que la « ligne » comprend différentes étapes, écrans, niveaux d’unité propre, ce n’est pas encore l’unité, le système intégral, qui sera atteint à la correction finale. A ce stade, l’image sera très différente et je ne peux l’imaginer.

Aujourd’hui, nous pensons à la relation et aux intérêts mutuels « un homme avec un seul cœur », qui signifie à propos de l’unité d’Israël, la Torah et le Créateur, mais ce qui se traduira par là, je ne sais pas. Alors que nous approchons d’un système véritablement intégral de la fin de la correction, ce qui diffère de ce que les kabbalistes atteignirent au cours des millénaires passés, par notre union avec l’autre, nous commençons à comprendre qu’il y a des lois qui sont au-delà des lois spirituelles.

Ce n’est pas simplement un canal de connexion, et non pas une « ligne » ou une « largeur » d’un désir qui est couvert par un écran et à l’abri de la lumière réfléchie, ni les lumières de NRNHY ou Sefirot KHBZON. A ce stade, de nouvelles formes de connexion apparaîtront. Peut-être, par exemple tout le monde serait en mesure d’utiliser les écrans des autres.

D’une façon ou d’une autre, nous parlons d’un saut qualitatif qui n’est pas encore tout à fait clair pour nous. Donc, nous devrions au moins être conscient de cet espace, de cette différence.

Dans ce monde, tout le monde est égoïste, mais à ce stade de notre développement, nous sommes tous confrontés à la condition de l’unité mondiale. Si nous pouvions voir l’image réelle dans laquelle nous sommes inséparablement interconnectés et reliés ensemble, il serait très clair que chacun de nous est incapable de faire quoi que ce soit jusqu’à ce que nous établissions des relations correctes avec les autres. Mais qui a l’intelligence et le sentiment appropriés? Qui a les nerfs pour y faire face? Qui est en mesure de saisir tous les détails et supporter cette tension inévitable?

Finalement, chacun de nous reste dans son propre « coin » sans avoir aucune énergie pour agir. Si je dépends de milliers d’autres personnes, ma vision du monde actuel me priverait simplement de tout espoir ; je resterais immobile. Le monde arrêterait le mouvement, se gelant dans l’immobilité. Cela explique pourquoi chaque nouvel état apparaît en nous progressivement et graduellement nous obligeant à nous corriger nous-mêmes, afin que nous évitions de nous heurter à une impasse.

C’est donc dans la spiritualité, que nous avançons dans le monde spirituel à travers des écrans et la collaboration, comme les kabbalistes du passé. Cependant, à la fin de la correction, un état d’esprit complètement différent nous attend. Sur le chemin, nous élargissons le système intégral que nous gagnons progressivement, mais aujourd’hui, il ne nous engage pas toujours à une interdépendance complète, laquelle surviendra par la suite… C’est le niveau à partir duquel le Livre du Zohar a été écrit, depuis le niveau de la fin de la correction.

Par conséquent, si on a donné au Baal HaSoulam la chance de créer des commentaires sur ce livre, cela signifie qu’il a atteint le même niveau que Rashbi. De plus, je dirais même plus que cela, car il a réussi à adapter le commentaire pour ceux qui commencent le chemin à partir du niveau de ce monde, qui ne sont pas encore lancés sur l’échelle spirituelle, même pas proche de la fin de la correction. Néanmoins, ces personnes sont toujours sensibles à l’impact d’un système « rond » , même s’il se présente à eux dans sa forme matérielle.

Le Baal HaSoulam parle de la nécessité de diffuser la sagesse de la Kabbale à tous. Cela signifie que notre relation avec ce monde a déjà créé une connexion avec les « cercles » à travers les « cercles » matériels de la mondialisation et à travers les hautes sphères spirituelles qui font partie de notre chemin à la correction. C’est pourquoi il nous est permis de révéler la méthode kabbalistique à tout le monde, et les travaux qui ont été écrits au plus haut niveau.

Ainsi, à l’exception des livres du Baal HaSoulam, nous n’avons rien à diffuser. Il n’y a pas d’autres matériaux qui conviennent à notre génération, qui est le début du chemin qui mène à la correction finale. « Les cercles » qui appartiennent à ce niveau sont déjà actifs et brillent sur nous tous et sur le monde entier.

 

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 07/02/13, « Un discours de conclusion du Zohar »

Obtenir les outils et ne pas attendre les faveurs

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, l’article « Un discours de conclusion du Zohar« : Et parce que le Zohar se révèle dans notre génération, c’est une preuve évidente que nous sommes maintenant dans le temps du Messie, au début de cette génération, dont il est dit: « Et la terre sera remplie de la connaissance du Créateur. »

Le Baal HaSoulam l’a écrit parce que tout est réalisé par la Lumière supérieure. Et quand la Lumière illumine moins, la nation d’Israël est en exil, si elle éclaire encore moins, alors nous sommes tous dans les troubles jusqu’à la perte de la vie, ce qui signifie perdre cette perception de la réalité. Et inversement, lorsque la Lumière éclaire plus, alors nous ressentons de la vitalité et nous vivons une vie bien remplie. Quand elle éclaire encore plus, alors nous commençons à sentir la source de la Lumière et nous sommes attirés par elle.

Tout vient de la Lumière, et précisément elle « secoue » les récipients, nos désirs, mais à notre époque, son don change. La révélation de la sagesse de la Kabbale, la pensée de la création et son but, les systèmes que l’humanité existe dedans, la nature mondiale avec ses lois absolues, ce qui est le Créateur, tout cela apporte de grands changements dans notre monde. Ce dernier siècle, la Lumière a influencé le monde de telle sorte, comme résultat, le Livre du Zohar a été révélé, ce qui signifie que la plus grande source de correction a été révélée. Les auteurs du Zohar ont écrit ouvertement que grâce à ce livre, le peuple d’Israël sort de l’exil. Par conséquent, il est nécessaire de voir notre temps comme le temps de l’ascension spirituelle, et tout ne dépend que de l’utilisation correcte de la sagesse de la Kabbale.

De là-haut il n’y aura pas de concessions sur ce que nous sommes capables de réaliser. Mais de cette façon ou de cette façon, la révélation du Livre du Zohar et la sagesse de la Kabbale, le travail qui a été fait par le Baal HaSoulam qui a révélé la méthode de la Kabbale à cette génération, et les œuvres du Rabash qui décrivent les règles du travail spirituel, tout cela a jeté les bases de notre ascension. Les deux parties de la sagesse de la Kabbale qui ont été préparées par nos professeurs étaient nécessairement révélées pour que tous ceux qui sont éveillés à la réalisation de soi dans le chemin du but de la création (raison d’être) peuvent être en mesure de l’exécuter.

Par conséquent, notre temps est le début de la période du Messie, c’est à dire l’étape de la correction finale.

 

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 11/02/13, « Un discours de conclusion du Zohar« 

Le livre « sculpte » l’homme


Question: En fait, nous avons besoin seulement d’atteindre l’équivalence de forme avec le Créateur. Alors pourquoi tous ces livres et des paroles sur l’annulation de soi et l’union? Il faut simplement exiger l’équivalence de forme, et c’est tout.

Ma réponse: S’il vous plaît, exigez. Mais omment? Les kabbalistes ont écrit des livres uniquement pour les besoins de progresser. En général, nous étudions deux types de livres:

– Il y a des livres qui nous apportent la Lumière qui ramène vers le bien – ce sont surtout les écrits du Baal Hasoulam:

– Les autres livres, les livres du Rabash, qui enseignent la façon d’aborder les écrits du Baal Hasoulam: l’union, ensemble avec le groupe, dans la vraie intention.

Sans cet enseignement, vous n’obtenez rien. il faut quelqu’un qui vous dirige.

Question: Cependant, pourquoi le Baal Hassoulam n’a jamais écrit un livre sur comment atteindre l’équivalence de forme avec le Créateur?

Ma réponse: C’est interdit. c’est moi-même qui dois chercher l’équivalence de forme, moi même qui dois explorer et la trouver et comprendre  ce que c’est,  comprendre exactement ce dont j’ai besoin, que c’est justement à cela que j’aspire.

De plus comment demander des forces pour réaliser cela. Les désirs ne peuvent pas venir de l’extérieur, je dois les former de l’intérieur. Dans notre monde tout est inversé: j’ouvre un livre de physique, de mathématiques ou de mécanique et je l’étudie. J’ai les bases dont j’ai besoin pour cela, et dans la préparation spirituelle il n’y pas de telles bases, des outils, de tels désirs, même si les kabbalistes écrivaient un livre, je ne comprendrai pas ce qu’ils attendent de moi, ce que signifie « monter le NHI » à « HGT”?

Cela veut dire que dans un premier temps, je dois faire sortir des livres de nouveaux degrés de perception, de nouvelles forces, des nouvelles réactions internes, d’ouvrir le cerveau, d’élargir les émotions.

Tout d’abord, il faut se développer de l’intérieur et pour cela le livre doit faire certaines actions sur moi, faire, « sculpter » de moi quelque chose, compresser ma substance et l’étirer par le don direct et inverse.

Ce n’est qu’à ce moment que je vais acquérir assez de finesse, sensibilité, et a une deuxième lecture je verrai de quoi il s’agit.

Ce n’est qu’après plusieurs années que la personne qui lit « Shamati » ne le lit pas du tout comme au début. Mais comment expliquer cela a un débutant? Cela veut dire que vous ne pouvez pas vous débrouiller sans une formation et des exercices…
Baal Hasoulam “article de conclusion du Zohar”03.02.2013

Découvrir le Zohar en nous

Dr. Michael LaitmanQuestion : Vous dites que par la lecture du Livre du Zohar, nous devons découvrir en nous les mêmes attributs spirituels dont il parle. Mais il est difficile pour moi de penser à la connexion avec les amis en même temps.

Réponse : Pour l’instant nous ne pouvons pas identifier ces attributs spirituels à l’intérieur de nous, ils sont cachés trop profondément. Vous êtes parfois tellement en colère contre quelqu’un que vous aimez, par exemple votre femme, qu’il vous arrive de commencer à la haïr. Si, à ce moment-là quelqu’un vous dit « mais tu l’aimes ! », vous deviendriez fou et diriez : « Je l’aime ? Je la déteste tout simplement ! ». L’amour est caché et la haine est révélée. Parfois, c’est l’inverse, quelques mots doux évoquent l’amour en vous, et vous l’aimez, et tout est tout simplement génial. Alors, où est la haine ? C’est comme si elle n’existait pas.

De même, à l’intérieur de nous, il y a tous les discernements spirituels dont le Livre du Zohar parle : Jacob, la Torah, HBD (Hokhmah – Binah – Daat, ndt), HGT (‘Hessed, Gevourah, Tifferet, ndt), la ligne médiane. Mais ils sont tous cachés à l’intérieur, et nous ne les identifions pas pour le moment.

La chose principale est l’intention. J’ai aussi posé au Rabash une question similaire lorsque nous avons étudié ces « détails techniques » comme Krouma de Avira ou Mokhin de Avira, les 13 corrections de Dikna, etc… dans le Talmud Esser haSefirot. Cela ne me concernait pas du tout, je ne pouvais pas m’identifier à cela. Alors je lui ai demandé si je pouvais penser à moi-même pendant ce temps : qui suis-je, qu’est-ce que je suis, pour quelle raison et pourquoi ? Ou dois-je supprimer toutes les clarifications internes qui surgissent et ne penser qu’à ce qui est dans le livre. Le Rabash a dit : « Non ». Si vous vous souciez maintenant de l’intention correcte et de la façon d’approcher le don sans réserve, alors pensez à ce sujet.

Plus tard, vous verrez que tout ce que vous pensez sur les états que vous traversez, sur le groupe et sur le Créateur, et tout ce qui est écrit dans le livre concernent vraiment ce sujet, vous sentez soudainement : « Wow, ça parle de moi ! Comment est-ce que le Baal HaSoulam et les auteurs du Zohar pouvaient savoir ce que je penserais exactement à propos de ce qui est écrit dans ce texte ? ». C’est ce qui va arriver.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 28/01/13, Le Zohar

 

Une progression spirituelle

congrès, groupeQuestion : Comment pouvons-nous transformer l’intention d’une personne en intention plurielle, en « prière d’un grand nombre » ?

Réponse : Il y a une grande différence. Si je pense au groupe, en essayant de communiquer avec eux afin de transmettre la Lumière qu’ils attendent, on appelle cela une « prière d’un grand nombre », une « prière publique ».

Si chaque individu dans le groupe agit de cette façon, nous formons le lieu de la déficience collective générale où tout le monde, en étant inclus dans tout le monde, constitue déjà une progression spirituelle. Je pense à tout le monde, vous pensez à tout le monde, et ainsi fait tout le groupe. Alors chacun multiplie son intensité par le nombre de personnes pour lesquelles il veut demander un remplissage. Il s’avère que cette prière devient déjà un récipient spirituel. Le récipient spirituel est le résultat de la connexion. Si je prie pour vous et que vous priez pour moi, alors chacun de nous inclut l’autre à l’intérieur de lui. Ensuite, nos désirs qui s’incluent l’un l’autre se connectent et créent un récipient spirituel parmi eux.

Cela signifie que les parties de nos désirs dans lesquels je prie pour vous et que vous priez pour moi se connectent. Leur liaison devient un récipient spirituel. Les parties dans lesquelles chacun est pour soi-même restent en-dessous.

Il s’avère que vous influencez la Lumière seulement par votre inclusion mutuelle les uns avec les autres, où vous incluez l’autre à l’intérieur de vous et qu’il vous inclut en lui. Ainsi, une seule personne ne « fonctionne » pas dans la spiritualité, il doit y en avoir au moins deux, comme il est dit : « Le minimum de plusieurs est deux ». De même, « Soit ensemble soit la mort», ce qui signifie que soit vous avez un ami avec qui vous effectuez une action spirituelle soit vous êtes mort, et n’avez aucune chance d’attirer la Lumière qui ramène vers le bien.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 24/01/13, Le Zohar

Les étapes de l’amour des autres

congrès, groupeQuestion : Comment les changements graduels arrivent-ils à finalement nous conduire à un état où mon voisin devient plus important pour moi que je ne le suis pour moi-même ? Qu’est-ce que je ressens à chaque étape ?

Réponse : Ce type de changement se produit chez une personne uniquement avec l’aide de la Lumière qui Répare. En gros, cela peut être divisé en quatre étapes :

1. Nous ne sentons personne en dehors de nous ; ils semblent tellement « sans vie » à nos yeux. Ils vivent quelque part près de chez nous, mais nous n’avons rien en commun avec eux. Nous communiquons avec eux, les étreignons, chantons des chansons avec eux, mais nous continuons à les considérer comme des « marionnettes » qui existent à côté de nous.

2. Plus tard, dans la mesure du niveau d’affliction que nous traversons, qui est déclenchée par notre souci de ne pas progresser suffisamment, nous commençons à nous inquiéter : « Qu’est-ce qui va m’arriver ? ». En ce moment, nous continuons à souffrir et à faire des efforts, mais nous ne comprenons toujours pas les manières de se connecter avec les autres. Cela ne veut pas « pénétrer » dans nos oreilles, ce ne sont que de belles paroles, je les ai entendues de nombreuses fois…

La réalité, le processus d’apprentissage, et tout ce que nous faisons devient de plus en plus important pour nous, bien que nos préoccupations concernant les relations avec nos amis ne sont pas encore tout à fait claires pour nous. Nous ne ressentons pas encore que notre connexion nous mène quelque part. Elle semble juste être une sorte de « moralité » et nous rappelle même des commandements religieux.

3. Ainsi, nous commençons à négliger tout ce que nos amis font dans le groupe : les connexions, les danses, les chants. Nous ne sommes pas capables de nous comporter de cette façon. A nos yeux, cela semble très frivole ; nous acceptons d’agir de cette façon seulement parce qu’elle crée une ambiance bonne et agréable, et nous savons que nous devons encourager nos amis et rester ensemble. Donc, nous nous rencontrons lors des repas communs dans le but de se connecter un peu et peut-être même d’attirer de nouvelles personnes à nous. C’est ce que nous pensons.

4. À ce stade, nous reconnaissons que quoi que nous fassions, cela ne fonctionne pas pour nous. Nous commençons à remarquer qu’en ce moment, d’autres gens sont beaucoup plus intelligents à nos yeux. Nous commençons à nous dire : « Comment font-ils cela ? » Nous réévaluons notre attitude et arrivons à la conclusion que l’unité est importante.

Pas de doute, il s’agit du résultat de l’impact de la Lumière plutôt que d’une conséquence des activités mutuelles entre amis. Bien que, depuis que nous continuons toujours à participer à des activités conjointes, la Lumière Environnante descend vers nous. Nous commençons à considérer nos activités orientées vers l’unité comme utiles, mais pensons encore qu’elles sont purement théoriques. Nous continuons à parler d’elles, à lire et à écouter à propos du travail en groupe plus intensément qu’avant ; auparavant nous ne faisions même pas attention aux articles qui décrivent ces choses. Nous pensions que la « Préface à la sagesse de la Kabbale », « L’étude des dix Sefirot » et les autres écrits valaient la peine d’être lus, mais l’article « La dernière génération » nous a rappelé les idées communistes.

Peu à peu, sous l’influence de la Lumière Environnante, nous commençons à réaliser que nous devons travailler contre notre ego et le surmonter. Ensuite, nous remarquons que surmonter notre égoïsme et la connexion avec nos amis sont en fait une seule et même chose : il est impossible d’y parvenir autrement. C’est seulement faisable qu’en étant dans le groupe et exclusivement par la connexion aux amis.

Avant, nous n’avons jamais évalué les actions extérieures et les avons négligées dans la mesure où nous souhaitions qu’elles n’eussent jamais existé. « Pourquoi devons-nous nous unir avec les autres ? Aime ton ami semble repoussant… Avez-vous déjà vu cela se produire ? Qu’est-ce que vous racontez ? Cela me gêne que les livres de Kabbale parlent de telles choses… ».

Tout d’un coup, nous remarquons que le contenu interne de nos actions est totalement orienté vers l’unité, la fusion de nos particules internes, plutôt que des corps physiques. Nous continuons de négliger nos connexions physiques. Si cela ne nous conduit pas à joindre les points dans le cœur, nous continuons à mépriser les « trucs » et les « slogans » comme : « Unissons-nous ! Asseyons-nous ensemble lors des repas et discutons ! ».

Nous commençons à changer notre attitude envers l’unité. Soudainement on se rend compte qu’il s’agit de la connexion « des points dans le cœur » avec l’aide de la Lumière qui ramène vers le bien. C’est pourquoi nous devons rester dans le groupe. C’est différent que de passer du temps dans un bar où les gens s’embrassent, chantent, et se sentent bien. Ici, nous nous asseyons également ensemble, nous pouvons prendre un verre et nous serrer dans les bras, bien que notre intention n’est pas d’unir nos corps ou certains idéaux terrestres égoïstes, mais plutôt d’essayer de rapprocher nos points dans le cœur et de demander à la Lumière de nous toucher et de les connecter entre eux. La Lumière nous influence suffisamment dans la mesure de nos efforts mutuels et de notre désir d’union.

C’est la façon dont nous avançons. Passer par ces étapes est essentiel. En conséquence, nous devenons convaincus que notre présence dans le groupe et les activités de groupe sont nécessaires pour relier les points dans le cœur avec l’aide de la Lumière. A partir de ce moment-là, nous arrêtons de négliger l’unité. Nous savons déjà que la réalisation spirituelle se trouve entièrement dans l’unité et notre avancement devient plus évident pour nous. Dans le même temps, nous découvrons une nouvelle difficulté sur notre chemin : nous devons trouver le moyen de nous détacher de notre « moi » à partir de quoi nous contribuons à l’unité. Nous devons être soucieux de donner à « l’exteriorité » plus de poids que notre propre « moi ». Pour cela, nous avons également besoin de la Lumière. Cependant, c’est la prochaine étape et elle se compose également de quatre sous-phases.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 07/01/13, Le Zohar

Nous sommes dans ce monde comme des enfants jouant dans une salle

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que corrigeons-nous : les actions ou les intentions ?

Réponse : En corrigeant l’intention, nous modifions l’action. Cela est semblable à une situation où il suffit d’appliquer une bonne intention pour une voiture qui est cassée et tout d’un coup, elle commence à bien fonctionner.

Dans ce monde, on nous « donne la liberté » de faire ce que l’on veut jusqu’à ce que nous le détruisions complètement. Dans la spiritualité, nos actions sont permises uniquement dans la mesure de la justesse de l’intention.

Tout dépend de l’écran : s’il vous arrive de le corriger, vous pouvez l’utiliser.

Dans ce monde, on nous donne une chance de jouer comme des enfants et de faire tout ce que nous voulons pour nous éduquer. Nous ne serons pas autorisés à entrer dans la spiritualité jusqu’à ce que nous apprenions à utiliser correctement ce monde. C’est pourquoi il est dit : « Ce monde est semblable à un vestibule à la spiritualité. »

Il n’y a aucune action sans intention. Ce n’est que dans ce monde que l’on peut agir sans une bonne intention. En agissant ainsi, nous nous abaissons de plus en plus jusqu’à ce que nous réalisions que nous devons vraiment faire apparaître des intentions correctes. Dans la spiritualité, aucune action n’est possible sans de bonnes intentions. Outre les intentions, il n’y a rien du tout.

Par exemple, avant d’aller voir un docteur, j’ai besoin d’une intention correcte. Dans ce cas uniquement je vais me guérir complètement : je vais corriger mon âme et le corps. Toutefois, si je n’ai pas une bonne intention, je ne traite que mon corps physique.

Donc, cela signifie que nous n’avons pas profité de la possibilité qui nous a été accordée. La raison pour laquelle nous sommes tombés malades était que nous voulions nous élever en raison de la maladie que nous avons, plutôt que de simplement guérir nos corps physiques. Si nous continuons d’agir de cette façon, nous n’atteindrons pas la correction, et le Créateur devra « tirer » sur nous dans quelques autres endroits et provoquer de nouvelles perturbations à notre encontre.

Si nos actions sont accompagnées d’intentions incorrectes, nous blesserons tout le monde autour de nous. Il ne s’agit que de la garantie mutuelle. Si nous n’arrivons pas à avoir un bon point de vue et à développer une attitude positive, nous allons continuer à faire des erreurs.

Tout ce qui nous arrive doit être considéré à travers le prisme du groupe, à travers l’unité. Je vois le monde comme étant soit corrigé soit corrompu dans la mesure de ma connexité avec les autres. Toute carence que je rencontre ne dépend que du niveau de mon détachement ou de mon unité avec les amis. C’est la seule chose que j’observe et qui se révèle à moi dans ce monde.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/01/13, Le Zohar